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DE TECUMOLOGIE.
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La propriété importante du plâtre-ciment est de faire prise sons l'eau, et d'apporter une grande économie^ ainsi que beaucoup (te solidité dans les travaux hydrauliques. Ce^i avec cette matière que Ton a construit le tunnel de la Tamise. La pierre d'Angle* terre, qui est compacte et susceptible de j»oli, est d*un gris-brûn, et pèse 259, l'eau s'y trouvant |»our 100 de ce poids. On l'expfoite dans les marnes dites London-clay, où elle se trouve en grande abondance sous forme de rognons. Des ingénieurs français ont aussi rencontré en Russie une pierre à plâtre-ciment semblable à celui d'Angleterre et de Boulogne; et M. Lacordaire a découvert, dans les environs de Pouilly, deux variétés de la même pierre qui appartiennent à la formation jurassique. La première variété, provenant d'un calcaire à zones de direrses teintes, donne le ciment blond: la deuxième, extraite de la couche du calcaire siliceux, produit le ciment noir,
Ponr employer le plAtre-ciment dans les constructions auxquelles il est propre, c'est- Vdire celles qui sont ordinairement exposées à Teau ou à l'humidité, on le mêle gé- )iér:ilement avec partie égale de sable; on jette ce mélange, formé à sec, dans une auge ; [)n l'y ramasse en un tas, dans le milieu duquel ou fait un trou; puis on y verse de I eau, dans la proportion de deux cinquièmes Ju volume total, et en agitant continuellerijent. Pour les murailles en maçonnerie et k$ enduits, on emploie le plâtre-ciment de a même manière que le plAtre commun, liais en ayant le soin de former, pour les nduits, la couche en une seule fois, et orfi nairement d'une épaisseur de 3 centimèr4«s. Lorsqu'un ouvrier a étendu environ mètre carré d'enduit, d'une main il pro- •*Ue de l'eau sur toute la superficie, h l'aide l'un pinceau larçe et plat, tandis que de fa 11 Ire main il unit la surface à Taide d'une pi^tite taloche en bois, qui fait disparaître les oints et amène le sable à la superficie.
PLATRER, Enduire de plfttre un mur, un 'lafond, une cloison, etc.
PLATRERIE. Foy. Plateièek.
PLATRIER. On donne ce nom h l'ouvrier [oi extrait de sa carrière la pierre k plâtre;
celui qui fait cuire cette pierre et la réduit :j poudre; au marchand qui fait commerce I j plAtrc; et enfin h l'ouvrier maçon qui ne \âvaille absolument cfue cette substance, ( lur Tornement de l'intérieur des maisons i des appartements. Ce dernier, pour emloyer le plAtre, le délaye dans une auge vcc de Peau, et 5 l'aide de la truelle. Il (»r>e d'al)ord l'eau, ensuite il y jette te lâtre et le pétrit, ce qu'il désigne par les \ois de gâcher U pldlre : ei ce pi Aire gAché rend différentes dénominations, selon qu'il <^t mAlé avec une moindre ou une plus ran^ie quantité d'eau. Ainsi, par plâtre f/â-^ hé serrée on entend celui qui est te moins breuvé d'eau et qu'on emploie pour les
parties qui exigeai le plus oe solidité; par plâtre gâché clatr^ celui qui est abreuvé d'une plus grande quantité d*eau, afin qu'il sèche moins promptement, et dont on fait usage pour les corniches, les cimaises, les baguettes et les divers ornements ; par plâtre gâché liquide t celui qu'on abreuve de beaucoup d'eau et qu'on destine aux enduits, aux crépis, aux cloisons, aux plafoads, etc.; et par plâtre coulé on couliê de plaire^ celui qui, abreuvé d'une grande quantité d'eau, sert à remplir des cavités» k combler des interstices, etc., choses dans lesquelles un plAtre plus solide ne pourrait pas f)énétrer.
PLATRIÈRE. Carrière d'où l'on tire la pierre à plAtre. •— Ueu où l'en fabrique le olAtre
PLATROIR. Outil pour pousser «u pIAtro ou du mortier dans les trous. Ou dit aussi plâtre noir.
PLATRODER. Espèce de truelle k Tusage des plAtriers.
PLEIN (archit.). On appelle le plein d'un mur la partie qui n'est percée d'aucune porte ni d'aucune fen6tre«
PLEINE-CROIX (serrar.). Garniture placée sur le rouet d'une serrure.
