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une enquête véritablement scientifique. C’est là un des inconvénients de la direction qui lui a été imprimée dans le principe. Quoi qu’il en soit , les résultats obtenus ne doivent pas être dédaignés, et pourront servir de jalons pour des recherches ultérieures. Nous les apprécierons en indiquant successivement : 1" Les départements qui n’ont pas répondu, ceux où aucun cas de /'âge n’a été observé depuis plusieurs années, et enfin ceux qui ont présenté un certain nombre d’exemples de celte redoutable maladie ; T la répartition de ces cas suivant les années ; 3° le sexe des personnes atteintes ; h" leur âge ; 5" l’origine du mal ; 6° la saison dans laquelle il a été communiqué ; 7" la durée de l’incubation ; 8“ celle de la maladie; 9” le mode de terminaison ; 10° le traitement employé ; 11° les observations auxquelles ont pu donner lieu quelques uns des faits particuliers.
1° Les départements qui n’ont pas répondu à la demande de l'administration supérieure sont les suivants : Ain , Ardèche, Aude, Calvados, Cantal , Charente, Charente-Inférieure, Isère, Loire, Manche, Pyrénées (Basses-).
Ceux dans lesquels aucun cas de rage n’a été observé depuis longtemps sont : Aisne, Alpes (Basses-) , Alpes (Hautes-), Ardennes, Ariége, Aube, Cher, Corrèze, Corse, Côte-d’Or, Dordogne, Eure-et-Loir, Garonne (Haute-), Gers, Hérault, Ille-et-Vilaine, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher, Landes, Loire (Haute-), Loire-Inférieure, Loiret, Lozère, Maine-et-Loire, Marne (Haute-), Mayenne, Meuse, Morbihan, Nièvre, Nord, Orne, Pas-de-Calais, Rhin (Bas-), Rhin (Haut-), Rhône, Sarlhe, Seine-Inférieure, Seine-et-Marne, Seine-et-Oise, Deux-Sèvres, Tarn , Tarn-et-Garonne , Vienne (Haute-) , Yonne.
Enfin les 90 cas signalés dans l’enquête ont été fournis par les départements suivants , et dans la proportion que nous allons faire connaître :
Allier 1 cas.
Aveyron 3
Bouches-du-Rhône k
Côtes-du-Nord 1
Creuse 1
Doubs 3
Drôme 3
Eure 1
Finistère 2
Gard 6
Gironde 2
Indre •• 1
Jura 1
Lot 2
Lot-et-Garonne 1
Marne 2
Meurthe 6 cas.
Moselle 2
Oise 1
Puy-de-Dôme 1
Pyrénées (Hautes-) 3
Pyrénées-Orientales U
Saône (Haute-) 15
Saône-et-Loire 2
Seine 1
Somme 2
Var 1
Vaucluse 1
Vendée 14
Vienne 1
Vosges 2
Aucune remarque importante ne paraît résulter de celte répartition des cas dans les différents départements. 11 est extrêmement probable qu'il faut tenir compte, non seulement de circonstances tout à fait fortuites, mais encore du soin avec lequel l’enquête y a été exécutée. Nous savons, en effet, et nous tenons d’un de nos plus éminents collègues, M. Baumes, ancien préfet, que l'un des départements qu’il a administrés, celui de l’Yonne, a eu, il y a plusieurs années, de nombreux cas de rage, qui auraient pu être rappelés dans 1 en-
2“ Les 90 cas signalés appartiennent à des années fort diverses ; quelques uns remontent à une époque déjà fort éloignée. Ainsi on en trouve :
RAGE
En 1805 2 cas.
En 1839 5 cas.
11 est facile de concevoir que ces chiffres ne représentent que très imparfaitement le nombre exact des cas de rage qui se sont présentés. Au delà des deux dernières années, on ne peut compter sur la précision des souvenirs individuels qui , la plupart du temps , ont seuls servi de base aux indications de l’enquête actuelle. Mais cette circonstance, il est bon d’en faire la remarque, ne doit pas se reproduire; et si, comme cela est à désirer, on continue à donner chaque année une statistique de la rage , on ne pourra établir la comparaison qu’avec les chiffres de 1850 et 1851.
cas , le sexe n’a pas été indiqué.
lx° Pour l’àge , il y a eu :
De 0 à 5 ans
Inconnus. . . .
cas.
5° 11 n’est pas sans intérêt de rechercher quelle a été l’origine, quel a été le mode de communication de la rage : ’
Dans 58 cas, le mal a été transmis par des chiens;
Dans 20 cas, par des loups ;
Dans 7 cas , par des chats ;
Dans 5 cas , l’origine est restée inconnue.
