RUB
8Sr
ir détruire Teffei nuisible du frolte« sur les routes, il faut en rapprocher la ^es autant que possible de l'élat poli, |uoi on parvient assez facilecnent par le tlamisage soumis au rouleau coinpresde Schatenmann.
lUTOIR. Angl. retting-pool ; 9A\em. ràu6e. Lieu ou l'on fait rouir le chanvre, quelque endroit que suit le routoir, et es eaux soient stagnantes ou courantes, . essentiel, selon l^bbé Rozier, de planes arbres autour, particulièrement des liers.
lU VERIN (métallurg.). Sorte de fer mou >cz tenace, d'une couleur foncée et sans . L.es fers rouyerins se traitent assez à froid, mais se soudent difficilement nt cassants h chaud. On ne les emploie e que pour la fabrication des objets si ers, tels que les rails, les barreaux de Bs, etc. Ces fers contiennent du soufre u cuivre.
)YK. On nomme ainsi, à Calais, une e de filet qui, étant jointe è d'autres piè- ;eoab*ables, forme unetessurede manels.
[JABLE(agricult.'). Nom que Ton donautrefoisà une pelle dont on faisait usage r ramasser le blé qui venait d'être battu. DB. Foy. AuBBio.
UBACB. HUBACELLE OU RDBICELLB.
ilK). Espèce de rubis, d'une couleurclaire. UBAN (manuf.). Du latin rubevu^ rouge.
;1. ribbon: allem. band. Le ruban est un u très-mince, qui sert è divers usages, se fabrique avec différentes matières, es que Tor, l'argent, la soie, le fleuret, aine et le fil. Il y en a d'uni, de façonné, eux endroits, è un ^nvers, de gaufré, à eau, do double en lisse et de simple, et toutes sortes de dessins. Il en est qui Dt pas au delà de <^ à 5 millimètres, urne les rubans anglais qui servent è bror et à faire des signets ; d'autres, au conire, ont une largeur qui dépasse 1 itéciitre,tel5 que les cordons d'ordre. L'emploi s rubans remonte è la plus haute antiiié : ou les voit retenir les sandales des îui égyptiens et la mitre des Pharaons, indre le front des pontifes hébreux, se mèr aux tresses do la chevelure des femmes ives et grecques, et orner la chaussure des lifs, des Grecs et des Romains. De nos tirs, ils flottent avec ma^sté autour de nos inies bannières, ils décorent nos temples, s rehaussent Télégance de nos ameuble- ;ents, ils brillent au milieu des plus riches irures, partout enfin où ils apportent leur ^lat« leurs nuances variées, leur fraîcheur, s font nattre le sourire et souvent la >uange.
On appelait autrefois les rnbaniers ou-riffs de la peUU noveZ/e, pour les distin- ;uer des lissutien en drap d'or, d'argent et le soie, qui étaient désignés sons le nom roNffier^df la grandi navette. Les premiers
statuts relatifs à la profession de rubanier datent de 1U)9, sous Chailes VI, et ils furent modifiés sous le règne de Louis XII, de Henri IV et de Louis XIU. La . corporation était administrée par quatre jurés ; 1 apprentissage durait quatre ans ; le compagnonage quatre autres années; et, après ce noviciatt celuf qui prétendait à la maîtrisa, ne pouvait l'obtenir qu*en produisant un chefd'œuvre de rubanerîe. Paris comptait au delà de 700 maîtres rubanicrs. La rubanerie est séparée actuellement en deux divisions : la' premièrei*'ditèpe^t<e rubanerie^ se compose des rubans de hl et de ceux de laine, de coton et de filoselle; la seconde,, appelée grande rabanerie^ ne comprend que les rubans de soie et ceux où l'or et Targeot se mêlent à la soie. En général, les procédés de fabrication pour les rubans sont analogues à ceux des étoffes de soie. Il y a des métiers de rubanier à haute et basse lisse; des métiers à la Vaucanson et à la Jacquart ; des machines mues par la vapeur; d'autres qui sont hydrauliques*; et des mécaniques à la barre, qui font à la fois 10, 12, 25 et même 36 rulians, ce oui permet à un seul ouvrier d'acccmiplir l'ouvrage de vingt. Les moulins è crêper sont montes de la même manière que ceux à organsiner et d'après le système de Vaucanson.
