‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 156 sur 248 · ROT · texte numérisé non relu

ROT

> égUses, ces grands vitraux circulairmés de nervures en pierres doni les iliessont remplis de panneaux de vii d*eù résultenides compartiments co- — Par ro$e de pavé ^ on entend miianiments laits en pierres ou l'^r- (ie Diarbre de diverses couleurs, dans *tie5 circulaires et intérieures des édi- ?l encore les compartiments formés de es rangées de cailloux^ de pierres noide pierres à fusil, mêlées alternativedont on orne certaines cours, des s. des fontaines, etc.

>ÊE ( manuf. ). Du latin roi^ fait du f^^^t même signification. Changement iileur du drap aux endroits ou il est I fourni de laine. — Espace compris les broches d'un ros ou peigne de tis- »£LIÈBK ( agricult. ). Lieu planté de

ȣREACX ( comm. ). Fourrures qu*on I Russie par Archange] et qui se venu Suisse.

>ES ( manuf. ). Petites étoffes de soie, ne et de fil, dont les laçons représen- 3s espèces de roses.

^ETIER. Ouvrier qui lait des ros. — qui sert il laire des ros.

^ETTE. Ornement de tAle ciselée en (re de rose,au milieu de laquelle passe I d*un bouton de porte. — Sorte de teinte en rouge, qui sert à peindre. — e d*encre faite avec du lïois de Brésil, strument à Tusage des fabricants de es. 11 consiste en un cône tronqué, en dont la petite base entre dans le tuyau plus petite canne, comme propre à des dents ; tandis que la grande base de d imension que la circonférence exté- ^de la plus grossecanne. Les rosettes de itssônt destinées aux plus gros,tU7aux.

SETTE (horlog.). Petit cadran, ordinaint en argent, placé sur la petite platine : montre, au centre duquel est une aie ))ortée h carré par un axe, et qui sert *e avancer ou retarder par degré lemouot de la montre.

^SETilER. Angl. rose-êiamp; allem.

^cnstempel. Sorte d'emporte-pièce qui î la petite plaque de métal placée sur oc de plomb, selon la forme de l'outil et É^ssin qu'il porte.

SINE (monn.). Monnaie d*orde Toscane aut 21 francs 5i^ centimes. Le demie est de 10 francs 77 centimes.

ISOGLIO (txiiss.). Liqueur spiritueuse I appelle aussi rotoliOfrosolU et rosâoil le est d*une belle couleur rose et se ire avec des roses de Provins que Ton ûacérer dans de ralcool étendu d'eau xquelles on joint do sucre, de la cant, des clous de girolle ou des ûeurs d*oer ou de iasmin. Le rosoglio le plus es* est celui qu'on fait à Turin et à Zara. )S01R. Ootil qoi sert à laire le trou de se d'un clavecin.

)SS1GN0L. Instrument en forme de liet qui, à défaut de cle^ sert aux ser-

ruriers pour ouvrir une porte. — Les carriers donnent aussi ce nom aux arcs*l)oiitants des fourches qui soutiennent Tarbre de la grande roue des carrières. — En termes de charpentier, le rossignol est un coin de bois qu'on met dans les mortaises qui sont trop longues, lorsqu'on veut serrer quelque pièce de bois. — Le facteur d'orgues désigne par ce nom ondes jeux de l'orgue qui imite le chant du rossignol; et c'est ainsi qu'on appelle encore une sorte de |>etite Ilote à piston qui se fait avec un tuyau d'écorce détaché d'une branche de bois vert dans le temps de la sève.

ROSSOLIS. Yoy. RcflM>GUO.

ROSTAGE, ROSTER (passem.). Garniture de points de soie ou de métal qui embrasse toute la hauteur d'un bouton.

ROSTRE (archit.). Du latin roêtrum^ bec. Ornement ajant la forme d'un éperon de navire antique.

ROTATION ( mécan. ). Du latin rololto, fait de rota^ roue. Mouvement d'un corps quelconque tournant autour d'un centre comme la roue autour de son essieu. Dans un grand nombre d'appareils, certaines roues doivent fonctionner avec une grande vitesse, et telles sont entre autres les roues h force centrifuge qui servent à sécher les tissus; les turbines employées dans les sacreries à séparer le sucre des sirops; les ventilateurs à force centrifuge, etc. Selon quelques praticiens, la vitesse de rotation peut exposera la rupture ; mais pour M.Habistre, de Lille, on peut se prémunir contre cet accident, en se conformant à ce principe: Si Fan diviêe le nombre 508,72 par le rayon VMyen de la jante de laroue, on aura un nom^ bre de toun par minute^ au-^deâsous duquet on pourra se tenir avec une entière sécurité. Cette règle convient aux roues en fonte comme. à celles en fer, etc.; et si on l'applique au calcul des vitesses maxinuL des roues pour différents rayons, on trouve les résultats suivants :

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M. Uahîstre fait observer que les vitesses de rotation usitées dans la pratique pour les volants de machines à va|»eur, sont de teaacoup inférieures à 4ieUes inscrites au tebleao

ROU

qui précède, d*où il conclut quun volant ne iauraii éelaier iout Veffort de ia foret rentrifugef que par suite a'un vice de eonitruetion ou de quelque graine periurbalion dam ^agrégation moléculaire.

ROTATOJR£ (mécAD.). Qui ac430mpltt an Booavament de rotation.

ROTJER. Foy. Kosbttibb

ROTIN. Porlioii d*une tige de rotaoR, ea^ lamuBf genre de plantes de la famille des patodiers, qui croit dans les Indes-Orientales et KAfrique intertropicale» et dont on fait des cannes, des chaises et autres meubles.

ROTIS (agriculL). Se dit du second labour d*une terre en friche.

ROTISSOIRE. Yoy. CnismiiEB.

ROTONDE (arcbit.). Du latin rolimda, fait de rotunduif rond. Edî&ce circulaire, tant à rintérieur qu*k l'extérieur» et qui se termine en coupe ou couTerture également circulaire ou sphériqiie.