Un fait qui mérite d'être relevé à cette occasion , c’est que les morsures des loups poitant le plus souvent dans des parties moins protégées, et où l’absorn lion peut s’exercer avec plus de facilité , à la face , par exempte , ont constantment donne heu a dos accidents plus rapides et plus sûrement funestes mie celles des autres animaux enragés. 4
G" Il serait d une utilité incontestable de pouvoir déterminer avec le nlus d’exactitude possible, dans quels mois de l’année , dans quelle saison se montre le plus fréquemment l’hydrophobie. On comprend, en effet, combien les mesures générales de prophylaxie se rattachent étroitement à cette question Mil heureusement l’attention n’a pas été appelée sur ce point ; et dans un erand
nombre de cas, 38, l’enquête est restée muette à cet égard. Pour les 57 autres on trouve : «unes,
Pour les trqis mois de mars, avril , mai
juin, juillet, août
septembre , octobre , novembre ~y
décembre , janvier, février
d5 cas.
Il AGE.
En tenant compte du nombre, sans doute trop restreint, des observations, on ne peut néanmoins reconnaître l’influence de la saison chaude sur le développement de la rage, en voyant que les mois de juillet et d’août ont à eux seuls lourni la moitié des cas. Voici d’ailleurs comment ceux-ci se sont distribués :
Mois non indiqués 33 cas.
Janvier 2
Février 4
Mars 10
Avril 2
Mai 3
Juin 4
Juillet 13 cas.
Août 10
Septembre 2
Octobre 5
Novembre 2
Décembre 3
En constatant ici l’influence souvent signalée de la haute température sur la production de la rage , il n’est pas hors de propos de rappeler une communication pleine d’intérêt de l’un de nos médecins sanitaires , M. le docteur Amstein, qui , en vous signalant plusieurs cas de rage observés à Alexandrie et dans les environs, a montré que l’hydrophobie était beaucoup plus fréquente en Égypte qu’on ne le pense généralement.
7° La durée de l’incubation de la rage , c’est-à-dire le temps qui s’écoule entre l’inoculation du virus et l’apparition des phénomènes hydrophobiques, est certainement le fait qui domine l’histoire de cette terrible contagion. L’extension presque indéfinie que l’on attribue trop généralement 5 la période d’incubation, les exemples tant de fois cités , mais , pour la plupart , si peu authentiques , dans lesquels les accidents n’auraient éclaté que plusieurs années après la morsure , entretiennent une déplorable incertitude sur les véritables limites au delà desquelles le développement du mal n’est plus à craindre. Il serait hors de propos d’insister sur les épouvantables conséquences de cette incertitude , qui livre aux angoisses les plus cruelles tant de malheureux exposés à contracter une maladie inévitablement mortelle , et sur la marche de laquelle les dispositions morales et la fermeté de l’âme ne sont peut-être pas toujours sans action. Nous ne nous dissimulons pas combien les données de l’enquête sont insuffisantes pour dissiper les obscurités que nous venons de signaler. Cependant nous croyons qu’elles ne sauraient être négligées. Elles peuvent, en effet, servir de point de départ et s’éclairer d’une vive lumière à mesure que de nouveaux faits viendront s’y ajouter.
Malheureusement, par une singulière inadvertance, ce point capital n’est même pas indiqué dans le programme de l’enquête, et c’est sur lui que les renseignements font le plus défaut. On ne saurait trop hautement signaler cette regrettable lacune.
Dans Zi2 cas , la durée de l’incubation n’a pas été mentionnée. Il en reste doue seulement 48 , où l’on trouve à cet égard des détails plus ou moins précis. Or, l’analyse de ces faits donne les résultats suivants :
L’incubation a été :
De moins de 1 mois dans. . . 6 cas.
1 mois . 13
1 mois 1/2 7
2 mois 7
2 mois 1/2 4
De 3 mois dans 4 cas.
4 mois 2
6 mois 1
7 mois 2
9 mois 2
Un premier fait ressort de cet aperçu : c’est que , dans aucun cas , la période d’incubation n’aurait dépassé quelque ois , et n’auraits matteint l’extrême limite
RAGE
d’une année. Il est même remarquable de voir que, dans plus de la moitié des faits, la durée de l’incubation n’a pas excédé six semaines, puisque la rage a éclaté 26 fois dans ce laps de temps , et ùi fois dans les trois mois qui ont suivi l’inoculation virulente. C’est là, sans doute, un résultat considérable, et l’enquête n’eût-elle produit rien autre chose, on ne pourrait en contester l’utilité.
8° Quant à la durée de la maladie elle-même, elle offre un intérêt bien moindre; mais les résultats de l’enquête, bien qu’incomplets, sont à cet égard tellement tranchés, qu’on ne saurait leur refuser une importance réelle.
La durée de la maladie n’a pas été indiquée dans 32 cas. Elle a été :
De 1 jour dans 3 cas.
2 jours . 2
3 jours 20
4 jours 13
5 jours 2
De 6 jours dans 3 cas.
