LEU
LESSIVER (chim.). Angl. to hxitiaie:
allem. laugen. Verser de Teau froide ou chaude, et à plusieurs reprises, sur des matières terreuses ou autres, afin d*en extraire les parties solubles.
LESSIVKUR. Celui qui fait la lessive.
LESSIVIÈRE ou LESSIVEUSE, femme de journée qui lessive le linge.
LEST. Poids dont on charge certains filets de pèche, afin de les empêcher de se soûle-* ver.
LETH (comm.). Nombre è Tusage des pécheurs du Nord, pour compter les harengs : il vaut 10,000. On compte aussi par coqueg ou barili gui ne contiennent que 900 à 1,000 de ces poissons.
LETTRE (impr.). Du latin litiera, même signification. Caractère en fonte oui représente, en relief, une lettre de Talptiabet. Lever la lettre^ c'est prendre les lettres les unes après les autres dans les cassetins et les arranger sur le composteur, pour en faire des mots et des lignes.
LETTRE DE CHANGE (comm.). Acte revêtu des formes prescrites par la loi, et en vertu duquel un payement se fait de ville en ville, sans qu'il soit nécessaire de faire un transport d'argent. Selon les uns, la lettre de change fut imaginée par les Lombards, vers Tan -950; suivant les autres, ce serait par les luifs expulsés de France et répandus dans la Lombardie en 1181. Cette race d'exploiteurs et d'usuriers se serait alors servie de l'intermédiaire des marchands étrangers qui venaient en France, pour toucher Targenlqu'elle y avait laissé en dépôt entre des mains dévouées, et leur aurait remis à cet effet des lettres en style concis et convenu d'avance avec les détenteurs. La plus ancienne loi où il soit question de la lettre de change, est un édit de Louis XI, du mois de mars H62, lequel porte confirmation des foires de Lyon. On y lit ce passage; «t que comme, dans les foires, les marchands ont accoutumé user de changes, arrière-change et intérêts, toutes (>ersonnes, de c|uelque état, nation ou condition qu'elles soient puissent donner,prendre et remettre leur argent par lettres de change en quelque pays que ce soit, touchant le fait de marchandiseï excepté la nation d'Angleterre, > etc. La iuridiclion de Toulouse, établie en 15^9; celle de Paris, en 1563; et toutes celles de même nature créées successivement dans les villes de commerce, ont toujours été chargées de connaître du fait des lettres de change entre marchands : mais Ja jurisprudence sur cette matière n'a été définitivement fixée que par l'ordonnance du commerce du mois de mars 1673; et cette ordonnance est demeurée en vigueur jusqu'à la promulgation du Code de commerce actuel.
LETTRE DE CRÉANCE. On nomme ainsi la lettre qu'un banquier ou un négociant donne aune personne qui voyage pour des affaires, afin de la mettre en rapports avec fies correspondants.
laETTRE DE CRÉDIT. Missive adressée par un négociant ou un banquier à un ou
plusieurs de ses correspondants pour l'inviter à fournir à un tiers, porteur de la lettre, une somme déterminée. Cette lettre peut être considérée aussi suivani les circonstances, comme un cautionnement, nonseulement des sommes c|ui seront fournies ultérieurement au crédit, mais encore des sommes antérieurement dues par le crédité è celui sur qui le crédit est fourai.
LETTRE DE VOITURE, (comm.). Cette lettre est un état des objets dont on fait envoi à quelqu'un par un voiturier, avec Indication de leur.marque, de leurs poids, et de la somme è payer au voiturier pour le transport. C'est un véritable contrat entre les parties, c'est-à-dire entre l'expéditeur et le voiturier, ou entre l'expéditeur, le voiturier et le commissionnaire. Il y a également contrat entre le voiturier et le propriétaire des marchandises, mandant de l'expéditeur dont le commissionnaire devient subrogé niandataire
LETTRE FONDCE (fonder, impr.). Expression qui signifie que des lettres mal fondues ont été rompues pour en faire des demi-cadratins.
LETTRE GOTHIQDE (impr.). Angl. black letter; bWem.gothischerbuchstabe. On nomme ainsi un assemblage bizarre de caractères anguleux et carrés, employé dans les titres des chapitres, et plutôt empruntés aux anciens livres anglais, qu'aux lettres gothiques des livres allemands.
LETTRElNITlALEouD'APPARAT(impr.).
Ax}g\. initial letter: allem. anfangshuchstabe Ce genre de lettre, çiu'on appelle encore lettre grise et lettre historiée, est une grande leltra capitale ornée de certaines figures, et ordinairement gravée sur du bois ou sur du cuivre.
LETTREMAJUSCULE{impr.).Angl. Capitol letter; aUem. grosser buchstdbe. Grande lettre ou lettre capitale oui doit toujours commence! le premier mot d un discours, et celui d'une phrase nouvelle après un point ou une alinéa. Tous noms propres doivent également s'écrire avec une majuscule initiale.
LETTUE MADVAISE(impr.). AngUbattered letter; allem. scMechter buchstabe, Càracièro Ubé qui se rencontre quelquefois dans le cassetin et que le compositeur emploie; mais dont le correcteur, au moyen d'un signe» indique le remplacement.
LETTRE MÉDlALE(impr.). Angl.tupmor letter; allem. spaltenbuchstabe. Lettre particulière qu'on emploie dans le milieu de certains mots, et qui doit se distinguer de celles qui précédent et de celles qui suivent.
LETTRINE (impr.). Petite lettre qui se met au-dessus ou à côté d'un mot, pour renvoyer le lecteur à des notes placées à la marge oa au bas de la page. — Lettres majuscules qui, au haut des colonnes ou des pages aun dictionnaire, indiquent les initiales des articles qui s'y trouvent; ou celles qui dans les colonnes ou les pages même, indiquent le changement de la syllabe initiale.
LEUCINE (cbim.j.Du grec Xcvx^ blaae.
LEV
DE TECflNOLOGlE.
LEV
ibslance blanche au*on obtient en traitant
gélatine par Taciae sulfariqae.
L.¥:ur>EON. Filet de poche clonl les mailles Il 0-05^ d'ouverture.
L. FI V' AGE. Se (lit,en termes de construction, 2 la mise en place d'une charpente. — *une des opérations pratiquées pour fabrilier le point d'Angleterre. — Action des ou il Ions qui se produisent au-dessus de I chaudière dans laquelle on cuit le saon.
