‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 200 sur 248 · TU N 6 ST ATB · texte numérisé non relu

TU N 6 ST ATB

SDLFURATION (chim.). État d'une substance simple combinée avec du soufre.

SULFURE (chim.). Du latin sulpkur, sou« fre. Angl. sulphide; allem. schwefeimeiall. Composé formé par la combinaison du soufre avec un autre corps. Parmi les sulfures des métaux, on distingue les protosulfures qui correspondent aux protoxydes» et les deutosulfures qui correspondent aux deutoxy* des» etc. Beaucoup de sulfures métalliques s'obtiennent en chauffant du soufre avec les métaux; mais plusieurs d'entre eux se rencontrent aussi dans la nature, comme les pyrites, les blendes, les galènes, etc. Les sulfures se détruisent lorsqu'on les chauffe au contact de l'air, et se transforment alors soit en acide sulfureux, soit en sulfates. Dans le nombre des principaux sulfures, nous citerons ceux d'antimoine, d'argent, d'arsenic, d*étain, de fer, de mercure, de plomb, de zinc, etc. Le sulfure de carbone^ dit aussi sulfide de carbone et actde sulfocarbonigue^ est une combinaison de carbone et de soufre, CS", dont la combinaison corres|K)nd k celle de l'acide carbonique, et qu'on obtient en faisant passer de la vapeur de soufre sur du chart)on chauffé au rouge. Ce sulfure est un liquide incolore, très-inflamm|ib'e, trèsmobile, d'une saveur Acre et amère, et d'une odeur aromatique et fétide. Sa densité est de 1,272; il bout déjà è 45% et dissout le soufre et plusieurs autres corps qui résistent

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t ràcttôfi do I fl1(XM)l. Aulretois on donnait le . fiom do foies de soufte aut produits qu*oli obtient en côtnbiifant le soufre avec tes alcalis minéraux.

SULFURÉ (cliitû.). Angl. sulphureUed àllecÉ). miiickf0efelge$&uéri.SeA\i d uii co^ps sin)|)le qui est combiné avec le soufre.

SULFUREUX (AciDB). Angl. sulphuyàus acid: aWeTù. schweféligêaUêr.Govahitïaïson de soufre avec Toxygèné, SO', qui se prodtfK lorsque le soufre bhâle au contact de rair, et qui se dégage eti abondance dans le voisinage lies volcans. Cet acide est Tuii des plus anciennement connus, et sa composilioti fut établie par Lavoisieren iTTT.GIauber ratait proposé, dès 1659, pour la guérison dé lit isale, et Ton doithd*Areetdes appareils trèssimples qui sont aiioptés dans les hôpiteiol

1»our les fumigations par Tacide Sulfureux. hns les circonstances ordinairt*^i cet acide se présente sous la forme d*un gat nius pe-sant que Tair, invisible, et d*une oueiif piquante et désagréable. Lorsqu'on le respire en trop grande quantité, il irrite la gorge, provoque la toux, cause une oppression dou- ' iouro;ibl2 et finit par as[)liyxifr; enûn, il élcir.t subitement les corps en combustion, fte qui Ta fait utiliser pour arrêter leà incendiés de Cheminées. Il se dissout en grande quantité dans Teau; sa solution absorbe promptement l'oxygène de l'air et se conver- Itt peu è imw eti acide sulfurique; il est susceptible d'être liquéfié et m6ii)e Solidifié par l'action d'url grahd fboid; il blanchit les substances animales sans les altérer et dénmll lu plupart des couleurs végétales; l'industrie y a recours pour blanchir la lalnn^, la 50iei (es plûmes, 1d baudruche, la colle de porssoil, la gomme adrdgahte, et la paillé des* tihéë à la confection deé chapeaux; on en fait usage éUSSi polit- enlever les taciies de fruit sur lés yêtem^uts; puis pour assainir les liioux rtibpHs de miasmes putrides, cocn* ibt> les Idtabets, les vai^eaux, etc.^ et pour désinfecter lés bai'd^Si les cottvdftures, les inatflâS, etc.; (provenant de malades; enfin, dn s>n Sert podi* soufrer les tonneaux dans le:(qucls on udii cbns^rtelr le vin^ la bièh) et autres liquidés Ibrmenté^.

