‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 18 sur 248 · LIN · texte numérisé non relu

LIN

DE TECHNOLOGIE

dernière récolte. La graine de lin de Russie, dite graine de Riga, jouit d'une grande réputation.

M faut au lin une température douce : s'il pleut trop, il pourrit, et si la sécheresse est trop grande, elle détruit immédiatement la végétation de sa cime, et donne è la Glasse une mauvaise qualité. Cette plante est quelquefois attaquée d*une sorte de maladie charbonneuse qu'on attribuée l'emploi d'engrais longs et pailleux, et les linières sont aussi envahies par la cuscute, cuscuta europœa^ dont on ne peut se débarrasser qu*en couvrant la surface infestée d'une couche de paille, et en y mettant le feu. L'opération principale, anrès la récolte, est le rouissage, iVoy, ce mot.) Les cultivateurs distinguent le Un froid ou grand /tn, que Ton cultive entre Valenciennes et Bruxelles, lequel s'élève très-haut et produit une filasse d'une extrême finesse ; le lin chaud ou têtard^ moins grand que le lin froid ; et le lin moyen^ qui est la variété la plus répandue, et plus ou moins belle selon que le sol a été plus ou moins bien préparé et cultivé. On classe encore le lin en lin d'étés petit lin ou lin arclus^ S|ui est très-fin et le plus convenable pour la abrication de la dentelle ; et en lin d'hiver ou d'automne^ qui est plus gros et plus abondant, mais qui n'a pas les mêmes qualités. Le rapport en filasse varie de 300 è 500 kilogrammes par hectare, suivant la bonté de la culture et la variété cultivée. On connaît une soixantaine d'espèces de lin répandues dans tontes les parties du monde : en Asie, dans toutes les contrées chaudes ou tempérées; en Europe, sur les rives de la Méditerranée principalement; en Afrique, le lin se rencontre surtout dans les environs du cap de Bonne-Espérance; et il est répandu sur tout le continent américain. La culture de cette plante était en faveur chez tous les I>euples de la race celtique, et elle était particulièrement attribuée aux femmes, qui en fabriquaient ensuite des toiles et des dentelles. Les graines de cette plantesont usitées en médecine comme un émollient:et l'on en extrait une huile employée dans les arts.

UNCB fmanuf.). Sorte de satin qu'on fabrique en Chine.

LINÇOIR ( charp.). Pièce de bois dont la fonction, dans un plancher, est analogue & celle des lambourdes, mais qui est isolée des murs. On assemble les linçoirs è tenon et mortaise près des murs et vers le bout de deux fortes solives qui reçoivent elles-mêmes les bouts d'autres, solives dont elles diminuent alors la portée. C'est aussi dans un iinçoir qu'on assemble les chevrons aux lucarnes et au passage d'une cheminée.

LINET (mauuf.). Sorte de toile de lin.

LINETTE. Se dit de la semence du lin.

LINGAHD (manuf.). Fil de chaîne empesé qui sert à réparer ceux qui se rompent en tissant.

LINGE. Du latin linteum, tissu. Angl. /tnen; aliem. wàsi-he. Se dit de tout tissu de lin de chanvre ou de coton, employé pour

les vêtements et divers usages dom^ On distingue ce produit en linge de «.^ tinge de table et linge de ménaae ; et re\ii^ vement è la fabrication, en linge ouvragt

3ui se divise è son tour en linge ouvré ou h essins simples, et en linge damassé ou à dessins riches et complioués. Le linge ouvré se tirait autrefois de la Belgique, et le damassé de la Saxe et de la Silésie; mais aujourd'hui les produits de la fabriaue française n'ont plus rien à envier à celle de Tétranger.

LINGÈRE. Marchande qui vend de la lingerie» ou ouvrière qui travaille à la confection du linge.