LEVA IN. Préparation donton fait u^age pour iciter la fermentation dans la pâte destinéeà
ire le pain. Autrefois, pouravoirdulevain, on
servait environ un dixième de la pâte qui ^aît servi pour faire du pain, on envelop[>ait
^lie pAte, et on fabandonnait ainsi dans le
>tTre au pétrissage jusqu*à ce qu'on eût de
. >ttvelle pâte à préparer. Alors* on délayait
levain dans de leau tiède, on le mélan-
ait avec assez de farine pour égaler le tiers
/ la moitié de la totalité de pâte à obtenir;
^ \\s dès que la fermentation établie dans la
tsso l'avait fait lever suffisamment , on
y »utait à ce nouveau levain Teau et la fa-
' ,' A nécessaires pour compléter la fournée.
c: jourd'hui, on fait emploi de la levure de
tre |K)ur fabriquer le pain. A l'aide de
r • te levure et surtout lorsqu'elle est fraî-
^^, i, on peut déterminer une fermentation
., >ide dans la pâte ; la diviser par une mul-
Y tde de bulles d'acide carbonique, que la
'«^.ileur do four fait encore dilater; déve-
.|)^; iper de l'alcool qui se dégagea la cuisson,
|[)roduire à peine une quantité sensible
. p-3ide acétique. C'est ainsi qu'on se pro- ^ ',e un pain léger et exempt de mauvais '^'f' it. 11 est vrai, toutefois que la levure pos- ^' e des propriétés laxaiives ; mais la petite ''^'^f otite qui subsiste dans la pâte du pain
^-^ rouve tellement altérée durant la cuis- ^''^ , qu'elle ne saurait plus produire aucun t malfaisant. En Angleterre, on se sert Ei:r ie sorte de levain dont l'action ne projc/ii- it en aucune manière de la fermentation: j^u; t du sous-carbonate d'ammoniaque que ifoj incorpore dans la pâte, et qui , par la .^h «ion de sa vapeur, détermine dans toutes
,^|.n> parties de la pâte une foule de cavités
u : blables à celles produites par l'acide car-
. . ique résultant de la fermentation. « Cette E v'J ication du sous-carbonate, dit M. Payen, '^^ ^"^ ive que l'espèce de modification que I T' croyait opérée dans toute la pâte par 31"^'^' réaction spontanée, à laquelle on donau ^ le nom spécial de fermentation panairCf ûeni- )a3 li^m^ et que l'effet utile et en quelr iS' sorte mécanique, dans cette circons- ' »,> e, résulte du dégagement d'un gaz qui, ^it: t retenu par la ténacité du gluten, forme ^;i5e es les cavités qui allègent la pâte. On
pllei'toil bien que le gluten, en perdant par p. jisson Teau qui distendait ses parties, ' ];^, « dégager les gaz qui gonOaient la pâte ^ui^^'des deux procédés; mais alors l'amite^P*;^. le gluten, etc., de la pâle, se sontsoli- -ï^^ s, et retiennent la forme spongieusequi )De^ ^' avait été donnée. » Les Romains préqu^Dt ienl leur levain en faisant, avec de la
'la^}-.
farine de millet et du vin en fermentation une pâte é^iaisse qu'ils faisaient sécher. En Hongrie, on fait bouillir dans l'eau du houblon et du son de froment, ce qui produit un levain analogue à la levure de bière el que l'on peut conserver toute l'année. On sait que la loi mosaïque défend de mander du pain levé durant les sept jours dé^la Pâque.
LEVANTINE (manuf.). Etoffe de soie dont la fabrication fut imaginée dans le Levant. Elle est unie, avec une côte en biais, soit isolée, soit accompagnée d'une plus petite, et on l'emploie [)Our robes et pour doublures. On fait les levantines avec des organsins el de la trame de France et d'Italie de seconde qualité. Suivant leur destination, ces étoffes sont cylindrées, gaufrées, moirées ou lustrées.
LÈVE. Espèce de cuiller de bois h long manche dont on se sert au jeu de mail pour lever la boule.
LEVÉE. Se dit delà dent d'une roue. — Espace parcouru par le piston dans le corps d'une pompe, et qu'on appelle aussi jeu de vision. — Glace que le fabricant scelle sur le banc pour la travailler. — Plateau sur lequel on étend les feuilles de carton» à mesure qu'elles sont retirées des langes. — Morceau de bois qui, dans un moulin à poudre, soulève le piston.
LEVÉE (chem.de fer). Ane. embankment:
allem. erderhôhung. C'est la même chose que remblai ou remplissage.
LEVÉE (horlog.). On appelle arc de levée^ l'étendue décrite par l'extrémité des leviers de l'ancre, qui arrêtent momentanément le mouvement général. L'étendue dont il s'agit doit suffire sans cesse au sommet de la dent
3 ni s'échappe, et il serait tout à fait inutile e faire cet arc plus grand que celui qui est nécessaire à ce passage, si la variation des frottements, l'élasticité des métaux, les changements de température, l'épaississement des huiles , les résistances accidentelles causées par la sonnerie, les quantièmes, etc.» n'obligeaient à prévoir ces circonstances, en permettant habituellement aux leviers qui échappent, une excursion surabondante. Du reste, l'arc de levée indispensable dépend de la force motrice, du poids de la lentille, de la longueur des leviers de l'ancre, du diamètre de la roue d'échappement, etc.
LEVÉE foy. Gamme.
LÈVE-GAZON (agricult.). Outil dont on fait usage pour détacher du sol des bandes de gazon qui ont été coupées latéralement.
LEVEUR. Angl. loger ; allem. aufhebtr.
Ouvrier papetier qui détache les feuilles des flotres, après que ces feuilles ont été pressées. — Celui qui puise dans la cuve, avec une forme, pour fabriquer les feuilles de carton qui sont ensuite renversées sur les langes.
LEVEDR (impr.). Ouvrier qui enlève les feuilles à mesure qu'elles sont imprimées. On appelle ieveur de lettres^ un compositeur très-expéditif ; et Ton dit aussi, en termes
LEV
LEV
Cî
d'atelier, de celui qui ne sait pas son état : Ce nett qu*ttn leveuf dt lettres.
LEVIER. Du latin levare, soulever. Angl. lever: aWetn.hebel. On appelle ainsi, en mécanique, un corps long, rigide, fixe dans un point de soû étendue, et dont on fait usage pour mouvoir ou soulever des fardeaux, soutenir ou élever d'autres corps. L*obiet sur lequel le levier a son point fixe s'appelle point a appui: la force qui fait mouvoir le levier se nomme puisiance ; et le poids à soulever, résinance. Les anciens attribuaient rinvention de cet instrument à Cînyre, roi de Chypre, vers Tan 12^0 avant Tère chrétienne; la théorie de la force des leviers fut enseignée par Archimède, vers Tan 220, aussi avant Jé^us^Cbrist. On dislingue trois espèces de leviers : le levier du premier genre ou levier intermobiie; le levier du deuxième genre ou levier interrésistant ; et le levier du troisième genre ou levier inierpuissant.
