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blCTlO^NA^;E
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négatif. Alors, Umt que le courant aura lieu« c'èst-à-dire tant que tes pôles seront en contact avec les deux bouts du fil» Taimantation du fer subsistera, elle sera d'autant plus forte qu'il aura été recouvert d*une plus grande longueur de fil; elle ne cessera que lorsque l'un des deux bouts du fil cessera lui-même d*élre en contact avec l'un des deux pôles de la pile; et dès que le contact n'aura plus lieu, le fer perdra immédiatement la propriété magnétique» ou la puissance d'attraction que Te contact lui avait donnée. Ce morceau de fer, ainsi recouvert de fil de cuivre, et qu'on a soin en outre d'envelopper de soie pour éviter les déperditions d'électricité, constitue donc un véritable moteur, une force vive k laquelle on peut désormais faire exercer un travail quelconque : c'est ce qu'on nomme félecUro^ aimant^ c'est l'agent de la télégraphie élec» trique, c'est lui qui imprime les départs et qui fait marcher l'aiguille du cadran où sont répétées par elle, k la station d'arrivée, les lettres que le doigt touche à la station de départ.
Les habitants des États-Unis adoptèrent des premiers et avec un véritable enthousiasme l'application de l'électricité aux appareils télégraphiques, et en peu de temps laissèrent bien loin derrière eux, tout ce qui s'était réalisé en ce genre chez les ha* tinns européennes. Leur grande lisne du sud court de New-York k la Nouvelle-Orléans, sur une étendue de 1826 milles et passe par hk villes. La ligne du nord-ouest s*étend de New-York k Buffalo, puis de Buffalo k Montréal sur un parcourt de 1020 milles et passe par 31 villes. Ces deux lignes ont de nombreux embranchements. Après elles vient, au premier rang, la ligne de Philadelphie k Saint-Louis, qui a 800 milles d'étendue et traverse 17 villes. La ligne de Montréal, au Canada, emploie 326 personnes» et en 1856 elle expédia 500,000 dépêches.
M. Maigrot, forgeron de Bar-sur-Seine, paratt être le premier auteur, en 1852, d*un système de téléffraphie électrique appliquée aux lignes de cnemins de fer, pour garantir la sécurité du parcours des trains, vinrent ensuite les svstèmes de MM. Achard, du Moncel, Borelli (de Turin), etc.
TÉLÉGRAPHE ÉLPXTRIQUE AUTOGRA- PHIQUë. Ce télégraphe, qui porte aussi le nom^ de panograpTuque, est de l'invention de M. l'abbé Caselli. il reproduit, sur un papier chimique et en caractères colorés, l'image ou fac-similé d'une écriture ou d'un dessin quelconque. On écrit k la plume et avec une encre noire un peu grasse, sur un papier recouvert d'une mince couche d'étain ou d'arent, la dépêche qu'on veut transmettre; on a place entre deux cylindres, qui sont l'organe essentiel de l'appareil de transmission ou iranêmetieur: et, dès qu'on a fermé le circuit de la ligne télégraphique, la copie fidèle de l'original commence k paraître sur une feuille de papier, chimiquement préparée,^qû'ou a placée entre les deux cylindres de Tappareil de réception ou récepteur. Voici
comment le co$mo9 exposa la ot-iti" fonctionner de ce téléimphe : • Pir .
du mouvement imprimé au cvliodre;-:
metteur, la feuille sur laquelle est ér dépêche se déroule lentement; c'est^que les diverses portions de la sarficti nent passer successivement sous ut • ou pointe métallique qui, sembiatkt i .
navette, la parcourt transversaleoMOt e tiliçnement. La même chose a lieu /k feuille de papier chimique placée ecî cylindres du récepteur; elle sani:* même temps que la dépêche, d'uae l quantité, et elle est parcourue k sodiox une pointe navette en fer. Par ceii >. que la surface du papier qui porte iau^t* est alternativement conductrice, lors^ pointe rencontre Targent, isolante kc^ la pointe rencontre les caractères oa T.. grasse, le courant tour k tour nasse vi passe (Ms; s*il passe, la pointe ae Itt^'
[lapier chimique devient active, déccc.a cyanure et imprime un trait bleo; s. passe pas, la pointe demeure ioertt * marque pas sur le papier. Il eo résa.!; demmeut que lorsque la pointe do tn metteur a parcouru toute la suriaoe ^' papier ehimique, y a tracé la dépéd^ caractères blancs ou bleu pile sor u '. bleu foncé, par une modificalioo sim; t -. mécanisme, en obtiendra sans peiae,»
obtient peut-être, que les instaots dV.
de la pointe de fer correspondent lui tants en présence de la pointe de coure les caractères de la dé| êche, et que dépêche se trouve ainsi tracée eo cirav bleu foncé sur un fond blanc ou Ueo > Nous «Jouterons k cette descriplîoD sur. que les mouvements isochrones des o dres du transmetteur et du réceptcc: * déterminés et réglés par deux p^r.munis d'électro*ainiants, que le pi>s^ courant électrique fait osciller avec ,?