LINGERIE. Ansl. linen-drapery ; allem.

weisszeughandeL Commerce des objets confectionnes en toile de lin, de chanvre ou de coton, soit pour le corps, soit pour la table ou pour le ménage. On distin2ue,dans cette industrie, le commerce du otanc qui comprend toutes les espèces de toiles en pièces et en blanc; la lingire proprement dite qui prépare tout ce qui concerne la toilette des femmes; et le chemisier q\x\ confectionne les chemises, les caleçons, les cravates, les cols, etc. — On donne aussi le nom de lingerie, dans certains établissements, et particulièrement dans les couvents, les collèges et les hôpitaux, au local qui sert è emmagasiner le linge de la maison, afin de l'y entretenir et de le distribuer d'une manière convenable.

UNGETTB ( manuf.). Espèce de flanelle.

LINGOT ( foml. ). Du latin lingua^ selon les uns, et suivant d'autres du noUandais ingieteny partie, ingoten^ verser, fondre. Anglais, ingot; allem. stabe. Morceau de métal ordinairement de forme prismatique, qui a été fondu dans un moule de fonte ou de fer, dit indigotiire^ et qui n'a pas encore été ouvragé. Le plomb et Tétain se coulent en lingots appelé saumons :ei le fer en lingots nommés gueuses. On distingue, dans les lingots, ceux oui sont en métal pur, et ceux qui ont subi l alliage autorisé, soit pour la fabrication des monnaies, soit pour les ouvrages d'orfèvrerie, de bijouterie, etc. Ceux de la seconde catégorie doivent alors porter la marque du titre légal.

LINGOT ( impr.}. Morceau de fonte dont^ on fait usaçe pour remplir les blancs d'une page, et principalement pour maintenir le haut et le bas de celle qui est divisée en eo* tonnes.

LINGOTIÈRE (fond.). AngUtn^oMneuM; allem. stangengiessform. Moule dans lequel on iette le métal en fusion pour le réduire en lingots. La lingotière est ordinairement formée d'une masse de fonte au sein de la- • quelle est pratiquée une cavité dans laquelle on verse le métal fondu ; mais quelquefois aussi elle se compose de deux pièces, dans chacune desquelles est creusée la moitié de l'épaisseur du lingot, et qui se réunissent

fiât le moyen d'un nombre convenable de iens en fer. A l'une des extrémités se trouve un jet pour la coulée. Dans le premier cas, le métal est coulé h moule ouvert et sa. sur-

LIQ

DICTlONiNAIRE

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-. ^^^rieure est irrégulière, fuivanl la

■ff/aciion ou la dilatation que*Ie métal ^^uve eo se solidifiant; dans le second, les deux surfaces sont semblables, mais il existe des rebarl)es sur les deux côtés du lingot. Le métal fondu doit être assez chaud pour bien se répandre dans la lingotière qu'il faut même, dans certaines circonstances, chauffer aussi pour obtenir de bons lingots, parce que le métal refroidi subitement devient aigre ; et le moule doit être en outre parfaitement sec, parce que sans cela le métal ctiaud serait projeté avec violence à une distance plus ou moins considérable. Afin que le lingot sorte facilement de la lingotière, il faut toujours que la cavité soit légèrement évasée vers la partie supérieure; et Ton doit encore faciliter sa séparation, en frottant le moule avec de la graisse ou un linge huilé.

LINGOTIFORME. Qui a la forme d*un lingot.

LINGUET (manuf.). Sorte de satin.

LINIÈRE ( Industrie]. On nomme ainsi rindustrie qui a pour objet la culture et le commerce du lin.

LINIGÈRE ( Terre ). Se dit de celle qui produit du lin.

LINIGUISE (coutell.). Poudre d*étain calciné.

LINON (manuf.). Angl./aiDn;allem./tnon.

Sorte de batiste claire et d*un apprêt trèsferme, dont on fait usage pour confectionner des robes, des fichus, etc. En France, c'est principalement avec le Jin cultivé dans les environs de Cambrai et de Valenciennes, département du Nord, que Ton fabrique les linons les plus estimés.

LINSOIR. \oy. Linçoia.

LINTEAU. Ânçl. linttl; allem. iiurz, Piècede bois, de pierre ou de ferqu*on place entravers au-dessus* de l'ouverture d'une porte ou d'une fenêtre, pour ru former la partie supérieure et soutenir la maçonnerie qui est au-dessus de cette ouverture. Cette pièce pose sur des pieds. Lorsque la baie est en voûte, on substitue au linteau de bois une barre de fer qui sert à soutenir les claveaux. — Bout de fer placé sur une porte ou sur une grille, pour recevoir des tourillons.