Quoiçiue l'on ne soit pas exactement fixe sur l'origine de la rubanerie en France, on sait cependant, outre la date des statuts que nous avons oités plus haut, qu'un règlement do 15^0 détermine les droits a percevoir sur les* rubans. La rubanerie de soie fut primitivement établie àLyon, puis transportée à Saint- Chamond et à Saint-Etienne; et, vers le milieu du XVI* siècle, on construisit, dans la première de ces villes, des moulins à soie, dits moulina à la bolonaUe^ lesquels se répandirent bientôt dans tout le Midi, où déjà la culture du mûrier faisait de rapides progrès. En 1605, la ville de Saint-Etienne avait pris un tel développement dans la rulia-> nerie, que les ouvriers purent fonder une confrérie. La révocation de Tédit de Nantes transporta cette industrie à Spitalfields, en Angleterre, puis àBflle, en Suisse. En 1786, la rubanerie française, et princi|»alement celle de Saint-Etienne, approvisionnait l'Europe et les colonies de toutes les nations; mais cette brancha de commerce se ressentit, comme toutes les autres, des perturbations de 1793, et ce ne fut qu'en 1800 qu'elle se releva avec une prospérité remarquable. A cette époque, en effet, les seuls ouvriers de Saint-Etienne étaient au nombre de 25,000. Jusqu'en 1817, les rubans de soie n'avaient pas été teints en pièce, mais tissés avec des matières qui avaient déjà subi la teinture. Alors fut inventée, à Saint-Chamond, une nouvelle fabrication de rubans et autres tissus de soie, en deux ouvraisons, dans la>|uelle la teinture fut donnée après la première et avant la dernière de ces deux ooérations. Ce genre de tissu obtint une irès-
Srande vogue, qu'il dut surtout à l'emploi u système Jacquart. La. qualité de soie
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que l'on nomme orgamint forme la cAata^,
3111 doit 6tre d*unappr6l plus forcé que cefui e la trame.
L(*5 rubans le plus généralement fabriqnési f;^ont le ruban nni;ie ruban è effets d'armures; le ruban h dis|>osi(tons, ourdi en soie de plusieurs nuances: le ruban broché et façonné; le ruban chiné et façonné; le ruban Telouté» uni et façonné; le ruban anglais; le ruban dentelé et à franges; le ruKin gaze; le ruban marabout; le ruban gaufré et imprimé; le ruban gros de Tours et satin ; ejt le ruban en même temps gaze unie, à dispositions et k jour.