multanéité sufiisante, dit-on. b
TÉLÉGRAPHE ÉLECTRIQUE (iO • TYPE. Dans cet appareil, qui a été r* en Angleterre, on fait usage de truii e» • de petites balles de verre do dirent leurs, et Taction électrique transmise ^' ' fils oblige ces balles k sortir de leors'^^ voirs dans l'ordre qu*indique la dépéc' ^ voy ée et conformément k une table - nue d'avance. Ainsi lancées, les tai^' rent le long de plans inclinés dam ^ ' lisses rangées derrière un cadras (ie i'* de telle sorte qu'elles i^euventêire l«e:f** Coicilité et d'une manière ooolinoe, :
seulement k l'instant oii elles wf& ^^ mais encore aussi longteinpsau*elles>^^ vent retenues derrière le cadrao. ro=< -~ dispositions les plus ingénieuses de f ^ ;' reii est celle des détentes qui serrepii cer les balles. Celles-ci sout sétai^ une boite pourvue de deux dia|uift^ faux-fonds, dont le plus bas est perce livrer passage seulement aux billes ^^
4tri9
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DE TECHNOLOGIE
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demeurent retenues au sommet. Les balles, alors q<relles sont mélangées, sont olacées au sommet de la botte; mais on agitte ensuite cette dernière jusqu*è ce que les balles les plus petites aient toutes trouvé leur route à travers les diaphragmes pour gagner leurs compartiments respectifs. On peut préparer plusieurs cadrans pour recevoir les balles de la dépêche, aGn que, lorsque Tune est prête» rautre puisse être mise en mouyement; et, par cette manière, il est aisé de garder les cadrans, sans y rien déranger, tout le temps convenable pour lire la dépêche, si on le croit nécessaire.
TÉLÉGRAPHE NAnTIQDE. Ce télégraphe, destiné à transmettre les signaux sur mer, se compose d*une longue poulie, hissée au bout de la corde d'artimon, et divisée en douze compartiments. Sur le pont et près du couronnement, est une caisse de 80 centimètres de longueur, qui renferme une barre d'où partent douze compartiments correspondants aui douze supérieurs de la poulie, et dans lesquels passent douze drilles pour les douze signes, pavillons, guidons ou flammes employées k ces signaux télégra**» pbiques que Ton explique à Taide d*une sorte de dictionnaire dont les marins font usage. La première idée du télégraf>he nautique appartient au vice-amiral Rosily, et date de 1806. En 1853, M. Repold a simplifié et perfectionné cet appareil.
TÉLÉGRAPHE SOUS-MARIN. Ce télégraphe ne diffère du télégraphe électrique ordinaire qu*en ce que Tes fils sont plon-
fés au fond de la mer, et préserves de humidité par un enduit de gutta-percha.
Ce fut en 1851 que le premier télégraphe sous -marin put relier l'Angleterre è la France par Douvres et Calais. Depuis lors, on en a établi entre l'Angleterre et Jlrlande ; pais entre Londres et Ostende, Copenhague, etc. Bientôt il en existera un autre entre la France, la Corse et l'Algérie; et Ton sait que Ton s'occupe aussi de relier, par l'un de ces télégraphes, l'Irlande et l'Amérique.
TÉLÉGRAPHIE. Art de construire ou d'employer les télégraphes. « La télégra-
1>hie, v'dit M. Alphonse Denis, « est de tous es ressorts employés par le gouvernement, l'un des plus puissants, comme il en est le
f>lus rapide. C'est aujourd'hui la sécurité de *Etat, sa force administrative. Selon nous, el quand on y regarde bien, la télégraphie se trouve être, dans l'organisation sociale, l'expression la plus active du génie de la civilisation. »
TÉLÉMÈTRE. Du grec tî)A«, de loin, et |iixf«v, mesure. Macliine q\xe l'on avait pro* posée pour mesurer les distances et les objets éloignés.
TÉI^PHONE. Instrument inventé par M. Sudre en 18ih2» et ayant pour objet, en Tertu de sa puissante sonorité, de suppléer, soit de nuit, soit de jour, dans certains cas et particulièrement durant les combats maritimes, h rinsuilisance des signaux visuels. CQt instrument est une sorte de porte-voii.
d'une énorme dimension, que met en vibration un courant d'air imprimé, auquel on donne issue par quatre tuyaux, en appuyant le doigt sur une touche. Les sons émis par le téléphone sont tels qu'ils i)euvent être entendus è une distance de 8 kilomètres et dominer le bruit de l'artillerie.
TÉLÉPHONIE (phys.). Du grec t9lXt, de loin, et çcovij, voix. Art de faire entendre la voix et les sons è de grandes distances.
TELERIE. Du latin Ula, toile. On dési-
Snait sous ce nom, autrefois, la profession e tisserand.
TÉLKIION. Se disait jadis pour tisserand, TELESCOPE (opt.). Du grec t^Xs, de loin, et mtonitùt j'examine. Instrument où les objets sont vus par réflexion, à l'aide de miroirs métalliques. La découverte de cet instrument, préparée par Roger-Bacon en 1278, fut complétée en 1609, Tes uns disent {>ar J. Metzu, lunetier d'AIkmaêr, les autres par Z. Jansen, lunetier de Hiddlebourg. Simon Marins en Allemagne et Galilée en Italie furent les premiers qui, dans le xvii* siècle» fabriquèrent des télescopes propres aux observations astronomiques. Le télescope de réflexion fut inventé par Newton en 1671, et celui d'Herschell exécuté en 1789, d'après les instructions de ce célèbre astronome.
