‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 206 sur 248 · TAS · texte numérisé non relu

TAS

;oup plus soluble diins Teau que la (* de tartre V et qu'on obtient en la sa* l par du carbonate de ()0lasse.0n Temen médecine comme diurétique et pur-

Le tartre vitriolé est le nom aue les ns chimistes donnaient au sulfate de se.

RÎRIMÈTRE (chini.). Du bas latin /or- I, et du grec (iixpov mesure. Instru** analogue a Talcalomètre» et qui sert à r la valeur commerciale du tarlrate lé <le potasse uu crème de tartre.

KTKIQUE (Acidk). Aride organique nu daus le tartre, l'émétique, le sel de ette, etc.» et qui fut découvert en 1770 iheele. Il se compose de carbone» d'hyi)e et d*oxygène» dans le rapport de )'*-|-2H0, et il se présente eu beaux les blancs» transparents, d'une saveur

très-sol ubies dans leau et inaltérable . On extrait cet acide du tartre, en neu- Mit par la craie la solution de la crème *tre dans Teau bouillante; on obtient sorte du tartrate do chaux insoluble et irate de potasse neutre soluble ; celui-ci alement transformé en tartrate de chaux ae solution de chlorure de calcium; et ux portions de tartrate de chaux sont le décomposées par TacLile sulfurique, et Tacide tartrique en liberté. Cet acide liplo^'é dans les fabriques d'indienne e rongeant et l'on en fait aussi des li- Jes. Dans les raisins, et particulièreceux qui soiit aigres, l'acide tartrique compagne d*un autre acide appelé pondue ou racémique^ dont la composi* ^t la même que l'acide tartrique, mais 1 dilTère par plusieurs caractères pbys ainsi que par l'eau de cristallisation nue dans les cristaux. Cet acide isomère ^couvert en 1829 par M. Kestner de 1, et ta. Pasteur est parvenu, en 18fc9, .«former l'acide paratartrique en acide |ue nrdinairo et réciproquement.

itTRlTE. Foy. Tartratb.

aiRO-BOBATES (cbim.). Nom donné composés où. l'acide borique entre avec ue alcaline dans la composition de cerlarinttes doubles.

i. Par antiphrase du grec t^ociv, arr. Masse d'un ouvrage de construction.

^cher de$ matériaux êur le ta$f c'est les. T, de sorte Qu'ils soient prêts à être yés. On appelle ta» de charge^ dans les^ > gothiques, les coussinets À branches, »artent les ogives, formerets, arca doi^ t, etc. — Matrice dont se servent les Duiers. — En termes de ponts et cbaus» on nomme ias droit la rangée de (Mvés ne droite qui se trouve sur le milieu cliaussée.

^ ou TASSEAU. Angl. hand anvil; al* kamlambos. Sorte d'enclume carrée sur lie un plane les feuilles métalliques, et i>nt usage les planeurs, les ferblantiers, irlogers, les orfèvres, etc. Il y a plu- ^diniensiODS^ de cette enclume, qu'un toujours très»lisse et polie en dessus* t réclame des soins particuliers pour

l'avoir constamment en bon état. La forme ordinaire du tas est l'hexaèdre ou cuIh*. Le cAté supérieur de ce cube est garni d'acier^

f)uis assex fréquemment un peu bombé; et e cAté inf<^rieur fiorte en desso9 une soie ro»' buste^en forme de coin». qui s'enfonce dans le billot sur lequel le tas est exposé. Quaué^ celui-ci est^très-rfbrt, cette soie n'existe pas : le tas est alors posé à plat sur le billot, on . l'assied en faisant une entaille ou simplement en plantant des clous à l'entiur dans le billot, ou bien encore en clouant quatre fietits taquets sur les quatre foces. Assez souvent les angles du cube sont coupés, et le tas vu en dessus otfre l'aspect d'un octogone irrégulier avant quatre grands côtés et quatre petits. Il en est de même des quatre an* Kles qui déterminent la surface supérieure*. Quelc)uefois aussi l'un de ces angles est arrondi, afin que l'on puisse forger dessus des parties en gouttière; l'angle opposé est très^ vif et même rentraut en dessous pour former . des plis à 46 degrés très -réguliers ; un des^ autres côtés est limé en cannelure et sert: alors à dresser, à réparer les cylindres, puis à former les gorges des ourlets; enfin, si le quatrième n'a pas de destination, on le tient aansle droit, mais adouci légèrement pour que Tes feuilles ne se coupent pas dans les> plis. Lorsque le tns a une soie, le trou fait au billot doit être assez grand pour que cette soie y entre aisément sans faire fendre le billot, et que l'embase qui règne autour vienne s'appuyer sur le dessus de ce billot.

TASSE ( céram.). De l'espagnol taxa, qui vient lui-même de l'arabe tkas. Petit vase à bords peu élevés et auquel on donne des formes très- variées.

TASSÉ (archit.)« Se dit d'un bAtiment dont la charge a fait son effet.