Les rubans unis se fabriquent à la mécanique; ceux k effets d*armures sur le métier k la Jacquart ou k la ligature. Le dessin de ces rubans figure des carreaux, des points, des rajrures, des losanges, des cannelures, etc.; il V a l'armure taffetas, far* mure sergé et rarmure satin. Le rutuin tissé en taffetas se faorique sur le métier k la barre; les brochés façonnés sur celui k la Jacquart, Les rubans k diS[K)sitionssont ceux qui offrent plusieurs couleurs : on les fabrique sur les métiers k la basse ou k la haute lisse. Les rubans chinés ont leur chaîne teinte après Tourdissage et se font sur tous •les métiers k velours avec deux chaînes : Tune forme le tissu de Téloffe, Tautre devient le poil qui constitue le velours. Ceux qui ne sont veloutés que dans quelques iiarties seulement, se tissent sur le métier k la Jac-
Soart. Les rubans anglais se font k la chaîne *or^nsin, mais k trame d'une aoie de Chine particulière, écrue et de qualité supérieure; ces rubans sont cylindres avec précaution, ;ce qui leur donne le brillant qui les fait rechercher. Les rubans dentelés etkfran-
Ses tirées sont ornés, au delk des lisières, e fietits bouts de soie saillants, nommés deniê de rat^ qui se font en même temps que le tissu; le ruban dentelé se fabrique •ur tous les métiers; celui k franges tirées se fait sur le métier k la Jacquart ou celui à la ligature. Les rubans de gaze se Jabriquent sur le métier k la Jacquart, et le marabout est le plus beau des rubans de cette sorte. Le ruban gaufré est celui sur lequel on imprime des ornements de fleurs, d'oiseaux, des ramages ou des grotesques. Pour obtenir des rubans de ce genre, on se servit d*abord de fers ou de plaques d'acier 'çravé; puis, en 1680, un nommé Chandelier inventa une machine semblable au laminoire dont on fait usage pour aplatir les lames de métaux, machine dont deux cylindres d'acier forment les princi|iales pièces; des.fi;;ures sont gravées sur ces cylindres, entre lesquels, lorsqu'ils sont chauffés, on &it |)asser les rubans qui se
Kafrent alors et reproduisent les dessins, ruban de satin est celui que Ton fabrique k la manière du satin. Le ruban imprimé se travaille comme les étoffes imprimées. Les rubans galons, qui servent à border les meubles, sont fabriqués avec un organsin commun pour la chaîne, et une trame moins fine que celle des autres rubans. Les padous
doivent leur nom k Padoue, ville d'Italie où ils furent inventés.
Au sortir des mains des ouvriers, les rubans n'ont pas encore l'apparence agréable qui en favorise la vente : ils sont soumis, pour l'obtenir, k diverses préparations, telles que Vémauekeiage^ le iécaupagt^ le €iflifidraget le moirage et le gaufrage. Dans les rubans, les largeurs sont indiquées fn des numéros, depuis 1/2 josqu'k IL
Les rubans de fil, dits rouleaux, se fabri-
Îuent en Franc>» k Bernay, k Drucoert, ï hiberville, k Forges et dans le pays de Caux. Il vient aussi des rubans de fil de la Hollande, de la Belgique, et la vallée de Barmen, près d'BIberfeld, eu a des manufactures considérables. Les rubans en fil roux, nommés ekevillUreif se font k Ambert, Courpière et Saint-Anlhème, en Auvergne.
Les rubans de laine, appelés gahnit se fabriquent aussi en Auvergne et en Picardie, surtout k Amiens, Quevauvilliers, Moliena- Ïe-Vidame et Poix. Les rubans de boarrede soie, nommés padouSf se font k Saint^Etienne et k Saint-Cbamond. On tire aussi des nibans de diverses sortes de la Flandre, de la Hollande, de l'Allemagne et de la Suisse : le canton de Bftie, lui seul, a plus de 800 métiers en activité.
il se vend une grande quantité de robans aux foires de Francfort et de Leipsig;Sa)nl- Pétersbourg en achète beaucoup et des plus beaux; les qualités inférieures se placent en Italie, en Espagne et en Portugal; les Etats de l'Amérique méridionale, ainsi que l'Inde font une grande consommation denbans unis et de petits façonnés; la France, enfin, expédie des rubans en Angleterre, el l'Angleterre en fournit k son tour à ta
RUBAN (archit.). Ornement en forme de ruban tortillé, que l'on taille dans les ba* guettes et les rudentures.
RDBAN (arqueb.). Lame de fer au*OD tord en spirale pour former le canon d'on fusil de luxe.
RUBANË (arqueb.). On appelle eaimm nbMéf le canon de fusil fait d*un mban di métal.
RUBANERIB. Angl.n'frèofweeovtfijr; allem.
bandteebereû Fabrication et commerce des rubans.