SULFlJftlDE ( thim. ). Qui resil^mble au soufVe.

SULFURIQUE (Aciûb). An^K satphurit atMi allem. àchwefeKg. ConibinÀisoU dû soufre Hvec l'oxygène, SO^HO, qui forme l'un des acides les plus ëUérgiqueS t^t les plus importants de la chimie, et que l'on appelait autrefois huile de i^iirioL Cet acide n élait point connu des anciens, &t il n'en est fait mention pour la première fois, d'une manière vague, que dans les ouvrages de llhasès, chimiste arabe du v siècle. Trois siècles après» Albert te Grand le désigna sous les noms de êoufire des philoeophes él d'eêpriî it vitriol roiHaïH; Vers le milieu du XV siècle, Basile Vdlentin en lit connaître la préparation par la distillation du viiriol ou sulfate de fer; au commiencement du tvii* siècle. Angélus Sala put s'assurer que l'huile \ïe vitriol, c'est-à-<lire l'acide sulfurique, se

forme aussi {^at la couitittstrtmdasx^r des vases humides; plus tanlL^'- Léûïery proposèrent de Jilvorîsert:>bnstion en tijoufanc au sankt ot» --• quantité de salpêtre; enfin, fAïf : * Irvra h la fabrication en grand 4e i» -«• furiqtie, et vers 17M, deax ctniBttr' * pays, Rœbuck et Garbett, reiBfihfl^ ballons de verre, primilitefDemfc;'imr des chambres de plomb.

L'acide sulfurique se préseole so^ -:

me d'une huile incolore, ABSodeor^...saveur acide très-forte. Sa )iesaiftfir * tique est de 1,45; il rouçh le tyr* noircit et désorganisa la pTupart &* t tances animales et Téfcétâles: tiouiV absorbe rapidement rnumidité, et «^r* avec l'eau en s'ëchauaant consfiién:> -.-

Pour préparer cet acide en gnmd, ' • du soufre dtos des chambres de f^-s ' l'on met le gaz acide sulfareoi er*: ■? avec de la vapeur d'eau et de la u/treuse ou acide hyponitrique, obier:

calcinalion du nitre de manière è .« ï * der, puis on concentre te produit j-* chaudières en platine. En Saie et * bême, la fabrication de l'acide 5tt!i' s'opère en distillant le sulfate de fr parla décomposition des pyrites ncj et l'acide qu'on se procure (-ar c^ ■• qui est le plus anciennement conu le nom d'actd^ de Pfordhauiek, qui ^ de la petite ville saxonne où on te !>' On l'appelle aussi acid^e /bntoii/. f^^répana à l'air d*abondanti*s fumée» t<si ducs à ce qu'il cotitient une certiirf * tité d'acide anhydre, SO*, qui pr*:-jvapeurs en se combinant avec Hium Tair. L'acide sulfnrique esl^ond^::• les j)lus fréquemment employés de* ' arts. Ou en fait usage dans la fibrin'. ? ' autres acides, de la soude artificielle, i ' lun et du chlore ; dans l'afBnage de r*^ la transformation de la fécule eo sucrt. bourirage des peaux destinées 9Qc:r et dans un ^rand nombre d'âdtreso}<n de l'industrie l^t des laboratoire; il hdissoudre l'indigo avec lequel on .laine en bleu de Baxe, et il se comi' ■' les oxvdes métalliques pour former ailes sulfater. Mus la nature, c'est ^nn . remeiit sou$ ceUe tonna de satine \i montre. En combinaison avec la d*.^ constitue le plâtre; avec la barju, !f «k pesant; aVec la strontiaue, la »f7ri«ar * Il existe aussi h l'état de libetté ^* ' sources et rivières des environs d» <• • et on le trouve en abondance dam ti^ ' de Purace ou Pusambio, afflutot <h *'^ dans l'Amérique du Sud, ce qui « ft^' ' 1er celte rivière Jtio- FtiM^rr .