TASSEAU. Bout de bois assemblé h tenon, sur les arbalétriers, pour soutenir les panne.^ — Petits fragments de moellons, maçonnés avec du plAtre, pour faire le scellement dés sapines ou écopercbes qui supportent un* écnaflhudage. — Petit morceau de bois qui sert à soutenir une tablette. — Petite enclume portative. — ^Porme snr laquelle les luthiers appliquent et collent les éclisses qui com|K>n sent le corps d'un violon, d'une guitare, etc.-

TASSEMENT. Angl. sinking; allem. fenkung^ lorsque des terres ont été remuées, elles occupent toujours un plus grand espace que aans leur état naturel, et cet accroissement de volume reçoit le nom de/btêonnemeni. Mais celui-ci, d'abord assez considérable, ne tarde pas à diminuer, soit |)ar. l'effet de la pression que les terres exerceni^ réciproquement sur elles-mêmes, soit \mr suite de moyens mécaniques employés potir accélérer celte réduction de volume, et c'esr ce phénomène qu'on appelle ianemeni. Oir doit toujours en tenir compte dans I exécu-^ tion des remblais, et leur donner une hau^ teur on peu plus grande que celle qu'ils doivent avoir définitivement. Les tassement» ne sont pas les mêmes pour toutes les terresr ils dépendent de leur nature et de la ma^ nière dont elles ont été maniées^

TÂD

TBC

TASSIOT (vann.). Croix formée de deax lattes par laquelle le vannier Goiameoee certains ouTrages.

TATB-VIN. Instrument en fer-blanc qui a la forme d'un tuyau» el dont on fait usage ))0ur tirer le vin {lar le bondon , lorsqu'on Teal le goûter.

TATIGNON. Petit meuble sur lequel les brodeurs posent les moucfaettes et la chandelle pendant la veillée.

TATONNBMBNT (|)bys.). On appelle m^ ihode de tâionnement celle par laquelle on cherche h résoudre une question , en essayant diSérenies suppositions el différents moyens.

TAUBÈRE (affrtcul. }. Petit fossé pratiqué k travers des sillons, i)our Técoulement des eaux.

TAOGOUR^ AngL tloai; allem. aehseurunge. Petit levier qui tient un essieu de charrette bandé sur les brancards.

TADPIER. Preneur de tau|)es. il est indis|iensable de bien connaître les mcBurs de la tau|)e, ses ruses et ses habitudes, pour exercer la profession de taupier. La retraite de cet animal est une cavité circulaire de 8 k 10 |>ouces de diamètre, située k un pied ou deux pieds sous terre, et où des galeries

{>lus ou moins longues conduisent. Ces gaeries communiquent entre elles et sont souvent |)arallèles a|i sol. La terre que rejette l'animal en fouissant» est ramassée en monceaux, et il existe ordinairement <^ k 5 taupinières disposées en cercle autour de la cavité do retraite. Pour détruire les taupes, il suffit de guetter le temps où elles soufflent^ c'est-k«dire où elles travaillent, ce qu'on reconnaît au mouvement que reçoit la terre. On peut mAme y enfoncer une petite baguette mince sarmontée d'un pavillon de papier, et rester k guetter le moment où ce jiavillon prendra du mouvement. Un coup de bâche ou de boue suflSot alors pour déterrer la taupe. On peut aussi empoisonner de la viande avec de l'arsenic, ou de la noix vomiçiae, et mettre cet app&t dans une des galeries.

TAUPIÈRE. Piège pour prendre des taupes. On en a imaginé de diverses sortes, mais l'un des plus usités a la forme d'une petite pincette en fer fermée, dont on écarte les branches vers leurs tmuts, les-

3uelles tendent k se resserrer par l'élasticité un ressort. On maintient ces bouts k dis-> lance, eu moyen d'une petite lame de t6le trouée, qui nj est que légèrement retenue

Ear les bords. La pincette a deux bras au out de chacune de ses branches, afin de saisir la taupe, que celle-ci aille dans un sens ou en sens contraire dans sa galerie. On découvre alors le conduit fréquenté ()ar tine taupe» on y place le piège, et lorsque l'animal revient par cette galerie, il déplace la lance de tôle, et se trouve saisi par le bout des pinces qui se resserrent et ('étouffent. On confectionne aussi une taupière avec un morccMjJe bois creusé et muni d'une soupape.

TAURfNli: (cbim.). Du latin laurus, tau-

reau. Angl. tmuriiui allem. j^miyvc Substance cristallisable particolièrt, ^ verte dans la bile du boàuL

TAUROCOLLE. Du grec «^ jet xéUa, colle. Se dit d*nne coller* avec les tendons, les cartillages, les fjç. de peau et les pieds de taureaa et d* s

TAUTOCHRONISHE (mécanj.tp?

temps pendant lequel certains efttsKc duits. — Propriété des moavemefiUw oscillations du pendule.

TAUZIN. Espèce de cbène, avfrnu j ou tauxin^ qui croît particofièrtc/?:

France, dans les landes qui s'étencf (mis l'embouchure de la Garosoe y pied des Pyrénées. Son bois est flf i : lorsgu'il est jeune on l'emploie à k:

cercles de tonneaux.

TA VAIOLLE. On donne ee nom \ t:

très-»Gn, Karni de dentelle, dool or^ pour présenter un enfiint au \A\ii:

pour rendre le pain béni. — Linge * s'enveloppe la tète en Turquie, \mr v

Krdre des parfums d'une cassolci;i.

n met également sous ce linge.

TAVELÉ (chandelt.). Se dit «ie 'i délie oui a été tachée, parce qu'on 4 u le suif trop chaud.

TAVELLE (manuf.). Petite tringle • qui fhappe la trame, dans ceruius d

TAVELLE (passem.). Angl. wmm allem. sc&ma<e botte. Sorte de passes^ très-étroite.

TAYOU (eaux et for.). Balîve«o<yî coupes.

TCHARKEY f métrolog.). Mesare of ^ cité pour les liquides, employée eoU^ elle vaut 1 litre 229.