Dans les leviers du premier genre^ qui sont le plus fréquemment employés, Tappui est situé entre la puissance et la résistance. Les \ fléaux de balances, la romaine, les pinces ou ^ barres de fer dont on se sert pou** soulever de lourds fardeaux ou forcer des fermetures, les roues dentées, les treuils, les cabestans, les roues de carrières, etc. , sont des machines do cette espèce. Les ciseaux, les moucheltes, les pinces, les tenailles , sont composés de deux leviers de ce genre, unis par un axe commun; et Ton a souvent pour but, dans leur usage, de surmonter une forte résistance à Taide d*une puissance ' beaucoup moindre, en donnant à la première un court vi à la sei'tonde un long bras de levier. Les leviers du second genre sont ceux où la puissance agit à un bout du levier, Tappui se trouvant à l'autre bout et la résistance entre les deux. Ainsi la brouette, par exemple, porte son fardeau entre la puissance qui eu soutient les bras et la roue qui s'appuie sur le sol ; les rames d'un bateau n'ont pas leur appui fixe au point d'attache avec le corps, comme on pourrait le penser, mais dans l'eau même, où la rame ya chercher un appui, qui fuit, il est vrai, mais n'en produit pas moins l'effet d'entratner la résistance, qui est le corps flottant attaché en un point de l'aviron. Les gouvernails sont dans le môme cas. On peut aussi se servir d'une barre pour soulever un fardeau, en prenant son appui sur l'extrémité même, et faisant porter la résistance sur la pince tout près de cet appui.
Le couvercle d'un pupitre, une porte qui tourne sur ses gonds, sont encore les leviers du second (^enre : les gonds sont l'appui fixe, et le poids de la porte agissant au centre de «ravité est la résistance. Dans les leviers au troisième genre^ ta puissance est située entre l'appui et la résistance, qui sont vers les deux extrémités, et les pincettes et Jes forces en sont un exemple : la résistance est le corps que Ton saisit entre les bouts des deux branches, et l'appui est au point . de leur jonction par une lame élastique qui
tend à les rouvrir. On développe dans ce cas une force plus considérable que la résistance; mais cette force parcourt un espace d'autant moindre, et un simple mouvement des doigts qui pressent les branches suffit pour en produire un beaucoup plus étendu aux extrémités. Le pécheur qui appuie le bout d'une perche contre un oostacle, pour s'aider à retirer de l'eau le filet plongé qui est attaché à l'autre bout, saisit sa perche ver» le milieu, et se sert d'un levier du troi^«ième genre. La nature emploie aussi cette sorte de levier dans nos organes de mouvement. Les muscles ont leur point d'attache tout près des articulations autour desquelles nos os doivent tourner; ces muscles jo«ent le rôle do puissance en se raccourcissant sous l'influence de la volonté, ce qui rapproche les deux extrémités du muscle et détermine un mouvement de rotation; la résistance est le poids même du membre et celui qu'il soulève; et un très-petit raccourcissement du muscle produit une grande excursion dans le t>out de l'os.
De toutes les machines, le levier est la plus simple, la plus utile et la plus emplo^rée, et la distinction que l'on fait des trois genres de leviers n'a aucune iuîportance en théorie ; c'est-à-dire que ces trois sortes de machines n'en constituent en réalité qu'une seule, puisqu'au fond la puissance, la résistance et même l'obstacle que forme l'appui sur lequel ces forces pressent, peuvent être considérées comme trois puissances qui s*entre-détruisent. Si l'on a deux puissances quelconques qui agissent sur uu corps retenu par un point fixe, il est clair que l'équilibre ne peut exister qu'autant que ce point détruit la résultante des deux forces; cette résultante passe donc par l'appui, puisque sans cela elle ferait tourner le levier autour de ce poiut. Ainsi nos deux puissances ont une résultante qui est dirigée vers l'appui. Voilà la condition d'équilibre ; mais on la traduit encore en d'autres plus commodes pour la pratique. Afin que les deux puissanci'S aient une résultante, il faut qu'elles soient dans un même plan, et do plus que ce plan passe par l'appui fixe pour que la résultante y puisse être dirigée. 11 en résulte donc que les deux puissances et Cappui fixe sont situés dans un même plan et tendent à faire tourner en sens contraire. En outre, on sait que si Ton prend un point quelconque de la résultante de deux forces, et que de ce point on abaisse des perpendiculaires sur leurs directions, chaque lorce multipliée par sa perpendiculaire donne le même produit, ou, comme on le dit communément, les moments des forces sont égaux^ parce qu'on est convenu d'appeler moment d'une force^ le produit de son intensité par la longueur de fa perpendiculaire abaissée sur sa direction, à partir d'un point choisi arbitrairement. Puisque, dans le cas d'équilibre, la résultante passe nécessairement par l'appui fixe, ce point peut être pris uour origine des deuxpernendiculaires; et alors, dans l'équilibre du levier, le moment de U
LEV
puissmneB e$t égal à celui de la réiistance par rapport à Fapp'ui fixe. Telles sont les seules conditions soflisantes et nécessaires pour qu*un levier soit eu équilibre, et cela quelle que soit la figure de ce corps, et de quelque manière que les puissances soient disposées è regard de Tappui, qu*on suppose d'ailleurs inébranlable. Outre les leviers dont il vient d>tre parlé, il en est qui agissent par rotation, et entrent comme éléments dans les machines composées. Dans les machines à vapeur il y a le levier à balancier^ le ievier d'injection^ le ievier régulalenr^ etc. L'horloger donne aussi le nom de levier à un instrument d'ajustage. Enfin l'accoucheur, dans les cas laborieux, fait usage d'un levier, vectiê obitetricue.
LEVIER GHROMOMÉTRIQUE. Voy. Chro-
NOMÈTHB.
LEVIER HYDRAUUQUE. Appareil qui sert à élever l'eau d'une rivière par la force même du courant.
LEVIERS DE DENTISTES. Les arracheurs de dents font usage de deux sortes de leviers ; celui qu'ils appellent levier droite leur sert pour l'extraction des incisives; et to levier ae Vécluse, pour enlever les molai-
LEVIERE. Grosse corde enroulée sur un treuil et qui sert à relever un tilet de pêche tendu aux arches d'un pont.
