‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. EncyclChapitre 54 sur 57 · DE L'HIST. UNIV · texte numérisé non relu

DE L'HIST. UNIV

t\n\\ prononça lo jour méoie de la canonisation, c*e$t-a-dire le 11 août « dans fégiise des Cordelters d*Orviâte; il rehaussa la grandeur du saint roi, en développant son texte : Ua roi pacifique a été glorifié. La Bulle de canonisation, datée du même jour, c>t adressée à ious les archevêques et évoques de France. Cest Téloge du saint. Elle fixe la célébration de la fête au lendemain de Ja Saitxl-Barthôlemy, apôtre, fjour de La mort de saint Louis, et accorde quarante jours d'indulgence à ceux qui visiteront son tombeau pendant l'octave* Laf^te du saint roi ne put être .célébrée que Tannée «suivanle (2H1). Jotnville, en parlant de cette canonisation» dit ces paroles que Philippe le Bel aiirart dd ne jamais oublier (2H2; :

« Dont grande joie fut et doit être à tout le royaume de France, et grand honneur à toute sa lignée qui voudront lui ressembler de hien faire ; grand déshonneur à tous ceux de son lignage qui mal voudront faire : car on les montrera an doigt, et Ton dira que le saint roi dont ils sont extraits rend plus odieuse une telle mauvaiseté (24i3). »

Vf. Il est certain que la piété de saint Louis fut, même humainement, son plus puissant et son unique soutien. Elle ne lui permit pas de reculer devant sa tâche, ni d'hésiter, ni de douter du secours de Dieu.

Elle lui inspira cet amour de son peuple, ce ^ùlo ardent de la justice, oui courent au devoir sanstenircompte des uifGcultés, sans s'ellVayer des obstacles, presque sans y croire, et qui font des miracles. Le jeune roi passait tous les jours de longues heures en prière. Il y avait certainement à Paris de beaux esprits qui s*en moquaient tout bas; il y avait dans le conseil de graves politiques qui s*en plaignaient tout haut. On craignait cu'il ne négligeât les affaires. — Vous ne diriez rien» répondait-il, si j'emf/loyais ce temps il la chasse. Dans ces prièr*es si longues, il songeait à ses devoirs, il s'interrogeait devant Dieu, comme il savait qu'un jour Dieu lui-même Tinterrogerait sur Tusage qu*il aurait fait de sa puissance. De là cette prudence dont il ne se départit point , et que Ton pourrait appeler la prudence de l'action. Daûs les choses personnelles , il avait cette

(i44l) L'Ami de lu reliahn du II février 184f , II* 3,597, renferme des oéiails intéressants sur la vie de saint Louis, et sur la Btitte de sa canonisa-

fin II.

(ii49)lolnvine, Mémoires, édil. ubi supra, p. 242, M5; Script» rerum Franc, loni. XX.

(ii43) tue cliapelle construite en riionuenr de saint Louis, H y a une viiigialne d'année;:, et inaugurée avec une certaine poiupe en I8i!2, a été iiàiit-, coDioie Ton sait, sur les ruines du temple d'Esculape, ce dieu Esinoun des Phéniciens, c Pelite et d'une architecture métliocre, cette chapelle, >ieiit de dire un écrivain, ne répond nullement ni â la grandeur du monarque auquel elle est dédiée, ni à celle de la nation qui Ta élevée. Depuis plusieurs années cite est fort mal enireteiiue et la Me»se n'y est plus célébrée, même le jour anniversaire de In mort de suint Louis. Un pareil abandon est très-regreltaUe. Les musulmans vë-

DlCTlO^N. DE L'UiST. UMV- DE L EgLISB.