PLÉORAMA (phys.). Se dit d'un tableau mouvant qui se déroule devant le spectateur.
PLESSIMÈTRE. Du grec ic^mtv, frapper, et (Utpov» mesure. Instrument inventé par le docteur Piorry, pour pratiquer la percussion médiate. U consi^ae en une plaque d'ivoire circulaire d'environ 3 millimètres d'épaisseur, que l'on applique k plat et successivement, sur les divers points de la poitrine, et sur laquelle on frappe avec le bout des doigts. Au moyen d*un rebord circulaire et saillant, le plessimètre s*adapte k l'extrémité du stéthoscope, d'où on le sépare lorsqu'on veut s'en servir. Une mince rondelle cle bois, de corne ou d'ivoiret ou même une large pièce de monnaie» peuveotp au besoin, servir de plessimètre.
PLESSIMÉTRIE ou PLESSIMÉTRISUE.
Art de faire usage du plessimètre.
PLÉTEUX. Outil avec lequel on donne aux hameçons la aiurbure convenable.
PLEURES. Angl.mor^/ïn(|r; allenu sterblingswolle. Se dit dos laines coupées sur ipc KAias inortes
PLEXICHRONOMÈTRE (phys.). Du grec icXéxii>, j'entrelace, xp^voç, temps, et liixpov, mesure. Sorte de chronomètre.
PU. Du latin plica. Double fait k uue étoffe. Remettre une étoffe dans êesplis, c'est la plier de la même manière qu elle était pliée par le fabricant. — En architecture, on entend par p/t, Tangle rentrant d'un mur« par opposition k coude, qui se dit de Kangle saillant.
PLIANT. Se dit pour lit de sangle.
PLIAUDE (cost.). Vêtement qu'on a aussi appelé 6/atide, et qui porte aujourd'hui le nom de blouse.
PUÊE. Voy. Fassubb.
PLIEUSE. Ouvrière qui plie les feuilles dans une imprimerie ou cbei un brocbetir. — Sorte de machine.
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D1CTI0P4NAIRE
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PLINGER' (chandell.). Donner la première trempe dans le suif, à la chandelle commune.
PUNGEUR (chandell.). Action de plinger.
PLINTHE (archit.). DugrecnXCvOo;, brique.
Membre carré ou plat que Ton met aux bases des colonnes, et qu*on nomme ainsi parce qu*il représente une brique sur laquelle reposeraiWIa colonne. La plinthe est aussi appelée socle ou semelle^ à cause de la fonction qu'elle remplit dans Tarchitecture.
PLINTHE (inst. de chir.). Sorte de machine inventée par Niiéus, dont on faisait usage autrefois pour réduire les luxations et les fractures.
PLINTHE (ponts et ch.]. Assise continue formant saillie sur le nu des têtes d*uR pont ou d*un autre ouvrage.
PLIOIR. Petit instrument de bois, d*ivoîre ou d'autre matière, plat et tranchant des deux cdtés, puis arrondi par les deux bouts, dont on se sert pour plier et couper du papier.— Moitié d*un morceau de roseau ou de sureau, échancrée à ses deux extrémités et longue de 8 à 9 centimètres, sur laquelle on conserve les lignes, Gcelles ou rallonges qu'on emploie pour la pêche. — Moule servant è faire les tuiles courbes. — Pince de layetier pour faire les charnières des casseUes. — Table et lame de bois qui servent à plier les étoffes. — Voy. Lanterne.
PLISSURE(cout.,ling.).Assemblagedeplis.
PLOC. Du grecirXox^ « tissu. Bourre détachée des peaux suumises à l'action de la chaux. — Laine de rebut.
PLOCAGE (manuf.). Action de carder les .aines, et effet de cette action.
PLOMB. Du latin plumbum. Angl. lead; allem. 6/et. Corps simple métallique, et l'un des métaux le plus anciennement connus.
On l'avait consacré à Saturne, d'où vient encore Je nom de êtl de Saturne donné à Tacé- ^^te de plomb. Entre autres usages on en faisait des tablettes è écrire; Pausanias fait mention de livres d'Hésiode, écrits sur des lames de plomb; et au rapport de Pline, les actes publics des Romains furent longtemps consignés sur des feuilles de ce métal.