UNTHÉE (manuf.). Etoffe de soie qu'on labrique particulièrement dans la province de Nankio, en Chine.

LION (manuf. j. Sorte de linge ouvré qu'on fabriauait autrefois dans le Beaujolais.

LION (monn.). Monnaie d'or ou d'argent qui a cours en Belgique. Le lion d'or vaut S6 francs 13 centimes; celui d'argent, 6 fr. 39 cent.

LIPPE (serrur.). Partie qui, dans les ornements relevés, est plus renversée que les autres

LIQDAT10N(métallurg.). Du latin liquaiio, fonte. Angl. eiiquation; allem. icheidung. Opération qui a pour objet de séparer, au mo^en d'une chaleur douce, un métal moins fusible, d'un autre qui l'est davantage et auquel il se trouve allié. C'est ainsi que l'on

débarrasse le cuivre noir du plomb avec lequel il est souvent mélangé, et qu'on en retire l'argent qu'il peutconlenir. La liqiiation est l'un des jnodes de ce qu'on appelle le ressuage,

LIQUÉFACTION. Du latin KgMe/ac/io, formé de Uquidus, liquide, et facio, faire. Se dit de la transformation d'une raatièresoKde ou d'un gaz en liquide. La chaleur détermine la liquéfaction de certain^ corps solides, tels que les métaux, les graines, les. résines, etc. ; et les gaz et les vapeursse liquéfient lorsqu'on les comprime ou qu'on les soumet à l'action d'un froid intense.

LIQUÉFIABLE. Qui peut être amené à l'état liquide.

UQUÉFIANT. Qui produit la liquéfaotion.

LIQUÉFIER. Du latin liquefacere, fondre, n^ndre liquide. Amener un corps à l'état iluide au moyen du calorique.

LIQUEUR. Du latin liauor. Substance qui est d'ordinaire iluide et liquide, et plus particulièrement certaines boissons qu'on obtient par la distillation, ou dont la base est l'eau-de-vie ou Tespril-de-vin. L'art d'obtenir les liqueurs par la distillation est attribué aux Maures qui occupèrent l'Espagne»

et l'on en fait remonter l'origine vers l'an 82&; quant à I introduction de cet art en France, on la doit è Arnaud de Villeneuve, et elle eut lieu en 1292. On colore habituellement les liqueurs en jaune, en fauve, en rouge, en violet ou en vert, et l'important alors est d'employer des matières colorantes et permanentes qui ne soient pas préjudiciables à la santé. Le iaune s'obtient communément avec le cartn:«me des teinturiers; \^ fauve est fourni par le caramel; le rouge^ par la cochenille; le violet^ par le pain de tournesol; et le bleu et le vtrtj par l'indigo dissous dans de l'acide sulfurique concentré à 66*. Le vert est produit par le mélange de la teinture d'indigo et de celle de carthame.

LIQUEUR* (chim.). Dans les laboratoires, on appelle liqueur de cailloua: ou verre sofu* ble, une dissolution de silice dans de la 'potasse liquide; liqueur de Labarraaue^ Pô chlorure de soude liquide; liqueur fumante deBoyle^ l'hydrosuifate sulfuré d'amnioniaque ; liqueur fumante de Libavtus^ le chlorure d'étain; liqueur des Hollandais^ la combinaison huileuse que le gaz hydroj^ène bicarboné produit avec le chlore; liqueur de Van Swieten, une dissolution contenant du chlorate suroxygéné de mercure ; liaueur minérale anodine d Hoffmann^ un mélange de 60 parties d'alcool, autant d'éther sulfurique, et tô d'huile douce de lin.

LIQUEUR (teint.). Eau de son avec laquelle on prépare les étotfes destinées à la teinture.

LIQUIDATION (savonn.). Action de cuire la pâte du savon.

LIQUIDE. Du latin liquidus, même signification. Angl. liquid; allem. flûssigkeit. Qwi a ses parties fluides, qui coule ou tend à couler. L'équilibre des liquides fut décou*

LIS DE TECHNOLOGIE

vert par Archimède, l'an 220 ayant Jésus- Cbrist.