RDlBANIER. Angl. ribbonweavur; allem.
èofidiaeAer. Celui qui fabrique ou qui fait le commerce des ruiMns.
RUBAT (agricult.). Sorte de rouleau è dépiquer le grain, dont on fait usage dans le département de la Haute-Garonne.
RUBBIO (métrolog.). Mesure du royauine Lombard- Vénitien, usitée pour les bailes* et qui équivaut k 21 kil. 8(. —Mesure à($ Etats de l'Eglise pour les matières sècbesi valant 9Sk lit. U. — Poids du duché de Parme, qui vaut 9 kil. 16.— Poids du royautoï sarde, qui correspond k 9 kil, 12. —Mesure du même pays, pour les liquides, qui cor* respond k 9 lit. 39.
RUBINE (chim.). Nom que l'on donnait autrefois k plusieurs sulfures métalliqoA
RUC
DE TBCBROLOCIE.
nos
i oit artiSciels, k cause de leur couleur .»« La Tiêbine d^mnenie tsi \e réatgar; Va le {forgent^ Targenl ronge; la rubine '«• le sulfure de zinc rouge; et la ru^ d'aniimoinef le sulfure d'antimoine, ns par fusion dans dn protoiyde d'anine.
BIS (lapid.). Du latin rubeut^ rouge.
. ruhy; allem. rubin. Nom donné à pm- *s pierres précieuses, plus on moins iparentes, de comiiosition diOérente,
|H>ur la plupart d'un rouge plus ou ks vif. L'espèce la plus recherchée est le \ spinelh^ pierre essentiellement come d'alumine et de magnésie, très-dure, m lous les minéraux à l'exception du lant et du corindon; c'est le seul Yrai »; et l'on en distingue trois variétés : le 9 spineUe poneeau^ d'un beau rouge lément orançé; le rubi$ balaie^ d'un rouge ; et le rubu cow/eiif de vinaigre. Le spii« qui est très-rare, est toujours d'un volume; il ne se froufeque dans l'Inde «niculièrement dans l'Ile de Cejlan;
la pierre précieuse la plus chère après iamant; c'est-è-dire qu'elle vaut environ fr. le karat ou 919 milligrammes. Après ^înelle, viennent le rubis oriental^ qui m corindon vitreux d'un rouge cocbe- } et d*une grande dureté; le rubi$ du it/, variété de topaze de couleur rose; le im de Hongrie^ grenat rouge violacé; le \m de Bohême^ autre grenat d'un rouge de ; le rubiê occidental ou pseiido-nibtf , qui quartz hjalin rose ou rouge; et le mots hbérief sorte de tourmaline d'un rouge noisi. On étend aussi le nom de rubis k
pierres précieuses qui cependant n'ofu aucune teinte rouge, générale, et tels t entre autres le rubis btanef qui est le indon hyalin incolore ; le rubis lopaxe, ou indon-vitreux jaune et rouge; le rubis «a* r, qui est rouge et bleu ; et le rubis vert^ i est l'émeraude. On sait que tes anciens ribuaient au rubis la propriété de résister venin, de préserver de la peste, de bannir tristesse, de réprimer la luxure, et de déirner les mauvaises i^ensées. Si cette 'rre venait k changer de couleur, c'est 'on était menacé d'un malheur prochain.
Us elle reprenait sa nuance et son éclat ^ que l'événement était accompli.
RUBRIQUE (cbarp.). Du latin ruArtca, ttge. Sorte de craie ronge dont les cbarniiers frottent la corde avec laquelle ils arquent ce qu'ils veulent Ater des pièces ) hois mrils ont k équarrir.