SULIMB. Nom d'uta cosmétique c * femmes font usag^ en Orient

SULÎAMI (moun.). Monnaie dlp;« Tunis et d'Alger. Le sultani do uît • de 5 i 6 francs; celni de Toois, {'«> - ' et plus fin, a un tiers de valeur ec^' ^ celui d'Algérie correspond à 8 fri»**' timcs.

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DE «ECHNOLOMB.

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SUMAC («omm.). Art>risseiui «le la ftmille (les anacArdiacées. Le suiuac des corroyeursi ffem cortari4j qui croit dans içç Ueui sacs du midi de la France* de Pllalie et de TEs* pagnet.serti^ Minner.les peaux de chèvre dont OB fiât le maroquin; ou teint Mssi en jaune tvei: récofc^ des tigesi et en bt^j^ i^vep C9ih de6f«c^Des.

SUI'KRFICIE. Foy. Scrfag«.

S4JPÊRIEURE(jlQ)pr.). Lettre élevée sur HU cofps quelconque.

SUPSIISTRUGTUBE (cheoi. d« fer). On désigne sous ce nom, dans les chemins de fcr, rensAmblie des dispositions spéciales qui distinguent cette nature de voie decoiQoiQnication des chaussées ordinaires. La superstructure eobr^sse donc tout cç qui regardée la for«[ie et la pose des rails et de ^eurr» accessoires* c'^estrà-^ire l'assietie de la yoie, les supports^ l^s c9fMSsJnfit3} les traverses, les langrine$9 etc.

SUPPORT (f^em.de 1er). AngK id.; «Ilem, $iiiU€. Pièces 4e bois> ou de ibnte, ou quartiers de pierre par rijilermédiajfe desquels les rails r^pQse^i sar la sol de la chaussée 4'wQ diieoiin de fer. Les supparts peuvent tous se rapporter h deu|^ systèmes : \es0up' P9frt0 4i9C9fUifms et les tupport^ eontiuMs. Le pref9ier système est le plus généralement employé «n £Miro^)e. Dans celui-là les ra^ils reposent de distance en distance sur des appuis eo (»lerre, en bois ou en fonte; et les pierres s'emploient ^communément sous Ja iorme do dés isolés sous chaque cours 49 rails. Quelquefois» dans les localités oA Ton peint se procurer è ^eu de frais de^ pjerrea de taille d*june certaine iongue4ir, la picore a*eiBploie à Tiétat de traversine, reliant les deux cours die raiU d'une tnAo^e voie* mais ce dernier mode est rareoient usité. Dans le necQod système, ^elui des supports cooti* nps. Us rails reposent dans toute leur ion* Sâieiir sur aI«$ jnèces de bois qui prennent le nom de longrinet^ lesquelles sont reliées 4to dialance w distance par des traverses qui jnaintienocAt l'écartemeoA des deux ccmra de rails et forment un ensemble doué d'ana r^rtaioe élasticité qui xepose direclement sur l>nsablemeol de la voie,

SUPPORT <iMipf.). Réglette aue l'on place è cAté ou au bas des pages où if y a du blanc, •fia de aoutenir le foulage.

SUPPORTAGE (céram.). Ensemble des «apjMsde supports dont on fait emploi dans Ifencastage d^ la porcelaine.