LlllE(irDpr.). Du latin légère^ oq du grec >i7tcy, recueillir, rassembler. Lire sur Le plomba c'est lire sur Tœil du caractère le contenu d'une ligne ou d'une page.

Lll\£( monn.). Monnaie d'Italie dont la valeur varie suivant les localités, et qui se divise en monnaie d'argent et en monnaie de compte. Dans la première catégorie, la lire de Toscane correspond à environ 83 c; la lire nouvelle du roj^aume Lombard-Vénitien, è 87 G.; la lire vieille du môme royaume, 76 c. ; la lire du duché de Lucanes, 61 centimes. Dans la seconde catégorie* c'est* è-dire la monnaie de comptera lire ou livre italienne est de 1 franc; celle de Sardaîgne, 1 fr. 88 c. ; celle de Piémont, 1 fr. 175; la lire banco valuta de Gènes, 1 fr.0d6; la lire courante deMiian, Ofr. 764; la lireimpériale de Milan, 1 fr. 8 c; celle de Toscane, 85 c; celle du Tessin, 66 c; celle de Venise, 0 fr. S09; celle de Parme, 0 fr. 246.

LIRIODENDRINE (chim.). Principe balsamique amer qu'on extrait de Técorce frat« chedu liriodenaron tulipifera^ arbre de la famille des magnoliacées qui croil dans l'Amérique septentrionale.

LIS. Grosses dents de l'eitrémité d'un peigne de tisserand.

LIS. Filet de pèche formé de 70 rangs de mailles de 3 centimètres carrés environ.

LISAGE (manuf.}. Action de lire les dessins et les mettre en carte ou en faisceau de tire, dans une fabrique de tissus ouvrés, brochés ou damassés.

LiSARD (manuf.). Sorte de toile des Indes.

LISATZ (manuf.). Toile qu*on tire de TOrient.

LISBONNINE (monn.). Monnaie d'or du Portugal, qui vaut 33 fr. 90 c.

LISE (inst. de muâ.). Nom que portait autrefois une espèce de musett*^.

LiSER AGE. Sorte de broderie dont le dessin est tracé par un seul û\ continu, de métal ou de couleur, et qui tranche sur le fond.

LISERÉ. Angl. eording. Ruban ou cordonnet étroit dont on borde un vêtement. — Raie sur le bord d'un ruban, d'un mouchoir, etc., dont la couleur est différente de celle du fond.

LIBERER. Mettre un liseré» border en liserage.

LISEUR ( manuf. ). Ouvrier qui, dans les fabriques où Ton fait usage des métiers Jacquart, lit les dessins et.les met en carte ou en faisceau de tire pour les tissus ouvrés, brochés ou damassés.

LISIÈRE (manuf.). Angl. list: allero.lranle. Bord qui termine de chaque côté la hirgeur d'une pièce d'étoffe, et qui est ordinairement d'une couleur différente de celle de cette étoffe. Les Qls de la chaîne destinés h former les lisières ne sont pas ourdis en même *emps que la pièce, et on ne les roule pas sur Tensouple : ils sont ajoutés après coup, et tendus par des poids |\arti6ubers.

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'«^nte de

Ils jouent toutefois com chaîne et font partie du tissiT toffe qu'on attache au corsage u fants,etaumoyen desquelles on gv premiers pas.

LISOIR (charron, carross. )• Angl. a« allem. sehdmei. Pièce de bois transversa, sur laquelle posent les montants ou les ressorts auxquels une voiture est suspendue. — Pièce qui porte les brancards.

LISOIR (manuf.). Angl. treade; allem.

toeUtr. BAti de charpente pour l'apprôt de certaines étoffes , particulièrement celles qu'on nomme étamines du Mans.

LISPUND (métrol.). Poids usité en Allemagne et qui vaut environ 7 kilogrammes.

LISQUE. Sorte de filet de pèche qui est à larges mailles.

LISSAGE. Du latin levigare^ unir, polir. Action de lisser, de rendre uni.