TCHETVÉRIK (métrolog.). Mesiut.

facité emplovée en Russie et corresf* • 26 lit. 22.

TCHETVERT (métrolM.). Mcsor» -^ pacité pour les matières sèches, doo: : usage en Russie. Elle vaut 209 lit- ^

TCHETVERTKA ( métrolog. ). »?-' capacité dont on se sert en Russie, ' lantftlit.SS.

TÉ. guerre dont la forme est r^ * T. — Vis qui tient la lame avec les' du couteau. — Sorte d*éperon dost'' on fait usage pour dessiaer Ttrcbir-' — BAti de tèJe en Jbrme de T, pUi^ > * sus d*un tuyau de poêle, pour prévei.' • gouffrement du vent dans rintérleor.

TKCHNESTHÉTIQUE. Soieuce ^ ' arts. Dans la classification de M. ia-«' technesthétique est une division dts>' dialegmatiques et noologiques.

TECHNICITÉ. Etat de ce qai estique.

TECHNIQUE. Dm (cec ti/yt^^^^r^ rivé de ^vij art. Qui appartient ^ ' è un art, a une science, à une |<<^ Ce qu'on appelle t9rm€i i€tkniir»fi^\ termes spéciaux dont on fait usasse*', signer les objets d'une scieocff<^'" truments, les i»rocédés, etc., à\n f^ ^ conque.

TECHNOGRA^BIR. Du grec t^

TBC

DE TECHNOLOGIE

TD

IMS

9<0»r^cns. Mot emplojé par II. Aoie dans 5a classification des sciences, pour irimer la connaissance des procédés par :]uels on opère les transformations que corps doivent subir, afin d*Atre approés aux divers usages auxquels on les des-

rvCHNOLOGIB. Du çrec rixyyi^ ^^* ®^ »v. discours. Science aies arts industriels

théorie de l'industrie pratique. Nous ifis déjk dit, dans notre introduction, ce » nous entendions, ce que Ton devait enci re par le mot ieehnologie. Nous avons uiéque ceux-lk mêmes qui s*ac^.ordent le ?ux sur la véritable acception de ce mot, rèrent quelquefois néanmoins dans la ma- ^re dont ils composent la nomenclature ïQ dictionnaire tecnnologique. Hais si les 35 doctes apportent quelque divergence )S leur manière de procéder k cet égard, st bien autre chose avec les arrêts des lorants, ou, pis encore, de ceux qui saml peu ont la vanité de trancher en toute t iére. Pour ces derniers, la technologie ne îde en général que dans les arts ou Tennie et le marteau ont été les agents pro- [ttcurs ; ils ne voient cette science que is les métaux et les machines ; et tout au is quelques-uns veulent-ils bien y joindre rafcrication des étoffes, la teinture et un Lit nombre d'industries ayant la vapeur ur force motrice. Redisons- le donc encore : technologie est la science de toutes les pro^ sions industrielles: F étude des procédés iployés dans tous les métiers ; elle embrasse la fois la description du instruments et des tilê dont il est fait usage; la nomenclature s substances qu'on met en autre ; celle des oduits qu*on en retire^ si enfin le vocabu^ \re particulier usité dans les ateliers et le mmercê. Le tailleur, la couturière, le corion ier sont des artisans comme l'horloger, bijoutier, le serrurier et le charron i et les ois couturSf surjetf ro6e, veste^ empeste, etc., sont du domaine de la technologie, »aime ceuxdependu/e, depa/oelre, de jra- Ut, de ridellUt etc. Si Ton ne donne qu'un ctionnaire abrégé de technologie, il est en, sans aucun doute, de laisser k l'écart u& les mots que chacun rencontre dans un ^cabulaire usuel; mais si l'on a formé le ojet de fournir une nomenclature technogtque complète, il fiiut y comprendre sans »ception, tous les termes qui appartiennent celte science, i^ans s*occuper en aucune fii- >n de leur vulgarité ou de leur trivialité. n a essaya, k diverses époques, la classiûtion des nombreuses industries qui com- >senl le domaine da la technologie, mais icune méthode n'a encore trouvé un accueil *ononcé. Voici l'une de ces classifications :

les industries qui tirent de la nature les atières premières, comme les arts agrico- *s, la pêche, la chasse, les mines, etc.; 'celles qui préparent ces matières, comme i métallurgie, la fabrication des produits iiimiques« la préparation des céréales, des. tailles textiles, des laines et poils, de la oie, des plumes, des cuirs, etc.; 3* celles

qui mettent en œuvre les matières déjk pré- « parées, comme l'art culinaire, rbabillement, les industries du bâtiment, l'ameublement, les outils, les instruments, les machi-* nés etc

TECHNOLOGIQUE. Qui a rapport k la technologie.

TECK. Foy. Tbk.

TEDORO. Filet de pêche du genre des folles, dont les mailles ont trois pouces et demi d'ouverture.

TEIGNEUSE (impr.). On appelait autrefois balles teigneuses^ les balles sur lesquelles l'encre ne pouvait pas prendre, parce qu'elles étaient trop humides.

TEILLAGE, TBILLER. Du grec tUXciv, arracher, séparer. Angl. stripping: allem. sckleissen. Action de retirer le lin, le chanvre, etc., de dessus le bois de la tige de la plante qui fournit la filasse, afin de convertir ensuite celle-ci en fil. Le teillage k la main se fait communément k la campagne par des femmes; mais dans les grandes exploitations, il se pratique au moyeu de machines. — Foy. Bhaib.