Le iéleseope de Newton se com|>ose d'un tube muni d un réflecteur concave placé au fond d'une caisse, et d'un petit miroir plan disposé entre le miroir concave et son foyer principal; ce miroir plan est incliné de 45* sur l'axe de la caisse; l'image se produit sans couleurs et sous un fort grossissement; et on la regarde au moyen d'une loupe placée dans un tube latéral. Dans les télescopes dits ftonttitw ou système Lemaire, le miroir plan est supprimé; l'objectif, placé un peu obliquement, rejette latéralement les images; et Tobservateur peut les voir par une ouverture en tournant le dos aux ob* jets. Le télescope d'Herschell n'est autre chose qu'un miroir concave; les objets trèséloignes, comme les corps célestes, vont se peindre dans une position renversée au foyer principal de ce miroir; et leurs images s'y regardent au moyen d'une loupe douée d*un fort grossissement. Le télescope colossal dont Herscbell faisait usa^e (pour ses observations astronomiques a un réflecteur de plus de 1 mètre 25 centimètres de diamètre; la longueur du tube est de près de 11 mètres 50 centimètres, et son diamètre d'environ 1 mètre 50 centimètres. Le miroir seul, qui a 9 centimètres d'épaisseur, pèse près de 1,000 kilogrammes. Le télés-cope de Grégoryesitorméd'un grand miroir concave pereé à son milieu d'une ouverture» et d'un autre miroir concave, plus petit^ placé au delà du foyer princiiml et vis-à-vis du premier. Les objets irès-éloignés donnent d'abord une image renversée au foyer du miroir; puis cette ima^e se réfléchit sur le petit miroir et va se peindre près de l'ouverture du réflecteur. On fa regarde alors au moyen d'un oculaire destiné è l'ampliflcrs elle est directe et sans couleurs.
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Le léleseope est donc un appareil dans lequel ritnage des ciirps Irès-éioignés vient se peindre au fover d*un miroir métalliquo, où robserTateur la voit par un effet de réflexion. Cet instrument diffère de la lunetle astrono* oomique* en ce que celle^'Ci, composée seulement d*un long tube de métaU est munie à chacune de ses extrémités d^une ou plusieurs lentilles à travers lesquelles on re« garde directement le» objets à observer. Le télescope est essenliedement exempt d*àberration et de réfrangibilité. Les miroirs destinés à y réfléchir la lumière étaient naguère encore d*un prix assez élevé; mais on doit h M.LéonFoucault la découverted'un moyen d'obtenir à peu de frais un miroir réflecteur, et son procédé consiste à faire usage d*une masse de verre taillée et poliesuivantla forme à donner au réflecteur, et à recouvrir ensuite ce verre d*une couche d*argent, métal qui réfléchit la lumière avec une grande
Suissance, et s'altère peu au contact de Tair. ^n couvre donc la surface du verre d'une dissolution d*azotate d*argent mélangée d*un agent réducteur organique, suivant la méthode Draylon; on frotte ensuite cette surface avec une peau douce et un peu de rouge d'Angleterre; et, se trouvant dès lors neutralisée, elle devient éminemment réfléchissante.
TÉLESCOPE SCIATÉRIQUE. Cadran horizontal, muni d*une lunette, pour observer le temps vrai pendant le jour et la nuit.
TÉLESTÉREOSCOPK Du grec x^Xt* loin, tttpe^, solide, et axomo», voir. Instrument inventé par le physicien allemand Helmholtr^ et è raiae duquel on obtient» malgré Téloi-
((nement, la sensation parfaite du relief et de a dislance, lorsqu'on eiaaiine un paysage. Cet instrument consiste en une planche longue d'environ 1*,&0, placée en travers, et aux extrémités de laquelle se dressent deux miroirs formant, avec l'axe ou la ligne médiane de la planche, des angles de U degrés ; puis au milieu de cette même planche, à 75 centimètres des extrémités, se dressent encore deux miroirs plus petits, parallèles aux premiers et distants de la distance des deux^eux. Placé alors au milieu de l'arèto antérieure de la planche, l'observateur regarde avec son œil droit dans un des petits miroirs, avec son œil gauche dans l'autre, et ▼oit par là même, dans les petits miroirs, les grands miroirs et les images des paysages qui s*y réfléchissent. D'après cette disposi* tion, il e^t aisé de concevoir que les images que re^^arde Tobservateur et qu'il pergoit avec ses yeux, séparés seulement de 8 centimètres, sont relies que verraient deux yeux placés aux extrémités de la planche, c'està-dire distants de (* 50, et que l'effet de relief doit par conséquent être augmenté dans une proportion très-considérable, surtout si on regarde avec une lorgnette qui grossit ou rapproche les ol^ets, ou simplement avec des lunettes ordinaires; C'est ce qui arrive en réalité, et, dans ces conditions, Teffet
Sroduit surpasse même celui que Ton obendrait avec des images stéréoscopiques,
parce que le paysage se akootie, m représenté par un*dessia formé de «it de blancs, mais avec ses coolcursttfHf datîons naturelles de tous. Des dt^ .
tants de 800 et mAme de 1,500 mètres»
tachent alors parfaitemeol de ftmn lequel ils se confondaieel quand ce regardait à l'œil nu ; les objets plus % chés ont retrouvé leur relief ou U 9i • de leurs formes, et I œil est toutscr^fj cette quasi- révélai »on de délaies qi.