LËVIGATION (chiro.). Opération qui consiste à délayer une poudre dans l'eau, pour décanter après un certain repos, et recueillir le dé(>dt qui se forme dans le second vase, déf»dt qui se présente sous forme de poudre impalpable.
LÉVfGER (chim.). Du latin levis, léger.
Soumettre une poudre à la lévigation.
LÈVRE (archit.). Du latin labrum. Rebord de la campane qui forme les chapiteaux corinthiens ou composites. — Se dit aussi du rebord des vases antiques.
IJSVDRE. En latin epuma cereviiiœ. Substance qu'on extrait du moût de bière, durant la fermentation, et qui, de même que le levain, jouit de la propriété d'aviver la fermentation alcoolique, lorsqu'on la mêle è de la pâte ou h certains liquides. Cette substance est d*un gris blanchâtre, uniforme, fragile, non filante, sans saveur putride ni acide, mais d'une légère odeur aromatique qu'elle tient du houblon. On ne peut la conserver longtemps sans altération. I^ levure est entraînée dans les écumes du moût de bière et reçue dans de petits baquets au fond desquels elle se dépose en partie. On décante alors la majeure portion du liquide clair
DE TECHNOLOGIE. l,q
boulangers «\ ^ distillatwira On ^'«a beaucoup occupa dftc^"„î^^^^^^ "° ^®^* la levure, et sa d^t? S^^l ^^ ^"^^'"^^^ trouvé de mieux; i^^fV7,„^^^ .^^ ^« ^« ^ blême n'est pas encore t^"^,^'"* '^ prosatisfaisante! -. On nomX^Ï„t^"« "^^^'^'^ qu'on lève de dessus et de S^4o' ,^^ farder. - En termes ^e péclC^^^j^j^^^^^ sont les demi -mailles par le^^xT^iies on commence un filet.
LEVURIER. Marchand de levure.
LÉZARDE (archit.). Crevasse, fente (v^^^^ mur ou de tout autre ouvrage de uiar-^tv^ nerie.
LÉZARDES (impr.). Raies blanches produites dans la composition, par la rencontre d'espaces placées les unes au-dessus des autres, ce qui obligea un remaniement.
Ll fmétrolog.]. Mesure itinéraire des Chinois. D'après la définition de ceux-ci, elle comprend l'espace jusqu'où la voix de l'homme peut porter dans une plaine quand l'air est tranquille et serein; mais calculée d'une manière plus rigoureuse, c'est la 10* partie d'une lieue ou enviroit 4>78 mètres.
LIAGE (manuf.). Angl. lutine ;allem. bindfaden. On appelle fil de tiage celui qui lie la dorure h la soie; liste de liage^ la lisse qui fait baisser celle de fil. — Dans les moulins è poudre, on entend par liage du ialpé^ tre^ du charbon^ du soufre, le mélange u'e ces matières dans les mortiers.
LIAIS (archit.). Du celtique UoOf pierre. On nomme ainsi une pierre calcaire qui est dure, d'un grain très-fin et d'une cassure terreuse. Dans les environs de Paris, un tire cette pierre des carrières ae Saint-ClouU, d'Arcueil, Montrouge, Bagneux, etc., cl Ton distingue le liais franc ou doux, qu'on emploie pour le dallage, puis le liais féraud qui est d'une dureté plus grande que lo précédent.
LIAIS (manuf.]. Longues tringles de bois qui soutiennent les lisses chez les tisserands et autres • ouvriers qui font usage de la navette.
LIAISON. Se dit de la manière dont «es divers matériaux d'une construction sont disposés les uns pàt rapport aux autres. On appelle maçonnerie en liaison celle où les pierres sont posées les unes sur les autres et où les joints sont de niveau, de manière oue le joint du second lit pose sur le milieu de la pierre du premier. En termes de paveur, le mot liaison signifie l'arrangement d'après lequel les pavés résistent le mieux à l'action des roues.
LIAISONNER. Disposer les pierres d'un
dont elle s est séparée, puis on la délaye . édifice, remplir de mortier leurs joints, etc. dans ce qui reste et l'on verse l'espèce de — Liaisonner des latles^ c'est, chez le coui„:ii: ...11. * «.. __ .-.. vreur, les clouer de manière à ce qu'elles
n'aboutissent pas toutes sur le môme chevron.
LIASSE (manuf.). Angl. skein: allem.
stràhn. Petit paquet de filasse, ou bien la masse qui se compose d'un certain nombre de ces paquets. — Pièce de fil de 96 mètres.
lllRAGE (maçonn.}. On nomme ainsi lei pierres brutes auxquelles on a enlevé la
bouillie qu'elle forme sur un filtre en toile ou carrelet. Elle s'égoutte spontanément et lorsqu'elle a acquis de la consistance, on la met dans de doubles sacs de toile dont on lie fortement l'ouverture et qu'on range sur le pHiteau d'une presse, pour les soumettre à une pression graduée. Après cette opératioo on la livre aux levûriers qui la divisent en moites arrondies pour la vendre aux
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couche tendre appelée bouzin^ mais sans les scier ni les tailler. Ces pierres sont ordinairement destinées aux fondations, et servent de plate-forme pour asseoir la maçonnerie en pierres de taille et en moellons. LIBEK. Mot latin fait du grec Itwiç, écorce. Couche corticale la plus récente et la plus voisine du bois blanc ou aubier. Cette couche, qui est communément verte et spongieuse, est d'abord remplie d'un mucilage pare/ichymateux qui se transforme ensuite en parenchyme; et c'est elle qui, au moment de la sève, permet à Técorce des jeunes rameaux de se développer. Selon les uns son nom lui vient de ce que dans certains, les couches corticales se détachent les unes des autres comme les feuillets d*un livre; selon tes autres, c'est parce que cette
{>artie de l'écorce servait anciennement à àbriquer du papier.
LIBOURET. Ligne de pécbe enfilée dans un trou fait à un morceau d<e bois, et à l'extrémité de laquelle se trouvent plusieurs hameçons oui servent à prendre des maquereaux.
