‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 182 sur 248 · OLE · texte numérisé non relu

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I KRIE ( comm. manuf. ). Angl. silk- ; allero. seidenhandel. Se dit de toute e de tissus de soie. On distingue ceuxunis et façonnés. Les tissus unis sont lits par le croisement des fils de cbatne irame, et sVxécutent avec des métiers I 8 lisses. On distingue dans ces tissus feias^ le satin et le sergé. Les variétés rfetas sont les gros de Naples, de Tours^ éanseid* Afrique^ la florence, \e foulard^ é de soie^ le erépe^ la ntarceline^ etc., s étoffes employées pour robes, man- , chapeaux de femmes, doublures, cra- , parapluies, rideaux» reliures, etc. Le . dont la chaîne apparaît à l'endroit le peau unie, sert aussi à faire des rojes chapeaux de femme, des gilets, des tes, etc. Le sergé, dont la côie est en » comprend la levantine, la Virginie^ le ia^ etc., et Ton en fait des robeset surîles doublures. Les tissus façonnés ûonles étoffes brochées, comme \e brocart^ ocatelle^ le lampas, le damas^ etc., qui lui particulièrement pour les meubles, >ntures, les ornements' d'église, etc.; les velours de toute sorte, les châles de les crêpes de chine^ etc. Enfin, les soies linées avec la lafne, le coton ou le fil, lissent d'autres tissus, comiuo les popeli- \rs peluches^ les gaxes^ etc. La Turquie, la e, riiide et la Chine sont renommées leurs soieries. Les pays de l'Europe 'on en fabrique le plus, sont la France, lies centres de production sont Lyon, t-Etienne,Saint-Amand,Avignon,Tours f mes ; r7(a/i>, surtoutè Milan, Bergame, cia, Vicence, le territoire de Gènes, le lé de Parme, la Toscane et les Deux-Si- ;puis la Suisse^ fiarticulièrementèBâle.

premières fabriques de soie, à Lvou, [it de li66;cellesde Tours de U70.Vinensuite celles d'Avignon, de Nîmes, eic âge des tissus de soie n'est devenu à près général qu'au commencement du ent siècle, et cette impulsion est due au er à la JacquarL )KKA ( manuf. ). Etoffe qui se fabrique

le royaume de Loango, en Africjue.

)LAM1R£ (manuf). Etoffe à claire- voie sert k garnir les tamis.

>LANIN£ (chim.). Alcali organique qui découvert en 1821, par M. Desfosses, macien à Besançon. Il est solide, blanc, -vénéneux, et on le rencontre dans dies espèces de la famille des solanées, e autres dans les baies de la morelle, \ 1er» fouilles et les tiges de la douce-

amere, dans les longs germes 4e5 pommes de terre, etc.

SOLDO (monn.). Monnaie de Dalmatie qui vaut 16 centimes.

SOLE. Angl. td.; allem. sohle. Partieplane ou légèrement concave qui, dans les fours i réverbère ou à chambre, dans les fours à boulanger, etc., reçoit les produits h échauffer. Tantôt la sole est formée d'un carrelage en briques ou carreaux plus ou moins réfractaires, porté sur un massif solide, tantôt composée d'un mélange argileux réfraMaire ou d osen poudre, fortement tassés dans une cavité en briques ou dans un plnteau ou patène en fonte. Cette dernière disposition est utile pour éviter la déperdition des matières fondues qui seraient susceptibles de s*losi« nuer au travers de la maçonnerie altérée. — Pièce de bois qui suppoi*teles étançons dans une galerie de mine boisée. — Pièce de charpente servant à faire les empâtements tins machines. — Jetées de plâtre que les maçons font avec la truelle.

SOLEIL (pa pot.). Sorte de papier.

SOLEMÉNT (archit.). Filet de plAtre au pourtour des dormants de croisées, de iK)rtes, etc.

SOLÉNOÏDE (phys.). Système de couranU formés, égaux, «l équidi.stants et normaux à une même ligne. — Sorte de piieè auges.

SOLFATARE. De l'italien solfato.de soufre. On nomme ainsi d'anciens terrains volcaniques d'où s'exhalent toujours des vapeurs sulfureuses qui déposent du soufre sur les parois des fissures qui leur livrent lissage. Une partie de ces vapeurs passe k 1*étal d acide sulfurique par l'action de I air, et réagissant alors sur ralumine des roches qu'elles traversent, elles donnent naissance k de la pierre d'alun. Deux solfatares opt acQuis de la célébrité : celle de Pouzzoles,

très de Naples.et le volcan delà soufrière k

a Guadeloupe.

