‹ Dictionnaire d'hygiène publique et de salubritéChapitre 20 sur 58 · HYGIENE MILITAIRE · texte numérisé non relu

HYGIENE MILITAIRE

» cet eflet , d’en faire ouvrir quelques unes qui seront prises au » hasard. »

Et dans le § 11, il est défendu d’exposer en vente et de crier des huîtres en public, depuis le floréal jusqu au 1*' vendémiaire.

Bibliographie. — Mémoire sur la pêche , le parcage et le commerce des huîtres, par P.-A. Lair. Caen, iii-8. — Essai médical sur les huîtres, par A. Pasquier. Paris, 1818, in-8. — De l' huître et de son usage comme aliment et comme remède, par E. Sainte-Marie. Lyon, 1827, in-8. — Manuel de l’amateur d’huîtres. Paris, 1828, in 12. — Considérations hygiéniques et philosophiques sur les huîtres, par Reveillé- Parise {Gazette médicale de Paris, 1846, p. 121 , 141.) — Mémoire sur les empoisonnements par les huîtres, les moules, les crabes et par certains poissotis de mer et de rivière {Ann, d’hyg. et de méd. lég. Paris, 1851, t. XLV), par MM. Che* rallier et Duciiesne.

HYGIÈIVF. MiTilTAIRF. — Chaque profession en dehors des régies générales de l’hygiène a une influence particulière sur les individus qui l’exercent. La profession des armes, dont les conditions sont si variées, ofïre à cet égard un intérêt tout spécial.

Aujourd’hui le soldat, en France, ne ressemble pas au soldat anglais qui s’ennMe à prix d’argent et qui suit les chances d’un engagement volontaire, ni au soldat prussien qui subit une tâche commune à tous les hommes de son âge ; il est militaire quand il est trop pauvre pour se faire remplacer, et enlevé à sa famille qu’il était appelé à soutenir de son travail. Aussi est-il du devoir de ceux qui ne subisssent pas le sort du soldat de lui faire une condition telle que, pendant le temps qu’il passe sous les drapaux, il reste dans les conditions de santé qu’il aurait eues chez lui, et que, lorsqu’il est rendu à sa famille, sa constitution n’ait pas souffert du service militaire, afin qu’il puisse reprendre les travaux dont il a été détourné par la loi.

Désigné par le sort et reconnu apte au service, le conscrit quitte le foyer domestique, et rejoint, par étapes, le corps auquel il est destiné. La rupture brusque de ses habitudes, l’éloignement des personnes et des lieux qui lui étaient chers viennent s’ajouter aux influences qui accompagnent un changement de climat et la fatigue des marches forcées d’un premier voyage. C’est au début du service militaire que la mortalité est le plus forte , comme le fait ressortir le général Pelet dans le relevé suivant :

HYGIÉNK MILITAIUR.

Perle sur 1,000.

!'• année de service 7,5

Û” Zi,3

Il ne sufllt pas de recruter des hommes vigoureux et bien portants, il l'aut encore les prendre à Tàge où ils ont acquis toutes leurs forces. Cet âge chez nous parait être à vingt ans. Lorsqu’on viole cette règle, on accroît le nombre des victimes sans augmenter les forces de l’armée. On cite comme exemple remarijuable de l’importance de l’âge des soldats, la campagne de 1805 dans laquelle l’armée, partie des côtes de l’Océan, avait fait une marche continue d’environ âOO lieues pour arriver sur le champ de bataille d’Auslerlilz , sans avoir presque laissé de malades sur la route. Les plus jeunes militaires étaient alors âgés de vingt-deux ans et ils avaient deux années de service. Dans la campagne de 1809, l’armée cantonnée dans les provinces allemandes avait une courte distance à parcourir; avant d’arriver à Vienne, elle avait rempli tous les hôpitaux de ses malades. Plus de la moitié des jeunes gens étaient au-dessous de vingt ans, qui avaient été enrôlés pi ématurément. La croissance de l’homme ne se termine qu’à un âge plus avancé. Voici les résultats obtenus par M. Quetelet pour trois séries de jeunes soldats de 300 hommes chacune et appartenant à des âges diflérents :

19 nns.

25 mis.

50 ans.

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