échappaient auparavant»
TELLBTTE (fabr. de pap.). AogL m «ie«e;allem. rosêkaarxeug. Sorte ikiâi crin à l'usage des fabricants de papirr.
TELIJÈRe()»apet). AusUfooli^:i lelli^repapier. Sorte de papier qo*OD es.-, particulièrement pour les pétitions*
TELLURATB (cliim.). An^Lii.: le ttUunaurei saU. Sel produit par U /.
binaison de l'acide tellurique aiccw^ base
TÊLLDRADRATB (chim.). Asgi. «i lem. i$Uurgoldêalx. Genre de telloris»'» . duits par la combinaison da lelhtriikt.
que avec des tellurures.
TELLURE (chim.). Du iaUn tOu, r terre. Angl. eiallem. leUttiimn. Cor;c*-. pie découvert en 1783 par Mûllerdel:
chenstein, dans un minerai d'or de h h sylvanie, et dont Berzélius a doooé > toire chimique. Ce corps est d'an '^ bleuâtre, friaUe, d'une cassure landlev d*une densité de 0,25, fond à 500", ei:ft k l'air avec une flamme bleue, en tift^' des vapeurs qui ont une forte odeur ^ > fort. Il présente une grande analogie r»' soufre dans ses affinités chimiques. > ainsi qu*il produit, avec l'oxygène, oo v' tellureux, TeO*,et un octde teUuri^J" avec l'hydrogène, un aeidê ttUurki^r^ TeH; et avec les métaux, des uUimrri.
Le tellure, qui est peu répandu dao>i' ture , se rencontre dans quelques t' d'or de la Transylvanie; puis à Tte' tellure d'argent et de plomb* en SiUr^ sous forme de tellurure de bismutt.^ Hongrie, en Norwége, etc.
TELLURE (chim.). Qui contient di * lure.
TELLDRICT ANDRE (chim.). Cmp^tellure et d'un cyanure.
TELLURIDE (chim.). Combinaisooit' lure et d'un corps simple.
TBLUJRIQDB (chim.). Qui estprodoi ' le tellure. Voxj/ie ieHuriquê est l'otjtr ' tellure qui joue le double HUe d'icide^ base ; Me i ui/ida ieUuriqw est le seoi ^ de sulfuration connu du tellure; ksit^*' hinfuei sont les combîMîsons do le ' avec les corps halogènes.
TELLURISEL (chim.). Sel produit :^ combinaison d'un telluride et d*uott * c'e.^t-à-dire dont l'acide et la base ooc. neni tous deux du tellure.
TELLURISME. Nom sous lequel i mand Kiefer désigne l'action mago<tf>' ' la terre I uUu$.
TEN
DE tECHNOLOGIE.
TEN
lOê
TBLLURURE (obim.). CombinaisoD de tellure et d*un corps simple.
TliLON (manuf.). Sorte d'étoffe dont on ùAmi usage autrefois. La chaîne était de lin ou de cbanvfe et la trame de laine.
TEMIN (monn.)* Douzième de la piastre de Smyrne.
TËMINS (moan.). Monnaie réelle de Bar-> barie.
TÉMOIN. Du latin i^iiii. Petits morceaux de tuile» d'ardoise, elc, qu'on enterre sous les bornes d*ua cbamp» d'un héritage, attn de reconnaître si ces bornes n*ont pas été dâpiacées. — Arbres de lisière et autres qo il est défendu d'abattre dans les Yentes« — Petit bouton d'argent, tiré d'une ana.ntité égale à celle qu'on a employée dans la coupellation. -— Défaut de tonte du drap.
TÉMOIN (impr.). Marges qui dépassent beaucoup les autres. Ce défaut prônent de ce que la garniture de la feuille n a pas été bien faite.
TÉMOIN (rel.). Angl. êtring-ênd; allem.
xeuge. Feuillets qu'on laisse exprès sans les rogner» afin de prouver qu'on a iait son possiUe pour épargner les marges.
TÉMOIN (terrass.). Elévation de terre qu'on laisse subsister» pour faire connaître quelle étaii l'élévation des terres qu'on a enlevées tout autour. Quelquefois» au lieu de '.laisser les témoins en torm» de ednes dans une tranchée» on tes conserve sur toute la largeur» sauf un passage pour le service des transporta. Ils dessinent dans ce cas la forme même du proQl en travers du déblai. ^
TEMPÉRATURE (pbys.). Du Uin Umperatura. La température d'un corps est la quantité de chaleur qu'il dégage actuelle* ment.
TEMPLE (charr.). Morceau de bois de 1 mètre de long, plus plat que rond, dont le charron fait usage pour marquer» quand les rais sont placés dans le moyeu, la distance à laquelle il faut fermer les mortaises dans la jante.
TEMPLE (tisser.). Angl. iempUt: allem.
sperrruthe. Instrument qui sert à tenir l'éioffe ferme et tendue en largeur sur le métier. 11 consiste en deux barres de bois attachées l'une i l'autre par une ttoelle et dont les bouts sont garnis de petites pointes de fer. On accroche ces deux bouts aux deux lisières de l'étoffe» auprès de Tendroitque J'cavrier traTailie. On dit aussi f^ny/u et Sempe,
TEMPLET (rel.). Angl.id.; allem. JUM- ^enhatur. Outil dont le relieur faisait autrt^fois usage pour couvrir les livres.