Le plomb est d'un blanc bleuâtre et trèsbrillant lorsqu'il est récemment coupé. II acquiert une légère odeur par le frottement; il est si mou qu'on peut le rayer avec l'ongle; il est plus malléable que ductile; et on peut le réduire en feuilles très- minces qu^on emploie à divers usages dans l'industrie. Sa ténacité est très-faible, et un fil de 2 milliuiètres de diamètre rompt sous un poids <Ie 9 kilogrammes. Il fond à la température de 330 degrés. Il se ternit rapidement à l'air et se recouvre d*une couche mince d'oxyde; puis sous rinfluenrc de la chaleur il s'oxyde bientôt et se convertit en une poussière grise qu'on appelle cendre de plomb» Ce métal forme plusieurs combinaisons avec l'oxygène. Le proioxyde^ PbO, plus connu sous le nom de massicot ou de litharge^ est une base saliflable qui produit des sels avec les acides. Le peroxyde^ PbO*i qui est de couleur brune, ne se coa)|iâne avec les acides
qu'en dégageant la moitié de son oxygène. Le minium est une combinaison des deux précédents oxydes. Les sels de plomb sont de violents toxiques; ceux qui sont solubles dans l'eau ou dans les acides se reconnaissent en ce qu'ils pr(^cipitent en blanc par l'acide sulfunque, puis en brun-noir par l'acide sulfhydrique; et les plus importants d'entre eux sont le carbonate ou céruse^ le nitrate i le chromate, et Vacétate ou sel de Saturne,
Le plomb se montre assez abondamment dans la nature, et le plus souvent en combinaison avec le soufre, sous forme de galène^ ainsi qu'à Tétat de carbonate, de phosphate, d'arséniate et de sulfate. Les plus importantes mines de plomb se trouvent au Hartz, en Saxe, en Autriche, en Angleterre et en Espagne. Les principales, en France, sont celles de Poullaouen et de Huelgoet, dans le Finistère; de Sainte Marie-aux- Mines et de Giromagny, dans les Vosges; de Ponlgibaud, dans le Puy-de-Dôme; et de Vialas et de Villefort, dans le Gard. On distingue plusieurs sortes de plomb. Le plomb carbonate f dit aussi plomb blanc et plomb spathiffiiCy est un minéral composé d acide carbonique et de protoxyde de plomb, et se caractérise par son éclat adamantin et sa couleur blanche. Le plomb carbonate artificiel est connu sous le nom de céruse. La plomb gomme est composé d'oxyde de plomb, d'alumine et d'eau, et forme de petites concrétions globuleuses analogues aux gouttes de gomme qui suintent de certains arbres. Le plomb d'œuvre est un plomb argentifère dont on extrait l'argent par la coupellation. Le plomb rouge de Sibérie est un chromato de plomb. Le plomb sulfaté^ dit aussi anglesite^ du nom de Ttle d*Anglesey, est un minéral blanc et vitreux ordinairement cristallisé, et qui se compose d'acide sulfurique et d'oxyde de plomb. On le rencontre dans certains gtles de galène. Le plomb sulfaté artiQcicI est une poudre blanche insoluble qu'on obtient comme produit accessoire en préparant de l'acétate d'alumine pour fusage des indienneurs, par l'acétate de plomb et le sulfate d'alumine. On le mftte au carbonate de plomb dans les céruses de qualité inférieure. La quantité de plomb extraite annuellement dans les diverses parties du globe s*élève à environ 800,000 miintaux métriques, ce qui représente au delà de 100 millions de francs; mais la France n'en produit pas plus de 7 à 8,000 quintaux métriques, ce qui est è peine un vingt-cinquiêsne de ses besoins annuels.
On extrait le plomb des galènes, en grillant celles-ci au contact de l'air pour en chasser le soufre; puis, mêlant le résidu» qui consiste en oxyde et sulfate de plomb, avec du charbon et de la ferraille ou de la fonte granulée, et chauffant le tout dans un four. L'oxyde de plomb est alors réduit par le ehart)on, le sulfate est ramené è Tétat de sulfure, et le fer, en raison de son affinité supérieure, s'empare du souiVe de ce dernier et met le plomb en liberté. Pour ani-
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DE lECBNOLOGIE.