. DR L'EGLrSt LOD 1128

bonhomie qui est la grftoe de In Torco ; sa mère ei ses domestiques le gouvernaient* Dans les affaires do TEtat, dans les affaires du peuple, il était ardent et promnl. Mais, il faut en conrenir, si la piété perfectionna chaque jour la sagesse de Thomme, du ehré* tien, elle n'ôta pas tout à fait au roi cei esprit de prince qui, comme dit TEcriture, enfle aisément TAmcde ceux qui gouvernent, c'est-à-dire qui les porte à une cerlfline jalousie de leurautorrtéetÀ un amour de domination qui les tronrpe et les entraîne à d« tristes écarts et à une injuste méfiance à regard de TOrdra divin, h Tégard de la sainte Eglise.

Assurément saint Louis se garda plus que tout autre prince, de ces tentations de la puissance, et beaucoup moins que tant d^autros , il tomba dans ces fautes. Son amour pour TEglise n'était pas douteux, et tout son désir fut de la servir. On ^ut croire qu'il ne prit pas, en toute occasion, les bons moyens pour atteindre ce but, et cependant il est sûr qu'il parvint souvent à lut être utile, etqu'il est peu de princes qui aient montré un plus grand zèle h Tondroit de cette Mire sainte. Mais tout cela ne saurait néanmoins autoriser cette assertion d'un écrivain (2M4), «que le règne de saint Louis fut celui où Ton vit exister la plus complète harmonie entre l'Eglise et la puissance temporelle; » car, lors même qu'il serait bien établi que celte fameuse ordonnance de 1269, appelée Pragmatique-sanction (2445), n'est pas de lui , il n'est que trop cetain que ce saint n'est pas absolument sans reproches sous le rap{>ort de l'Autorité divinement constituée.

VU. Comme roi, — car comme fl lèle et premier chrétien de son royaume, c'est autre chose et nous n'avons rien à dire; — comme roi, saint Louis, évidemment, ne fut pas tot(jours vis -à-vis du Pa|)e ce que doit être un prince ciui^ sait et qui comprend que le Vieaire de Jésus-Christ seul est le représentant de Dieu sur la terre , qu'il n'v a point h entretenir cette théorie manichéenne de deux puissances indépendantes, et que l'Eglise seule étant l'Ordre divin -ici-bas, il faut tout subordonner , et soi-même et ses actes, à cet Ordre suprême pour vivre et

nèrent eux-mêmes encore la mémoire du roi franc qui les combattit, mais dont les vertus extraordinaires lui attirèreuf sur les honls du Mil et &nr les ruines de C:irihaee Padmi ration et le respot t ite ses Tarouches ennemis. Ils auraient donc le droit d*ètre étonnés si nous. Français et Chrétiens, nous laissions comme tomber ^u ruines , avec cette cbapeile, le culte pieux que i\oos devons ii Tune . des gloires les plus pures du christianîsuie et de la France. • (Voyage arekéoiogique dans la régence de Tunis, exécuté en 1800, et publié sous les auspices de M. le duc de Luynes, membre de rinstifut, par M. Victor Guériu, ivol. in-S, 1864, a^ec une carte de la régence.

(âtli) ni. de Carné, La tnonarehie française au xvnt« siécU, in-8, 1857. Voy. notre tHsconrs prilt^ minnire, eu léte du IV* vol. col. lyix, et note A.

(i44*>) Voy. I*»rlic!c rRAGUiTiQUE sanctiox.

LOU

DÏCTlÔNNAIRE

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SOS francliises de ne permcUre aucua elerclce de la jiisiico romaine dans le voisinage de son palaiSé encouragea les aventuriers et les spadassins qu'il avait amenés a se suite à prendre querelle ayec les sbires de la patrouille, toul^qs les Cois qu'ils les rencontreralenti étales l;attre,.. IJ. y eut en efTet une juUe très-vâve le 2Q aoAt : un des sinres fut tué... Il y eut aussi quelques Romains de tués^tous les coups de tuonsquet atteignaol j^lub sopvent dos passants que des gens engagés dans le combat. L'ambassadeur du iroi avait été insuliéi mais on ne pQuvalt douter qu'il n*eût, cherché luinièm^la querelle, dans laquelle il se. trouvait eiigc^gé. ILies ministres du Pape s'étaient empressés d'agir pour apaiser le.iumulle, Deux congregaiions.de cardinaux avaient été nommées, l'une pour punir lès auteurs de ce tumuUe, l'autre pour négocier avec l'ambassadeur et Tapaiser.