7 jours 1
8 jours 3
10 jours 1
15 à 20 jours 5
Ainsi, dans les 58 observations où la durée des symptômes a été notée, t\ 1 fois celle-ci n’a pas dépassé quatre jours, et dans tous les cas on a pu constater la terrible rapidité des phénomènes rabiques.
9° Le mode de terminaison du mal est encore plus constant, si cela est possible. Aucun des individus mordus par un animal enragé, [et chez lesquels se sont développés les symptômes de l’hydrophobie, n’a échappé à la mort. Dans les 90 cas recueillis dans l’enquête, 73 se sont terminés d’une manière funeste ; les 17 autres n’ont présenté qu’une lésion locale non suivie d’accidents généraux , et ne peuvent, à proprement parler, être comptés pour des exemples de rage. Mais là encore manquent des éléments essentiels. En effet , ce qui importerait, serait de savoir dans quelle proportion des individus mordus simultanément résistent sans l’intervention de l’art, et peuvent échapper à l’action du principe contagieux. Tl y a là, à coup sûr, l’un des problèmes les plus intéressants que puisse soulever l’étude des maladies virulentes, et qui offre en particulier dans l’histoire de la rage une très réelle importance.
10° On sait combien sont bornées les ressources dont la médecine dispose contre la rage. Si elle peut parfois en prévenir le développement , c’est dans des conditions qui devraient être soigneusement et rigoureusement définies ; et par malheur les observations consignées dans l’enquête sont loin de présenter cette précision indispensable à toute recherche , à toute expérimentation thérapeutique. Non seulement il est impossible de s’arrêter aux moyens très divers qui ont été employés, dans le but, sans cesse et inutilement poursuivi, de guérir la rage , depuis la saignée , les antispasmodiques , le chloroforme , jusqu’à l’exorcisme encore usité en 1838 dans la Vendée ; mais encore il faut tenir compte de ces cas de fausse rage , dont M. Magendie a signalé de remarquables exemples, et dont la guérison spontanée serait de nature à causer les plus funestes erreurs en faisant croire à l’efficacité de certains remèdes non moins impuissants que les autres. La cautérisation préventive à laquelle sont dus les seuls succès réels que l’art puisse revendiquer a donné dans l’enquête des résultats trop vaguement déterminés pour être invoqués avec confiance. Tout ce que l’on peut dire, c’est que la cautérisation a été pratiquée dans 39 cas, dont 20 se sont terminés par la mort. Elle a , par conséquent , échoué dans plus de la moitié des cas où elle a été pratiquée. Mais ce qui serait surtout utile à savoir et ce qui manque complètement dans les observations que nous venons d’analyser, c’est l’indication m. 17
IIAGE.
exacte (les circonstances dans lesquelles la cautérisation a été opérée , et surtout du temps qui s’est écoulé entre le moment où l’inoculation a eu lieu et celui où le caustique a été appliqué, en comparant ù cet égard les faits où elle a réussi et ceux où elle a échoué. C’est à cette condition seulement qu’il eût été permis de tirer des observations recueillies un enseignement utile.
Nous terminerons par une remarque générale , qui nous paraît devoir être prise en très sérieuse considération ; car elle touche aux principes mêmes qui doivent présider à toute espèce d’enquête scientifique, principes qui ont trop souvent été perdus de vue dans celle dont nous venons de rendre compte. En effet, parmi les cas qui ont été admis comme exemples de rage, il en est un grand nombre qui ne semblent pas présenter toute l’authenticité désirable , et dont la nature reste douteuse. Dans une question hérissée de si grandes difficultés, on comprend qu’il faudrait redoubler de soin et d’attention pour éviter les chances d’erreur que l’on rencontre à chaque pas dans l’observation des faits. C’est là une des circonstances les plus regrettables de l’enquête actuelle , dans laquelle il est fréquent de trouver des relations de cas de rage dépourvus de tout contrôle ; et l’on sent combien il eût été préférable de confier exclusivement l’enquête aux seuls corps compétents pour lui faire porter tous ses fruits en lui donnant une autorité qui lui manque. Les conseils d’hygiène et de salubrité qui ont été appelés dans quelques localités à diriger eux-mêmes cette enquête, ont pour la plupart fait preuve d’un excellent esprit en insistant sur la nécessité d’apporter une grande réserve dans l’admission des faits et une grande rigueur dans la recherche des caractères distinctifs de la maladie. Il n’est pas douteux que c’est dans cette voie seulement qu’on peut arriver à tirer de l’enquête tout ce que l’on doit en attendre au double point de vue de la science et de l’hygiène publique. Il serait sans doute très utile de demander en même temps à monsieur le ministre de la guerre de vouloir bien faire connaître les faits qui peuvent être observés dans l’armée et qui sont exactement transmis au conseil supérieur de santé.
