‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 111 sur 248 · PL · texte numérisé non relu

PL

KO

QOllil et peut se sonder. On parvient tondis h le fondre au chalumeau à gaz ox)r. Jrogène, et' il est même possible qu^il vienne volatil è cette température. Il réte aussi à Taction de tous les acides, \mv. les plus concentrés, à Texception de au régale* qui le dissout et le convertit en loruie. Un fil de ce métal pouvant être autlé en un instant et ayant, une fois uge, ta propriété de couper la chair aussi cilement et aussi nettement que les insaments de chirurgie, plusienrs opérateurs lemands en ont fait emploi, et y ont trouvé irtout cet avantage, qu'il n'amène Qu'une ès-léeère perte de sans.

On n a encore trouvé Te platine oa*à Tétat alliage avec le fer, le rhodium, Tiridium, f palladium, le ruthénium et Tosmium.!! se lontre en grains irréguliers ou pépites, dans s terrains d*at!uvion, qui renferment égaleeiU Tor et le diamant; et les mines le plus iciennement connues sont, en Amérique, ns le Pérou, la Nouvelle-Grenade, le Brée( la Colombie. On le rencontre aussi dans ncicn continent, en Sibérie, où les mines ti sont exploitées depuis 1823 donnent muellement au delh de 2,000 kilogrammes i ce métal. Son extraction réclame un grand 3mbre d*o^érations. Son minerai doit être abord calciné au rouge, puis subir un épuiment par Teau régale. On ajoute alors au lilide une solution de sel ammoniac, et Ton cuoiilele précipité jaune qui se forme, précité composé ii*un sel double de chlorhyate d'ammoniaque et de bichlorure de atine; après avoir lavé ce dépôt, on ie calne au rouge dans un creuset; et le platine fmeure alors sous la forme d'une masse ise et spongieuse qu'on désigne vulgaire- ?nt sous le nom d'épongé de platine. ËnGn, tte é{>on^e, brojrée et mise en pAte avec de au, est introduite dans des cylindres en r creux où on la comprime au moyen d'un :»ton, ce qui donne des lingots qu'on peut unner et étirer en 01, comme lofer. Le ntine vaut environ t franc le gramme, inni les combinaisons de ce métal, il n'y a 10 le bichlorure, PtCl*, qui offre quelque térét, ainsi que la combinaison de ce sel ce le chlorbvdrate d'ammoniaque.

L'infusibilité du platine le rend propre à fabrication des creusets, i\es cornues, des ^cs évaporatoires (t des alambics. Moins atable que les autres métaux, on l'emploie $sï de préférence pour la fabrication des Ions des [)oids et mesures, des pièces lorlogerie délicates , et des thermomètres lalliques. Il remplace, dans la fabrication Tacido sulfurique, les vases de verre qui vaient autrefois è le concentrer. On l'emie |K)ur fabriquer les paratonnerres, les mères de fusils et les cuillers destinées à L» plongées dans des mélanges acides ; les itistes le font servir à la confection des es solides des râteliers; on en fait usage jr recouvrir la |)orcelaine, à laquelle il loe alors l'apparence de vaisselle plate; lé avec le cuivre, il sert à construire des roirs de télescope qui conservent inv^*

riablement leur poli; sous forme d'épooge» il fait partie des briquets à gaz hydrogène? enfln, on en a fait des monnaies en Russie.

PLATINER. Faire l'opération du platinage- Yoy ce mot.

PLATINERIE. Angl. flatting mill: allem.

f)laUmuhle, Usine dans laquelle se prépare e platine.

PLATINEUR. Nom que porte, dans les manufactures d'armes, ^ouvrier chargé de la fabrication des platines.

PLATINEUX (chim.). Se dit du premier degré d'oxydation, de sulfuration ou de combinaison du platine.

