‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 16 sur 248 · lit i · texte numérisé non relu

lit i

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On appelle lieu de pays^ celle qui diffère de la lieue commune et dont la longueur est déterminée par Tusage dans une contrée ; lieue carréey Tespace carré qui a une lieii« de chat|ue côté ; et lieue à la ronde^ le rayon d'une lieue en tous sens.

LIEUR (agricult.). Journalier qui lie des gerbes, des bottes de foin, etc. .

LIÈVRE (agricult.). Se dit, dans quelques localités, de la courroie avec laquelle on attache le joug aux cornes des bœufs.

LIGATURE (comro.). Du latin ligatura, formé de ligare, lier. Etoffe grossière dont on fait des ceintures pour les ouvri€irs.

LIGAÏCRK (impr.). Angl. td., allem. ligaturen. Se dit de plusieurs lettres ou de plusieurs mots liés ensemble.

LIGNE. Du latin linea. Sorte de cordeau dont les charpentiers, les maçons, les jardiniers, etc., font usage pour tracer des lignes droites. On appelle ligne de plomb, la direction que prend nue corde ou tout autre corps flexible, à Textrémité duquel est fixé un poids; ligne de niveau, celte qui est parallèle à rhorizon ou à la surface de Peau dormante ; ligne allongée, celle qui, dans la coupe des pierres, est tracée à côté d'une autre, et part du même centre que celle-ci. — Petit cordage à trois trous, de 2 à 3 millimètres de diamètre, qui est d*un fréquent usage dans la marine. — Eu hydraulique, la ligne d'eau est la ikk* partie d'un pouce d eau, et en hydrographie, la ligne de plus grande pente est la direction que suivent les eaux pour descendre d'un faite à un réservoir inférieur. —En termes de pèche, la ligne est un assemblage de (ils de crin, de soie ou de toute autre matière souple et tenace, au bout duquel est attaché un hameçon.

LIGNE (impr.). On nomme ligne de tête, la première de la page ; ligne de pied, celle qui est composée de càdrats au bas de la âge, dans laquelle se place la signature, 'ettre un mot ou un passage à laligne,c'eii commencer par ce mot ou ce passage un nouvel alinéa. Ecrire un mot ou une phrase hors ligne, c'est l'écrire è la mar^e. On entend par ligne perdue, un ou plusieurs mots qu'on place au milieu de la justification.

LIGNE (métrolog.). Douzième partie du pouce ou environ 2 millimètres.

LIGNE (opt.j. On appelle ligne de terre, celle par laquelle le plan géométral et celui du tableau se coupent ; ligne verticale, celle par laquelle le plan vertical coupe le tableau; et ligne visuelle, celle qui part de l'œil de

DE TECHNOLOGIE

rpbserfateor et aboalit à l*objet qu'il eou-

sidèrfi

LIGNE DE PARCOURS (chem. de fer}.

Angt. raiUtDay Une : sllem. eisenbahnlinie. Se dit de Taxe è droite et à gauche duquel sont placés les ouvrages dont se compose un cbeoiin de fer.

LIGNE D'OPÉRATION (chemin de fer.) Tracé qu'on jalonne et qui sert de base aux niTellements et levés de plans.

LIGNER (constr.). Tracer des lignes droites sur une pièce de bois, un mur, etc., à ]*aide d'un cordeau frotté de craie.

LIGNETTE. Ligne très-mince qui sert à pêcher à la canne. On l'appelle aussi bru'^ met.

LIGNECL. Du latin /tnum, lin. Angl.

iuine; allem. bindfaden. Fil enduit de poix dont se servent les cordonniers. On en tait usage aussi pour attacher les touffes de soie d'une brosse, et pour lier ensemble les broches des peignes.

LIGNIDE. Du latin lignum, bois. Composé ternaire organique , ayant le bois pour type.

LIGNINE (chim.). Se dit du ligneux ou matière propre du bois, laquelle subsiste à l'épuisement complet de lout ce que les substances végétales sèches contiennent de dîssoluble dans l'eau et l'alcool.

