LIT
DE TECHNOLOGIE
dans plusieurs eaux minérales, telles que celles de'CarIsbad ei d*Eger en Bohème. La lithine a de la ressemblance avec la soude el la potasse ; elle est blanche, caustique, et donne, avec les acides^ des sels reconnaissablés à la coloration pourpre qu'ils comrouniuuent à la flamme de Talcool. Cette base fut découverte en 1817, par M. Arfwedson.
UTHIQUE (Acide). Du grec MBoç\ pierre.
Se dit des sels qui ont pour base le lithium, soc sulfure ou son oxvde; et Ton donnait naguère le même nom a Vacide urique,
LITHIUM (chim.). Du grec HBoç, pierre.
AngK et allem. lithium. Corps simple bétallicpie isolé pour la première fois de la lithine par Davy, et étudié particulièrement en 1855, par Mfil. Bunsen et Mathiesen. Ce corps a l'aspect de l'argent, il est malléable, ductile, et 5 milligrammes peuvent fournir un 61 de près de 1 mètre de longueur. Sa densité est la moitié de celle de l'eau; il fond à 180 degrés centigrades; et il s'oxyde avec une telle facilité, qu'on ne peut le conserver à l'état métallique que dans l'huile de naphte.
LITHOCËRAHE (céram.). Genre de poterie poreuse qui sert à rafraîchir l'eau.
LITHOCHROMIB. Du grec liBoc, pierre, et X^f««f couleur. Mot impropre par lequel on a voulu désigner un procédé de coloriage à la main, employé pour les estampes, mais
Ïui n'a aucun rapport avec la lithographie. e procédé a pour but d'imiter une peinture à l'huile. Pour arriver à ce résultat, on étend, derrière une estampe quelconque, qu'on a rendue transparente en l'imprégnant d'un vernis gras, des couleurs à l'huile, et par couches épaisses et égales. On colle ensuite Testainpe sur une toile à peindre, au moyen d'une forte couche de blanc de céruse, puis on la vernit derechef. Les couleurs ayant été ainsi disposées derrière le papier, la face qui se présente aux veux est alors parfaitement unie. Le nom de lithochromie, improprement appliqué ft ce procédé, nous le répétons, conviendrait parfaitement à un autre 1)rocédé qu'on appelle chromolithographie^ equel emploie en effet la lithographie pour produire des dessins coloriés. Cette découverte, qui fut faite en 1837 par MM. Engelmann, consiste dans l'emploi d'autant de pierres qu'il y a de couleurs dans le dessin, qu'on enduit chacune d'une teinte séparée, et sur lesquelles on fait passer successivement l'estampe.
LITHOCOLLE. Du grec, ^iOoxo'^oe, formé de l<9oc, pierre, et xo)Xk, colle. Sorte de ciment dont les lapidaires font usage pour iissujettir les pierres précieuses qu'ils ont à tailler.
LITHODRASSIQUE (inst. de chir.). Du grec li9oc, pierre, et tp^vattv, saisir. Instrument employé pour pratiquer la lithotritie par égrugement.
LITHOGÈNE. Du srec XîS^c, pierre, et ytv- MMi, je produis. Se dit d'un ciment qui devient dur comme la pierre.
HO
^^nte de
LITHOGLYPHIQUF.
et 7>uf>n, gravure. Art pierre.
LITHOGRAPHE. Celui qui ii.
le procédé de la lithographie.
LITHOGRAPHIE. Du grec Xi#oc, pieri V 7/>«?«»f j'écris. La découverte de cet art par«. due, comme tant d'autres, au seul hasard. On raconte qu'en 1796, un certain Àloisius Senefelder, musicien allemand, n'ayant pu obtenir qu'on gravât un air qu'il avait composé et dont il ne pouvait payer le travail d'avance, se retirait un jour tout navré de son peu de succès, lorsqu'ayant jeté les yeux sur une inscription sépulcrale, posée contre un mur extérieur de la cathédrale de Munich, il reconnut qu'elle avait été gravée en relief au moyen de l'eau-forte. Il songea aussitôt à reproduire sa musique à l'aide du même procédé; il traça ses notes sur une pierre de même nature avec un corps gras fluide, et ayant étendu de l'eau -forte sur cette pierre, il obtint un relief qui, chargé ensuite d'encre d'imprimerie, lui donna des épreuves de sa composition musicale. Senefelder ne s'en tint pas là : s'étant aperçu aussi que l'encre d'impression adhérait également sur toutes les parties de la pierre, surtout lorsqu'on imprégnait ces parties d*un corps gras ou savonneux, et que celte pierre, étant faiblement humectée, refusait de prendre l'encre avec laquelle on la mettait en contact lorsc|u'elie avait subi l'action d'un acide léger, il demeura convaincu au'il u'était pas nécessaire de recourir au relief pour se procurer des épreuves; qu'il suffisait, pour arriver à ce résultat, de dessiner sur la pierre avec un corps gras, de l'aciduler ensuite et d'appliquer l'encre d'impression avec un tampon ou un rouleau, en ayant soin de tenir la pierre constamment humide. La lithographie fut dès lors inventée. Frédéric André, de Francfort, en fit les premiers essais k Paris, en 18(A, mais il n'obtint aucun succès. En 1810, M. de Lasteyrie alla étudier la nouvelle découverte en Bavière, et essaya, à son tour, mais aussi infructueusement qu'André, de la faire prospérer en France. Enfin, en 1816, les efforts incessants de MM. Engelmann, de Mulhouse, parvinrent ft faire adopter le procédé de Senefelder. Depuis cette époque, des perfectionnements ont été apportés à la lithographie, d'abord par MM. Engelmann qui, les premiers, imaginèrent l'emploi des couleurs, puis par MM. Motte, Lemercier, Bry, Chevalier, Langlumé, etc. Nous ne devons pas omettre de rappeler ici aue déjà, en 1728, un physicien français, Duiay, avait fait connaître un procédé complet d'impression de dessin au moyen de la pierre.
Celle qu'on emploie pour la lithographie, et qu'on appelle, à cause de cela, merrt lithographique, est un carbonate de chaux composé ne 98 parties de ce calcaire, 2 de silice et 1 d'alun et d'uxyde de fer. Pour être d'un bon usage, cette pierre doit offrir un grain serré et une pAte fine t^t uniforme;
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DlcnONNAIRE