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I ces résultais, oo opère la fusion des Tais de deux manières, suivant la rise, et principalement suivant la nature I gansfue qui les accompagne. Lorsqu'ils riches, on se sert ordinairement de la liode du fourneau à réverbère, qui con- 3 à ei()0ser le minerai sur la soie de ce rneau, sans aucune addition. Quand ils t f ouvres, et qu*ils ne contiennent aucun re métal que du plomb, Temploi du rneau à réverbère est encore usité en leierre; mais alors on ajoute un fondant, (lanière h obtenir des scories qui entraii toutes les matières étrangères môlan*s avec le minerai de plomb. La forme du rneau doit dans ce cas être surbaissée, lenipéraiure nécessaire pour fondre li^ ries étant plus grande que celle propre à êJijctioo des minerais de plomb riches.
siiue les minerais sont, comme en Aile- ;ne, mélangés avec des minerais argenres, on les fond dans des fourneaux à iclie, péle«nièle avec du charbon; et oa oute presque toujours des substances iiibeuse.4 et des scories produites par des iraiions précédentes. Cette addition a ir but de faciliter la fusion de la gangue rreuse qui accompagne toujours le mine* argentifère, et en même temps d'obtenir >ioinb que contiennent ces produits de rneaux. Le plomb est livré au commerce s» forme de saumons.
V ininérfil, en raison de sa grande abonxki dans la nature et de la facilité avec la- Mlo il se prête aux dilférentes formes on vent lui donner, est un des métaux les s employés. L*on s*en sert pour couvrir érJifltes, pour faire des balles et de la nailie, |K)ur construire des bassins, des (luiis, des gouttières, des réservoirs, des udières, les chambres dans lesquelles se -ique l'acide sulfurique, etc. On a proé Au.ssi de l'appliquer en lames minces Itrs tiiurs |K)ur garantir les appartements Ibmmiliié. Allié avec l'étain, il forme la iduredes plombiers; combiné avec envi- 1 le quart de son poids d*antimoine, il \stiluo les caractères d*imprimerie. C'est espo>ant le plomb è la vapeur du vioaiet au contact du gaz acide carbonique.
Ml décomposant par ce gaz la dissolution «ous^acétate de plomb, que Ton obtient le icde plomb ou lacéruse. C'est en le calme avec le contact de fair qu'on forme liitium, la litharge et le massicot. Enfin, en fait usage pour l'exploitation de piur.N mines d argent et pour les analyses la voie sèche de matières argentifères lurifères. 11 n'est point employé directeilen médecine; mais il entre dans la position de plusieurs médicaments, tels l'emplâtre diapalme, l'extrait de Satur* IVau blanche, l'eau de Goulard, etc.
LOMB. Peiit sceau de plomb que, dans iKinufactures, on attache aux étoffes pour certifier la qualité ou l'aunage; et qui, s les douanes, fiié aux ballots, aux caisctr., constate que ces objets ont acquitta droits. — Cuvette qu on établit aux
différents étages d'une maison, |)0ur y jeter les eaux sales qui s'écoulent ensuite par les tuyaux de descente. — Chaudière dont on fait usage dans les salines d'e Normandie. — On appelle plomb à la main, le plomb fondu que les graveurs en médailles jettent sur un morceau de papier, afin de prendre facilement l'empreinte de leurs carrés. — Par plombs de vitres^ on entend les petites bandes ou lames de plomb qui servent à lier entre eux les carreaux des vitrages. — Voy,
MiTTE.
PLOMB (chim.). Nom vulgaire que l'on donne au gaz qui se dégage des fosses d'aisance pendant la vidange, et qui produit l'asphyxie. Ce gaz est formé communément d'air atmosphérique et d'une certaine quantité d'hydrosulfate d'ammoniaque, fourni par l'eau de la fosse.
PLOMB (impr.). En termes d'atelier on diilire iur plomb, l^our exprimer qu'on lit sur la composition même.
PLOMB DE SONDE. Morceau de plomb ayant la forme d'un cône et attaché a une* corde nommée ligney avec lequel on sonde la mer pour savoir quelle est sa profondeur, et quelle est la qualité du fond.
PLOMB SULFUItÊ. Voy. Galène.
PLOMBAGE. Action de plomber, de garnir de plomb, ou de marquer des marchandises avec un plomb. — Action de fouler la terre après avoir semé. — Action de coller ensemble deux meules.