LIBRAIRE, LIBRAIRIE. Du latin librartu5, lait de liber ^ livre. On croit que le commerce des livres est mentionné pour la première fois dans un passage de Xénophon, et Diogène Laërce nous apprend qu'à la fin du iV siècle avant Jésus-Christ, il j avait à Athènes des libraires dont les boutiques servaient de point de réunion pour les oisifs. Dans l'origine, le copiste ou librarius vendait lui-même son ouvrage, et la profession de libraire n'était point distincte. Le mot /tbraria signifiait boutique de livres, et le mot français librairie ne voulut dire d'abord que bibliothèque, ce qui faisait que Louis XI com-
f tarait celui qui avait une belle librairie et ne a lisait point, è un bossu qui a sur le dos une belle bosse et ne la voit pas. il existait des libraires dans la Gaule dès les premiers temps de l'ère chrétienne, et Pline le Jeune
f)arle de ceux qu'il trouva établis à Lyon, esquels vendaient ses petits livres. La devanture de leurs boutiques était alors, comme aujourd'hui, couverte d'inscriptions et d'affiches indiquant les ouvrages en vente, et les murs de l'intérieur étaient garnis de cases pour recevoir les rouleaux de papyrus, cases que Martial appelait des nids, nidi. Dans les premiers temps du moyen âge, les couvents purent suffire seuls à la transcription des livres; mais, au xiu* siècle, l'université de Paris s'adjoignit des clercs-libraires'jurés^ sous les noms de librarii et de êtationarii. Les premiers statuts relatifs à la librairie sont de 1259 et de 1275-, el, dans le rôle de la taille de Paris pour Tannée 1292, on voit figurer 2il copistes, 57 relieurs et 8 libraires. Parmi les nombreux règlements établis par l'université de Paris pour la librairie, on cite particulièrement ceux de 1323 et de 1342. Le libraire vendait sa marchandise sous l'hypothèque de tous ses biens et garantie de son corps. Il prêtait serment d'observer les statuts de TUniversité, fournissait un cautionnement de 100 livres, et
k membres de la corporation choisis par les libraires, devaient, sous leur responsabilité personnelle, veiller à la stricte observalion des règlements. Les immunités de cette corporation furent confirmées par un édit de Louis XII, donné è Blois le 9 août 1513.
L'extension du commerce de la librairie fut le résultat naturel de la découverte de l'imprimerie, etlde nombreux établissements se formèrent à Paris, à Lyon, à Toulouse, à Montpellier, à Metz, à Troyes, à Rouen, etc. Toutefois, malgré son titre de Père des lettres, François I" se montra moins favorable aux libraires que ses prédécesseurs, sans doute parce qu'il avait à s'en plaindre; il ordonna même par un édit la fermeture de leurs boutiques, sous peine de mort; et, quoique cet édit eât été révoqué ensuite, des règlements sévères demeurèrent en vigueur contre les marchands de livres. Ainsi ils ne pouvaient vendre d'autres ouvrages que ceux inscrits aux catalogues de leurs magasins; ils ne devaient, sous aucun prétexte, faire venir des livres des pays séparés de la communion romaine; et pour ceux provenant d'autresEtats, l'autorité ecclésiastique, appelée h l'ouverture des ballots, devait seule en autoriser la vente. La peinede mort était aussi prononcée contre le libraire convaincu d'avoir fait paraître une gravure sans autorisation du roi. Henri IV adoucit pourtantcette législation. En 1618 la librairie se reconstitua surdenouvelles bases; un syndicat fut formé, et la librairie, qui avait eu beaucoup à souffrir des troubles de la Ligue et de leur suite, reprit sa prospérité. Néanmoins, un édit de 1626 prononça encore la Eeinede mort contre les auteurs et distriuteurs d'ouvrages attaquant la religion et le gouvernement. L'article 3 du titre 11 de cet édit portait aussi que les libraires et éditeurs seraient tenus d'imprimer des livres en beaux caractères, sur de beau papier et bien corrects; l'article &0 du titre VI décidait qu'aucun ne pourrait être libraire ou imprimeur, s'il n'était congru en langue latine et sût lire le grec; et les libraires devaient demeurer dans le quartier de l'Uni* versité. L'édit du 1". avril 1620 avait enjoint aux imprimeurs et libraires de se retirer en l'Université, sous peine de la vie; celui de 1725 fixa la circonscription en dehors de laquelle il était défendu aux mêmes de s'établir, sous peine de confiscation et de punition corporelle. Ce dernier édit, rédigé par le chancelier d'Aguesseau, apporta néan-» moins d'utiles réformes dans l'organisation de la librairie et de l'imprimerie. Le àO août 1777, six arrêts du conseil amenèrent encore de. nouvelles dispositions dans la législation de la librairie : pour être reçu libraire, il fallait être de la religion catholique et avoir subi un examen en présence des syndics. Le nombre des libraires était illimité, la maltrisse coûtait 1,000 livres et celle de l'imprimeur 1,500. Le 19 juillet 1793, la Convention rendit un décret destiné à remplacer les ordonnances qui avaient jusqu'alors régi la profession de libraire. Puis vinrent les
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DE TECHNOLOGIE
arrêts du conseil d'Etat du 22 mars 1805; le décret impérial du 5 février 1810; les articles du Code pénal 283, 426 et tâ7 ; la loi du 21 octobre ISU; et enfin, les lois sur la presse rendues depuis le 9 mai 1819 jusqu'à ce jour. Ce qui ressort princi|)alement de toutes ces lois, c*est qu'on ne peut exercer la profession de libraire sans être muni d'un brevet délivré par l'autorité.
Nous avons dit que l'invention de rira-
trimerie avait donné naturellement à la Hrairie un immense essor. Parmi ceux qui contribuèrent à la propagation des beaux et bons livres, il faut citer surtout les Plantin, les 'Vitré, les Verard, les Tournus, les Etienne, les Aide, les EIzevir, etc. Plus tard, vinrent les Anisson, les Cramoisy, les Petit, les Duprez, les Barbou, etc.; enfin notre siècle s*est honoré des Panckoucke, des Didot, des Crapelet, etc. Tant que la profession de libraire ne fut exercée que par des hommes que distinguaient leurs lumières, une entente pour ainsi dire fraternelle exista entre les éditeurs et les auteurs. De nos jours encore, les salons des Panckoucke, des Didot, et d'un petit nombre d'autres, ont été des sanctuaires oh l'homme de lettres a trouvé bon accueil en toute circonstance. Mais malheureusement pour ce dernier, la librairie actuelle est le plus généralement exploitée par des individus ignares dont les débuts ont été ceux de mercenaires ou porteurs de belles. Economes, ils ont pu étaler ensuite dans une boutique les livres qui précédemment pesaient sur leurs épaules» et la capricieuse fortune les a protégés. Qu'est-ce que les auteurs peuvent attendre de pareilles gens? Incapables d'apprécier par eux-mêmes la valeur d'une page manuscrite ou imprimée, ces boutiquiers ne jugent l'écrivain que par le nom qu'il s'est déjà acquis, soit par un mérite réel, soit par la camaraderie du journalisme, et ne s'aviseront jamais, certainement, de prendre l'initiative pour le produire. Lorsque les succès de cet écrivain sont assurés, ils se montrent humbles, rampants pour obtenir une part du fruit de son labeur; mais s'il s'adresse à eux sans renommée, il en sera reçu avec les formes qnicaractérisaientces enrichis lorsqu'ils n'étaient encoreque portefaix. Nous ne prétendons pas toutefois nous récrier ici contre autre chose que la grossièreté : un libraire, après cela, n'est nullement obligé, quel qu'il soit, d'accepter toutes les élucubrations qui lui sont présentées; bien au contraire, il est prudent à lui d'apporter les plus
Srandes précautions dans le choix qu'il fait 'un lra\ail qui exige de sa part des déboursés. L'éditeur Ladvocat, dont les gens de lettres doivent honorer la mémoire, par esprit de corps au moins, quand ce n'est pas l'expression d'une gratitude personnelle, . cet éditeur, disons-nous, fut un véritable Mécène pour les écrivains, qu'il se plaisait è encourager, à aider, è pousser en avant, ce qui était très-beau, on ne peut plus généreux. Mais avec de tels sentiments, cet excellent homme ne flt point fortune, ou
DlCTlONM. DB TeCBROLOGIB. IL
plulAt il gaspilla celle t^ d'abord. Or cet exemple n v sant pour des industriels, db.