SOLIDE ( géom. phys. ). Du latin solidus. On entend par ce mot, en géométrie, tout corps qui réunit les trois dimensions de longueur, largeur et épaisseur ou profondeur. Les solides sont terminés les uns par des surfaces, comme le prisme, le parallelipipède, le cube, la pvramide et en général tous les polyèdres; leS autres far des surfaces courbes, comme la sphère, le cilindra, le cône, l'ellipsoïde, le paraboloîde, etc. — En phvsique, on appelle solides les corps dont les molécules intégrantes sont assez unies par la force de cohésion |»our opposer kleur séparation une résistance sensible. Toutefois il est un grand nombre de corps solides qui deviennent liquides k une haute température, et réciproquement les corps liquides deviennent solides k une tempéra- ture plus ou moins iMsse.

SOLIDIFICATION. Baldacconi a firoposô le procédé suivant pour la solidification des matières animales et la conservation de leurs couleurs. On laisse macérer les pièces dans de Teau saturée d'un mélange de bi-ch!orare de mercure et d'hydro-cblorate d'ammo*

soif

SON

niaquei dans les proportions de 13 è 3 parties

SOLIN (archit.). Aogl.td.; allem. sparrenlaeile. Se dit de chacan des intervalles qui se trouvent entre tes solives. — Enduit de plâtre qu*onfait le long d*un pignon pour y loindre et retenir les premières tuiles. — Pifltre qu*on met sur la poutre pour séparer les solivt'S.

SOUTAIRE (joaill.)- Du latin êolitariut.

Angl. solitaire; allem. solildr. Diamant monté séparément.

SOUVAGE (charp.). Se dit do la snpputntion du nombre de solives qu*on peut faire avec une pièce de bois.

SOLIVE (charp.}. Du latin tolum, sol.

Angl. iquared timber; allem. balken. Nom que portent les pièces de bois qui. placées horizontalement, composent la charpente d*un plancher. Les solives sont espacées les unes des autres, posées par leurs extrémités sur les murs, ou assemblées dans des lambourdes, des linçoirs, etc. On doit donner à toute solive une hauteur d*an moins le 3&* de sa longueur dans œuvre. On appelle êolive de 6rtn, celle qiri est de toute la longueur d'un arbre équarri; solive de sèiagej celle qui est débitée dans un gros arbre; «o/tve pot^an/e, celle qui fait la lai^ geur d'un plancher sous poutre; solite ien* ckevétruref les deux plus fortes solives d*un plancher, qui servent k porter le 'chevfitret et les plus courtes solives qui sont assem* blées dans le chevétre; solive boiteuse^ celle dont une des extrémités est scellée dans le mur« et l'autre assemblée dans un chevétre; solive de remplissage^ celle qui est placée entre d*autres solives pour remplir les intervalles; solive en empafu}nt une solive assemblée en biais sous un linçoir. Autrefois, la solive était l'unité de mesure pour le bois de charpente. C'était une pièce de 6 pouces d'équarrissage sur 13 pieds de Ions, équivalant à peu près au décistère actuel.

SOLIVEAU (charp.). Angl. small joisl; allem. bUlklein. Moyenne pièce de bois plus courte qu'une solive ordinaire*

SOLUTION (chim.). Du latin soluiio, de solvere^ délier, dissoudre. Opération par laquelle un corps solide se fond^n totalité ou eu (Mirtie dans un autre qui est liquide. On appelle to/tf/um le produit d'une solution.

SOMBRERO (cost.}. Chapeau à larges bords qu*on iiorte en Espagne.

SOMETS (boiss.). Boisson faite de jus de raisin bouilli, dont les Maures funt des libations dans leurs festins.

SOMMA (métrolog.). Mesure de capacité

Eur l'huile employée en Toscane, et valant lit. 86.

80MMAGER. Placer des sommiers sur une futaille.

SOMME. Du latin summa. Les cloutiers désignent par ce mot une quantité de douze milliers de dous. — Autrefois on appelait fOMMM de verre la réunion de morceaux de ferre formant environ de 10 mètres carrés de vilraKe.