PLOMBAGINE. En latin plumbago, dérivé deplumbum, plomb. Angl. plombagine; allem. plombagin. Variété de carbone, plus ou moins impure, qu'on rencontre dans les terrains anciens, où elle se montre en masses informes, d'un gris noirâtre, d'un brit'* lant métallique et d^ui aspect onctueux. Elle tache les doigts et se laisse couper au couteau. Cette substance, qui porte aussi les noms de graphitef de mine de plomb, de percarbure de fer et de erayon noir, se trouve principalement h Passau en Bavière, dans le Piémont, dans les Pyrénées, dan^ le département de l'Ariége, et à Borowdale dans le Cumberland. Longtemps on avaitcru que ce produit était du plomb, d'où lui' était venu son nom; mais en réalité la plombagine est formée de 91 parties de carlioneet i> |)arlies de fer. Celle du commerce estun mélange de charbon et de limaille defer. Délayée dans l'huile ou simplement dans l'eau, la plombagine s'applique sur le fer, la foute, la tôle des tuyaux de {loèles, de fourneaux, etc., qu'elle colore en gris de plomb et garantit delà rouille. Les ferrailleurs et les marchands de bric-à-brac emploient très-habilement cette composilîofi pour donner un aspect neuf à leurs vieux ustensiles et en dissimuler les défauts. Pétrie avec de la graisse, elle forme une pâte q^ui .<ert pour adoucir le frottement des essieux des voitures, des engrenages et autres |iarties de machines, les pistons de pompe, les tourillons, etc. On en fait aussi d'excellents creusets réfractaires pour lesfondeurs en cuivre, en l'unissant à l'argile;.
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enûn, on l'emploie à la fiibrication des crajrons, et les meilleurs sont ceux aue l'on fait avec la plombagine tirée du Cumberland.
PLOMBATE (chîm.). Genre de sels produit.s par roiyde plombique.
PLOMBÉ. On appelle canne plombée, une «aone à l'extrémité de laquelle on a mis du plomb pour la rendre plus pesante et servir au besofn d'arme défensive.
PLOMBÉE. Composition dont on Sait usage pour colorer en rouge. — Corde garnie en balles de plomb dont on borde le pied de certains filets de pêche, aGn qu'ils se main* tiennent au fond de l'eau.
PLOMBKK, Appliquer du plomb à quel* que chose. — Vernir avec du plouib. — Appliquer un sceau en plomb sur une étoffe ou sur des colis de marchandises. — Coller deux obiets ensemble. — Plomber une meule^ c'est coller une meule avec une autre meule, de manière à en arrêter le jeu. — Plom"
berunecannef c'est garnir de plomb son extrémité
PLOMBERIE. Angl. lead^ork: allem.
bleiarbeit. Lieu où l'on coule et on travaille le ulomb. — Art de travailler le plomb. — Ouvrage de plombier.
PLOMBBDR. Celui qui plombe les étoffes, les marchandises.
PLOMBEOX (chim.). Se dit du troisième degré d'oxvdation du plomb, et de son premier degré de sulfuration.
PLOMBICO-AMMONIQUE (chim.). Qui résulte de la combinaison d'un sel plombi-
poiauiquef qui est formé par un sel plombique et un sel potassique ; pfom&tco-xinctfue, qui (irovient d'un sel plombique uni à un sel zincique.
PLOMBIER-FONTAINIER. Angl. plumber; ailem. bMgies$er, Ouvrier qui travaille et façonne le plomb, pour l'employer à divers usages, qui fabrique des pompes, et se charge de la conduite des eaux, de la confection les l)assins, digues d'étanes, tuyaux de conduite, aqueducs, cascades, etc. Cette profession qui, rigoureusement, ne devrait être exercée que par des hommes ayant des notions de physique, de mécanique et d'hydraulique, n'est cependant pratiquée que par des ouvriers dépourvus de toute instruction positive, et dont le travail n'est dirigé que par une expérience purement machinale, la routine dans toute l'acception du mot. Aussi, sont-ils complètement incapables de remédier à un accident, lorsque celui-ci ne se trouve pas compris dans l'enseignement de l'atelier
PLOMBIÉRINR (chim.). Substance observée dans les eaux minérales de Plombières. PLOMBIQUE (chim.). Se dit des secondât
Quatrième degrés d'oxydation du plomb; os second et quatrième degrés de ce métal; puis des combinaisons de l'oxvde plombique avec les acides, et du suIAk plombi-
que avec les sulfides, ainsi que des combinaisons du plomb avec les corps halogènes. PLOMBOIR (inst. de chir.). Instrument qui sert h plomber les dents.
PLOMÉE (const.). Se dit des parements de la pierre taillés jusqu'au milieu.