PLATINICO-AMMONIQUE (chim.). Qui résulte do la combinaison d*un sel plati* nique avec un sel ammonique; p/d/mtcoargentique^ oui est produit par un sel plat inique comoiné avec un sel ar^entique; platinico'baryiique^ qui doit naissance à un sel platinique, uni à un sei barytique; platinico-cadmique^ qui se forme d*un sel plaliniqueet d'un sel cadmique; p/a/i* nico-calcique^ qui provient du mélange d'un sel platiniqueetd'un selcalcique;p/aantcocobaUiquef c|ui résulte de la combinaison d'un sel platinic|ue et d'un sel cobaltiqne ; platinico-cuivrique^ qui vient de l'union d'un sel platinique et d'un sel cuivrique; platinico-ferrique^ qui. est produit par un sel platinique combiné avec un sel ferrique ; platinico-magnésiquef qui se forme d'un sel platinique et d'un sel magnésique;p/cUtnieo-manganique^ qui résulte d'un sel platinique uni à un sel manganique; platinico^ niccoliquet qui est produit par la combinaison d'un sel platinique avec un sel niccolique; plalinico'potasfique^ qui prend naissance de l'union d'un sel platinique avec un sel potassique; platinico-sodiquej qui résufte du mélange d'un sel platinique avec un sel sodique; piatinico-êtrontique^ qui se iorme de la combinaison d'un sel platinique avec un sel strontiaue; ptalinico-zincique^ qui provient d'un sel platinique uni à un sei zincique.

PLATINIQUE (chim.). Se dit du second degré d'oxydation du platine, qui est acide ou oxyde selon les circonstances; puis des sels dans lesquels entre cet oxyde ou qui ont une composition analogue à ia sienne.

PLATINOSO-AMMONIQUE (chim.). Se dit de la combinaison d'un sei platineux avec un sel ammoniqiie ; p/an'nojo-m^cureuxj de l'union d'un sel platineux avec un sel mercureux; p/altitofo-potostiçue, d'un mélangée de sel platineux et de sel potassique; ei plaitnoêO'Soaiquef du produit donné (tar un sel platineux uni è un sel sodique.

PLATOLH(écon.rur.). Vase dans lequel on fait reposer le lait pour en obtenir de la crème.

PLATRAS ( constr. ). Débris de vieux plAtres et de vieux murs.

PLATRE. Du grec lùaaxiip, modeleur, façonneur. Sulfate de chaux calciné. On l'obtient sous forme de poudre blanche, par ia calcination delà pierre à plAtre ou gypse; délayé avec de l'eau, on en fait usage dans la maçonnerie pour.enduir.e les murs oo

PLA

DKTnOMMÂlRE

PLâ

pour cimenter les pierres ; et celte pAle acquiert, en séchant, une dureté presque égale h eeito de la pierre même. Le sulfate de chaux se rencontre en général dans les terrains secondaires, et dans les terrains tertiaires. Dans les premiers il constitue des couches puissantes intercalées de lits calcaires; dans les seconds, il forme des dépôts plus ou moins étendus, accompagnés d'argile ou de marne, et c*esi ainsi qu'on le trouye aux environs de Paris, à Montmartre et à Lagn V, où il s*en fait une exploitation considérable. Le département de la Seine en consomme seul au delà de 5,000,000 d'hectolitres ; et Ton eu expédie dans d'autres départements ainsi qu*en Angleterre.

On remarque, dans l'extraction de la pierre à plAtre, trois variétés distinctes. L'une, en cristaux agglomérés ou masses informes, et dont on exploite les plus grandes quantités, contient environ douze centièmes de son poids de carbonate de chaux; c'est la pierre communément employée pour former le pMtre qui sert aux constructions et pour amender les terres en culture. La deuxième, formée de sulfate dé chaux lamelleux, cristallisé et presque pur, se présente en tables biselées à base de parallélogrammes obliquangles; on le rencontre aussi sous la forme de prismes et de lentilles plus ou moins volumineuses, isolées ou groupées en rosaces, en fers de lance, puis jaunAtre ou limpide comme de l'eau ; et il sert à la pré-

f)aration du plAtre Gn, qui est réservé pour es divers moulages et la fabrication du stuc. La troisième variété, usitée dans les arts industriels, se présente en masses homogènes, demi-transparentes, blanches, offrant des zones jaunAtres, et susceptible d'acquérir plus de dureté par un léger recuit, ainsi que de prendre différentes teintes. Cette substance, que Ton connaît sous le nom (ïalbàlre gypseux^ et dont on fait des vases et divers objets d'ornements, ne doit pasAtre confondue avec l'albAtre des anciens, qui est formé de carbonate de chaux cristallisé de couleur jaunAtre, veiné, et susceptible d'un poli très-doux. Il existe encore, dans la nature, une sorte de sulfate de chaux anhydre dont on ne fiiit aucun usase ; et une variété silicifère bleuAtre , qu on trouve en Italie, et qu'on emploie pour faire des chambranles de cheminées, des carreaux, etc.