ROTONDE (carross.). Caisse de derrière de certaines Toitures publiques.

ROTTL (métroiog.). Poids des Etats barbaresques, dont il y a plusieurs espèces. On dit aussi rottaéo.

ROUAGE (mécan.). Se dit de la réunion, de l'ensemble des roues d'une machine.

ROUANNE. Outil dont les employés des eontributions indirectes font usage, {Kiur marquer la futaille qu'ils viennent de jauger. — Compas du formier. — Outil de charœntier

ROUANNE (bydraul.)- Angl. numpborer:

allem. pumpenhohrer. tarière à longue tige, qu'on emploie pour les corps de pompe.

ROUANNETTE ( charp.). Instrument qui sert k marquer la bois.

ROUBAYEH (monn. ). Pièce d'or de Turquie qui vaut un tiers de sequin et correspond k peu près k 2 fr. 90 c.

ROUBB ( monn. ). Monnaie d'argent, de Torouie, qui vaut hi centimes.

ROCBBIÉ (monn.J. Monnaie turque, en or, de la valeur de 3 ir. 52.

ROUBLE (monn.). Du mot russe roubith^ couper, parce que dans l'origine c'était un coupon jevé sur le lingot. Monnaie de Russie, employée comme monnaie réelle et comme monnaie decompte.Dans.ie premier cas, le rouble est une pièce d'argent de 100 kopecks et du poids de 2fc gram. 9i. La valeur de celui frappé de 1750 k 1762, est de k fr. 61 ; depuis 1763 de k fr. Il y a aussi des roubles dor. Celui de 1756 vaut 6 fr. 02, et celui de 1799,3 fr. 81. EnGn on fabrique des pièces de5 et de 10 roubles.

ROUBLE. Outil de briquetier.

ROUCOU. Voy. Rocou.

ROUCOUTER (agricult.). Se dit de Faction de donner le dernier binage aux vignes.

ROUE. Du latin rota. Angl. uAeW; allem. iehwungrad. Machine ronde» pleine ou k jour de bois ou de métal, qui tourne autour d'un «issieuoud'un axe. et qui est l'une des principales puissances employées dans la mécanique. On distingue les roues en roues sin»ptêê et roueâ dentéa. La roue simple est

celle dont la circonférence est onifor que cellede son essieu. Son nM>QTttt' curviligne et se compose du m'v.

progressif et du mouvement cirtc?force résulte de la différence entre ;* de l'essieu et celui de la roue. U r. tourne doit être considérée oomoier du second ordre [Voy, LBTnB)qai«f autant de fois qu'on imut imagmer « k la circonférence. La roue de toil* est une roue simple, se forme d*im .de dont le rayon est le m6me poc ces arcs s'appellent janieê; on Itsfc bout k bout et k mortaises et têDon^; construit ainsi un grand anneaa a* Ces jantes sont maintenus par d»»

centre du cercle est le moyen, ccqr drique aminci et percé d*on cooda selon l'axe. Dans ce genre de rooc teur doit toujours être proporticonr.

de l'animal qui la fait mouvoir» c

3 ne la charge et l'axe de la roue do e la même hauteur que la puis roues sont destinées a diminuer ment du tirage, en le convertissant roière en seconde espèce; lorsque i.' férence se déroule sur le sol, la rov plit une révolution en même iewp voiture s'avance de toute la loogiifi' développement; d'où il résulte qoeie ment devient d'autant plus £iibl( r roues ont un plus grand diamètre.- Chariot.

Les roues dentées sont celles don ' conférences ou les essieux sont pàW' dents, de manière k ce qu'elles poK« les unes sur les autres et se combiir. me on le voit dans les montres, Iti broches et autres machines analop^ force de la roue dentée dépend dt principe que celle de la roue simple' te roue est, par rapport k l'autre, ce ' levier composé est an levier fwr donne 'le nom de pignon ou de km petites roues qui engrènent dans )e« des. Dans les roues dentées, la rais^ puissance au poids doit être, afin qo • équilibre, composé de la raison do <i ^ du pignon de la dernière roue ao ^ de fa première, et de la raison do tde révolutions de la dernière rooe, »

bre des révolutions de la première,^ plis dans le même temps. En rouHip)^ poids par le produit des rayons des f «^ et eu divisant le tout par le ffo^ .

rajrons des roues, on aura la poistfBri • doit soutenir ce poids. De même, f» - ^ pliant la puissance par le prodoit d^' ^ des roues, et en divisant le 1^^' par celui des rayons des pigaoas, ^ ^ tient sera le poids que la ^niss»s^^ soutenir. Lorsqu'une puissance ei 0' • ^ sont donnés, il faut chercher le iK»^.

roues, et quel rapport il doit j ^^" chaque roue entre le rayon du p'P*^ , lui de la roue, afin que la puIssiDi^'' vaut appliquée perpendiculair«i0e^'^,^^ conférence de la dernière rooe, l<^ P^* soutenu.

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DE TECHNOLOGIE

qu'une puissance meut un poids per en de plusieurs roues, l'espace par- |)ar le poids est k l'espace parcouru puissance, comme la puissance au c'esi-è-dire que plus la puissance ande, plus le poids aura de vitesse et iquement. Les espaces parcourus par Is et par la puissance, sont entré eux 1 raison com^tosée du nombre des rems de la roue la plus lente, au noms révolutions de la roue la plus prompte la circonférence nu pignon de la & plus lente h la circonrérence de la I plus prompte. Lorsaue la circonfédu pignon de la roue la plus lente et ouference de la roue la plus prompte onnées, ainsi que la raison qui est les nombres des révolutions de laprede ces roues h l'autre, il &ut trouver :e que doit parcourir la puissance, [ue le poids parcoure un es^tace donné. son de la circooference.de la roue la Tompte h celle du pignon de la plus et la raison des révolutions de ces ainsi que le poids étant donnés, il 'OU ver la puissance. Dans les srandes nés où Ton emploie les roues dentées, s fait en bois ou en fonte. La circonféest alors garnie de filets parallèles à de rotation, lorsque les roues sont le même plan; ces filets, qu'on appelle , sont égaux et espacés sur deux roues ngrënent ensemble; et leur nombre, laque circonférence, est proportionnel ayons. Quant aux rouages en bois des les machines, on revêt les roues d'une de chevilles en bois ou en fer, qui ent lieu de dents. Comme la roue denl>rouve delà résistance et absorbe une 3 de la force motrice, on ne fait usage ngrenages qu'autant çu*on ne peut s'en r, et on évite de foire conduire une petite roue par une grande.