RUCHE. Du latin barbare rusea. Sorte de inier en forme de cloche, où l'on met les oucbes k miel, et que Ton fabrique ordilirement avec de la paille de seigle, ou du me, do l'osier, etc«, on en fait aussi en bois t ea verre. On appelle ruche à cloison ^ Bile qui est composée de plusieurs cloisons orizonlales, percée de trous pour donner >^Mge aux mouches; ruche à tiroir^ des l'I^'s de bois posés les uns sur les autre^f, - V^\ permet de recoller avpc facilité la îe et le miel ; ruche ^Hlageoiie, celle qui
ressemble extérieurement aux ruches d'une seule pièce, quoiqu'il en entre plusieurs dans sa composition; ruche à livrets^ celle qui est composée de douze petits chAssis en sapin, qu'on applique verticalement et parallèlement les uns aux autres, comme les feuillets d'un livre; et ruche pyramidale f celle qni est formée de deux caisses superposées et d'une calotte en paille. Il est aussi des ruches qui portent le nom de ceux qui les ont perfectionnées et telles sont entre autres la ruche Patean, la ruche Bois-Jugaii, la ruche du carme de Blangy, la ruche Gélieu, la ruche Hubert, la ruche Lombard, etc. La capacité d'une ruche doit se proportionner k l'importance de l'essaim; elle peut être de VO décimètres cubes pour 20,000 abeilles, de 60 pour 90,000, et ainsi de suite. —En termes de pêcheur, on donne aussi le nom de ruche k une machine qui ressemble au panier des abeilles.— Dans la toilette des femmes, la rudie est une bande plissée d'étoffe, de tulle ou de dentelle, qui sert d'ornement k divers ajustements.
BUCHEUR (écon. rur.). Ouvrier qui met le foin en petites meules de la grandeur et de la forme d'une ruche, lorsqu on a quelque appréhension de la venue de la pluie.
RUDENTER (archil.). Tailler des rudentures.
RUDENTURE (archît.). Du latin rudens^ cordage. Sorte de béton, soit simple, soit taillé en manière de corde ou de roseau, dont on remplit très-souvent jusqu'au tiers» k partir d'en bas, les cannelures d'une colonne. ,
RUELLEE (couvr.). Tranchis que le couvreur cache sous un filet de plâtre, k l'endroit d'un toit qui aboutit k un mur plus élevé
RUELLER (agrlcuU.). Faire un petit chemin, en relevant d'un côté et de l'autre la terre contre les ceps de vigne.
RUGINE. Foy Raspatoib.
RUILER (maçnnn.). Remplir une tranchée avec du plAire que 1 on façonne d'un mur k
l'autre.
RUINER (charp.). Faire des rainures dans
une charpente.
RUINURB (charp.). Entaille faite avec le ciseau ou la cognée, dans le côté des solives ou poteaux, pour retenir la maçonnerie des
enlre-voux.
RUPESTRE (chim.). Du latin rupesirts,
de nipes, roche.
RUFl'URE (peint.). Du latin ruûiura^ fait de rumpere^ rompre. Action de mélanger des couleurs, des teintes sur la fialette, par l'union des couleurs primitives eutre elles, ou aver. le noir et le blanc.
RDSPONE (monn.). Monnaie d'or do Toscane, qui vaut 36 fr. 90.
RUSTICAGS (maçonn.). Mortier très-clair qu'on jetie sur un mur avec un balai, |K>ur le crépir ou le rustiquer.
RUSTINE (mélallurg.). Face de derrière d'un creuset dans lequel on affine la fonte.
RUSTIQUE (archit.). Du latin ruHicus.
champêtre. Genre de construction f«it de
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OICTiONflAiRE
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piecres brutes, ou de pierres taillées à rimitation des pierres brutes. Se dit aussi d'uu ouvrage mal façonné, grossièrement terminé, ou dont les formes n'ont reçu dans leur confection ni élégance, ni propreté; ou de l'outrage qui a I apparence de n'avoir pas été travaillé, parce qu'on y a produit une sorte de rusticité factice. On appelle ordre rustiquCf celui dont les colonnes et les membres de l'entablement sont orné^ de bossages ▼ermicttlés, etc.; et par arehUecture rtt#itfiie, on entend celle oui semble avoir pour type les grottes naturelles, les cavernes, etc., laquelle architecture a toutefois des règles et des ornements qui lui sont propres.
