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do personnes scg<>s, qui conseillent tierourîr un moindre danîrer pour en éviter un plus grand. Nous croyons encore qu'il ne con- Yienlpasque nous nous trouvions à des conciles où nous ne pouvons juger ni condamner les personnes dont il s*a^it. Nous voulons nous abstenir de parler contre le Pape. Si, en acc^rd/mt les investitures au roi d'Airema'gne, il paraît avoir fait quelque chose contre ses décrets et contre ceux deses prédécesseurs, la charité (ilialo nous
Ecrie à l'excuser, pui*«qu'il l'a fait par sureplion et par nécessité I
c Quant h ce que quelques-uns traitent les investitures d'hérésie, ils se trompent, puisqu il n'y a [)as dhérésie qui ne soit une erreur dans la foi. Or l'inveMiture, dont on fait tant de bruit, est dans l'action, dans les mains de celui qui donne ou qui reçoit. Les mains peuvent bien faire le bien ou le mal ; mais elles ne peuvent croire ni errer dans la foi. Cependant, si un laïque était assez insensé jour croire qu'en donnant le b&ton pastoral il donne un sacrement ou une chose sacramentelle, nous In jugeons hérétique, non è cause de l'invcstilure manuelle, mais à cause de sa présomption. Néanmoins, si nous voulons appeler les choses par leur nom, l'on pe^i dire que Tinvestiture donnée par les laïques est une usurpation sacrilège des droits de l'Eglise.
Il faut retrancher ces abus, quand on le peut sans faire un schisme ; quand le schisme doit en résulter, il f/uit souffrir en réclamant avec discrétion (2696). »
Les prélats signataires de cette lettre étaient mus par un sentiment louable; mais ils ne paraisse!}t pas avoir compris la pensée du léijat Conon. Il ne s'agissait pas de condamner le Pape, mais la concession que lui ûvaii extorquée la violence ; mais de flétrir Henri V ; mais de s'unir au concert unanime de réprobation que son indigne conduite envers le Souverain Pontife soulevait dans rÊglise universelle.
Geoffroi, Abbé-cardinal de Vendôme* se laissant emporter par son zèle, adressa au Pape une lettre pleme d'amertume au sujet de la concession qu'il venait de faire à Tempereur. Hildebert, évéque du Mans, lui écrivit aussi, mais d'une manière plus resl^ectueuse. Il tit plus: voyant un grand nombre de Catholiques se soulever contre Pascal, il écrivit une apologie du Souverain Pontife. Après avoir rendu hommage à ses vertus, il ajoute : «Hais comme le momle'nVst que malice, et qu'il y a des esprits envieux et des cœurs pleins d'amertume, on ne manquera pas de m'objecier : Vous élevez jusqu'au ciel celui que nous avons vu trembler avant le combat, se rendre plutôt que de donner son sangt faire un traité honteux avec l*ennemi, déserter, quitter les armes, et aller se cacher. Le courageux athlète, qui* ne sait ni combattre ni vaincre I — Tâchons de confondre les ennemis de la justice, qui tiennent ces discours. Si le Pape
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Pascal s*cst livré aux impies pour la justice et pour l'Eglise, s'il a présenté sa iHe au glaive, qu*a-t-il pu faire de plus saint et de ))lus courageux? A-t-on jamais accusé un capitaine de lAcheté, parce qu'il s'est <»xpo;6 aux coups pour ses soldais? Si le Pa|)o a cédé dans la suite, s'il a paru fuir, afin d'arrêter In raain levée pojir frapper ses citoyens; s'il a suspendu ses coups en accordant ce qu'on demandait, en faisant une trêve, jusqu'à ce qu'il eût réf)aré les murs d«» la ville et dressé hs machinés, qu'y at-il de plus prudont?»Quantaux investitures, il dit qu'il « appartient à celui qui gouverne de f)orter ou d'abroger les lois selon les conjonctures ; que nous devons interpréter en bonne part ce que font les supérieurs, quand nous né savons pas pourquoi ils le font; que ce n'est point aux brebis à reprendre le pasteur ; qu'après tout, Pascal s'est empressé d'annuler, dès qu'il a été libre, ce qu'il avait fait par force et dans les fers ; et qu'il a paru comme un alhlètp, qui, après avoir reçu quelques blessures, retourne au combat avec plus de courage et de précaution. »
Le chancelier Albert lui-même, qui est cependant accusé d'avoir conseillé h Teropcreur ses rigueurs contre Pasciil, élevé -en 1112 sur le siège archiépiscopal de Mayence« devint tout à coup un autre homme. 11 se déclara pour l'Eglise contre l'empereur, et fut récompensé de son courage par trois années d'une dure captivité.