PLONGÉ. Se dit, en termes de gantier, d'une couleur claire. —On appelle chandelle plonaée^ celle qui se foit en plongeant la mèche dans le suif.
PLONGEHENT (macb. à vap.). Angl. pi/cAtn;; allem. êenkung. Mouvement de bascule d'une locomotive, de l'avant à l'arrière, semblable au tangage d'un navire. Ce mou* vement se produit au moment où les roues d'avant de la machine passent sur les joints de^ rails; le rail qui est sous l'influence de la charge s'affaisse; le suivant reste plus élevé; et il en résulte un choc qui tend à disloquer la voie et la machine. C'est pour diminuer une partie de cet effet, qne l on a imaginé de porter à six le nombre des roues de la locomotive, en en plaçant à l'arrière une paire très-peu chargée dans l'état habituel de la maonine, mais qui, au momeol du plongement, se charge d une notable partie du poids et diminue d'autant la violence du choc.
PLONGEON (pvrolechn.). Sorte de pièce d'artifice qui se plonge dans l'eau, et en sort encore tout allumée.
PLONGEUR ou OUVREDR (fabr. de pap.).
Angl. dipper: allem. buttgeeelL Ouvrier qui plonge les formes dans la cuve où est la pftte pour la fabrication du papier.
PLONGEUR (mach. à vap.). On désigne quelquefois sous ce nom, dans les machines à vapeur, le piston de la pompe alimentaire, atln de le distinguer du piston à vapeur.
PLONNURE (céram.). Angl. glaxed poliery: allem. Qlaiirte tàpferwaare. Sorte de poterie vernissée.
PLOQUE. Rouleau filamenteux qui se met à une quenouille pour filer. — Feuille de laine cardée
PLOQUER (fabr. de drap). Môler des laines de différentes couleurs.
PLOQUERESSE ou PLOQUEREUSB (manuf.). Angl. Ao6ec; allem. karddtschen. Espèce de carde.
PLOT (horlog.). Angl. little brass-bloek. Petit massif de laiton, rond ou carré, selon la circonstance ou le eoût de l'ouvrier, auquel on conserve sur Te tour, à l'une de ses extrémités, un petit bout de matière qui sert à river la masse sur la platine. On coupe ensttite.è la scie le morceau de laiton, à la hauteur qu'on veut donner au plot, et Ton est dans l'usage de marquer cette hauteur par un trait profond, au'oa pratique, au tour, sur le mordeau de laiton. Le ^lot est destiné h supporter une pièce qui doit avoir beaucoup de solidité, comme, par eiemplet celle qui soutient le garde-cbatne, laquelle doit être inébranlable, et porte le nom de plot de garde-chaîne. ^Lorsque le plot est bien rivé sur la platine et coupé de loo* gueur» on le fend au milieu de sa çrosseuTi
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D£ TCCHNOLOGIK.
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irpendiculairemf^nt è la platine et dans la reclion du trou de la lusée; puis on y liste le garde-cbatne, que l*on y 6xe avec n jeu léger, mais sans ballottement» par ne goupille aui traverse le plot et le gardehatne, parallèlement à la platine.
PLOT. Voy. GiBTTB.
PLOUTRE (agricult.). Rouleau qui sert h iriser les mottes de terre.
PLOYE-RESSORT (arqueb.). Augl. $pringhapt; ailem. federbugtL Outil ou espèce de iseau un peu large* qui sert pour ployer le rand ressort à ré()ai^s^ur nécessaire.
PLOYURE (manuf.). Manière dont une itoffe est ployée.
PLUCHE. Foy. Pblcgub.
PLUIE (manuf.). Sorte d'étoffe avec des ils d*or et d'argeuL
PLUMAIL. Petit balai de plumes.
PLUMARD (cbarpA Angl. prop; allem.
nierlaçi. Poutre scellée des deux bouts, et ercée au milieu d'un trou qui reçoit le touilon d'un moulinet.
PLUMASSEAU. Du latin p/umo, plume, etit balai de plumes. ^ Bouts de plumes our emplumer des clavecins et des flèches.
PLUMASSERIE. Commerce du plumas* ier.
PLUHASSIER. Celui qui prépare, teint, Janchit et vend toutes sortes de plumes, esliuées, soit è la parure des femmes ou es militaires, soit à Tornement de certains keubles.
PLUME DE PAON (lapid.). Sorte d'agate »rleutale ayant des rayons colorés, et comue un reflet pourpre h la lumière.