s roues hyarauliqueê se divisent ordiiraent en roues à aubes ou palettes; en s à aubes pendantes; en roues en des- & aubes courbes; en roues à pots ou à \$: et en roues de côtés. Généralement, it, afant de construire une roun hylique sur un cours d'eau, évaluer la ^ dont ce cours est capable, force qui od de la masse d*eau alDiiente et de la «e de sa chute ; et on ne doit jamais re de vue que la force motrice ne se smet pas intégnilement À la roue, atten- |u*une uartie plus ou moins considéra- ^M perdue ou absorbée par les résistan- Outre les espèces de roues qui vient d*èire mentionnées, il en est de nomi>es variétés parmi lesquelles nous injeroDs seulement les suivantes. La roue rUtote est un problème fameux de roécaiie, sur le mouvement d'une roue autour on essieu et dont» h ce que l'on croit, biole a parlé le premier. — La roue ion* est celle qui n est pas dans un même Q. — La roue de ekamp a ses dents peridicttlaires au plan. — La roue penique employée pour élever Teau. ^ La roue

DicTioMf4iaB DC TscnsioLooiB. IL

du potier est altribuée par Strabon et PlinOt au Scythe Anarcharsis, qui mourut environ cinquante ans avant Jésus-Christ; mais elle est évidemment plus ancienne, puisaue Homère en parle dans ses poëmes. — La roue d /eu est celle qui tourne avec une grande vitesse et vomit du feu. — Enfin, il y a la roue du carrier^ qui sert k sortir les pierres de la carrière: puis les roues du ckarpeur' iiert du coutelier^ du fileur dCor^ du /o6rtcafU de glaeee, du graveur^ du lapidaire^ du /oiimeiir, du vitrier^ etc., etc.^ ROUK D'ARPENTEUR. Voy. Podomb-

TBB.

ROUELLE (lonnell.). Se dit d*ua certain nombre de rangées de cerceaux.

ROUENNERIE. On comprend sous cette dénomination les toiles communes de coton« peintes, rayées et h carreaux, qui servent à rbabillement des femmes et où dominent certaines couleurs, telles que le rose, le violet, le lilas, et plus souvent encore le rouge. Ces toiles se fabriquent principalement à Rouen, d'où leur est venu leur nom; el cette industrie y fut créée, vers 1700, par un nommé Delarun.

ROUBT. Angl. spinningwheel; allem. rad.

Machine ingénieuse qui a été imaginée pour remplacer I usage du fuseau, qui offre aux HIeuses plusieurs inconvénients assez graves. On a aussi donné ce nom k diverses machines qui n'ont aucun rapport avec le rouet à filer. L*art de filer, qui remonte aux premiers temps de la société» a commencé par le fuseau, et le rouet n'a été inventé qu'en 1530. C'est k Rrunswick qu'un bourgeois, nommé Jurgen, com|)Osa cette machine, et, en ITTT, M. de Bernières ajouta ai\ rouet à pédale, une seconde tiobine, pour filer des deux mains k la fois. Le rouet k filer a pour objet deux fonctions distinctes : celle de tor* dre la matière teitile et de l'envidersur une bobine. Il se compose da quatre pièces <]ui sont le pied, ta roue, la fusée et répinglier. Les rouets faitif au tour ont deux manières d'être mis en mouvement. Tune en tournant la manivelle k la main, 1 autre» au moven d'une pédale qui se trouve placée au-dessous du rouet et qui est attacnée k la manivelle |>ar un bâton. On a aussi inventé un rouet portatif très-ingénieux, qui n'a guère au delk de 18 centimètres de haut. Deux roues de cuivre, dont la plus grande est k peine d'un diamètre de fcO millimètres et le plus petite de 10, sont engrenées l'une dans l'autre, et enfermées entre deux plaques de métal avec lesquelles elles présentent k pei* ne une épaisseur'de 10 k 12 millimètres^ La grande roue, k laquelle se rattache la manivelle, donne le mouvement k la petite qui porte la fusée et l'épinglief . Ce ronet peul se passer dm» la c«tnfure de la personne qui en fait nsage^ au meyen d'un petit pied d'ébène fixé k une queue du même bois» on bien on l'adapte sur une tablette. Une quenouille, proportionnée k la petitesse du rouet, complète cette gracieuse machine.

Le rouei hydraulique est un assemblage ue charpente, disposé circulaircment au som«

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met de Tarbre d'une machine» et dont la partie circulaire est garnie de dents qui s^engrènent dans les fuseaux d*une lanterne. On donne aussi le même nom h rassembla-