Votre commission , messieurs , a pensé qu’il vous appartenait , en constatant les résultats obtenus, d’éclairer l’administration sur les lacunes qui ôtent à l’enquête une partie de sa valeur et sur les moyens de la poursuivre d’une manière à la fois plus profitable et plus sûre. C’est dans ce but que nous avons l’honneur de vous proposer de mettre sous les yeux de monsieur le ministre , avec l’exposé des faits précédemment recueillis , un projet de programme plus large , plus conforme aux exigences de la science, et suivant lequel se continueraient chaque année ces recherches statistiques dont l’objet intéresse à un si haut degré les progrès de la science et la sécurité des populations.
CIRCULAIRE MINISTÉRIELLE DU 12 MAI 1852, CONTENANT UN NOUVEAU PROGRAMME D’ENQUÊTE SUR LA RAGE.
M. le préfet, par une circulaire en date du 17 juin 1850, le ministère de l’agriculture et du commerce vous signalait l’intérêt qu’il pourrait y avoir à réunir, dans un travail d’ensemble, tous les cas d’hydrophobie qui, chaque année, se produisent sur divers points de la France, et vous traçait en même temps’ le cadre dans lequel pourraient être dressés les tableaux où seraient réunis les renseignements propres à éclairer l’administration sur un sujet d une si grande importance.
RAGE
Conformément a cette prescription, dont le but ne vous aura pas échappé, de nombreux documents, recueillis avec le plus louable empressement, ont été transmis a mon dépaitemcnt. J ai désire qu ils lussent examinés et contrôlés avec le plus giand soin pai le comité consultatif d'hygiène publique, et, après avoir pris connaissance du rapport qui m’a été adressé sur ce sujet, fai' pensé qu’il y avait lieu d’étendre et de modifier, sur quelques points, le programme
de 1 enquête, dont je vous prie de poursuivre et d’assurer la constante exécution.
première condition à remplir, celle qui peut seule donner à ces intéressantes recherches toute leur portée, c’est que la constatation des faits soit entourée de toutes les garanties possibles. Dans cette vue, je vous invite à vous tenir exactement informé de tous les cas particuliers de rage qui se produiraient dans votre département, et à les soumettre à l’examen du conseil d’hygiène publique et de salubrité de l’arrondissement, qui en fera l’objet d’une étude spéciale, et vous adressera un rapport que vous voudrez bien me transmettre dans le plus bref délai.
La présence dans le conseil de vétérinaires éclairés permet d’élargir encore le cercle des recherches, et de faire porter l’enquête sur les caractères de la rage chez les divers animaux domestiques, et, en particulier, chez ceux qui ont pu transmettre la maladie. Vous devez mettre à profit, dans ce but, les connaissances des hommes spéciaux qui s’attachent à l’observation des faits d’hydrophobie, soit dans les localités, soit dans les infirmeries vétérinaires.
Les tableaux synoptiques demandés dans la circulaire précitée devant rappeler les principaux éléments de chaque observation, et servir de base à l’enquête générale sur la rage, il est nécessaire d’y consigner les indications suivantes :
1° Le sexe de la personne exposée à la contagion ou atteinte; 2“ son âge; à° sa résidence ; Zt° l’espèce de l’animal qui a fait la morsure; 5° le mode d’inoculation, ou la nature et le siège des blessures virulentes ; 6° les signes propres a établir l’existence de la maladie chez l’animal supposé enragé ; les causes probables a lui assigner; la marche qu’elle a suivie en se transmettant d’un premier individu aux autres, et les différences d’énergie que peut présenter le principe contagieux après plusieurs transmissions; 7° la date du jour où a eu lieu a transmission du mal; 8“ le nombre des individus simultanément mordus et la
2°r'ï , Cei,X qui 0nt été alteinls de Ia raSe î 9° la date du jour où se sont ma mfes es les premiers symptômes et la durée de l’incubation; 10“ la durée de
ta malade; H» le mode de terminaison; 12“ les moyens préventifs qui auront été enqdoyés poUr combattre la contagion; 13“ l’époque exacte où auront été
larnmq iS/«ei ,n°yenS’ 61 10 ,empS qui S’est écou,é entre ,eur en,PIoi et l’inocuation, l/i les moyens de traitement et les divers remèdes mis en usage-
citer CS °bservatl0ns Part*culières que chaque cas d’hydrophobie pourrait sus-
TeHes sont les indications essentielles que l’enquête doit fournir, sous peine de laisser dans l’étude des faits des lacunes qui la rendraient inévitablement
Veuillez, M. le préfet, ne rien négliger pour assurer l’exécution constante et suivie e ces recherches, qui ont pour objet l’une des questions les plus difficiles et les plus graves parmi celles qui touchent à la santé publique, et principalement à la sécurité des populations de nos campagnes.