surtout qui ont mis sou sur so^^ turpitudes sur turpitudes, afin de se t. un jour derrière le comptoir qu'ils épou taient dans l'origine.
La librairie se divise en spécialités : il y a la librairie religieuse, la librairie de jurisprudence, la librairie classique, la librairie des langues orientales, la librairie industrielle, la librairie de médecine, la librairie des sciences exactes, la librairie des sciences naturelles, la librairie agricole, la librairie d'histoire, la librairie des romans, la librairie d'assortiment, la librairie étrangère, la librairie du bouquiniste, la librairie ambulante ou du colportage, etc.
LIBRR (phys.). On nomme ca/ortQrue/ifrre, celui qui, ne se trouvant point engagé dnns des combinaisons avec les corps, agit sur le thermomètre et nus organes, et pruduit les ])hénomènes de la température.
LICERON. Voy, LiSseron.
LICETÏE. Voy. Lissette.
LICHE. Machine qui sert à lisser.
LICHEN (comm. ). Végétal cryptogame qui affecte une foule de formes, mais qui se distingue facilement par sa consistance particulière, sèche et coriace, jamais charnue ni véritablement foliacée, et qui sert quel(]uefois de comparaison sous la désignation de consistance lichénoïde. Les lichens, extrêmement nombreux en genres et en espèces, croissent sur les troncs d'arbres, sur les pierres, la terre humide, la vieux bois, etc. , et se fixent sur ces corps au moyen de griffes qui remplacent les racines. Ce ne sont pas précisément des parasites vivant aux dépens des corps qui leur servent de support, mais ils leur sont nuisibles par l'humidité qu'ils y entretiennent, humidité qui favorise la ^propagation de certaines plantes et de certains ^imaux destructeurs de l'habitation qu'ils occupent. L'existence des lichens a donné lieu a cet aphorisme quHl suffit d*une surface hutnids et d'un lichen pour faire développer succès^ sivement tout le règne organique. Sans être d'une très-grande importance, les lichens tnéritent néanmoins de fixer l'attention, puisque quelques-uns peuvent servira l'alimentation, et que d'autres sont utilisés dans les arts.
Le lichen d'Islande, cetraria Islandica^ est h la fois alimentaire et médicamenteux.
On s*en nourrit dans.les pays du Nord où les céréales sont rares, et, selon Olafsôn, un boisseau de ce lichen équivaut par ses propriétés nutritives à deux boisseaux de froment. S'il faut en croire les Norwégi«>ns, ceux d'entre eux qui font usage de lichens sont moins sujets à l'éléphantiasis que ceux qui ne mangent que du poisson. Oo fait avec ce cryptogame un pain qui a été recommandé par le savant Fabricius. Dans laCarniole,OQ donne le lichen aux porcs pour les engraisser, et aux bœufs et aux chevaux pour les rétablir de leurs fatigues. Lord Dundoualda
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^fe ^substituer aux gammes arabique cher'tlnégai, qui sont d'un prix élevé, et a ^'''Icesinet de nombreux essais dans di- £rses fabriques. La matière gommeuse du lichen a été indiquée en effet comme étant hygrométrique et propre à être employée dans la préparation du parement dont les tisserands enduisent les chaînes de leurs pièces, afin de donnera celles-ci de la souplesse et de Télastîcité. Le lichen d'Islande n été soumis à l'analyse chimique par Proust et par Berzélius, et ce dernier a reconnu que ce végétal était composé de sirop, 3,6; de bitartraie de potasse, de tartrate et de phosphate de chaux, 1,9; de principe amer, 3; de cire verte, 1.6; de gomme, 3,7; de matière colorante, 7,0; de fécule de lichen, hkfi; et de matière insoluble amylacée, 36,6.
Le lichen appelé parelle (FAuvergnet et qui reçoit aussi les noms d'orseille de lerre, or^ seule de Lyon^ orseille d* Auvergne^ est fourni par diverses espèces du genre variolaria^ qui sont les F. orcina^ dealbata^ asper» gilla^ etc. Ce lichen, mis en macération avec de Turine, de Teau de chaux et des cendres gravelées, change de nature, acquiert une couleur rouge ou violette, intense, et se transforme en une pulpe molle que l'on convertit en petits pains après l'avoir exprimée sur un tamis. L'orseille s'emuloie en teinture pour modifier, rehausser les autres couleurs et leur donner de l'éclat; mais on s'en sert rarement seule, attendu que si ses teintes ont beaucoup de brillant, elles mancfuent de solidité. Le lichen rocelle, rocella tinctoria^ croit particulièrement aux Canaries et dans l'Archipel, mais on le rencontre aussi sur les rochers des eûtes de Bretagne et de l'Angleterre. Il sert à préparer l'orseille, et celle-ci reçoit alors les noms d'oreeille des ileStd'orseiUe desCanaries etd^orseilïe d'herbe. D'autres lichens encore sont employés dans les arts : le lichen ciliaris donne de la consistance à la poudre à poudrer; le lichen fahlunensis fournit une couleur d'un beau rouge cinabre; le lichen fiorida^ une teinture violette; le lichen furfuraceus^ une couleur vert-olive; le lichen fraxineus^ une teinture jaune; \e lichen pixidaius, une teinture d'un gris verdAtre ; le lichen êaxatiliSf qu'on récolte avec soin en Ecosse, donne une belle eouleur rouge; le lichen farfareus^ recueilli en Suède, fournit une couleur brune qu'on appelle baUelei;\e lichen nucialis donne une teinture grise. Enfin, les Russes nourrissent leurs bestiaux avec le lichen esculentus; et le lichen prunastri^ dont les Egyptiens obtiennent une couleur brun- rouge, leur sert en outre à faire lever le pain et fermenter la bière
LICHfiNATE (chim.). Genre de sels qui résultent de la combinaison de Tacide lichénique avec une base.