RUSTIQUER (maçonn.). Travailler ou crépir la surface d'une construction dans le Îfenre nxslÏQMe. — Rustiquer la pterrei, c'est es tailler, les travailler de manière è leur donner une apparence brute.
RUTEtE (métrol.). Mesure de longueur du royaume de Hanovre. Elle vaut 29 centimètres.
RUTILANT (diim.). Do luia r^.
partie, de rutilare^ avoir l'éclat df ' dit de l'acide nitreux et dea v«pe-.^.
exhale, è cause de leur couleur row
RUTlUNE(chfm.).Ang1.îd.:alleK:rb .
Substance rouge produite par 1*10»'. | rique sur la salicine. \
RYDKR (monn.). Monnaie d'or *^ t lande, qui vaut 31 fr. 65. — Honnaiec : du môme pays, qui correspond è 6 i' «
RYKSDALER (mono.). Monnaie >•mark. Le rykidaler de banque^ dur compte, vaut au pair 2 fr. 81; ler^îj vieuXf monnaie d'argent de 1750. i i le rykidaler d'eipiee^ monnaie û'v:^ 1776, 5 fr. 66; et le rykséaUr in\.- 1798, 5 fr. 59.
RYPER ( monn.). Monnaie d'er tf -.
lande, qui vaut 31 fr. 65. Le <i«sr vaut 15 fr. 82.
RYTCH (comm.). Arbre d'Eg}i4ei décoction sert à laver les laines |<rec ..
8. Cette lettre était autrefois, sur les mon-^ naies de France, la marque de l'hôtel de Reims. — Aujourd'hui, c'est la marque des bobines d'or de Lyon.
SA8AD1LL1NE (chim.). Angl. id.; allem.
sàbadiUin. Rase salifiable organique qui existe dans la cévadille, verairum eebadiUa^ plante qui croit au Mexique. La sabadilline cristallise en prismes assez gros, sohibles dans l'alcool, I étber et l'eau bouill,ante; elle verdit le sirop de violette; fond à une chaleur de 200* centigrades; et forme avec plusieurs acides des sels susceptibles de crislalUsation.
8A8RAT (agricult.). Instrument propre au nettoyage des grains.
SABLE. Du latin eabulum^ même signification. Matière pierreuse, pulvérulente, composée de grains plus ou moins fins qui proviennent de la desagrégation des roches siliceuses ou quartzeuses. Communément le sable est de couleur jaune, mais il y en a «usai d'une grande blancheur, et d'aatre qui est ou grisAtre, ou bleuAtre, ou coloré en rouge par l'oxyde de fer. Lé sable, qui se montre en abondance dans la nature, s'est formé è toutes les époques géologiques; on le trouve le plus ordinairement dans le lit ou le bord des rivières; puis au fond de la mer, où il offre fréquemment des iiancs dangereux pour la navigation; enfin il se montre sur les c6tes,où il constiiUO,50it des plages parfaitement unies, soit des monticules plus ou moins élevés, et plus ou moins stables ou erratiques. Dans Tintérieur des continents on le voit souvent répandu à la surbce du sol dont il couvre des perlions considérables ; ou bien à l'intérieur de la terre où il forme des couches épaisses; et Ton attribue ces dépôts au séjour prolongé des
eaux dans ces endroits, à certaioes é]* géologiques. Au centre de l'AfriqiK rArabie, il est de vastes plaines Je )-- ' qui reçoivent quelquefois le nomdf •* ioble : et chez nous la Sologne et les b en présentent aussi d'immenses dé(A' couches de sable qui existent au seio : sont exploitées comme les carrière% çoivent le nom de iabliirei.