LISSE. Du latin levis ou du grec >froc» même signification. Se dit d'une surface unie. En architecture on appelle colonne lissej celle qui est sans cannelures et $ai!S ornements.

LISSE. Pièce courante qui couronne h hauteur d'appui le garde-fou d'un pont de bois. — Ficelle avec laquelle le cordier lie ses paquets de corde. — Pièces mobiles d'un métier à tisser qui, avec les pédales, servent k ouvrir les Qls de la chaîne pour passer la navette et par conséquent le fil de la trame ou duite. Les lisses ordinaires sont formées de deux tringles de bois disposées parallèlement entre elles, dans une longueur égale à la largeur des tissus

3u'on veut fabriquer; mais celles qui sont est! nées à fabriquer les étoffes façonnées, brochées ou damassées, ne sont pas filées à des tringles.

LISSE. Se dit d*un degré de cuisson du sirop de sucre. Voy. Scjcrb.

LISSEAU. Se dit, dans certains ateliers, d'un peloton de fil ou de ficelle.

LISSER. Rendre lisse. Couvrir une pré-

Earation d'un enduit de sucre. — Liiser la ougie^ c'est la rendre unie dans toute sa longueur, en la faisant passer sous le rouloir. — Lisser la bougie plée^ c'est la faire passer dans une serviette mouillée. — Lisser les grains de poudre^ c'est, dans une fabrique de poudrée canon, faire passer celle-ci dans un cylindre creux qui est mis en mouvement.

LISSERON ou LAMETTE (manuf.). Liteau de bois qui sert è tendre les lisses.

* LISSETTE (raquett.). Outil d'os qu'emploie le raquetier dans sa fabrication.

LISSEUR. Ouvrier qui lisse la surface du papier, celui qui lisse des sucreries, etc.

LISSIER. Artisan qui fait des lisses.

LISSOIR. Instrument en verre, marbre, ivoire ou toute autre matière dure, qui sert à lisser du linge, du papier, etc. — Se dit aussi, dans une papeterie, de l'atelier oii travaillent les lisseurs et les lisseuses. — Tonneau pour lisser la poudre à canon. — Outil avec lequel le corroyeur polit lea cuirs.

UT

^ USSOIR ou USSOIRE. Perche dont on fait usage pour rerouer ia laine e( la briser.

LISSURE. Poli qtt*on obtient à l'aide du lissoir.

LISTÀOS (manuf.}. Toiles rayées de bleu et de blanc qu'on fabriquait autrefois en Allemagne, pour les exporter en Espagne et dans VAmérique espagnole.

LISTEL (archit.). Moulure carrée ou bande étroite qu'on dispose comme ornement aux colonnes et autres parties d'un bAtiment. Se dit aussi d'un espace plein entre les cannelures.

LIT. En laMn lectusy du grec >»xTpov ou Ux^Cf dérivés de>iyo/i«, être couché. Meuble sur lequel on se couche pour dormir ou simplement pour se reposer. On comprend d'ordinaire sous ce môme nom, ce qui doit composer un lit complet, c'est-à-dire le bois de lit ou couchette, le sommier ou la paillasse, les matelas^ un lit de plume» un traversin, un oreiller, des draps, des couvertures, une courte-pointe ou un édredon, le ciel du lit et les rideaux. On appelle lit nuptial^ celui où couchent de noifVeaux mariés; lit de parade, celui qui se trouve dans une chambre, plutôt pour orner celle-ci que pour l'usage; Ut de repos^ un lit bas et sans pavillon, sur lequel on se repose le jour; lit de sangle j celui qui se compose de sangles ou d'un morceau de toile que soutiennent deux barres de bois et quatre pieds ou jambages (]ui se croisent deux par oeux en forme d'Jt; Ut de camp^ un petit lit qui sedémonte de telle sorte qu'il est aisément transporiable, ou encore une espèce de couchette en planches inclinées sur laquelle dorment les soldats dans un corps de garde; lit de veille, celui qu'on dresse dans la chambre d'un malade; lit de grandeur, celui oi^ l'on peut coucher deux ; lit en housse, celui qu'on entoure d'unegarniture suspendue; ht de plumes, une toile de coutil, en forme de sac, qu'on emplit de plumes. On nomme encore lit en bateau ou en gondole, celui dont le devant offre la iorme évasée d'une barque; lit en tombeau, celui qui a la forme carrée d*un tombeau; lit double ou lits jumeaux^ celui qu'on peut partager oour en faire à volonté deux lits distincts. On emploie enfin des lits mécaniaues, qui aident h opérer ou h changer les blessés et les malades sans qu'ils éprouvent de secousses; et dès lits orthopédiques renfermant un appareil propre h redresser les personnes contrefaites.