LIGNITE ou ROIS FOSSILE. Du latin tif/num^ bois. Substance charbonneuse qui est l'un des premiers états de la houille. Elle est luisante, à cassure résinoïde, et provient de la destruction des matières végétales. Sa couleur est le plus ordinaire-ment brune ; on l'emploie comme combustible; elle ne se boursoufle pas, et ses fragments ne contractent pas d'adhérence comme ceux de la houille; mais sa flamme, trèslongue, est toujours accompagnée de beauroup de fumée. On exploite le lignite, en France, dans plusieurs localités, et particulièrement dans les environs de Laon et de Soissous, département de TAisne ; à la Tuurdu-Pin, dans l'Isère; è Sr^int-Paulet, dans l'Ardècbe ; à Sisteron et è Forcalquier, dans les Basses-Alpes; et sur divers points du département das Bouches-du-Rnône. On le rencontre aussi en Suisse, en Westphalie, en Bohème, etc. Les dépôts de lignite des Bouches-du-Rhône donnent un rapport annuel d'environ 600,000 quintaux métriques, et ceux de laTour-du-Pin,à peu prës4'50,))00. Dans les environs de Cologne, on exploite un lignite d'un rouge noirâtre et d'un grain fin, qu'on emploie non-seulement comme combustible, mais dont on prépare, sous le nom de terre de Cologne^ une couleur qui sert dans la peinture en détrempe. Les Hollandais mêlent cette même terre au tabac à priser.

UGNOLET (constr.). Ligne d'ardoises placée sur le fatte d'un toit.

LIGNOULOT (agricult.). Perche fixée horizontalement à des pieux, et sur laquelle on attache les jeunes pousses de la vigne.

LILAS. De l'arabe litac, Angl. lilac: allem. fiiederhoh. Le lilas commun, syringa vul-

"^ate de

gariê^ est originaire d croit, et fut apporté, dit-o.

nople en Europe, vers 1560, .

sadeurde l'empereur Ferdinanu de cet arbuste, oui est dur, veîiK rant, est employé par les tourneurs.

LIMACE, voy. Vis d'ARCHiHBDB.

LlMACHELLEou LUMACHELLE. Soru de marbre qui contient un grand nombre de coquilles et dont la pAte entière semble formée de coquilles brisées.

LIMAÇON. Du latin limax, fait de /tmu«, limon. En architecture, on' appelle escalier en limaçon, celui qui tourne autour d'un noyau. ^Chez l'horloger, on appelle de ce nom une roue destinée à déterminer le nombre de coups que doit donner une montre ou une pendule è répétition.

LIMAILLE. Angl. filinge; allem. abfeilicht Parcelles métalliques qui, par suitedu travail de la lime, se trouvent enlevées aux objets en fer, en fonte^ en cuivre, en plomb, etc. La limaille de fer est utilisée dans plusieurs applications : mêlée au soufre et au sel ammoniac, elle constitue un lut fréquemment employé dans les aiustements de certaines pièces de machines a vapeur. Elle sert aussi dans les préparations de pyrotechnie. Lorsqu'elle est porphyrisée, on peut en faire usage, selon MM.Chevallier et Payen, comme antiaote des sels de cuivre. M. Bréant a obtenu de bon acier au moyen d'un mélange de 100 parties de fonte très-grise en limaille, et de 100 parties de la même substance préalablement oxydée.

LIMANDE (charp. menuis.). Pièce de bois, plate et étroite, employée dans une charpente. — Règle large et plate dont les menuisiers font usage.

LiMATULE. Angl. smallfUe; allem. kleine feile Petite lime.

LIMBER (comm.). Lot de quarante peaux.

LIME. En latin lima, du grec Xeiô<k>, Je polis. Angl. file; allem. feile. Outil a acier trempé dont les faces sont hérissées de dents, et dont on fait usage pour dresser, ajuster et polir à froid la surface des métaux durs. On distingue un assez grand nombre de limes qui varient par la forme et la dimension. La lime en cœur est une petite lime qui sert à perfectionner des ouvrages délicats; la lime à dos de carpe est employée pour ajuster les compas; la lime en queue de rat sert à agrandir les trous; avec Itf lime douce on polit le métal ; la lime sourde est celle dont le travail ne fait aucun bruiL II v a encore la lime à potence, la lime à carhtte, la lime à coutelle, la lime tiers point, la lime feuille de sauge, la lime plate à main, la lime pointue, la lime paille ou façon d* Allemagne, etc. On divise encore les limes en rondes et demi-rondes, en fendues et en coudées. Chaque lime e$i pourvue d'une queue destinée à recevoir un manche.

Pour fabriquer les limes, on forge d'abord l'acier de manière à lui donner à peu près la forme que doit avoir l'outil; puis on le dresse en enlevant la superficie qui s'est oxydée sous le marteau, c*cst-è-dire en la

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