Dans l'industrie, on distingoe f^espèces de sable, suivant l'usage ^-i fait. Le eabte #a6/on, qui est enti«'|: composé de quartz, est employé poori^ le cristal des vases et des glaces; il $er.' à filtrer certaines liqueurs; puisàictt*^' décaper le cuivre et autres mélBuiX" de carrière ou de plaine^ sert à reiDf>'' les chemins, les interstices des f^sh.^ ' tre dans la confection du mortier, k^' n'est pas trop charsé de parties terr^ Le ioble de rivière^ lorsqu il esl 6d W *■' rement terreux, compose la matière (in ' ' à bouteille; lorsqu'il est bien laiéei^ ■ c'est le meilleur pour le mortier do p'. et c'est enfin celui qu'on répand i^^ lées de jardin et dans les proueDide»'ques. Le sable des mouleurs s'ettrsit «^ jours des carrières et jamais des ri^-^ parce qu'il réclame une ténacité el os * tain onctueux qu'il doit préciséioeo'^ portion de terre qui lui est oéUn^ sable vert^ employé dans les foDdene$<>^^ est un sable légèrement argileuit^'-^\.
sier,qui sert à mouler lespièeesqoi^^, lent en plein air. Le sable ariUfCf^^i', quartz grossier et dont les graios t^^ , nis et légèrement coagulés pst ^^ It.
dose d*argile, se mêle &> de la fi^^^ ^^ commune, pour produire des d:wJ>'^, \ siblemciit hydrauliques. Le ^^^ '
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Shrûtbowrê^ qu'on exploile près de Barr et de Mittelbericheini, en Alsace, est employé eorome poudre pour sécher l*écrîture. On nomme sable aurifère^ celui qui contient une quantité plus ou moins considérable de pail« lettes d*or. Le iable vert du Pérou est un chlorure de cuivre. Le iable ntanifère^ qu'on trouve dans la presq)i*lle de Malacca et dans le |)aysde Cornouailles, se compose presque * entièrement de minerai d'étain réduit en lioudre. Le $abh vitreux est celui qui contient de petits cristaux transparents. Le sable volcanique provient des matières pulvérulentes qui sortent du craière des volcans, •vaut et après Téruption de la' lave. Le nom de sable ferrifire se donne à des dépôts de fer pxydulé pulvérulent qui se trouvent en Suèile, en Dalécarlie, et plusieurs autres lieui où on les exploite pour en retirer le fer. Le sable tilanxfire est un sable noir et brillant qui contient une quantité notable de titane, et qu'on rencontre dans divers lieux, particulièrement à Saint-Quay, sur les bords de la Loire. — Kn termes de maçonnerie, on appelle sable màle^ celui qui est le plus enfoncé dans sa couche, et sable femelle^ celui qui se rapproche de la surface.
SABLER. Fondre dans un moule de sable.
SABLEUR. Ouvrier qui fait les moules des fontes marchandes.
SABLIER. Instrument dont on fait usage |iour évaluer le temps. Il consiste en deux entonnoirs de verre, opposés par la pointe et réunis entre eux par un col étroit; et il est garni d'une monture en bois léger qui le protège sans nuire à l'examen de ce qui se passe dans l'intérieur des entonnoirs. L'un de ceux-ci est plein de sable. On calcule le temps» au moyen du sablier, en comptant le nombre d*heures ou de minutes que le sable a mis è passer d'un entonnoir dans l'autre. Qnand il est tout k fait passé, on renverse l^instrument afin que l'opération recommence. On fait des sabliers de plusieurs heures, d'une heure, d'une demi-heure, et même d'une minute, d'une demi-minute et d'un quart de minute. Le sablier est la première horloge dont on ait fait usage. — Voy. Ampoulbttb.