TÉNACITÉ. Du latin /enn^E, qui tient.
AogL $$na€iiy; allem. xHhhtU. Propriété -en ^eriQ de laquelle certains corps soutienffieol une force» un tiraillement considérable saas se rompre. Cette propriété existe partieulièrement dans les métaux. Ainsi» dui 61 de fer de 3 millimètres de diamètre supporte, sans se rompre, un fH)ids de S$0 kilograaimeb; un fil de pareille grosseur, qui ^ereii en enivre» ne supporterait que 131 xi-
DiGriORN. DB Technologie. II.
logfammes; en platine, ISfc; en argent^ 85 1 en or, 68; en zinc, 50; et en étnin, 15.
TENAILLE on TENAILLES. Angl. iongs:
allem. sumge. Instrument de fer qu'on dit avoir été inventé par Cinyre, roi de Chypre, vers Tan 12U) avant Jésus-Christ. Il est à Tusage des serruriers, des maréchaux, des menuisiers et d'une foule d'autres artisans^ et se compose de deux pièces do forme variable, mais toujours opposées Tune è Tau* tre, puis attachées par une goupille autour de laquelle elles s'ouvrent et se resserrent pour tenir ou pour arracher quelque chose. On nomme mon de la tenaiUt^ les deux demi-cercles qui sont à un bout, parce qu'en se rencontrant quand on les ferme, ils saisissent et mordent, pour ainsi dire, les choses qui se trouvent entre eux deux.
TENAILLE (inst. de chir.). On nomme lemailU tuejsfve, an instrument doni on fait «sage pour couper les esquilles» etc. C*est une sorte de pince dont les mors ont beau* coup de force et sont tranchants dans l'en^ droit où ils se touchent.
TENAILLE (manuf. de glac.). Cadre de fer avec lequel on embrasse les cuvettes qui tiennent le verre en fusion, pour le verser sur la table de cuivre*
TENAILLEE (épingl.). Quantité de tronçons d'épingle* que Tempointeur prend pour les porter sur la meule,
TENDELET (hortic). Sorte de petite tente qui sert à mettre certaines plantes délicates h Tabri des rayons du soleil du midi.
TENDER ou ALLEGE (chem. de fer).
Angl. et allem. tender. Sorte de chariot d'approvisionnement qui porte Tau et le charbon nécessairesàl alimentation de la locomotive. Ce chariot est porté sur fc ou 6 rouest au moyen de ressorts et de bettes à graisse, et c'est sur ces roues que le mécanicien fait agir le frein qui sert à modérer la vitesse de la machine. Un tender qui peut contenir 3,900 litres d'eau et MO kilogrammes de coke, suflU aux machines ordinaires pour un parcours de 50 à 80 kilomètres.
TENDOIR. Angl. ttmer; allem. $pan$iholM.
BAion qui fiait partie du métier de tisserand, et empêche la poitrinière de se dérouler.— « Perches sur lesquelles ou étend des étoffes pour les faire sécher.
TENDRE (|)eint.). Du latin ttf^. On entend par touche tendre^ une touche délicate, et l'on dit aussi d'un peintre qu'il a le pin^ ceau délicat.
TENETTES (instr. de chir.;. Sorte de pinces h branches croisées, dont on fait usage pour opérer Textraction des calculs. Elles portent è un bout deux onillers oblongues dont la concavité est garnie de pointes ^ïoiir empêcher la pierre de glisser, et se terminent k l'autre bout par deux anneaux dans lesquels on passe les ooigts. Il y a des tenettes de diverses formes, et le docteur Civiale a beaucoup perfectionné cet instrument. — On donne aussi le nom de tenettes à de petits boulons employés par l'arquebusier ; à de petits pivots qui servent dans l'horlogerie i
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NCTIONNAIRC
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et h de petites tenailles dont fait usage l'étamenr.
T£NGA (monn.). Monnaie de Goa qui vaut 60 rees ou Tt centimes. Le bon ienga est le quart d'un pardo-xeraphin, et sa valeur est de 96 centimes ; le mauvaiê tenga est le cinquième d'un pardo commun et correspond à 62 centimes.
TENON. AngK id. ;allem. xapfen. Pour joindre ensemble deux pièces de bois ou deux morceaux de fer on pratique k l'extrémilë de l'un un imion^ et dans l'épaisseur de Tautre une mor/aûe ; puis on introduit le tenon dans la mortaise et ou les cheville ensemble. Le leoon se fait en diminuant carrément la pièce d'environ un tiei*s de son épaisseur et ménageant des deux côtés un é^mulement pour cacher la gorge de la mortaise; celle-ci est un vide dont le calibre surpasse un peu la grosseur du tenon et qui reçoit ce dernier dans tonte sa longueur. Le êenon en queue tTuronde est plus targe à son extrémité et peut être encastré dans une entaille de môme forme. — Les tenons d'un fusil sont de petits morceaux de fer d'une ligne sur deux, percés d'un trou, et soudés, selon la longueur du canon, en dessous, et de distance en distance. Ils entrent dans de petites mortaises pratiquées sur le bois du itisil, et servent à assuiettir le canon sur le bois. De petites goupilles qui traversent le bois et entrent Sans l'œil du tenon, maintiennent le tout ensemble. — Ligature de plomb qu'employaient autrefois les vitriers. —Morceaux ae marbre qu'on laisse derrière certaines parties de sculpture qui paraissent détachées, comme les feuilles du chapiteau corinthien, afin de soutenir ces parties.