TEILLEUR ou TILLEUR. Angl. stripper; allem. hanfbrecher. Ouvrier qui rompt les brins du lin et du chanvre, pour séparer les chêne votes de Técorce.

TEINT ( teint.). Manière de teindre. On appelle 2/rand teint ou 6on leint^Xe teint qui se fait avec des substances chères et qui donnenl une couleur solide; puis petit teinta faux teini on mauvais letfH, celui qui se lait avec des substances communes dont la couleur tient peu.

TEINTE ( peint. ). Nuance qui résulte du mélange de deux ou de plusieurs couleurs. Degré de force des couleurs. Ou appelle teinte pfale, une teinte uniforme; teinte vierge^ une couleur qui n'est point mélangée; demiWeîfi/e, une teinte faible, ou un ion moiren entre la lumière et l'ombre.

TEINTURE. Du latin Imcliiro, formé de Itnyere, teindre. Angl. dyeing; allem. '/2ir&e. Ilot qui désigne k la fois Part de teindre, c'est-a-dire de fixer k la surface des tissus et des fibres textiles des particules coloran» tes, puis toute liqueur propre k teindre. S'il fallait en croire quelques auteurs. Fart de teindre aurait été inventé chez les Chinois par le roi Hoang-ti, mais aucun fait n'est a|>-

Krté k l'appui de cette assertion. Ce que n sait mieux, c'est que cet art était connu des Egyptiens; que les Phéniciens teignirent les premiers avec la pourpre et le coccus ou kermès ; et que les laines teintes de Uilet, les teintureries de Sidon et de Tyr, étaient renommées dans Tantiquité. Cette industrie, qui avait dégénéré au moyen â^^e, commença a se relever aux xvi' et xvu* siècle : et en 1669, Colbert donna des règleflsents k la profession de teinturier et fit pu« blier des documents utiles k son exercice. Toutefois, ce n'est qu*k la chimie moderne qu'elle doit ses perfectionnements et surtout aux travaux des Berthollet et des Chevreul. Les couleurs employées dans la teinture sont fouruies par des matières végétales-

MGTlOriNAIRE

animâtes on minérales. Les coulmrs végétales dont il est laii le plas fréquemment usage, sont obtenues de la garance, des bois de campèche et de Brésil, du carthame,. de la gaude* du rocou^deTorcanette, derorseille» uu safran, duquercitron, du fustel, du sumac, du curcuma, de Tindigo, de la noix de galle, elc; les fiouleurs animaUi proviennent de la cochenille, du kermès, etc. ; et les couleurs minérales sont données [)ar TorpimeiU, le chromale de plomb, lesselsde cuiyre et de fer, etc.

Une eau abondante est indispensable» soit pour préparer les étoffes avant de les teindre, soit pour les laver ou les faire dégorger après qu'elles sont teintes. Si l'eau n'estpas limpide, elle laissera dans les étoffes, des saletés qui nuiront*à la beauté des couleurs dont on se propose de les teindre, ou oui terniront celles dont elles seront déjà colorées. Le même inconvénient arrivera si l'eau n'a pas uu cours assez rapide, car la couleur superflue qui sortira de l'étoffe, quand on la lavera après la teinture, salira 1 eau à un tel point qu'on ne pourra pas distinguer si elle est suffisamment lavée, et l'opération du lavage se prolongera sans nécessité au delà du terme nécessaire, ce qui occasionnera une perte de temps préjudiciable aux intérêts du propriétaire; ou bien cette opération ne se fera pas avec assez d'exactitude, puisque l'eau sortant toujours sale de l'étoffe, on ne pourra pas distinguer si elle est suffisamment lavée ou non. Le défaut d'un courant rapide sera doncCftcheux dans les deux cas. Le meilleur moyen de remédier è ces inconvénients est, lorsqu'on se trouve à portée d'une rivière, ce que l'on doit toujours chercher, de faire une prise d'eau un peu au-dessus de l'atelier, et de la conduire, par un canal pratiqué ad Aoc, dans un lavoir construit exprès, dans le voisinage de la teinturerie' On donne à ce canal une ))ente suffisante, puis l'on fsiit rentrer Teau dans la rivière, au-dessous de l'atelier, en lui donnant un courant assez ra*pide. Une limpidité parfaite et absolue n'est pas toutefois nécessaire, soit pour les opérations préparatoires, c'est-à-dire pour le déereusage et poui le blanchimenl des (tis ou dos étoffes avant de les teindre, soit pour les opérations finales, telles que le lavage et le dégorgeage après la teinture : il suffit, dans tous les cas» qu'elle ne soit pas trouble.

Avant de recevoir les couleurs, les tissus subissent, comme nous venons de le dire, diverses opérations préparatoires. Le lin, le chanvre et le coton sont soumis au blancM^ ment; la laine, au désuintags; la soie, au d^ creusage' (Koy.ces mots.) Si Jes matières colorantes sont solubles dans l'eau, on commence par les dire dissoudre dans une cuve remplie d'eau chaude, en ayant le soin de les y tenir renfermées dans un sac; puis on plonge ilans le baind*eatt ainsi colorée les matières textiles préalablement tnordaneéeSf cVst-à-dire imprégnées d'un morciani (Voy. e3 mot], et on les y laisse séjourner un temps ulus ou moins loniç, à chaud ou à froid. On

les lave ensuite avec soin et à plosiein v prises pour exprimer l'excès de \ts^ q u'eHes peuvent contenir. Lorsque b v tières colorantes sont insolubles dans ^« il faut alors recourir à des réactions e • compositions chimiques. Ainsi poorlV:

par exemple, si la teinture a étéobiesu racide sulfurique, comme daasle^'fi:

Saxe, on précipite l'indigo par unaln elle a eu heu par les alcalis, cornai ^'v. bleu de cuve^ on le précipite par od < . et pour la teinture écarlate par U ii]:* faut saturer l'acide sulfurique pirtf.'* bonate de soude ou de la cham étt:

D*autres teintures enOn, telles que ^^ ■. /fajirmond, etc., exigent de doubles <if .positions dans lesquelles on bit res;- • sulfate de peroxyde de fer et détartrer » avec le cyanoferrure de potassium, etr ^ de bien u^er certaines couleurs peo so; il est indispensable aussi de donner »>. blementaux tissus une autre teiotnrt.i les noirs ne sont bon teint qu'autant •:< recouvrent un bleu foncé : c'est ce qoV. pelle donner un pied. EnQn, on peutl^ certaines couleurs ternes ou foncée? e:

trempant dans une dissolution saline i;. priée.

Tout le monde sait que les étoffer iféprouvent, sous l'inlluence de la lua.^ de l'air et de l'humidité, des altération s'exercent non-seulement sur la iiiitién lorante, mais sur les étoffes eDes-mi- - Il résulte des expériences de M. Cbe^^ qu'aucune des étoffes teintes avec ni.« n'est, à proprement parler, décoi(N^, »

ton est élevé ; que, pour celles teinta r le sulfate d'indigo, le curcuma, le cifv et l'orseille, le coton est de toutes feso. res textiles celle qui se décolore (nnns que, pour le rocou, le colon se décok-r; moins, que la soie vient ensuite, et nsoie et la laine, teintes avec le sullate : ^ digoet l'ori^eille, restent bien plascolo^ que les mêmes étoffes teintes avec le n ' le carthame et même le curcuma. Li y la laine teintes avec le curcuma, U teinte avec le rocou, sont trop colorée^ être dites blanchâtres; et la laine tels./ rocQu, la laine et la soie avec le c»f^^ sont blanchâtres^ nuancées de jaune , ou moins gris.

On ne peut blanchir |iar la looièreei * saturé d'eau que le coton teint aa «.''-^ dlndigo, le curcuma, le rocoo, leoir/." et l'orseiLle, et encore resto4-il »ar If* une teinte jaunâtre par le carthame et ^*fate d'indigo, la laine, le coton et |« ^ teints avec le sulfate d'indigo, ror^i't curcuma, le carthame, et même lera^ peuvent être décolorés jusqu'au Uw* <*' que la laine teinte avec le rocoo s^ ^ que blanchâtre. On voit, d'après oeiit v* ' lumière et l'air humide sont des sgu^ * décolorants» relativement au ootoo, (p*"*-' tivement à la laine et à la soie poorie*^'' leurs que nous avons indiqeées. ^ ' opère dans Tatmosphère au de^^ré ci*^ dite ordinaire» on voit que le cotos »-

TEI

DE TEClINOLOaE.

TEI

lOSi

se le solCate d' indigo, le curcuma» le ro^ I, le carthame et I orscille, est décoloré, lis non jusqu*au blanc parfait, et un peu Ans ()ue dans Tairplus humide. Le coton la soie, teints aYec rindigo, ne sont qu*in« iiiplétementdécolorés; le coton reste d*un « fauve très-sensible. La soie et la laine nie avec rorseille, le cartharoe, le curcu- , et même le rocou, restent sensiblement orées, mais moins que les étoffes corresniantes placées dans Pair humide. L*imnance de ces résultats est facile à appré* r; ceux qui suivent ne le sont pas moins, verre ou un autre corps interposé entre lumière et les tissus teints, modifie d*une nière très-marauée Faction de la lumière. Qsi, un croisé de coton teint è Tindigo, iivert d*une bordure de même étoffe teinte *c)es mômes substances, mais sur laquelle avait réservé un dessin blanc sur les deux es, étant exposé à la lumière pendant isieurs années, de manière k ce que toute ace de la bordure qui était soumise à te action fût passée au fauve grisAire, a isenté le caractère suivant: après avoir evé la bordure, on a trouvé que les pars du croisé correspondantes aux dessins ncs de la bordnre étaient tellement décoées, que ces dessins s'étaient reproduits r le croisé, taudis que les parties bleues la face et la bordure qui touchaient le Hsé, n'étaient pas affaiblies, Les diverses étoffes ne se conduisent paa la même manière, comme on Ta déjà vu, alivement aux mêmes couleurs* Le curma et le rocou sont ulus stables sur le co* 1 que sur la soie ; le rocou Test k peu ^s autant sur le coton que sur la laine; la ie donne au carthame plus de solidité que laine et même le coton ; Torseille est plus ible sur la soie, et offre une stabilité égale r la laine et le coton. La soie a plus de issaiice pour conserver le sulfate d'in- $0 qu'aucun autre tissu, tandis que le coî) conserve le mieux l'indigo de cuve, et le la laine le conserve le moins. Pour le bleu Prusse, c'est le coton qui conserve le plus teinte; et la soie parait être la matière i rend plus stabjie le campéche fixé par lun et le tartre. On connaît» sous le nom bain de physique, une dissolution de 3 'Hain dans un mélange de 12 d'acide hyochlorique el ^ d'acide nllrique* et l'air (»lus (le tendance k brunir les étoffes teins par ce moyen que celles qui sont teintes ec mordant d'alun et de tartre, du moins tur la soie et la laine* Le Brésil paraU ^>ir plus de stabilité sur la soie, qu'il soit ^é par l'alun et le tartre, ou le bain de lyrique ; le coton vient après pour la derère teinture, l^s trois étoffes semblent iu différer pour la cochenille avec Talun et ^rtre ; mais la soie cependant paraU don- 'c plus de stabilité. Le même tissu donne rideoiment le plus de stabilité k la même tuteur, fixée par la composition d'étain for- '^ ^e 1 d'élain, 1 de I ammoniac, 8 acide |iriquolle32 k 36% k laquelle on ajoute 25 <^&u. La laine est la substance sur laquelle