ge circulaire de charpente sur lequel on étalil, à chevilles, une plate-forme de planches, destinée è asseoir la maçonnerie d'un ])uitS9 id*une citerne ou d'un bassin. — Le rouet du serrurier est une garniture qui s'adapte aux serrures pour empêcher qu'on ne les crochctte. Elle entre dans le paneton de la clef, et elle est fixée sur le palatre. La tige de la clef passe au centre, elle en} est embrassée, et elle est ouverte vis-à-vis de l'entrée, afin de laisser passer la clef. — Le rouet de l'épinglier est semblable au rouet à tiler, si ce n'est, cependant, que la tète, placée an centre de la planche, peut s'avancer et s'éloigner de la roue, lorsque la corde, plus ou moins longue, le réclame. Le moule des têtes est attaché autour de la broche, et c'est sur ce moule que Ton tourne ces têtes à Taide du rouet. — Le rouet du boutonnier est aussi une machine h roue, montée à peu pi*ès comme le rouet h filer. Elle est garnie de deux poupées postiches où se trouvent arrêtées, en dedans, deux têtes de fer, dont l'une est percée au centre d'un trou rond et profond; et l'autre, d'un trou destiné à recevoir les ouvrages montés sur des broches. Le rouet du passementier est com|)Osé de trois roue^montées l'une au-dessus de l'autre, dans un châssis de deux montants soutenus sur leurs pieds. L'une d'elles se tourne à la main, sans manivelle, et est pourvue 'd^'iine corde qui répond à la noix d'une plus grande roue, dont la corde passe à son tour, «près s'être croisée sur deux petites molettes montées à des distances égales, sur la troisième roue, do moindre dimension, qui. est pleine et creusée tout autour comme une poulie; cette roue est percée, sur ses bofSds, de douze fentea placées toutes vis-à- Yis l'une de l'autre, afin de recevoir les petites broches de fer des molettes, et chacune de ces fentes est doublée d'une plaque de cuivre, destinée à la conservation de la roue. Les broches des molettes sont toutes courbées du même côté, et c'est dans ces crochets que Ton arrête le fil de soie ou de poil que Ton retord alors, comme bon semble, au moyen de la première roue. — Il y a encore les rouets on fileur d'or, du friseur de dran, du cardeur, du cordier, duboyaudier, de l'épicier, du mouiin, etc., etc.; et le même nom désigne aussi l'enrayurc de charpente, ronde ou è pans, d'une flèche de clocher ou d'une lanterne de dôme.

ROUET D'ARQUEBUSE. Petite roue d'acier qu'on appliquait contre la platine des arquebuses et de certains ^nstolets dont on faisait usage autrefois. Cette roue Cbt ^ percée d'un essieu- à son centre; puis à 1 extrémité intérieure de cet essieu, qui entre dans la platine, est attachée une chainette qui s'enroule autour de lui lorsqu'on le fait tourner et qu'on bande le ressort. Pour cette opération, on fait usage d'une clef où s'insère le bout esctérieur de l'essieu, et en

la tournant de gauche à droite, on bit t01l^ •ner aussi |e rouet, mouvement qui détermine la retraite d'une petite coulisse de cuivre qui est placée sur le bassinet, le même mouvement fait agir le chien, armé d'une pierre, dès que l'on presse la délenie avec le doigt, et alors il tombe sur le rouei d'acier, en faisant feu et le communiquant è Tamorce.

ROUETTE. Branche d^ saule, ionsaea menue, qui sert à faire des liens.

ROUGE (phys. , chim. , indusl.]. Du lalio ru&er. Une des sept couleurs primitives et h dernière dans l'ordre de réfrangibiiité, c'estè-dire celle qui a la réfrangibilité la moins

Srande. Cette couleur, qui est la plus Tire u spectre solaire, est celle aussi qui (ait éprouver è l'œil le plus de fatigue. Les substances qui fournissent le rouge, sont d'oQ emploi multiplié dans la teinture, où on les fixe sur les étoffes au moyen de mordants qui sont le muriate d'étain et d'alun, ou plutôt l'acétate d'alumine, l^ fameuse couleur frourpre des anciens était obtenue d'un mo!usque qu'on a appelé buccinium^ murtxtl janthinaf et que l'on péchait sur les côlesde iaPhénicie,de l'Afrique, de la Grèce, autour de quelques tles de la Méditerranée,etaiêD]e sur les côtes de France baignées par celle mer. Le réservoir de la substance colorante est dans la masse de chair qui forme le con, et cette liqueur a un aspect jaunfttre. Lorsqu'on y trempe un linge, cette teinte jauoltre devient verdfttre exposée au soleilt^t passant successivement par diverses nuBuces, elle arrive au violet et enfin au|K)UC' pre. Ces changements s'opèrent avec plus ou moins de rapidité selon l'intensité des ravoos solaires, et la chaleur du feu produit des effets analogues. Les Tyriens excellaieot dans l'art du teindre en pourpre, etHorsct appelle la pourpre la plus belle, hna Jynf. Lorsque Alexandre se rendit maître (ieSt:* ze, il trouva entre autres richesses, dansli citadelle, 5,000 quintaux de la pourpre d'flermion, qu'on y avait rassemblés pendant plus d'un siècle. Cette couleur était nsm chez les Hébreux pour les ornements Ju grand pontife et du tabernacle. Elle éiai^ aussi affectée particulièrement au véteroeiii dès Toîs de Perse ainsi qu'à celui deseaip^reurs romains, et aux robes prétextesdes premiers magistrats de Rome. Les femmes g* Pouvaient l'employer dans leurs habits. Les omains appelaient les pêcheurs de poorpre, purpurarii piscatoren; les teinturiersen pourpre, tinctores purpurarii f et les nuè^' sins de pourpre, officina purpurarica. [^ Pourpre.) Le fard dont les femmes font u>age pour colorer leurs joues, portail, daiu ranliquité, le nom de ptirpumm» et 1^ damos grecques et romaines en faii>aient uo« grande consommation, ce que Piaule a blâmé avec énergie. On le préparait avec uoe craie blanche très-fine, nommée cretaarg(^' taria, que l'on dissolvait dans une ton J teinture pourpre provenant de lerurochaude du murex et de quelques autres iuoh Ittsques.