TENSION (phys.). Du latin iensio, fait de Undere^ tenare. Lorsqu'une corde , un fit métallique, un barreau, a l'une de ses extrémités fixes, tandis que l'autre bout est tiré nar une force, la tension de la corde, ou du ni, etc., est mesurée par c€4te force; et si cette corde est tirée par deux puissances égales dont chacune agit A un bout, la tension est encore l'une des deux forces, l'autre étant destinée à tenir lieu du point fixe. Les molécules des fluides élastiques, comme les gaz, l'air, les vapeurs, le calorique, l'électricité, exercent l'une sur l'autre une force répulsive dont Ténergie varie avec les conditions du systèmes et cette action a été appelée tension ou force élastique. C'est ainsi que lorsuu'un corps conducteur isolé est chargé d électricité vitrée, ce fluide exerce une tension d'autant pins grande à la surface du corps, qu'il y a une plus grande quantité do ce fluide accumulé; Tair le retient par sa pression, et la couche qui repose sur le corps fait fonction d'un vase qui contient un fluide. Cependant, quand la tension excède certaines limites, ou que la tiressiOH de l'air diminue suffisamment, Téectricilé a'écbappe avec bruit et lumière. La vapeur d'eau présente des phénomènes d'une haute importance, quant aux effets produits par sa tension, qui crott avec la température ; et c'est à ces eflets que l'on
doit l'énorme puissance des nndiiee peur. — Voy. Vapbvr.
TENTE. Du latin teniùriwm. ïf) pavillon, fait plus commuoémeoti^ toile de chanvre, et que l'on dresse h campagne pour se mettre à Tatiri di et des injures du temps. — Soru que Ton tend pour prendre des ois passage.
TENTOI (manuf.). Barre qui, i métiers de haute-lisse, sert à tc<Q rouleaux pour tendre la cfaaloe •:
vrage.
TENTURE. Angl. tapesiry; ihf piehiapeten. Se dit d'un certain ri pièces de tapisserie de même uni* môme dessin, ou dont les dessin^!) l'un k l'autre ; puis de tout ce aa: » pisser un appartement, une églisf,
TENDRE (ardois.). Trou fait daoi d'ardoise pour recevoir le coin.
TENURE (ruban.). Angl. tkrted r allem. [Userchen, Brin de soie.
TÉOKBE ou THÉORBE (inst. •> De Teorba ou Tuorba^ nom de Un Instrument à cordes, inventé au ir selon les uns par un Italien apprf suivant d'autres par un français noin^t man. On pinçait avec les doigts eeiir^ qui était assez semblable au luib. :i\ grand, et avait deux tôtes ou m»:» > pour les cordes qui se doigtent «c: s che, l'autre pour les {[rosses coro«>; vent de basses et se pincent à vt«Je.^ accompagnements le téorbe jooi
f)rès le rôle que remplit aujouro i.
oncelle, et l'on rapporte que la cxk\ non de Lenclos excellait sur cd i ment.
TÉPHRALIDES (cbim.). De çr.
cendre. Classe de corps sim}'trouve dans les cendres des vé^éi j
TERA (céram.). Sorte d*auget 4. j de Teau, et dans lequel le potitr les mains pour travailler.
TERCDÉIL (écon. rur.). Se di»
de ce qui restait de la iarioe i Favait passée au tamis.
TÉRÉBÈNE (chim.). Corps <ja comme produit accidentel lorsqu' certains acides et notamment ir rique sur l'essence de térébenui' a été observé pour la i»reu)i<n M. Deville.
TÉRÉBENTHINE (comm). Di 6iv09ç, térébinlhe. Angl. lurpft.11 ftiessharx. Suc résineux, de !a du miel, qui découle naturelietLt^s d'incisions, de divers végétaui» >^lièrementde ceux de laumtilec et de celle des térébinthacées, *-* pins, les sapins, les mélèxes, tts Lorsque ces arbres ont ao)u^ âge, 30 à M ans, on pratiqua entailles le long de leur trooc; thine découle alors de ce^ lui ^ se réunir dans un trou fait aajt* arbre. C'est ce qu'on nomme iJ vierge. On purifie celle-ci n
TER
DE TECHMOLOGIE.
ans une grande chaudière et en la passant
travers des filtres de paille. L'extraction
e ce suc commence au printemps et finit en
ctobre; durant Thiver» cependant, les der-
ières plaies de Tarbre coulent encore ; mais
ors la résine se solidifie sur les bords des
uailies en croûtes opaques d*un blanc jâu-
lire, et c'est ce qu on appelle le galtpot.
est aussi de la térébentuine qu\m tire le
mdron et la poix noire. La térébenthine
it on mélange d'une huile essentielle et
une résine; on effectue là séparation de
s deux éléments en la distillant dans de
auds alambics de cuivre ; elle fournit
Dsi près du quart de son poids d'essence ;
son résidu est ce qu'on nomme brai $$e^
^taMon et colophane.