« teàîi Cré^tJl déclara 'Jdë ces pWtiendlifefe salisracHohs n'étaient cjne dé nôuirelles oïfekis.ké;il refUsàit la nliëdi&ttoh de-là reine de S^iède él de l'âolbàssadéur de Vénisi;.

Il iferétiril en Toscane, el de \h il écrivii ttnè ciKcùliiii'é a tous le^ ministi'es étràngi»ri réàtdéhts I Rômè, dans laquelle il détaillait Ici réparations préalables qu'il exigeait, sans même proriiettre qu'elles pussent Siilliftire sa cour. On y voit uhe première iDâhîsfesialion de cet orgueil dû roi, nui nb cota^tail pour rien ni ici droits des peuples ni la vie des hommei, el qui regardait comme dhe otTénse la seule préleclion d'une justice égale pour tous... dette première febifamalion fui suivie (h Paris) dii renvoi du nonce; le l-oi écrivit au Pape une lettre offensante... Son ambassadeur h Madrid demanda eu roi d'Espagne un passage par le Milanais h une armée de dix-huit mille hommes, qiii se dirigerait sur Uonie... Le )parlem<^nt de Provenfce, par un arrêt du vin^l-sit Uiillet lGb3, prononça la réunion d'Avignon au domaine dii roi.

• Pendant l'hiver, le roi prit des mesures pour faire passer en Italie quinze mille fantassins, six-mille chevaux et un traiti d'artillerie formidable. De nouveaui maiiifesles, toujours plus arrogants, toujours plus menaçants, furent publiés contre la cour de Rome. Non-seulement un arrêt du parlement d'Àiî avait déclaré Avignon el le comtat Vebalssin réunis à la couronne, mais une rébellion avait été suscitée dans là ville ; le vice-légat avait été arraché de son hôtel, ses officiers et ses serviteurs avaient été maltraités; des soldats français rayaient accompagné jusqu'aux frontières de Savoie, et les armos pontificales furent partout abattues. Les cardinaux les plus ardents demandaient qUe le parleinent de Provence fût excommunié pour cet attentai ; mais le Pape désirait la pait, et i) se contenta oe faire dresser une protestaliou dans les

(2481) Sismondi, H'ttî. des Frnnçaïs, U,u\, X\V, tL;ip. 28, p. 44 el suiv.

(148-2) Voi/. là-Uossus, noii-e loin. IV*, Disc, ihé-

tertnes les plus conciliants et lès' plus modérés...

« Entin la paix fut signé àPisiï la 12 février 1664, le Pape s'étant résolu k sesoumettro à toutes les humiliations exigées de loi... Mwç^ p^rramide fut élevée k Rome vis-il-vis Tancien corps ije iprde des Corsei* avec une insbription qui portait que la nation corso était oéclarée à jamais incapable de servir le Siégé apostolique, en ()unition de l'exécrable attentat commis par elle contré l'ainbassadeur de France. Lorsque les cardinoui ehigi (èeveu du Pape) ëtlmpérîali (gou.

verneur de Rome) vinrent k Paris faire les soumiskions qu'on avait exigées d'eui, le roi léS regut avec les filns grands égards; maià Ses manières gracieuses ne purent faire odbHer l'insolence de ses procélé^ envers un vieillard, dief de la religion qu il professait, et qui ; comme souverain, tenait, malgré ta faiblesse, le premier rang en Europe(2481).»

Tel èst^ rapporté par ua bistorien non suspect, le fait auquel il â été renvoyé au tom. I, col. 728 de cet ouvrage ; fait si ontrageant pour le Vicaire de Jésus-Chrisi el qui a tant de ressemblance avee les sacrilèges insolences de Lavardin k Rome, en 1689 , tet autre ambassadeur dii grand mi (2482) I Mais nous nousarrètona ici; car, nous le répétons, nous n'avons pas k faire la bio.;rj;phie de Louis XIV. Nous ne devions pir er de ce prince qu'en général et dbns ^^s rapports avec l'Eglise, èl encjpre, k cet é-nnl, avions-nous plutôt k >enVoyet' aux ariicies où il eiî est fait mention qu'à répéter des choses exposées datis cent éndroils divers.