la couleur s'altère le plus; l'air modifie surtout la teinture sur la larne et le coton. Pour le quercitron avec alun et tartre, la laine parait avoir plus de tendance k s'unir k la matière colorante, et l'air rend la tetnle olivftlre, surtout sur soie et colon.. Enfin Pair dore la couleur de gaude fixée par l'alun et le tartre, sans fournir la teinte olivâtre que donne le quercitron.

Le lavage des étoffes, après qu'elles ont reçu les couleurs, est une opération des plus importantes de l'art du teinturier. Si ce la* vage n'est pas fait avec soin, l'excès de la couleur qui ne s'est pas combinée&vec le coton ou avec le fil, reste attaché k des filaments, et tache tout ce qui le touche. Cet inconvénient serait peu important» si le frottement enlevait également la couleur sur tous les points ; mais une partie est frottée, l'autre ne l'est pas ; une portion de la couleur est enlevée sur un point, tandis qu'elle reste en entier sur le point qui avoisine celui-ci, d'où il résulte que la couleur parait mal unie, et bringè en apparence, quoiqu'elle soit en réalité très-uniforme. Un teinturier soigneux et jaloux de son ouvrage, ne néglige donc pas cette partie essentielle de son travail.

Dans l'emploi des couleurs, le mélange du rouge et du bleu donne le violei^ le lilai et le pa/taca/, de toutes sortes de nuances , en grand teint, bon teint ou petit teint, selon le procédé que l'on emploie. Par le mélange du jaune et du rouge, on obtient Yaurore^ Vorangé^ le «ouri, le earmélile^ le mordoré , le eanelle^ le coqutlieot^ le brique^ le ^apur eine et toutes leurs nuances. Le mélange du iaune et du bleu fournit les veri$ de toutes les nuances, depuis le vert le plus tendre jusqu*au vert le plus foncé. La cuve k froid ou k la couperose est la seule qui puisse être emolovée pouravoirdes verts brillants; la cuve k cnaua donne des verts ternes. Les ris ne sont que des nuances du noir^ et *on en distingue une infinité, de même que des verts. Le mélange du gris et du jaune produit les olives de toute nuance, et l'on est souvent obligé d'associer le bleu au jaune et au gris, afin d'obtenir certaines nuances qu'on n'obtiendrait jamais autrement.

Les chAles, et particulièrement ceux de cachemirCt perdent après un certain temps leur teinte brillante. Le fond peut toujours en être teint facilement quand il est d'une couleur uniforme; mais il n'en est pas de même de la teinture sur les palmes, et longtemps on fut au dépourvu du moyen de leur restituer leur état primitif. On doit k H. Klein un procédé très-ingénieux pour y ()arvenir. Il consiste k recouvrir toute la

Cartie qu'on veut réserver, d'un mélange d lancs d'cBufs et de craie, qui s'applique Ca cilement k froid, et Ton met ensuite le chftl dans le bain de teinture. Le blanc d'oauf s coagule et empêche la couleur de se fixe sur les points qu*il occupe; puis quand I couleur est fixée sur ceux non réservés , o fait tomber la réserve des parties que I'q veut teindre d'une autre couleur et aiusà d

TEL

DICTIOMMAIRE

TEL

suite; On parvient de ia sorte è des résultats extrêmement remarquables.

TEINTURERIE. Aogl. die-house; allem.

ptrberei. Atelier de teinture.

TEINTURIER. Angl. dyer: allem. farber.

Celui dont'le métier est de teindre. On appelle teinturier digraitseur^ Partisan qui. se charge non-seulement de teindre, de donner une couleur différente aux étoffes , aux tètementSy mais encore de les nettoyer et d'en faire disparaître les tachés.

TEKLÉ (cost). Bande d*étoffe qui fait partie du vêtement des Brésiliens.

TELA. Médaille d*or qu'on frappe kTavénemcnt de chaque souverain de la Perse.

TÉLAMONS (archit.j. Statues employées pour porter des corniches , des entablements.