DE TECHNOLOGIE

ROU

btient, en teinture, an g«Mid nombre ;es» dont les bases principales sont le on 9 la cochenille, la garance et le je. Le carmin f Tune des plus belles *s rouges, se prépare avec la coche- - Le rougn (TAindrinople est un pro- 9 la garance. ^ Le roeou est fourni frijca orellana, arbre de TAmérique )nale. — Le rouge d^ Inde ^ qu'on apussi rouge dCÂngleterre et terre de est un ocre rouge. — Le rouge de ne est donné par la plante appelée »u4i imeloritts, qui se cultive en

sur une vaste échelle. — Le rouge royeur se fait avec le bois de Brésil. •auge à polir se prépare avec des oxj^iges de fer, naturels ou factices, et I fait usage pour donner le (K)li aux [, h racier,aux pierres dures, aux » etc.

acides changent le noir, le bleu et le en rouge, et le rouge en jaune. Les font passer le rouge au violet ou au *e. Les matières terreuses et sulfureuvirennent rouges par Taction du feu, et noires à la longue. Tels sont la bri- I chaux. Tardoise, la pierre ponce, etc. rcure, le soufre, mêlés et placés sur i modéré, deviennent d*un beau rouans la môme condition, Técrevisse un rouge vif, tandis qu'elle devient si le feu est violent. [Lorsqu'on verse ide sur la dissolution bleue de tour- , celle-ci devient rouge; mafs un alïi rend aussitôt sa couleur primitive.

)rps lumineux parait toujours rouse, si xamiue à travers un corps noir. Eniln, isation du rouge n*est pas perçue par ;oup de gens qui ne voient jamais couleur que comme si elle était noire.

UGIE (teint.). La seconde des deux maations qu'on fait subir aux draps desti-

Técarlate.

^UGIR. Donner une façon anx cuirs, en appliquant un roage composé de bois résil et de chaux.

>VGISSURB. Se dit de la couleur du ouiouge.

>V1LLE (chim.). Du latin rodicuïa, fait 'odo^ ronger. Angl. nul; allem. rost.

ère de couleur rouge, plus ou moins 6e, qui se forme à la surface du fer, ]u*il se trouve exposé à l'action de lliulié et de l'air atmosphérique. Cette cou* colorée est un sous-carbonate de trito* e de fer, c'est-à-dire que le métal, souè la double action de Tfaumidité et de ygène de l'air, passe d'abord à l'état de )i>'de, nouveau cor|)s dont s'empare bient'acide carbonique de l'atmosphère. La naiion de la rouille est toujours acoooh* née de celle de l'ammoniaque • circonsce qui no laisse aucun doute sur la dou-

décomposition de. l'air et de l'eau. Anfois, on désignait la rouille par le nom de ron de nuire apéritifs et on en faisait ige dans quelques médications. On appli- Bit aussi le nom de rouille k l'oxvde njité Jv cuivre et à l'oiyde bydralé et car*

bonaté de plomb. La formation de la rouilTo a lieu avec plus ou moins de rapidité, selon les climats, et quelques contrées, telles aue l'Egypte par exempte , offrent k ce sujet des phénomènes assez curieux. On préserve»

pour une certaine durée, le fer de la rouille, au moyen d'un enduit de graisse ou d'huile. En Angleterre, on emploie dans ce but la substance huileuse qui est exprimée du caoutchouc, chauffé et soumis k la presse; mais depuis qu'on a recours au galvanisme^ il semble que les résultats donnés par lui sont Jusqu'à ce jour les meilleurs.

ROUILLURE. Angl. ruitinea :Bl\em. verrosten. Effet de la rouille.

AOUIR. Angl. retting: allem. ràHen. Se dit de l'action d*qpérer le rouissage.

ROUISSAGE. Angl. tao/ertn^; Allem. «hiseerrôsie. Préparation que l'on fait subir au chanvre avant de le broyer. Elle s'opère communément par une immersion dans une eau stagnante ou dans une eau courante; mais

auelquèfois aussi on la pratique au moyen ela rosée, ou bien en enfouissant le chanvre dans de grandes fosses que Ton creuse dans le soi et que l'on recouvre d'une couche de terre. On donne, le nom de rouioir au lieu où cette préparation s'accomplit. C'est une fosse d'ehiriron T k 8 mètres de longueur sur & k S de largeur, et un peu plus de 1 mètre de profondeur, aue l'on remplit d'eau. Souvent le routoir n est qu'un simple fosstf pra* tiqué au bord d'une rivière; ou bien encore, , au mépris des ordonnances, le lit même de la rivière sert k rouir. Lorsque le rouissage s'effectue dans l'eau ^ on dispose les javelles de chanvre les unes sur les autres, et on les recouvre de planches que Ton charge de pierres. On les laisse en cet état jusqu'k ce que l'écorce qui doit fournir la filasse se dér tache avec facilité de la chènevotte qui est au centre , ce que l'on reconnaît en exami* nant si cette écorce cesse d'être adhérente. Lorsqu'elle se détache aisément, on reiire les javelles du routoir. L'opération du roui.<(sag6 dispose non-seulement la Ulasse à quitter la chènevotte , mais elle affine aussi cette filasse. Il est imprudent de laisser le chanvre dans l'eau pendant une durée trop considé* rabic, parce que alors il sa pourrit et la filasse perd toute .sa force. D un autre côté , s'il ny séjourne pas assez longtemps, l'écorce ne peut se détacher de la chènevotte , la filasse est dure, élastique et ne peut s'afffner.

Le bon rouissage dépend de diverses circonstances. D'abord de la qualité de l'eau. Le chanvre est plus tôt roui dans l'eau dormante que dans celle qui est claire. Il rouit avec plus d'activité auand il fait chaud que lorsqu'il fait froid, celui qui a été cultivé dans une terre douce , qui n'a point souffert de la disette d'eau , et qui a été recueilli nti peu vert, est roui avec plus de promptitude que celui qui a cru dans une terre forte ou sèche et qu'on a trop laissé mûrir. Au surplus, on pense généralement que le chanvra qui reste peu dans l'eau, donne une filassa meilleure, ce qui fait que l'on préfère rouit

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DICTIOMNAIRE

ROt)

iiar on temps chaud que par un temps froid. On fait passer, h certains intervalles, dans le routoir^un filet d'eau qui empêche que celle de la fosse ne se corrompe , et Ton évite de mettre le chanvre k rouir dans les eaux qui «ont remplies d'insectes, parce que ceux-ci roupent le chanvre. Lesrouioiis ne doivent passe placer dans le voisinajje des maisons, attendu que les miasmes qui proviennent du rouissage pourraient exercer une influence fâcheuse sur ceux qui s'y trouveraient exposés. On sait en effet que les végétaux, mis en macération dans une petite' quantité d'eau, contractent promptement,eti)ar suite de la décomposition, une odeur fétide qui. provient des fluides élastiques auxquels cette décomposition donne naissance, tels que l'acide cart>onique, le gaz oxyde de carbone, l'hydrogène carboné. Quand on a retiré le chanvre du routoir, on délie les javelles pour les faire séclier au soleil, et lorsque la dessiccation est convenable, on le remet en iavelles pour le renfermer jusaa*à ce qu on veuille le tiller ou le broyer a l'aide de la machine en bois destinée h cet usage. Le chanvre femelle fournit de la filasse plus grossière et plus rude aue celle du chanvre mAle, parce que, dans l'intérêt de la maturité du fruit, on le laisse plus longtemps sur pied.