C'est ainsi, qu'en terminant, tiouS prions le*$ lecteurs de se reppofter également pour ce qui concerne l'ensemble de ! attitude de Louis XIV vis-k-vis de TEglise, k noire Discours préKminairt, fin iéte du IV volume» u'' XVI, XVII et XVIU.

LOUIS XVIil, roide France. Foy.rarlicle LêonXII^ Pape, n. lllellV.

LOUP (Saint), évoque de ï'it>jes» Tun des plus grands hommes des Gaules au V siècle, el l'unie des illuslratiuus du Monastère de Lériiis.

L 11 était originaire de la Gaule Bel;ii-

aue, et né dansia ville ou dans le territoire e Toul, de parents le^ plus qualitiés de la province. Il s'appliqua de bonne heure à a piété et k l'élude des sciences. Il fit des pro-

6rès admirables dan* l'une bt déns Innire.

épousa Piméniole, sœur «le saihi Uî'airo, évêqoe d'Arles. Après àvoit" vécu quelques années ensemble, ils se séparèreui li'uQ couimun consentement.

Saint Loup se relira an Monastère de Lérins et se Qt religieux sous la conduite de saint Honorai. Peu content d'observer de point en point la règle, quoitjue assez ansière, il y ajoutait encore plusieurs »ut^es moruiicalions. Mais à peihe ehVré k Lérins depuis un an (2^83), saint Loup fut enlevé à la-

lim„ col. xc, cvn ci cnu.

r2i83) OironuL Lirin., 1, p. âOl.

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DE L*HIST. UNIV. DB L*I6LISB

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llSi

naour de ses frères. Son passage dans ce mooast&re f at de courte durée; tontefois, il inspira tant d'estime qa*oa le considéra toujoars comme une des gloires du monastère.

SainI Bûcher place son nom à côté des noms de saint Honorât et de saint Capraise; il le* compare» pour Tardeur du zèle, au loup de la tribu de Benjamin^ si Tigilant et si ardent à saisir sa proie {^kSk). Ce ne fut ni le dégoût delà fie religieusCi ni tin reiroidîssement de sa pîéte qui poussèrent c6 ferrent cénobite à quitter L6rlns;au confraire, le motif c|ui le porta à s*eû éloigner, pour quelques jours, fut le désir de renoncer plus pleinement au monde; il allait Tendre les biens dont il était elicoro possesseur ei en distribuer le prix aux pauvres. Il devait revenir ensuite au milieu de ses fVères, quand, arrivé è HAcon, il fut saisi par le

Kuple, et proclamé évèque de Troyes. Les bitants de cette ville pleuraient un saint Ïue la mort venait de leur ravir (2485), le iel amena près d'eux celui qu'il destinait à consoler leur aflliction (2'»86).

II. A quelque temps de I&, C*es(*i-dir6 vers 127 ou hîS, se tint a Arles un concile poiir ramener ou condamner les évèques qui étaient accusés d*avoir embrassé les erreurs de Pelage, et de Célestius. L'citirpâtion du pélasianisme dans les Gaules occupa d*abord Tes Pères; cette affaire fut traitée avec tant de sagesse et de vigueur, qu*on irentendit plus parler, dans celle Eglise, des disciples de Pelage ou de Célestius.

Ensuite ils abordèrent la question relative è la Grande-Bretagne ; le mal y était grande car Agricole, fils de Sévérino, évèque breton, y semait le pélagianisme, dont il avait été imbu par son père» et comptait déjà de nombreux adhérents. Au lé^at désigné par le Saint-Siège, le concile adjoignit Tévêque de Troyes.