LlCHÊNlNE (chim.). Une des parties constituantes du licnen d Islande.
LiCHÈNIQUE (Acidb). Acide particulier
au'on a extrait de quelques espèces de 11tien.
UCHBUR. Ouvrier qui fait usage de la li-
che, sorte de lissoir.— En termes d*atelier, on appelle aussi licheur, celui qui aime à boire et à manger aux dépens de ses cama rades.
LIÇOIR. Toy. Lissoir.
LILOL. Toy. Licou.
LICORNE. Espèce de papier
UCOD ou LICOL. Du latin ligare, lier, et eolium, cou. Lien de corde, de crin ou de cuir, qu'on met autour de la tète d'un cheval ou de toute autre bête de somme, soit pour les conduire, soit pour les attacher au rltelier ou à l'auge.
LIÇURK. Voy, Lissurb.
LIE. Du latin /tmu«, limon, sédiment. On donne particulièrement ce nom au dépftt épais que le vin et le cidre laissent précipiter au fond des barriaues dans lesquelles on les met au sortir de la cuve ou du pressoir. On hAte ce dépôt au moyen du collage. La lie sert à faire de mauvaise eau-de-vie ou du vinaigre; le résidu terreux est employé par les chapeliers pour le feutrage des laines et des poils; et le marc, c'est-à-dire le résidu le plus grossier, se brûle à l'air libre pour former ce qu*on appelle la cendre aravelée^ employée pour la préparation de Ta crème de tartre.
LIÈGE (comm.). Du latin levis^ léger. Anglais, corA?; allemand, AorAAo/z. Espèce de chêne, quercus suber , dont la limite supérieure est à peu près celle de la vigne, c'està-dire environ 500 mètres au-dessus du niveau de le mer. En France, cette région comprend plusieurs localités situées sur le revers oriental du Canigou, près de Collioure et de Belleg[arde, dans le département des Pyrénées- Orientales. En Espagne, où il reçoit le nom iïalcornoquef le chêne-liége crott principalement dans la province de Valence, dans quelques cantons de TEstramadure et dans les environs de Gibraltar. Il est répandu aussi dans la Catalogne au sein des terrains primitifs et de transition. Cet arbre aime les climats chauds ; mais il lui faut des terrains où la fraîcheur des nuits tempère les effets de la chaleur ; un sol pierreux oùlesinfluences solaires soient moins immédiates. On distingue plusieurs variétés dans le chône-liége et il est important de les connaître, parce que toutes n'ont pas la môme valeur commerciale. Généralement, celles de ses variétés dont le gland est petit, oblong, rond et amer, produisent un liège grossier. Celles, au contraire, dont les glands sont renfiés, gros et doux, produisent une écorce lisse. Cette écorce , comme on sait, est la récolte intéressante de Tarbre. Chaque année, le liber, en cédant une partie de sa substance fibreuse, donne une nouvelle couche corticale , et ces dépôts annuels, en s'accumulant, constituent le tissu cellulaire, c'est-à-dire la substance connue sous le nom de liège. Ce tissu peut être détaché du tronc sans porter au végétal un préjudice notable et il se trouve rapidement renouvelé par le cambium qui circule ^ sur,le liber et transsude sur toute la surface 4 de son tissu. Deux année5 ràftisent pour ;^ donner aux parties dépouillées ciu tronc Uii
LIE
DE TECHNOLOGIE
corps cellulaire qui l'abrite et y entretienne les'fonelions de la ?ie.
■ L'étorcage commence vers le 15 juillet, dit M. Soulsnge-BodJn,et l'on continue cette opération tant que la sôve circule sboadamment entre l'écorce et la peau, u'est-â-dire jusqu'au 15 septembre. Celte ouération occasionne un changement notable dans la marche de la sève, et soumet subitt^mentaux influences atmospbériqnes une subslance jusqu'alors abritée. Il est donc nécessaire qu'une température douce protège les modifications que la surface de la peau doit subir pour renouveler l'épiderme et l'écorce. L'expérience a démontré que l'époque de la seconde sève, c'est-à-dire tout le mois d'août, était l'époque la plus favorable. L'on devance ou l'on recule de quelques jours celte époque, suivant l'exigence des travaux et la marche de la saison. Il suffit, nour le cultivateur désireux d'opérer utilement et de conserver les arbres, de se fixer sur celle double condition : attendre la seconde sève, et s'éloigner le plus possible des froids et des pluies d'automne. On counnlt que le liège est mtlr, lor.sque, vers la dixième année, l'èi^orce a pris intérieurement une couleur légèrement rose ou rousse, qu'elle perd par l'influence trop prolongée de la chaleur, de la lumière et de Pair. On s'en assure en détachant avec un couteau un petit moVceau d'ècorce, ou bien en observant sa couleur, «it comptant le nombre de ses couches dans les crevasses oq fissures qui existent même sur les arbres les plus estimés pour la simple valeur du liège. L'opération est prompte et facile : l'homme, armé d'une hache de médiocre grosseur , pratique d'abord une entaille dans l'écorce et dans toute la longueur du tronc, en ajrant soin de aS pas pénétrer trop avant, pour éviter de blesser la peau; il fait ensuite deux nouvelles entailles en travers et aux extrémités de la prenrière, et faisant pénétrer le manche de la hache, dont l'extrémité est amincie en for< me de coin, il soulève insensiblement toute la quantité d'écorce comprise entre les trois entailles. Aidé alors d'un levier en bois, dont l'extrémité est aussi taillée en coin, et qu'il fait pénétrer sous l'écorce, il soulève celleci en déplaçant le levier et le portant sur tous les points où il y a résistance. Si la sève est abondante , et cette condition est nécessaire au succès de l'opération, l'ouvrier opère sans beaucoup de peine ; il parcourt ainsi successivement toutes les parties du tronc, et la hache marque sans cesse par des entailles les tables ou planches qu'il cherche à former avec le liège. Un bon ouvrier dépouille fréquemment un tronc en deux pièces seulement. La hache doit précéder sans cesse le jeu du levier; elle coupe en divers sens, contourne les parties saillantes, et arrête les déchirements qu'un elTort mal dirigé pourrait occasionner.
t 11 serait difflcile de déterminer la quantité de liégeque peut foumirchaque pied d'arbre: cette appréciation est soumise à trop de causes différentes entre elles. Dans un arbre
séculaire et vigoureux* .
qu'à 100 kilogrammes d'éci.
grands troncs, lorsqu'ils n'u^ dommages, on a obtenu jusqu'à Mais le cultivateur expérimenté et évalue le produit de sa récolte en >.