Les procédés de rouissage qui viennent d'être indiqués, sont ceux dont l'emploi «est le pins général ; cependant les routoirs è eau stagnante étant un foyer d'infection et d'insalubrité pour les habitations voisines, «t le rouissage ne s'opérant qu'avec lenteur «dans les routoirs à eau courante, on a cherché à se procurer des- moyens plus satisfaisants, et parmi ceux qui ont été mis en pratique, nous signalerons les suivants : l'on plonge la plante textile dans des cuves remplies d'eau liède à 33* environ, ce qui en détermine promiUement la fermentation, et le rouissage est a son terme quand celle-ci a complètement cessé. 2* On met la plante dans une cuve où l'on fait arriver, entre les tiges, de la vapeur qui s'y condense et les désagrège; alors un trop plein enlève l'excès de liquide et donne lieu à un lavage continu; k la sortie de la cuve, les tiges sont soumises è la pression de cvlindres qui bâte la dessiccation, et elles achèvent de sécher dans une étuve. 3* On plonge la plante dans une lessive de carbonate de souae, puis dans une eau aiguisée d'acide sulfurique; les fibres 80 séparent parfaitement, et le blanchiment l'opère au moyen du chlore. La filasse ob* tenue par ce dernier procédé offre la l>lancbeur du coton ; mais après cela elle est dépourvue de fa résistance qui existe dans les filasses que donnent les autres procédés. On doit aussi k M. Laforesl une machine, nommée broie mécanique rurale ^ avec laquelle on peut préparer les chanvres, les lins et autres plantes textiles, sans rouissage ni

Procédé chimique; mais cette machine, dont usage paraît peu réfiandu, réclame* sans doute des améliorations.

On donne le nom de cMnevoUee aux dé-

bris de la tige dont oo a isolé les %r tiles par le rouissage. Ces détirts A' - -1 communément qu'au chauffage oi ; des allumettes; ce|)endant« aa .

Proust, si on les fait calciner ee u -^ clos, ils fournissent un charbon qi .

la préférence sur tous les autres j brication de la poudre k tirer.

RODISSOIR. Angl. reiiinç pkn hanfràite. Se dit quelquefois fKMt " *

ROULAGE. Ce nom se donnait 9ic une certaine corporation qu'on cr « sur les ports pour décharger les u -* les t)ateaux, et rouler k terre on « * magasins, les marchandises qoe ccck.

les embarcations. Les membres ^. < corporation avaient k Paris des âroih * culiers qui leur avaient été aUribiié> w ordonnance en date de 16il. Aa;«.^ le mot routage s'applique unique:

l'industrie qui a pour oliîel le trao»- terre des menbles, effets ou niard»

Cette industrie, qui doit remontff .*.

sairement aux premiers âges de U rtion, s'est progressivement pcffr«:

avec la civilisation elle-même» et sol^ nisation varie suivant les pays, c'e^^ suivant le plus ou moins de bciltté ikt de communication, ou les condiiiec.

plus ou moins favorables à son a' Ainsi, par exemple, les moyens de tn employés dans les steppes ou mèiae < routes de la Sibérie, sont soumis k ^r tacles, k des inconvénients qui ne ^ sentent pas dans nos contrées. Il i^' possible d'employer dans ces dfe^t ces routes privées d'entretien, desioc réguliers, et le nombre de cbevaui <* saires augmente avec les difficultés «.• difficultés qui se renouvellent incessi::^ Dans quelques |)ays, il devient bIj^' possible de iSoiire usage du cbario: f transport, et les chargements doivti H divises sur le dos d on noml>re . i ' moins considérable de liétes de sooti ce sont des chevaux, des mules oo dr* ' que l'on emiiloie k cet usage, ici do ••" ou des buffles, ailleurs des cbamra-i dromadaires et quelques autres qo»*'»

des d'une force bien inférieure. c'<* peuples qui ont donné des sois» i^^^^^ ues voies de communication, dooi ^ mins sont toujours parfiiiteaieoie&'.rY.

et chez qui l'art do charronnage i bprogrès, le roulage s'effectue au o^ - ' chariots ou de charrettes de grande» •sions, attelées de cinq, six et boit cU' et portant d'énormes ()oids.

En France, on distingue le roula§f •' fioire, et le roulage atcéléré. Dsoi •• mier, on emploie communément us^ * rette k roues de 17 centimètres d« ^' déjante, qui pèse 6,0Û0 kilograouD^ gement et vénicule compris* et it^ ' tesse est de 4 k 5 myriamèties fs'/^ L'attelage du roulage accéléré tsx^ki^' chevaux; il est suivi d'une voitoncheval, avec un seul eondorteor \^ deux; et lait de 8 k 9 myriamètn» f«/-

ROI

Dfi TECHNOLOGIE.