LIT. Se dit d'une couche ou d'un banc de roche; d'une assise dans une construction... On se sert de l'expression : un lit de sable, un lit d'argile, un lit de mortier, un lit de moellons, un lit de plâtre, etc.; puis un lit de terre, un lit de fumier, etc.

LITAGE. (manufac). Action de liter les étoffes.

LITEAU (charp. menuis.}. Angl. ledge; alleni. leiste. Tringle de bois couchée sur une autre ou sur un mur, soit pour porter une tablette, âoit pour servir d'appui i nn» dOÎsoiL

DIGTIONNAmB LIT.

LITEAU (manuf). Raies colorées qui trayersent les toiles d'une lisière à l'autre.

UTER (manuf.). Couvrir la lisière du drap, afin qu'en plongeant celui-ci dans la teinture, la partie qui se trouve ainsi couverte ne puisse prendre la teinture et conserve son fond.

LITER (comm.). Mettre le poisson de mer, tels que les harengs, la morue, etc., par lits dans des tonnes, dans des barils.

LITERIE. Se dit de tout ce qui compose un lit, comme sommier, matelas, traversin , couvertures , etc. Ce mot s'emploie particulièrement dans l'administration militaire.

LITfiUR (manuf.). Ouvrier qui lite les draps.

LITHARGE (chim.). Du grec IfBipyyjpoç, fait de IfOos, pierre, et àpy^poç, areent : nîerre d'argent. Ang litharge; allem. gmte. Oxyde de plomb demi-vitreux, ou massicot cristallise en petites lames qui provient de la coupellation du plomb rrœuvre ou plomb argentifère. Cette substance est blanche, ou bien d'un rouge jaunAtre, lorsqu'elle contient une certaine quantité de minium.

Blanche, elle prend le nom de litharge d^arqent; jaune, celui de litharge d'or. On en fait usage dans la préparation des sels de plomb, particulièrement celui de saturne et de la céruse ; elle entre dans la fabrication du cristal ; les potiers en forment une couverture de leurs ouvrages, lorsqu'ils veulent donner è ceux-ci une teinte de bronze ; on l'emploie encore pour augmenter la propriété siccative des huiles; et l'on prépare avec elle, en la faisant fondre avec du sel ammoniac, ce qu'on nomme jaune minéral, ou jaune de Cassel, de Paris^ de Vérone, etc. Au nombre des falsifications, mises en usage

()ar les marchands de vin qui font aussi proéssion de friponnerie, se trouve l'emploi de la litharge, qui a pour objet de neutraliser l'acide de la boisson. Cette fraude, qui est un- véritable empoisonnement, peut se reconnaître en décolorant le vin par du charbon, et en ajoutant au liquide incolore une solution d nydro^ène sulfuré. Il se produit alors un précipité noir et floconneux du sulfure de plomb. Nous l'avons déjà dit et nous ne cesserons de le répéter : les bagnes ne .sont pas assez peuplés de marchands; l'impunité de cette classe de voleurs les rend de plus en plus audacieux dans le crime.

LITHIATE (chim.). Angl. id.; allem, /tthiumsëure. Sel formé par la combinaison de l'acide lithique avec une base. Le lithiate porte plus généralement aujourd'hui le nom d'urate.

LITHINE (chim.). Du grec Mùç, pierre.

Angl. lithine; allem. lithin. Base minérale composée de lithium et d'oxygène, dont la formule est L*0, et qu'on nomme aussi oxyde de lithium. Elle se présente en combinaison avec la silice dans plusieurs minéraux, comme la tournaline verte, la pélalile, le psodumène ou triphane, dans cerclai nf» micas, etc.; et ou la rencontre ausbx

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