C'est le sulfSate de chaux ou plAtre cru, qui, disséminé en grande abondance dans le terrain de Parts et des hauteurs environnantes, communique aux eaux des nuits de cette ville la qualité séléniteuse, et les rend ainsi impropres au savonnage et à la cuisson des légumes. On peut remédier en partie à cet inconvénient, en décomposant le sulfate de chaux dont elles sont presque saturées, par le sous-carbonate de soude, qui précipite alors la chaux k l'état de carbonate. Il faut à peu près 850 grammes de sous-carbonate de soude pour lUO litres d'eau, en admettant que celle-ci contienne environ la trois-

centième partie de son poids de sulfirte de chaux.

La ealcination du plAtre a lieu dans des fburs diis plâtrier eSt où l'on entasse la pierre è plAtre après l'avoir concassée, et lorsque cette pierre a été calcinée, on la bat ou on la moud pour la réduire en poudre. On appel le pMlreau, la pierre k plAtrc avant qu'elle ait été cuite; piètre blancj celui qui a été rAblé, c'est-k-dire séparé du charlx)n; et ptàtregris^ celui qui est mêlé de charbon. Les maçons nomment plâtre au panier^ le plAtre grossier au'on passe au panier; et plâtre au sai^ celui qui est passé au tamis. Enfin, le plAtre des mouleurs, qui est trèsfin, mais ji'a point la force d'adhésion du plAtre ordinaire, provient d'une variété de gypse, dite gypse feuilleté.

André Verocchio employa le premier le plAtre pour le moulage îles figures, vers 1340. Son emuloi comme engrais eut lieu

I^our la première fois en France, en 1T76. «e i>IAtre provenant des démolitions peut servir k amender les terres, et son emploi offre le triple avantage de donner de la vigueur k plusieurs plantes utiles, notamment aux légumineuses et aux luzernes, en diminuant les effets dissolvants de l'eau; d'arrêter le développement de beaucoup de végétaux nuisibles comme les plantes marécageuses; et de fixer le carbonate d'ammoniaque des engrais, en le convertissant en sulfiite. On fait usage aussi du plAtre cru, c'est-k-dfre tel qu'il est sorti de la carrière, et il produit, k dose égale, sur les prairies artificielles, un effet supérieur k celui tpi'on obtient sous l'influence du plAtre cuit. Mais lorsqu'au lieu d'emplojer le plAtre seul, on le mélange avec du sel, on remarque, au contraire, que cet emploi est moins productif, si le plAtre est cru que s'il est cuit. On rapporte que Franklin, pour convaincre ses compatriotes de l'utilité du plAtre, traça dans une luzernière, en lettres de 5 mètres de grandeur, ces mots : effete du plâtre^ et, l'année suivante, ces caractères se détachèrent sur le reste de la plantation, en tiges élevées et d'une verdure intense, si^ne ue la vigueur des pousses,

PLATRE-CIMENT. M. Lesage, oflScier du génie, fit connaître sous ce nom, vers 1809, une sorte de chanx hydraulique obtenue par la ealcination ménagée de la pierre calcaire compacte qui compose les galets de Boulogne-sur-mer. Cette chaux est la même matière que celle désignée en Angleterre sou5 les noms de roman^cetnent et de parkn$cernent: et en effet les propriétés du plAtreciment d'Angleterre et de Boulogne sont semblables, comme on peut le voir par leui analyse comparée :

Pierre Pienet

Dglaise. de Boulogne.

Carbonate de chaux. 0,657

Carbonate de magnésie. 0,(M>5

Carbonate de fer. 0,060

Caâ)onaie de manganèse. 0,0 1 9

t Silice. 0,180

Alumine. 0,066

Oxyde de fer. t >

Page 1