SABLIÈRE (charp.). Angl. raising pièce:
allem. sehwelle» Pièce de bois qui se couche hcrizontalement sur un poitrail, ou sur une assise de pierre dure, et dans les mortaises de laquelle sont posés è plomb, les colonnes ou poteaux qui composent les pans de charpente. — Pièce de bois qui & chaque étage d'un |)an de bois ejn reçoit les poteaux, et porte les solives des planchers. — Sorle de membrures qu'on attache aux côtés d*une poutre, pour n'en pas altérer la force, et qui reçoivent par enclaves les solives dans leurs eittailles. — Plate-forme qui reçoit les pieds des chevrons du comble.
SABLON. Voy. Sablb.
SABLONNER. Jeter du sable fin sur le fer ebauil quand on vont souder.
SARLONNIKR. Celui qui vend dusablon.
SABLONNl|;R£(t'ond.). Grand coffrerons
lequel les fondeurs conservent et sur le couvercle duquel ils corroient le sable dont ils font les moules.
SABOT. Chaussure de bois faite tout d'une pièce et creusée de manière è contenir le pied. — Ornement de métal qu'on adapte au pied d'un meuble. — Garniture de métal ou de bois qui entoure l'extrémité inférieure d'une pièce de charpente, d'un poteau, etc. — Plaque de fer et auelauefois bois creusé, un peu ^courbé et a rebords, qu'on place sous l'une des roues d'une voiture, pour empêcher qu'elle ne tourne. — Baignoire faile en forme de sal>ot. — Vase circulaire en fonte de fer, qu'on emploie pour empêcher les fourmis de monter sur les arbres encaissés. — Jouet d'enfant, de figure cylindrique et qui se termine en pointe par le bas, qu'on fait pirouetter en le frappant avec un fouet. — Outil de bois dont fait usage le cordier. — Piston d'une pompe ordinaire.— Partie du rouet du fileur d or. — Petite niche qu'on accroche dans les volières. — Morceau de bois gui emboîté les calibres du maçon. — Outil h fût de menuisier. — Moule de chandelier.
SABOTAGE. Fabrication des sabots. Toutes les sortes de bois sont propres a faire des sabots; cependant les plus légers sont ceux qui valent le mieux, parce qu'ils fatiguent moins les pieds; et le saule et le noyer sont les espèces préférées. Le sabo* tier choisit un morceau de bois sec et sain, il le fixe, par des courroies, sur un gros billot qui lui sert d'établi, et à Taide de
Songes contournées de différentes manières, le creuse en laissant au-dessus une place pour donner l'entrée au pied. Lorsque la creusure est suffisamment grande, il Tunit bien intérieurement, afin qu^aucun éclat de bois ne puisse blesser le pied. Il donne ensuite à cette creusure, extérieurement, la forme que doit avoir le sabot, suivant Tusage du pays, ou suivant la forme adoptée par la mode. L'entrée du sabot est ordinairement plus longue qu'elle ne semblerait de^voir létre pour recevoir le pied; mais cette disposition est nécessaire, afin que cette chaussure ne blesse pas le coude-pied. Alors on cloue, par ses deux extrémités, un morceau de peau de mouton, préparée avec * le poil, que Ton fixe par des petits clous sur cette ouverture, du côté opposé au talon ; cette peau a environ 3 pouces ou 71 millimètres de large; et c*est elle qui appuie sur le coude-pied et garantit de toute blessure. Souvent aussi on met une courroie avec une boucle sur l'ouverture du sabot, on la cloue sur les côtés extérieurs du sabot, d'une manière inclinée, afin que la courroie se trotive sur le coude-pied ; puis on la serre k Taide de la boucle,#afin de rendre le sabot plus solide sur le pied, mais .sans gêner la marche.
SABOTER. Fouler les draps avec les sabots. — Faire vite et mal un ouvrage.
SABOTEUR. Se dit, en termes d*alelier, d'un ouvrier qui fait de mauvaise besogne.
SABOTIÈRE. Atelier d'un sabotier. — Us*