PLUME GÉOMÉTRIQUE. Instrument qui ert i tracer toute espèce de courbe par ne combinaison de mouvements circu* lires.
PLUME MÉTALLIQUE. AngL meiallic m; allem. êiahlfeder. Son invention date a siècle dernier etest due k un mécanicien iinçais nommé Arnoux; mais son usage e&t devenu général que depuis quelques mées seulement. L*acier, le laiton sont les al j ères dont on fait le plus communément ^8^ pour la fabrication des plumes mé-< liques; et l'Angleterre, parliculièrement rmitigbam, en produisent d'énormes quan« &s. La France se livre aussi k cette indusa.
PLUME SANS FIN. Petit instrument coque, percé en bas d'un trou, uui fournit icre à la plume à mesure que l'on écrit. PLUMEAU. Espèce de petit balai bit de L&mes de coq, de dindon, etc., dont on t usage pour é|H>usseter les meubles. — tensile de bureau dans lequel on place les jmes t !• canif, le grattoir, etc. •— Brin
plume dont les fabricants de fleurs ar-» cielies se servent pour former les pistils
s lÎ63rS
PLUMÉE (oonstr.). Travail préparatoire tailleur de pierre , pour dresser la sur-
:e <rune pierre, pour la dégauchir.
PLUI^ER. En termes de mégistier, c^esl
er la laine on le poil de dessus une peau. Cbu te pAcbaur, pliMier im roêtM^ c'e$(
en 6ter les feuilles k l'aide d*nn couteau.
PLUMET. Bouquet de plumes porté sur un chapeau ou sur un casque.
PLUMETIS ( brod. ). Sorte de broderie Alite à la main avec du colon , sur mousse* line , percale , etc. Ses points , qni sont droits et serrés les uns contre les autres y rappellent la disposition des barbes d*une plume.
PLUMBTTE (manuf.). Se disait autrefois d*une étoffe tissue de soie et de laine, qui était très^léffère
PLUMOTAGE (raffin.). Façon qu'on donne à la terre qui sert au raflioage du sucre de
canne.
PLUMOTER f raffin.). Rafraîchir la terre qui couvre les lormes, sans l'ôter de dessus le sucre.
PLUSAGE , PLUSER ( manuf. ). Angl.
picking: allem. xupfen. Eplucher la hiine.
PUJTÉUS (archit.). Mur k hauteur d'appuis. — Se dit aussi d'une barrière.
PLUTOIS (manuf.). Etoffe de coton qui se fabrique en Normandie.
PLUVIOMÈTRE (phys.). Du latin p/urta, pluie, et du grec (dtpov, mesure. Instrument gradué, propre k mesurer la quantité moyenne de pluie qui tombe dans une localité par an. L'appareil se compose d'un récipient cylindrique en métal , terminé par un fond conique percé d'une ouverture centrale. Ce récipient s'ajuste sur un réservoir également cylindrique, au fond duquel s'ouvre un tube de verre recourbé verticalement, divisé en millimètres, ou (portant une bande de papier pareillement divisée. Ce tube sert k indiquer le niveau intérieur de Teau dans le réservoir, ou sa hauteur. Cet ap()areil étant placé dans un lieu découvert, si dU bout d*un mois, par exemple , la hauteur de l'eau dans le tube est de 4 centimètres,cela veut dire que, si l'eau tombée était étendue sur le sol sans évaporatlon ui infiltration , il y en aurait une couche de k centimètres de hauteur. A l'aide du pluviomètre , on a pu constater qu'il tombe annuellement k Paris, 0*57 d'eau; et Ton a fait en même temps cette observation qui étonne au premier abord , c'est que de 1817 k 1827, il est tombé 57 centimètres de pluie dans la cour de TObservatoirej, et seulement 50 centimètres sur la terrasse , qui est élevée de 27 mètres au-dessus de la cour. Ce phénomène provient de c^ que
2uand Tatrest humide, les gouttes de pluie tant plus froides que lui , condensent de la va|)eur, augmentent de volume, d'où il résulte qu'il tombe plus d'eau sur le sol qu'k une certaine hauteur. Le tableau qui suit indique la quantité de pluie tombée annuellement dans des localités situées sous diverses latitudes :
MaUioiilw (Gaadeloepe)
Bombay.
Bergen.
Oancs.
Lyon.
Une.
Borne.
8lfMbo«ff.