SOMMIER. Sorte de coffre dans lequel les

soufflets des orgues font eDtrer liirç là se distribue dans les diiféreiits t.-:

— Barre de hêtre qui, dans on b^.:

est assemblée aux aeux bouts, i qaef .

ronde, avec la caisse, et sur Uqse^K ■ fichées les chevilles qui serveet li y. Tinstrument. — Grosse pièce de t*porte sur deux pieds droits de oi^&uou sur les deux piles d'un pool, fov. \. rofiice de poutre, c'est-è-dire poor «f . un plancher, une cuve grande et i^i ou toute autre construction très-lov» - Pièce de bois de charpente qui porteur -. pieds droits, et sert' de linteau I iocvc: des portes, des croisées. — Pièce en dans laquelle entrent les fiches qai »

è tendre les cordes d'un piano ou û'v vecin. — Partie supérieure d*aoe ji'^sur laquelle joue la machine destîBét ver et a abaisser cet^e jalousie. — ¥>• de crin ou matelas formé d'élastiqQfv remplace la paillasse. — CuirdeveiJ • ratureur tend sur la herse uoor nir* parchemin. — Cerceau double que ^^ nelier place au bout des futailles. -' de bois supportant une grosse 6cr.

1^1 èce de bois sur laquelle un rooulioto

— Corps du fléau de la balance.

SOMMIERS (imp.). Angl. whitr: u

pressbalken. Pièces de bois qui sep' entre les deux jumelles de la presse.

SOMMIÈRES. (manuf.). Etoffes di qui se fabriquent dans le Langaed<^'-

SOMNO. Petit meuble qui sert k u'* table et d'armoire , et qu (m i)Ose irê lit.

SON (meun.). Du latin maumii, f nier. Angl. bran; allem. Ueie. firrr^ graines céréales lorsqu'elle en a ^ ^ par la mouture. Le gros son |>èse «^ 20 kilogrammes l'hectolitre, le |ieui:<logramraes. La grossenr du soo est u proportionnée è i*écoulJment de^ wt^' moulin. On appelle son gros celoi »*r quel il reste beaucoup de farine, et * ou maigre celui qui est séparé de : •• farine.

SON (phys.). Du mot latin sawu ^ tion que transmettent, par le secou-^ .

tre oreille, les vibrations d'uo ox'r ' l'air. Lorsqu'on frappe le bord dW au dedans, sa forme change : le c:

qui suit la direction du c4ioc s'accoi le diamètre transverse s'allonge; >* points opposés se rapprocbent dsc> ' nier sens et s'éloignent dans le ,' l'élasticité de la matière amène eo>irestitulion de la forme primitife. dépassée par la vitesse acquise : tt • quau contraire le court diaio^'' allongé, et le long s'accourdt Ces ^ ' ments vibratoires, qu'il est aisé de v • " sentir, se succèdent avec plus ou a -' . rapidité, et diminuent d'éteodae i^ des résistances, jusqu*k ee qaa U r«" * enfin ramenée au repos abiolo: f- ' ' qu'elle rendait, après s'être sfU)^ ' en plus, cesse même avant k^ **^ ^ Une corde tendue qu'on écarte ér ^ • -

SON

DE TECUNOLOGIE.

sa!i

1 rectilîgne et qu'on abandonne h elle-

me, fait de part el d'autre des excursions

diminuent sans ces<se, et le son qu'elle

duisait n'est plus perceptible avant mtr

la fin des vibrations visibles. Ce qui uve que ce sont les mouvements vibraes qui se communiquent è nos sens par ecours de Pair, c'est que, dans le vide, on n'est plus percêutible, et voici une érience qui prouve le fait. Si l'on prend petit mouvement d'horlogerie qui fait »l>er un marteau sur un timbre» le son timbre est très-éclatant dans Tair ; mais qu on place cet appareil sous le réci* M de la machine pneumatique, le son Taiblità mesure qu'on fait le vide, et cesse ne bien avant qu'on ait enlevé tout l'air rieur. Lorsquon frotte avec le doigt lillé le bord d'un verre h patte, on prol des vibrations et un son; et si Von tplit ce verre d'eau, on voit ce liquide ;iter et même se répandre au dehors s IMnfluence des vibrations.