C*est , qu*en effet , le Sffint-Siége était intervenudans celte mission.bien que le vénérable Bède n*en dise rien (2487) en parlant des auxiliaires que l'Eglise des Gaules envoya è la Bretagne. Ce silence peut surprendre, mais ne saurait faire autorité; car saint Prosper nous apprend positivement que la Pape saint Célestin désigna Tévèque d*Auxerre pour son légat auprès des Bretons {2fc88). Nous ne nous arrêterons pas sur cette mission, dont nous avons j^arlé plusieurs fois ailleurs (2489) ; nous dirons seulement que les deux évèques envoyés au secours de l'Eglise bretonne étaient considérés comme les plus illustres de la Gaule :

ils inspiraient de la vénération, même aux Bretons qui, plus d'une fois, s'étaient laissé fléchir par leur intervention courageuse.

La sainteté de saint Germain et de saint

(2484) Eucher., De laude eremi.

(ii85) Saint Ours, évoque de Troyes, iiiorl au luois de juillet de Tan 426.

(2486) M. r«bbë Alliez, Hi$t. du mona$tère de Lérifis, 2 vol iit-8, 1862, tom. I, p. 88, 89.

(2487) BôUe, Hht. ecclés,, lih. i, cap. 7.

(2188) S. Pfosper, Ckronie,^ p. 744.

(iiSV) Voy. nos ariiclos : Alpin (i^ainl), évéqne

Loup, lonr science, et surtout les miracles dont le ciel accompagna leur mission eurent bientôt chassé Thérésie » en ramenant h Torthodoxle les peuples un instant éga* rés (94d0).

III. De retour dans son diocèse, don! il n'aurait pas voulu accepter la charge lors-

iu'on le nomma évéque de Trojes, n'étant gé pour lors que de vinst-cinq ans, safnt Loup s'appliqua tout entier k ses devoirs de pasteur.

Cette sublime dignité ne lui Rt rien changer dans sa manière de vie. On vit tonjours eu lui la même humilité, le môme esprit de mortiflcation. et surtont te même esprit de pauvreté qu il avait nmntrés h Lérins. II

Souverna son peuple avec beaucoup de pru* ence et de charité, réforma le clergé et le peuple, dont les mœurs étaient presque également corrompues. Il se regarda ton-

{ours comme le père des pauvres, et se dfsingua en toutes manières.

Ayant appris qu'Attila; roi des Huns, s*avançail & la tète de plus de quatre cent mille hommes ^ il se mit en prière pendant quelques jours, et par la ferveur de ses oraisons et ses grandes austérités, il obtint de la divine bonté que ce roi barbare, ou pour mieux dire ce fléau de Dieu, ne nuisit en aucune manière aux habitants du pays. Cependant Attila, plein de vénération pour ce saint évoque, voulut qu'il le reconduisit jusqu*au Rhin; ce c|ui ayant rendu saint Loup suspect d'intelligence avec ce roi à son peuple, il fut obligé de se retirer pendant nlusieurs années, après lesquelles il revint a son Eglise, où, après avoir concilié les esprits et rempli dignement le ministère do Tépiscopal, qu'il avait tenu pendant cinquante-deux ans entiers, il mourut Ie29juillelde Tan 478 ou (h79, d'une manière confornie à la sainteté de la vie qu'il avait menée.

SainlLoup de Troyes fut enterré dans un faubourg de sa ville épiscopale , et l'on bAtit depuis un Monasière sur son tombeau.

Sa fête est marquée, sur le Martyrologe do Bède, au 29 juillet; ce qui a été- suivi par Adon, par Usuard et les autres. Il se fit une translation de son corps Tan 892, dont la fête est aussi marquée lo 10 mai dans quelques Martyrologes. Quelques auteurs mettent [saint Loup au rang des Pères et des écrivains ecclésiastiques f2491). Il nous reste deux lettres de ce saint évéque.

LOUP, Abbé de Ferrières, dont le prénom était Serval ou Servais, vint au monde dans le diocèse de Sens, vers l'an 805, de parents considérés dans la province par leur noblé'sse. I

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