TÉLÉGRAPHE. Du grec<c^>e, de loin, et Ypd9<i>, j*écris. Ahgl. et allem. lelsgraph. Appareil au moyen duquel on transmet, à de grandes distances, des nouvelles, des avis ou des ordres, à Taide de signaux répondant à des lettres de Talphabet, à des mots ou k des chiffres. On croit que les Chinois avaient déjb, dans des temps reculés, f^it un usage intelligent de la correspondance aérienne par l'emploi de signaux; mais la télégraphie proprement dite est d'origine toute moderne A la fin du xvii* siècle , Amontons proposa le premier de se servir de lunettes d'approche pour Inobservation de signaux transmis de loin; et divers systèmes lurent imaginés ensuite par Hooke, Hoffmann, Bergstrasser de Hanau, et Linguet. Enfin, l'invention da télégraphe aérien, tel que nous l'avons vu fonctionner sur les grandes voies, est duc k Claude Chappe, qui naquit en 1765, k Brulon, dans le département de la Sarihe. Quegues-uns rapportent que, se trouvant au séminaire d'Angers, et ses frères étant dans une pension située k quelque distance, le désir de communiquer avec eux lui inspira l'idée du télégraphe. Selon d'autres , ce ne fut qu'en 1791 seulement qu'il imagina son appareil pour correspondre avec des amis ; puis, après un certain nombre d'expériences, il en adressa les résultats, en 1792, k l'assemblée législative , lui faisant parvenir en même temps un modèle de machine qu'il appela télégraphe, des deux mots grecs indiqués plus haut. Romme , au nom des comiles réunis de l'instrucliou publique et de I& guerre, Di un rapport sur cette découverte; < Dans tous les lemps, «dit^il,» on a senti ia nécessité d'un moyen rapide et sûr de correspondre k de grandes distances. C'est surtout dans les guerres de terre et de mer qu'il importe de faire connaître rapidement les événements nombreux qui se succèdent, de transmettre les ordres, d'annoncer des secours k une ville, k un corps de trou|)es qui serait investi , etc. Chappe offre un moyen d'écrire eu l'air en déployant des caractères peu nombreux, simples comme la I gne droite dont ils se composent , trèsf1i>iinets entre eux , d'une exécution rapide ei 5en8ible k de grandes distances, p

Le télégcapbe de Cbap|)e repose sur l'em-

ploi de la lunette d'approche ipp incertains signaux, et se compose 4e branches qui peuvent se mooTeir ix mème^plan vertical, savoir: ose In.

principale nommée régulateur. H ûn\:

cbes secondaires appelées iniieatnn^ quelles sont portées k chaqae ^tiréay, régulateur. Celui-ci, û%é par ^eont.!:.

un mkt qui s'élève de 4 k 5 mètrei i^tti, du toit de la station, k k mitres d« ka. 3 décimètres de large. Chaqae indicaiei:» long de 1 mètre, et porte k son eiir^ une gueue en fer, sorte de lest qui ipl'équilibrer. Ces trois branches, quccf' en noir afin qu'elles se détachent sori?' du ciel, sont mues k l'aide de 3 corde c fin en laiton» de 3 poulies et de 3 yt^^ti les cordes communiquent^ dans une c^:

bre placée au-dessous du toit, avec Im :r ches d'un autre télégraphe quf esi knr duction en petit du télégraphe extérr c'est ce second appareil que Templové a],* guetteur manœuvre; et la macbibe;'** au-dessus du toit ne fait gue reprodoj; -. mouvements imprimés directeraeot ï qui se trouve k l'intéritur. Le régsi.* est susceptible de> positions : Tert^ horizontale, oblique de droite è ^o^hr oblique de gauche k droite. Les aile» »'• vent former des angles droits, ai|;cs oblus, et ces différentes positions docr 198 combinaisons qu'on a réunies2i2 manière k former un vocabulaire de 3I> signes. On a affecté un signe k chacsoe «^ syllabes possibles dans notre langue. iI'bT" la combinaison des consonoes ire: « voyelles et les dîphtbongues, ainsi :

certaines phrases convenues k Tarw annonçant que tel événement itrém^i' n'est pas arrivé. Par suite de peded^^ ment apportés au télégraphe Chappe. r HH. Vilalongue et Gonon, cet appareil :; fonctionner de nuit comme de jour. Ea 1^ avant l'établissement des télégraphes ^^ triques, il existait en France 5 grandes gnes de télégraphie aérienne qui,|»»nir>. Paris, aboutissaient k Lille, Strastn '• Toulon , Rayonne el Brest On rece" Paris des nouvelles de Strasbourg* c^*^ dire de 480 kilomètres de di»taiice, to^'nutes et demie parUtélégra|ifae5;del^-; 830 kilomètres, en 30 minutes, t^ar W>^ graphes ; de Bre^t, 600 kilomètres, tnn nutes, par iï télégraphes.

TÉLEGRAPUK ËLECTBIQUK.Oah'/'^ le Muiée des acîencfs, un articla de ^ ' Baissas, qui fait connaître le bit coneti^suit : Un Jésuite italien, DMDniéFio^^»

Slrada, aurait, en se livrant è »/'«J^ jeu d'esprit, conçu le premier l'idée <« * graphe électrittue. Voici ea effai lesj*^^ de Ôtrada, tirées d'un ouvrage l«"^» *1 mé k Rome en 1611 et iniiiiiié:ft»rr academieœ. Après avoir dit qaellei «** propriétés de raimaot, il ajooteM^^r^ vims savoir des nouvelles d'oa •• vayage au loin, prenez on ^^P^J*»^ duquel seront rangées en cercle ks j^^ M l'alphaliet. Ao centre, placei p^i?»

TEL

bB TECHNOLOGIE.