On distingue plusieurs sortes de térében-
lines. La térébenthine de Bordeaux ou téré*'
•M/Ame da ptn, découle du pin maritime et
1 pin silvestre qui croissent en abondance
ins les landes qui séparent Bordeaux de
lyonne. Cette térébenthine est ordinaire-
anl blanche, trolibJe et consistante, d'une
eur forte peu agréable, et d'une saveur
re et nauséabonde. La térébenthine du Ca-
r(a, qui porte aussi le nom de baume du
nada et de faux baume de Gitéadf est pro-
ile par le pinue balêamea^ qui crott dans
mérique septentrionale. Elle est peu co-
ée, transparente, épaisse, gtutineuse, et
ne odeur agréable, d^une saveur un peu
e. La térébenthine de Chio est fournie par
érébinthe, pistaeia terebenthus^ arbre qui
It en abondance dans l*archipel grec et
iciualement à Chio. Cette térébenthine
très-épaisse» glutineuse, d'une couleur
ine tirant sur le verdAtre, d'une belle
isparence, d'une odeur qui rappelle celte
citron et du fenouil, et d'une saveur qui
t ni Acre ni ainère. Comme elle est rare
s le commerce, la fraude lui substitue
oemment celle du mélèze. La tirében-
t de la Mecque^ appelée aussi baume de
lecque^ baume de Judée^ et baume de Ct-
[ » provient de Vamurie opobalsamumf pe-
; irbre de la famille des térébinthaceesi
;! crott en Arabie, en Judée et en Eg/pte.
la recueille de deux manières, soit en
iouant des incisions au tronc et sur les
. ches, soit par décoction, dans l'eàu, des
^aux et des feuilles. Le baume de la
(ue obtenu par le premier moyen est
ornement rare dans le commerce ; celui
a se procure par la décoction et le seul
r lous arrive, est liquide, et d'une Odeur
^ agréable. En vieillissant il prend de la
isiance au point de devenir cassant. La
ewiAîae de Strasbourq ou térébenthine
; , ij»ifi, est produite parle pinus ptcea, qui
en grand nombre dans les Vosges, le
la Suisse, l'Allemagne et toutes les
- ées du Nord de l'Europe. Elle estasses
' 3f un peu laiteuse, d'une odeur forte et
<^ irante, d'une saveur Acre et amère, et
^ en huile volatile, La térébenthine de
^ e ou térébenthine du Mélèze^ découle
)rv rix Europea^ arbre trè^-commuu dans
' Ipcf, la Suisse et le nord de l'Europe.
Autrefois cette térébenthine venait dans le commerce par Venise ; mais aujourd'hui ta plus grande partie nous arrive des envi** rons de Briançon. Elle est liquide, transpa-- . rente, d'une couleur un peu verdAtre, d'une r odeur forte, mais non désagréable et amère. Toules ces térébenthines sont employées pour la préparation des vernis, pour le dégraissage, dans la peinture, dans quelques prescriptions médicales» etc.
On appelle térébenthine du Bréeil^ le baume de copabu ; et térébenthine de Hongriêp le galipot.
TÉR£BINTH1N£ (cbim.). Qui contient de la térébenthine, qui en a les qualités.
ÏÉRÉBIQU£(chim.}. Acide ou produit aU câlin qu'on obtient en traitant l'essence de térébenthine par l'acide azotique bouillant.
TÉRINDANNE (manuf.). Nom que l'on donnait autrefois A une espèce de mousse*- Jine du Bengale.
TERJETER (rerrer.). Se dis<iit autrefois de l'action de vider dans les pots k cueillir, la matière propre A faire le verre, et qui était déjA préparée et mise en parfaite lu-^ sion.
TERK. Nom donné au brai où goudron.
TERME (archit.). Statue d'homme ou de femme, sans bras, dont la partie 'inférieure se termine en gatne et que l'on place dans les jardins, au coin- des allées et des palissades. On appelle terme angélique^ une figure d*ange h demi-corps dont la partie io*férleure est en gaine; terme dotj^le^ celui
aui est compose de deux demi-corps ou emi-bustes adossés, qui sortent de la même gaine; terme en buste^ celui qui est sans ras et qui n'a que la partie supérieure de l'estomac; terme en consolé, celui dont la gaine finit en enroulement, et dont le corps est avancé pour porter quelque chose; terme marinf celui qui se termitie en c|ueue de poisson; et terme rustique^ celui dont la gatne, ornée de t>ossages ou de glaçons i porte la figure de quelque divinité cham^ pAtre.
TERMINUS (chem. de fer). Mol latin qui signifie terme^ extrémité^ et que les Anglais emploient souvent pour désigner Tcxtrémitâ d'un chemin de fer. On en fait quelquefuis usage en France dans le mAme sens.
TERNAIRE (chim.). Du latin temariuif rad. ternie trois. Angl. temary; allem. ter^ nar. Se dit d'un composé qui résulte de la combinaison de trois corps simples, ou plu<« tôt de deux composés binaires ayant un uriu' cipe commun.
TERNE (céram.). Angl. duU: allero. maitê farbe. Se dit d'une faïence qui n'a point d'éclat.
TÉROUlLLE. Terre noire et légère qui, dans la recherche des mines de bouille, est considérée comme un indice de i'approclio de ce minerai.
TERRA INVETRIATA (céram.). Angl.ilfi^
TER
BiCTIONNAttE
TER
Aati fttffetuê: allera. italiànigche fayence. Sorte de faïence qu*on fabrique en Italie.
TERRADB (agrtcûlt.). Booedes rues qu Vu porte sur les terres.
TERRAIS (a^icult.). Action de remonter la terre des lignes de la base au sommet, ou d'y apporter des terres des champs voisins.