SURE. Chez les chamoiseurs, on donne le Booi d'eau iurtt h la pré|>aration dans laquelle oa mat les cuirs (tour les amollir,— Liiez les salineurs» c'ust le résidu des eaux roémes dont on a tiré le sel. — Che^ les anûdaooiers,. c'est l'eau ejl la farine q-ui ont subi laii commencement de (ermeiRatioo .et d'où r«fl M tiré l'amidon.

BURACHAT (mono.). Angl. ontrpay; al- Imm. mektrkmf. Nom que Ton donnait a^refois à one cerise fatte aux particuliers qui Tendaient des métaux h la iuonnaiA.

»URAMTIMOMUÏ£ (Qhim.). Antimoniate ^vec excès d'acide.

SVUANTIMONITE {cbim.}. Aotisionitft evec excès d'acide.

SURARSÉNIATE (chim.). Arséniato dans lequel il y a une fois et demie ou deux fois autant J'acide qi^ dans le sel neutre correspondant.

SU^BAfSSÊ (architO. Se dit dp l'arc /^u cerlftines voûtes, q^i est oué section do- ('ellipse sur sa plus longue dimensip^i.

SUiElBAlSSEMENT (archit.). Trait de tout arc surt)aissé

SDHRAISSÊ]^ (ajrcbit.}. Construire une voûte, un centra qui baisse par ie milieu.

SDRBANJOE. Qande de 1er q,ui siert.à reU!nir les tourillons (j'une pièce de canOff doi s l'encastremei^U

SDRBASIQUE (chim.). Se dit,(^'up sol avc« ^xcès de base au maximum.

SDRBOUT (charp.). Grosse pièce de boistournant sur un pivot qui reçoit divwrs os-, semblages de char[)enlcs po^r les i^aclïjiu s*

SURCAUBONATE (chim.). Carboaale d^iiis lequel l'ocide est muUipUé piir un et 4^xm OU )>ar deux.

SURCHAIR (gant.). Sorte de g.-ïnls qui ^ fabriquent è Grenoulct et qui ont quefqjue rapport avec ceux de Suède

SURCHAUFFER (forg.). Donner trop d^ feu au fer oi le brûler en partie

SURCUAUFFURE (forij.). Aogl. ourkmiing: nllem. riss. Défaut du fer surcliautlé.

SURCHLORURE (chim.). Chlorure qui est acide ou combiué avec de l'acide hydrocblorique.

SURCHROMATE (chîm.). Chromate qui contient deux fois autant d'acide que le $c! neutre correspondant.

SURCOMPOSÉ (ihim.). Angl. #>upfrcompound: allem. doppell xu$ammenge$elz. Cor|is. qui résulte de la combinaison des corps, composés.

SDRCYANATE {chim.). Cyanate qui contient deux fois autant d'acide que le sel neutre correspondant.

SURDOS (seller.). Bande de cuir qui porte sur le dos du cheval de carrosse» et sert h soutenir les traits et le reculemant.

SUREAU. En latin samftuciis. Aogl. elëâr: allem. hollunderholx. Le bois des vieox pieds dtt sureau commun, sambucui ntgra» est très-dur» et les tourneurs et les ébénistes le substituent quelquefois au buis. L^ baies* mises en fermentatian avec du sucre, du gingembre et du girofle, produisent une sorte do vin dont on retire une eau-de-vie employée dans les arts.

SURELLAGATE (chim.). Ellagate avec excès d'acide.

SURFACE. Angl. «i.; allem. oberfl&ehe.

Etendue qui n'a que deux dimensions : longueur et largeur, sans épaisseur ou profon deur. Les surfaces sont les limites des cor(>8 et sur le terrain elles prennent le nom 1! superficie. Les surfaces sont plm^i ou cour-' èes, suivant qu'on peut ou au'on ne f«out pas y appliquer une ligne droite en tout sens. Les surfaces planes ou plans aont rec" (t/tjrnes, lorsqu'elles sont limitées par des lignes droites, comme le irianglo, J3 oarcé».

DtCTIONNAlRE

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