TEL

las*

bile qui ail tOQCbé raimarit; que Tami i s*absente se munisse d*un semblable Iran. Les choses ainsi disposéest désirezjs entretenir votre ami? Suivant les mots 9 vous voadrez former, touchez avec une nte de fer» tantôt une lettre, tantôt Tau- . L*Aiguille aimantée obéira et composera tes les pensées de votre esprit. Par symhie, les mêmes lettres se reproduisent

le cadran de votre ami, et il vous cornndra. Lorsque votre ami aura vu au repos guille de son cadran, il vous répondra

le rnAme moyen. Plût au ciel que cette nière de correspondre fût en usâgel on Tirait bien plus vite et avec plus de $é« rilé. »

\ cette description du télégraphe magnétîe, il ne manque comme on voit, pour ^sembler tout à fait k Pinvention moderne^ e le Ql conducteur de Télectricité. Toute* s, ridée du Jésuite italien, tout étrange *elle pût sembler alors, ne tarda point k ictifier. Un Français, Soucbon de Renneil, dans un livre imprimé en 1689, et int pour titre : VAj/maiH miilique^ tout en il tant Strada d^exagéraitur^ assure que ce *6n peut f<iire, c'est de correspondre, au ))*en de Taimant, d'une chambre k Tantre. IIS quel procédé employait-on alors? La [)onse k cette question est donnée par ijot, auteur d'un ouvrage de physique' lasante, publié en 1769, où l'on trouve la scription de l'appareil. Il consiste en qua- \ cadrans semblables k ceux de Faucianus rada : une petite table était placée dans a(^ue chaml>re contre le mur qui séparait s interlocuteurs; et chaque table portait ^ux cadrans posés k plat, l'un pour transettre les mots, l'autre pour les recevoir, ir le moyen d'un mécanisme logé dans épaisseur de la table, et combiné avec l'ailant, on pouvait parfaitement correspondre. étui qui voulait parler faisait mouvoir l'aiaille de son cadran et la même lettre se ^pétait dans la pièce voisine. Guyot décrit Q(in un autre appareil k l'aide duquel on ouvait correspondre k des distances plus loiKiiées, et de haut en bas si l'on voulait. oilà donc un télégraphe mécwiico-magnéti^ ^: il ne fallait plus que le rendre élettro' raifa^/t^ue, pour qu'il devînt le télégraphe ^'tuel; mais pour cela il fallait aussi découfir la pile voltaïque, qui fournit le fluide une manière continue. La transmission isiantanée de l'électricité par le fil de fer trait été découverte en 17^6 par Lemonnier, e TAcadémie des sciences; mais il avait fait es expériences avec la t>outeille de Leyde, ui ne lui donnait qu'une électricité inter- »Uente.

Il paratt aue Frankh'n entrevit le premier idée du tel^aphe électrique, mais cette Jée ne fut nettement formulée qu'en 1T7^ «r un physicien français, nommé Lesase, m résidait k Genève. Dès lors elle ne fut >ltts abandonnée. Reiser s'en oecupa en Alemagne, en ITOi; Salva en Espagne, en >^98. En France, MM. Ampère et Babinet proposèrent, en 18S2, un télégraphe électro-

magnétique. L'Anglais Wheatstone établit une ligne électrique k Londres, allant de l'hôtel de Sussex au iialais de Kensigton ; le Bavarois Sœmmering construisit un télégra^ phe composé de vingt-cinq fils de métal quit se désunissant k I extrémité pour former éventail, correspondaient chacun k une lettre de l'alphabet, laquelle était frappée par le fluide dèi que son fil était mis en communication avec la pile voltaïque. Puis apparurent la machine de Clarke; rappareil du docteur Jacobi et celui de l'Allemand Schilling, k Saint-Pétersbourg; celui du professeur Morse, aux Etats-Unis; celui de Steinheil, en Allemagne, etc. Enfin, en 18M, M. Weaistone inventa l'appareil adopté aujourd'hui en Angleterre et en France. Les premiers appareils furent établis en Bavière et en Belgique; il en fut placé, en Angleterre, le long des raiiways de Londres à Bristol et de Great-Western; eu France, le premier télégraphe électrique fonctionna sur la lime de Paris k Rouen, en 1845.

Le tél^raphe électrique se compose es* sentiellement d'aiguilles aimantées adaptées k un cadran sur lequel sont figurées les lettres de l'alphabet ou des signes conventionnels; puis d'un appareil galvanique en communication avec i'aiçuilTe et avec des fils conducteurs, appareil k l'aide duquel on produit un courant qui peut k volonté être interrompu instantanément. C'est au moyen des impulsions et des iulerrttj)tions que reçoivent alternativement les ai^illes que se font les signaux; et la transmission ai lieu par des fils de fer enfouis en terre ou supportés de dislance en distance \w des pieux situés ordinairement le long d'une voie de fer ou d'une route, et isolés k l'aide de poulies en porcelaine ou en verre. Grâce k cet appareil, la transmission du fluide fait prendre la même position aux aiguilles placées aux deux extrémités de la ligne, et le signe indiqué k l'une d'elles avec la main se répète instantanément k l'autre, k quelque distance que ce soit. Dans certaines appareils, comme dans ceux établis d'après les procédés Brett et Bain, on fait passer le cou* rant électrique sur un papier imbibé d'une composition de cyanure de fer et de potassium et d'acide chlorhydrique; et mis en mouvement par un mécanisme quelconque, on obtient ainsi, par la décomposition des sels des traits colorés qui forment autant de signes distincts. Ce système permet d'écrire, d'une manière presque instantanée, au lieu même de destination, un docnment tout entier.

Tout système de télégraphie électrique est basé sur ce bit acquis k la science, que si Ton enroule un fil de cuivre autour d un morceau de fer doux de telle sorte qu'il en soit recouvert ou enveloppé dans une partie de sa longueur, ce morceau de fer acquerra toutes les propriétés de l'aimant dès que l'un des bouts de ce 01 sera mis en contact avec le pAle positif d'une pile ou batterie galvanique, et que l'autre bout viendra fer* mer le circuit par son contact avec le p6if

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