•n distingue trois choses dans le son : ifnsiié^ la qualiié et le Um. Dn son est ou faible, selon qu'il est produit par vibrations plus ou moins étendues. Un on, une grosse cloche, un tam*tam, une nette, un violon, un instrument à vent dent des sons qu'on entend plus ou ins loin, et qui agissent avec aifférents ictères d'im|)étuosiié sur notre organe, son est si faible qu'on ne peut l'enlenque dans le calme de la nuit, et en prét une oreille attentive, tandis que tel autre s ''entend même en se bouchant le cont auditif. La qualité du son tient à la na* ) même du corps vibrant. Le cor, le bas- , le violon, la flûte, la clarinette peuvent dre le même ton, avec la nfême force, et endant une oreille exercée saura distin- ^r les instruments les uns des autres. Le ps sonore n'est i)as la seule cause de cette ersité; la manière dont les vibrations de r y sont produites influe sur la qualité son : c'est ce qu'on appelle le timbre. Le I est le degré du son grave à l'aigu. Lorsun musicien exécute la gamme avec sa X ou sur un instrument, les sons past par divers tons successifs.

^rsqu*on pince une corde tendue, les ursions qu'elle fait de part et d'autre de igné droite, impriment k l'air des mouuents Tîbratoires qui produisent un son it le ton dépend du nombre de ces vibra* is, par chaque seconde. On remarque ) ces mouvements sont isochrones , »t-h-dire en é^al nombre dans toutes les ondes successives, quelle qu'en soit d'ailrs rétendue, et que par conséquent le

reste le même. Hais comme les vibra* is décroissent sans cesse d' étendue, le i, qui d'abord avait de l'éuersie, va en faiblissant, et nous cessons DientAl de iteadre, avant que la fK>rde ait cessé de rer. Le terme où loit n'entend plus rien >end de la délicatesse de Toule, du calme i lieux voisins , etc. Accourcissez la ^de, les vibrations seront plus rapides, le

son sera plus aigu, et il s'affaiblira plus promptement.

C'est une question qui a beaucoup exercé les physiciens, que de savoir quelle est la Titessedu son. Lorsque nous TOyons, de loin, un bûcheron qui frappe avec sa co* gnée, un fusil qui fiiit explosion, etc., nous remarquons un intervalle notable entre le choc et le bruit. C'est que la course de la lumière est instantanée, tandis que celle du son ne l'est pas. L'éclair, qui est le signal du départ de la foudre, est ordinairement aperçu plusieurs secondes avant qu'on entende le bruit de l'explosion. On attribue ce bruit au déchirement de Pair, causé par le passage de l'électricité; et comme chaque couche d*air traversé produit son explosion uarticulière, et est à des distances très-différentes de notre oreille, ces bruits ne sont entendus que successivement; venant l'un après l'autre, ils produisent un son long* temps continué. Ainsi I9 cause du bruit du tonnerre est due en grande partie au long espace d'air que traverse la foudre en se précipitant sur la terre avec une prodigieuse vitesse, tandis que le son ne procède qu'avec une sorte de lenteur )>ar des contractions et dilatations successives. Honge a fourni une autre explication vraisemblable des roulements du tonnerre, qui probablement se combine avec celle qui vient d'être donnée. Ce savant admet quQ le passage de l'électricité détermine la formation subite de nuages qui, produisant un vide dans l'air, y excitent des chocs qui se reproduisent de proche en proche et à de grandes distances par la masse d'air ébranlée.

Parmi les exemples cités au sujet de la télocité du son, nous reproduirons les sui- Tants. Des canons tirés a Carlscron furent entendus en Danemark, à 15 myriamètres.

En se rendant par mer de l'Asie Mineure en Egypte, le docteur Clarke entendit le bruit d^in combat naval qui avait lieu h Ift myriamètres. Hearn ouït des canons lires k Stockholm, en 1885, k ta distanee de 90 myriamètres. Une canonnade, dans un engagement naval entre les Hollandais et les Anglais, fut entendue, en Angleterre, en 16*Z2, jusque dans le pays de Galles, k environ 83 myriamètres. Les sons d'une flûte, entrés dans un tuyau de 1,000 mètres de long, parvinrent, très-distincts, k l'autre extrémité. Dans un autre tuvau de fonte de la même étendue, le plus léser murmure, proféré k un bout, se &isait distinctement entendre à l'autre bout. Au château de Carisbrook, se trouve un puits de 61 mètres environ de profondeur, sur k peu près k mètres-de laf-

K, et dont les parois sont recouvertes d'uau Ile maçoDuerie. LCKsqu'oa y jette une épingle, on entend clairement le bruit qu'elle fiiit en atteignant l'eau. H. Rendant estime que la vélocité^du son k travers l'eau e^tde 151%''ia par seconde; mais MM. Coladon et Sturm, la portent seulement k 1506* 56, quand la température est de T 78* centigrades. , .

Le son parceurt 333 mètres par seconde

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SON

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