ROU

rel de 1806 avait eu pour but (renier les larges jantes, tandis que l'ornce de 1837, au contraire, a eu fk)ur le supprimer celtes qui dépasseraieni timètres. Outre la question d'intérêt 3s ex(iloiteurs, il s'est présenté celle )ir si les gros chargements nuisaient lient aux routes. Selon les observae Mac Adam, la bonne consofTation ^iniiis dépend uniquement des soins leur donne, ia considération des ma-

y entre pour peu de chose, et ils ne Il être détruits par les roues des voi- Il y 8 donc possibilité, malgré le poids >mbre de.^ voitures, d*avoir de bonnes

fermes et sans ornières, c'est-à-dire ut Tart consiste dans une première iction bien entendue, et dans un en-

constant. En Bel^iaue, où Ton tolère Js bien plus considérable qu'en Frao** ; routes n'en sont pas moins d'une

et d'un niveau remarquables. Les s de vérification, dans notre législau roulage, re^iosent encore sur les à bascule, quoique les agents supé-

aient eux-mêmes reconnu que ce d*exameQ est en général un instrude fraude. Cette vérité est tellement ï en Angleterre, qu'en 1833, un cole la Chambre des communes réclama tiori des machines è peser, et qu'elles peu près disparu aujourd'hui crans ce

roulier est celui k qui sont confiés le lie et son chargement. De quelque maque le transport ait lieu, il est lobjcft 'ontrat de louage entre celui qui cxet celui qui s'oblige k porter a desti- 1. L'un s'engage à {layer le prix, l'au- 3t)érer le transport moyennant la somonvenue. Cet engagement réciproque instaté |)ar une inscription, soit sur le re du ruulier, s'il agit iiour son i^oraple ulier, soit sur celui de la maison de ge qui se charge de l'exiiédition, et par ulletin de dépôt remis a l'ex^téditeur.

ntrepreneurs, quels qu'ils soient, sont nsables des bertes ou des avaries encelui qui a fait dépôt. Le roulier est

{lar le fait l'intermédiaire entre l'exf^ér et le destinataire; mais le transport ssite le plus souvent le concours de eurs personnes, puisque le commislaire qui reçoit ne trans|K>rte pas toui directement jusqu'à destination les s expédiés, et qu'il faut alors qu'il ait iirs k plusieurs intermédiaires pour que contrat soit exécuté. Le roulier est toui porteur d'une lettre de voiture, datée, mentionne les noms et domiciles du missionnaire, du roulier, de l'expétliet du destinataire, ainsi que la nature, Dîds et les marques et numéros des ol>transportés. S'il s'agit de vin, il se muruQ congé, et enfin il se procure toutes Mèces qui lui sont nécessaires pourqu'il ait aucun obstacle k la circulation de

rhafK^Qient. Comme la réception des îta et le |)ayemept de la lettre de voiture

éteignent toute action eontrelecommlsaionoaire ou le roulier, suivant l'article 105 du Gode de commerce, le destinataire doit s'assurer, avant d'accepter l'une et de satisfaire k Tautre, que les colis qui lui sont présentés sont en bon état et ne laissent soupçonner aucune avarie intérieure. SMI y a refus de réce|)tion, ce.jrefus est constati^ par le ministère du juge de paii ou du maire* qui ordonne le dépôt ou le séquestre; et le procès-verbal dressé devient alors la hase sur laquelle s'appuie ultérieurement la décision des juges.

ROOLAISON. Ensemble des travaux qu'exige la fabrication du sucre.

ROULE (eaux et for.). On appelle boh rouUi^ ceux qui ont des fentes intérieures et qui sont circulaires, selon le contour des couches ligneuses.

ROULEAU. Pièce de figure cylindrique qui reçoit dans plusieurs cas une autre dénomination, et oont l'emploi est très-répandu dans les fabriques. C'est sur des rouleaux que les manuracturiers d'étoSës dressent leurs chaînes de laine, de soie, de fil, de poil et autres matières. Chaque métier n'esl ordinairement pourvu qne de deux rouleaux; mais celui des gaziers en a trois qui se nomment ensubleaux. Le rubanier a un rouleau placé sur le devant de son métier, et c'est sur lui que glisse l'ouvrage k mesure

au'il s'accomplit. Les calendret ou nuichines» eslinées k lustrer les étotfes sont particulièrement composées de deux rouleaux^ entre lesquels passent ces étoffes. — Dans le monnayage, oo donne le nom de rouleau à deux instruments de fer destinés k tirer les lames d'or, d'argent ou do cuivre, dont on fait les flans des pièces que l'on fabrique. — Les rouleaux de l'orfèvre sont dés espèces d'S qui ornent le commencement de ki crosse an-dessus du fleuron ; cenx du bijoutier sont des consoles en or ou en argent qui seplacent dans le corps des bagues, près de I» tête. — Le rouleau de l'horloger, qui s*emploie dans la fabrication des grosses horlo-» ges, est un corps cylindrique, autour duquel s'enroule la corde qui élève les |)oids. — Letournebrocbe est muni d'un rouleau sur lequel on dévide la corde. — Les images,, les estampes et les tailles-douces s'impriment en passant entre deux rouleaux la planche* de cuivre gravée et le papier humide qui doit en recevoir Timpression. — Le rau/eau à couler 9 dont on fait nsage dans les manufactures de glaces» est un gros cvlindre de fonte qui sert k conduire la matière liquidejusqu'au bout de la table sur laquelle on coule les glaces. — L'artificier donne le non^ de rouleau, au moule avec leqqel il confectionne ses cartouches. — Les rouleaux du charpentier, du tailleur de pierre et du mai^ brier, sont des cylindres de bois qu ils placent successivement en avant des pièces qu'ils veulent conduire k pied d'œuvre. Lorsque les fardeaux sont d'une grande dimension, on fait usage de rouleaux faits de bois assemblés k cntr^-loises et garnis de larges ct^rcles de fer aux deux extrémités. Àla (us«

DICTIONMAIRE

ROU

taoee de 82 centimètres de ces extrémités SA trouvent deux ou quatre mortaises percées d*outre en outre, lesquelles reçoivenlde longs leviers qui font avancer Tappareil. -^ En termes de cirier, le rouleau est une planche de noyer garnie de deux fiches qui lui servent de poignée, et c'est avec lui qu'on arrondit les pièces. -^ Enfin, il ^ a les rouleaux du mercier, de Téperonnier, du fondeur ensable,du potier, du raffineur,etc.,etc« ROULEAU (arcbit.). Cylindre d'un poids plus ou moins considérable qui sert k a|»lanir les gazons et à briser les mottes lorsque la terre est sèche. Selon sa dimension, il est conduit simplement k la main ou par un cheval. ^ On nomme aussi rouleau, eu termes de jardinage, les enroulements d'un parterre,