Ce n'était pas seulement l'épiscopat catholique qui se soulevait pour venger l'Eglise et son Chef: la Grèce elte-môme prenait'fait et cause pour le Souverain Pontife. Sincèrement attaché à la foi catholique, l'empereur Alexis s'empressa d'envoyer h Rome une ambassade composée des personnages les plus éminents ae l'empire, pour témoigner sa profonde afiliction de la détention du Pape, et des mauvais traitements qu'il avait soufferts. Il félicitait et remerciait les Romains d'avoir résisté à Henri.
Cette réprobation universelle fit une profonde sensation en Allemagne. La plupart des seigneurs, et notamment ceux de Saxe« suivirent l'exemple du chancelier Albert, battirent les partisans do l'empereur, et appelèrent au milieu d'eux 'le cardinal Dietrich, qui venait de remplir une légation dans les Pannonics, etde publier les décrets du concile de Lairan, ainsi que Texcommunication de Henri. Celui-ci, pour conjurer l'orage qui se formait, indiqua la tenue d'une diète générale à Mayence, pour le 1" novembre 1115, promettant de faire droit à tous les griefs. Il n'eut pas lieu de s'applaudir de cette mesure; car les habitants de Mayence prutitèrent de son séjour en cette ville pour lui arracher de force la liberté de leur archevêque. Enfin, voyant les évèques déserter sa cour et les seigneurs s'éloigner de sa personne, l'empereur se retira en Lombardie, d'où il envoya au Pape
(i69G) Labbc, t. X, p. 786.
DlCTIONN. DE l'HiST. U5iy. DB L*EgL1SB. V.
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DE L'niST. ORIV. DE L'EGLISE.
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Tou» fnrai serment de fldélUé; sin'in, fen ferai élire un autre, et le nif tirai en poHses« sion (ta siège de Rome (2699). * Ces! ainsi que les empereurs germaniques entendaient respecter les droits do TEglise.
Gétase n*eut que te temps de s'enfuir k 6.ièi6, pour échapper A la foreur des Allemands. {Voff. GéLASB II, Rip3.) lÀ, i\ recul un message de Henri qui le priait de venir se faire sacrer à Rome, témoignant désirer dniemment d'assister k cette cérémonie, afin de lui donner Tappui moral de sa présence, et voulant sincèrement rétablir la concorde entre leSainl-Siége et Tempire. Gêlaso, qui avait été fait cn))tif par ce môme Henri, et mis aux fers avec Pa^cni H, avait de bonnes raisons de se déOer. Il répandit donc qu'il allait se faire sacrer incessamment, et qu*eD-* suite Tempereur le trouverait prêt pour la Dégocîation, partout où il lui plairait.
Sur cette réponse , Henri, suivant les traces de son père, n'hésita pas h créer un antipape. Ce fut Texcommunié Bourdin qu'il choisit. Ceux qui veulent asservir TEglise sont heureux de rencontrer de tels hommes.
A cette nouvelle, Gélase, encore h Gaëto, s'emprcbsa d'écrire ta lettre suivante : « Gétase, serviteur des serviteurs de I>reu,'aux archevêques, évêques. Abbés, clercs, princes et autres il'lèles de Gaule, satot et bénédiction affostolique. Comme vans dtes membres de l'Eglise romaine, nous avons soin de mandera votre charité ce qui s'v est passé dernièrement. Après notre élection, le seigneur empereur est venu furtivement et inopinément h Rome» ce qui nous a obligé d'en sortir, tl a ensuite demandé la paix avec menaces, disant que » si nous ne Ten assurions par serment, il userait de son l>oufoir. Nous avons répondu que nous (>tions prêt k terminer le différend entre rfiglise et le royaume, soit à Tamiabie, soit par justice , dans le lieu et le temps convenables, & Mrlan on &Grémone,i la Saint-Luc iirochaine; et cela, par le conseil de nos tières, que Dieu a établis Juges dans TÈglise. Mais lui, aussitôt» c'est-à-dire le quarante-auatrfèmejourapràsnotreéiectron, a intronise sacritégement dans TEglise Maurice, archevêque de Braga, excommunié l'année dernière par le Pape Pascal au concile de Bénévent, et qui, autrefois, en recevant le Paltium de nos mains, avait fait serment de fidélité au même Pape et à ses successeurs, dont je suis le premier. Danj cette entreprise, gréée à Dieu, le seigt>ettr empereur n'a en personne do clergé romain |)oar complice, mm seulement les guiberliste». Nous vous ordonnons donc, qu'après en avoir délibéré eu commun, vous vous prépariez, roinnie il couvieot, 4 veng/er l'Eglise, votre mère. »
Gélase écrivit aussîau clergé etau peuple de Rome» leur eiijoigoaut d'éviter Maurice comme un eiconiuiui-fié. Bientôt af^ds, il réunît à Capoite un condie, o4 tl anathé* matisa Fempercnr et son antipape.