E liant par 50 kilogrammes le nombre a. res en plein rapport qu'il a ècorcés, et nb tient pas compte, dans son calcul, des arbres jeunes et de ceux qui sont eu partie ruines par l'flge ou autrement. La première récolte, qu'on détache vers l'âge de vingt ans, est toujours mise au rebut comme grossière; souvent même on renonce à la seconde. L'arbre a quarante ans quand sa tige a acquis une valeur commemale aicsurée.
On commence par rejeter toutes les planches
aui sont tropoaverntiuses ou qui ont été en* ommagées par les insectes, par le froid ou par toute autre cause. Apres ce premier triage, on entasse 6 l'air extérieur ou sous un hangar bien aéré toute la récolte, en plaçant les planches et les débris de uJAiiièr? h ce qu'ils se croisent en tous sens. Dans cet étal, le liège perd régulièrement, par la dessiccation, le cinquième de son jioids. Au bout de deux mois, l'acheteur se présente ; l'intérêt du propriétaire est de livrer, parce qu'un liège trop sec ne promet de bénéfice qu'au fabricant. ■
D'après l'analyse de H. Chevreu), le liéaa contient, 1* de 1 eau; 2* des produits résultant de l'actioD de l'eau et qui sont une huile volatile et odorante, de l'acide acétique, un principe colorant jaune, un principe astringent, une matière azotée, de l'acide gallique, un autre acide végétal, du gallatede fer et de la chaux; 3* des produits particuliers résultant de l'action de l'alcool, et qui sont une matière analogue à la cire, mais cristallisa ble, une résine molle, enfin deux matières formées de cérine unie à des principes non déterminés; 4* enfin, de la Mubérine ou du liège épuisé par l'eau et l'alcool, et différant peu par les propriétés physiques du liège naturel.
Dans le commerce, on rencontre le liège sous forme de grandes plaques carrées, qui ont été ainsi façonnées en déroulant l'écorce, la chauffant ou la chargeant de poids pour lui faire prendre une surface plane. Quant à l'emploi de cette substance, chacun sait qu'elle sert à la fabrication de bouchons, de bondes, de hiberons, de pessaires, de scaphandres, etc.; on en garnit des thermomètres qui, à l'aide d'une petite planche de liège, se maintiennent verticaleinent à la surface de l'eau ; on en fait aussi des semelles très-minces qu'on introduit dans les chaussures pour garantir les pieds de l'humidité ; les pécheurs soutiennent leurs filets à la surface de l'eau, au moyen de rondelles de celte écorce; et enfin les débris Je liège, les vieux bouchons, sont convertis par l'action de la chaleur et dans des vases clos, en un noir d'une grande légèreté , connu dans les peintures sous le nom de Hoir SBtfognt. On a aussi donné )e nom de liège à divers produits qui, dans certaines
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remplacent le véritable liégo dans ',^yjj{jes-uns de ses usages. Tels sont la ./^f^e du fiys^a aquatica: le bois du bom- ^ajr gossypium: les écorces du cissusmappia el du gastonia spongiosa; puis les bolels fibreux, etc.
LIÉGER. Se dit, en termes de pôcbe, de Taction de garnir de liège un filet.
LIEN. Du latin (iranien, dérivé de ligare^ lier. Ani^l. et allem. band. Les liens des charpentiers sont des pièces de bois qui s'engrènent les unes dans les autres au moyen de tenons et de mortaisesy comme sont, par exemple, ceux qui lient les faites et les sous-faites des combles. — Les charrons attachent leurs flèches avec des liens de fer. — On appelle lien pendant^ la pièce de bois inclinée qui sert à consolider le garde-fou d*un pont en charpente. — Chez le vitrier, le lien est un petit morceau de plomb qui lie la verge de fer le long des panneaux et pose sur le châssis. -* Chez le chapelier, le lien est la partie inférieure de la forme. — Dans l'Orléanais, on donne le nom de lien, à du vin que Ton fabrique, mais en petite quantité, avec du raisin de Tannée, lorsqu'on n'en a pas d'autre à fiiire boire aux vendangeurs.
LIENNE. Se dit, en termes de tisserand, des fils de la chaîne qui n'ont pas été levés, et dans lesquels la trame n*a pas passé.
LIERNE (charp.). An^l. rail; allem. querband. Pièce de bois qui sert à la construction des planchers. C'est avec les liernes qu'on lie entre elles et qu'on bride les solives qui ont une grande portée, en disposant ces bernes en travers, puis en les entaillant de la moitié de leur épaisseur à Tendroit où elles croisent chaque solive. On termine ce travail avec de bonnes chevilles qui entrent à travers l'épaisseur du bois et vont jusqu'aux deux tiers des solives. — On donne aussi le nom de liernes aux nervures d'une voûte gothique qui , formant une croix , tiennent par un bout aux tierçons, et par l'autre, à la clef.
LIERNER (charu.). Garnir de liernes un comble, une palée.
LIESPDND (métrolog.). Unité de poids dont il est fait usage dans quelques parties de l'Allemagne et du Danemark, et dont la valeur varie suivant les lieux.
LIEDE (métrolog.). Du celtique leg^ ou du latin leuca^ même signification. Mesure itinéraire dont l'étendue varie selon les provinces ou les pays. La lieue commune de France, de 26 au deeré, est de 2,282 toises ou %,U5 mètres; la lieue de poste, de 2,000 toises, ou 3,8M mètres ; la lieue marine, de 20 au degré, est de 5,556 mètres; la lieue d'Angleterre, de 5,569 mètres; la lieue royale d'Espagne, de 7,066 mètres; la lieue commune du même royaume, de 5,606 mètres; la lieue de Portugal, de 6,180 mètres ; celle de Prusse,de 7,M)7 mètres. Voici un tableau de conversion des anciennes lieues de France en mesures nouvelles :
Nombre Lienet
de de posie
tieuet. d< 3,000 fotidi.
myr.k. m.
9 5, 5 oa?