ROULEAU (impr.). Morceau de bois rond sur lequel est roulée la corde qui fait mouvoir le train. On donne aussi ce nom k une sorte de cylindre élastique qui remplace les balles

ROULEAU A SEGMENTS (agricult.). Il est divisé en cinq parties formées chacune d'un segment de cvlindre, soit en bois, soit en fonte ou en pierre, creusé en son milieu et portant une boite en fonle ayant environ une épaisseur de 2 centimètres de paroi sur Iji d'ouverture. Ces segments sont enfilés dans un essieu en fer qui s'appuie sur le' châssis et l'appareil, et peut tourner aussi dans les coussinets sur lesquels il repose; d'où il résuite que lorsque le rouleau est en activité, il y a a la fois roulement et frotte* ment dans fe même sens. Les serments mis enjeu suivent toutes les inégalités du terrain* formant chacun à part, en quelque sorte, un petit rouleau de 50 centimètres de diamètre.

ROULEAU CROSSKILL (agricult. }. Ce rouleau, qu'on appelle aussi rouleau orûemotletf est composé de roues de fonte dont le nombre s'élève de 17 k 23, et dont le diamètre est de 60 k^ centimètres. Elles sont dentelées k leur circonférence; s'emmanchent les-unes k côté des autres dans un axe commun; et chacune agissant isolément, quoiçiue toutes soient soumises k la môme traction, il s'ensuit une sorte de diailocatiou générale qui s'oppose aux engorgements.

Ce rouleau présente un poids considérable, et son action est analogue k celle que produirait le piétinement d'un troupeau de hôtes ovines.

ROULEAU LAND-PRESSER (agricult.).

Cet' instrument, dont on fait particulièrement usage en Ecosse, est composé de trois roues détachées qui, après qu'elles ont fono ttonné et pressé la semence, laissent subsister sur le sol des raies qui fpnt croice que le grain qu*on a semé k la volée Ta été en lignes.

ROULER. Arrondir le plomb dans le moulin, en l'y remuant avec vitesse.

ROULER (impr.). On dit qu'une presse roule^ lorsque le tirage se continue sans interruption. Le môme mot s'emploie pour exprimer que l'ouvrier imprimeur iraTaille

trop vite et sans soin. Cet ouvrier reçoit aussi le nom de routeur.

ROULET (chape)l.). Fuseau de boisdoDl on fait usage pour fouler les chapeaux.

ROULETTE. Machine roulante dans laquelle on place debout, un enfant qi>i ne sait pas encore marcher, en le faisant entrer dans un trou rond pratiqué dans la tablette supérieure de la machine. Le dessous de chaque pied de celle-ci est armé d'une petite roue de bois, de cuivre ou de fer, roulant dans tous les sens pour suivre les mouvement de l'enfant, qui se trouve ainsi soutenu 1>endant (^n'il apprend k marcher. — Petit itfort bas qu'on peut placer sous un srandiit. —Partie du métier k bas, qu'on appelle aussi curseur. — Petites roues encuir,recouTerte8 de drap fin dans leur circonférence conieie et montées sur des manches de fer, et itoarchettes , qui servent dans l'impression des gravures sur la faïence et la porcelaine. - Marteau de tailleur de pierre a fusil.

ROULETTE (rel.). Angl.ftootétnrfer'iro»; allem. rolle. Petite roue en cuivre gravée en relief sur sa partie cylindrique, et montée sur UR mancne en fer et k lourchetle» afin de lui donner la facilité de tourner.

ROULEUR (briquet.). Ouvrier qui Iran»porte dans une brouette la terre préparie pour faire les briques.

ROULIÈRE (cost.). RIouse de roulier.

ROULOIR. Angl. roll; allem. ««uyfrûw».

Outil dont les ciriers font usage pour rouler sur une table les bougies et les cierges. - Cylindre dont on se sert pour effacer les plis de la toile. —Rouleau d'un métier à ba^ sur lequel l'ouvrage s'enroute à mesura qu'on le fabrique.

ROULON. Angl. ttep: allem. sprout. Petits barreaux ou échelons d'un rAtelierd'^iirie, quand ils sont faits au tour, en manière debalustres rallonj^és, comme cela se pratique dans les écuries construites lavec soiD — Se dit aussi de petits balustres des bancs d'éfflise

ROUPIE (monn.). Monnaie des Indes, dont la valeur varie suivant les lieux. La roune d'or du Mogol est de 38 fr. 72 cent.; ce « de Perse, de M fr. 75. La roupie d'argenldi Mogol vaut 2 fr. 42 cent.; celle de Madrt> 2fr. M; celle d'Arcale,2 fr. 86; celle f Pondichéry, 2 fr. 42; celle de Rengale.ïfr- 75; celle de Sicca, 2 fr. 52. Les roupies de k abassis valent 4 fr. 90 cent.; celles de deiu abassis, 2 fr. 45. .

ROUSSARLE (comm.). Atelier où IW' me les harengs.

ROUSSET. Filet avec lequel, à Calais, ^fl 4>6che des chevrettes ou crevettes.

ROUSSISSAGE ( manuf. ). Action de »

dre les étoffes d'une couleur rousse.

ROUTE (ponts et ch.). Du latin roio, roof- Dans les essais comparatifs faits par lecoœjde Rumford, il a trouvé que les tirages n^ cessaires sur différentes isortes de rooi^ étaient représentés moyennement de la O'^' nière suivante :

Sur uD pavé ordinaire

gur une chauBsét d'em(pierrsi&eat

RGB

3or one route sablonneuse $ur une roule irès-sablonoeuae >ur une roule de sable fin.

Sur les cailloux nouvellemeot posés

DE technologie:.

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