Henri avait quitté Rome : mais il y avait laissé des partisans fanatiques et romnanfs, qui firent échouer la tentative faite parle nouveau Pontife |)(>ur remonter sur 5on siège. On vit de nouveau le Vicaire de Jé- SuS'Christ exilé, proscrii, et fuyant <lan3 le dénâment le plus comfilet. A|)rè8 bien des traverses ek de pénibles épreuves, il alla chercher un ri'fuge en France, où le roi Louis le Gros le reçut avec respect. La^ mort Vy surprit le 29 janvier de l'an 1119»
bl'Alibave deCInny.
L'élection de son soccessour, Calixte II, fut appronvée non-^eulontent du clergé et du peuple do Itome, fttais encore de tous les prélats et seigneurs de TAlliMuagne, au grand déplaisir do l'empereur. L*un des premiers soins du nouveau Pape fut de députer vers Henri, Guillaume de Champeaux, évèquedeChdlonS'-sur- Marne, et Pons<Al/li6 de Cluny, afin do traiter de la paix. L'empereur les consulia sur les moyens d'arriver h ce but sans diminution de son autorité. Guillaume ré|)ondit : ^ Seigneur, si vous désirez avoir une paix véri'able, il faut qne voo^ renoncie2 absolument h Tinvesiiture des évèchés et des Abbayes. Ht, pour vousassurerque vousn'en soulfrirez aucune diminution de votre aulorlté royale, sachez que, quand j*ai été élu dans le royaume de France, )e i}*ai rien reçu de la main du rot, ni avant ni après mon sacre; et toutefois, à raison des tributs, du service militaire et des autres droits qni appartenaient à la^ ehose publitfue^ et ont été anciennement donnés k l*ÉKlise par les rois chrétiens, je le sers aassfaJô le ment que vos évèques vous servent rfarrs votre royaume, en vertu de l'investiture, qui a aliiré cette discorde et Kanathème sur vous. »
Le César Henri, fevani les mains, r^pon* die : ff Eh bien, sollt je n*en demande pas davantage. » L'évèqne reprit i « Si vous voulez donc renoncer aux investitures, rendre les terres aux ésUses et à ceux qui ont travaillé pour PEgTise, et leur assurer une véritable paix, nous essayions, avec l'aide de Dieu, de terminer ce diSérend. • L'empereur, ayant pris conseil des siens, promit de le faire, sll trouvait dans le Pape fidé- . lité et justice, et si on lui rendart, a lui et anx siens, les terres qu'ils avarent perdues en celte gaerre. Puis, sur la demande de Guillaume, il fit serment entre ses mains, et entre celles de TAbbé de Cluny, de se conformer sans fraude h ce^ conventions.
L*évèque et l'Abbé retoornèreni vers le Pi)M, qu'ils trouvèrent h Paris, le d octobre. Gaiixte approuva la négf»eia(ion, et ajouta : « Plût à Dieu que la chose fût d^à faite I Puisse-t^lle se faire sans fraude ti» Ayant pris ensuite conseil des evèques et des cardinaux , il renvoya à TemporeiK les ui6mes (léputés^ et, de pkiSf l'évèque^eardinai d'Ostie et le cardinal Grégoire. Le but de eclfe nouvdte ambassade étaH de fa'rre srgner )r Herrri les eonvcnticms préihuinaires
(2C9d) VUa Cilam ÎI , pcr Panduif., apud Ikron.— CV:roa. C(M., hb. iv, c* l(;.-Us{^or^\, auii.lii;^.