TERRaGE (manuf.)* Enduire une étoffe de terre à foulon, afin de la dégraisser.
TERRAGE (raffio.). Action de couvrir le sucre d'une terre qui a la propriété de le blanchir.
TERRAILLE (céram.). Sorte de poterie fine, jaune ou giris&lre, qui se fabrique à Saint-Quentin, près le Pont-Saint-Espnt.
TERRAILLBR (agricult.). Répandre de la terre sur les prés, pendant Thiver.
TERRAIN. Voy. Tbea
TERRAUTHË (céram.). Poterie fine inventée par Mme Huffzky, de Hobenstein en Bohème, et qui fut admise h l'exposition universelle de 1855.
TERRASSE. Levée de terre ordinaire- ' ment soutenue par de la maçonnerie.*- Ouvrage de maçonnerie en forme de balcon ou de galerie découverte. — Couverture d'un édifice, lorsqu'elle est en plate-forme. — Partie d*une pierre précieuse qai ne peut souffrir le poli. ---Cuvette oft Foa chauffe l'argent qo on veut dorer. ~ En termes de peîntiire, le mot terrasse désigne le premier (rian d'un paysage. -*- En sculpture t on donne ce nom à la surface du socle sur laquelle reposent les pieds de la figure.
TERRASSEMENT (ponts et cbaus., ohem.
4e fer). Ensemble des travaux de fouille, charge, transport et dépôt des terres extraites d'une tranchée et portées en remblais. Sous ce nom générique sont oompris tous les travaux de détail que nécessite le creusement d'une tranchée pour ia confection d'uA remblai dans les formes détermi* nées. Ces travaux varient avec la nature des terres que Ton rencontre dans la tranchée et avec la distance à laquelle elles doivent Atre transportées. Sous le nom de terres on dé^signe aussi, lorsqu'il s'agit de terrassements, les rochers el autres substances souvent très-différentes de la terre proprement dite , mais on les distingue par le mode d'exécution* l'évaluation des prix, etc. Le choix des procédés pour creuser une fouille dépend de la nature des matières à extraire, et la bêche, la pioche, le pic, la pince, la poudre, etc., sont employés tour à tour, suivant la plus ou moins grande dureté du sol & entamer. Quant aux transports, ils se font, pour les courtes distances, à la brouette,
t>our celles qui sont plus longues au tombereau, el dans certains cas par chemins de fef.
TERRASSECR. Ouvrier qui fait le coIobk hage, qui hourde le sol et les cloisons.
TSRRASâSUX. Se diid^uo marbre, d'une pierre qui contient des terrasses, c'est-àdire des parties qui ne peuvent recevoir le poli.
TERRASSIER. Entrepreneur de terrasse-
ments. ^ Ouvrier employé ani \nrr\ terrassement. — On désigne plus ;r lièrement sous ce nom ceux api eU les fouilles et la charge du déblai, c qui répandent el disposent les Uxv remblai. On ne compte comme lerrif les ouvriers employés aux trampon'.
dans le cas des transports è U hroaetri TERRE. Du latin terra. Sob$UQ:t dore, insipide, insoluble dans Teat compose en partie le globe que 0005'.
tons. En agriculture, on appelle ttm 1 ou aigre f celle qui est tourbeuse et r tile; terre amire^ celle qui, h deai:
beuse, forme le fond d'un mareis cr^v et repose sur une épaisse coucbe d r.
terre arbue ou aubue^ celle qui se dor la pliiie ; terre blanche^ la marne $\.* cielle, très-pauvre en humus; rcrreK cellô qui est devenue un momeol j£'
tour avoir reçu trop d*engrais: 1^ ruvire^ celle qui est mélangée di siv et crhumus; terre chaude^ celle qui^^ mée; terre clitreusef celle qui o'iéi^i mée ni écobuée ; terre creusée ou tfr crache^ Celle qui, par suite des gflM ver, laisse les céréales déchaussées, se tasse lentement après le laboor; tr criquet^ la terre végétale qui se fecti. la sécheresse ; terre délayanttf celle % vient facilement boueuse par ftSi( •
Eluies; terre fautive^ celle qui aieonne apparence, ne donne que de u récoltes: terre forte^ celle dans laque gile domine; terre franche^ la terre ir; qui contient plus de moitié de siiut calcaire et beaucoup de terreau ;<crr( ^ celle qui est argileuse et humide; îf cheuse, la terre franche dans laqael - . lice domine; terre gatte^ celle qui tv* che, ne peut être arrosée par ir.f terre adtee^ celle qui est rendue infer. les laoours d*été; terre géoponùpu, <r est susceptible de recevoir ties c^ terre gourmande^ la terre argileuse quelle il fisiut plus de semence q^a*aui> rerre grasie^ celle qui est argileas*.
infumable^ celle dans laquelle le fj^ se décompose pas; rerre mameiur. a végétale qui contient de la maroe v ces; terre notre, le terreau, ou la \r bruyère; terre notale^ celle qui e^tlement labourée ; terre panieiin^ •• ■ rapporte chaque année du fromeci mais; terre pautre^ celle qui conth.
d*Aufnus; terre raffermie^ celle qm i<sée par les pluies; terre vierge, ce"e: pas encore été cultivée ; et itrre t<%»' qui est stérile.
Dans les sciences et Tindustrie, <r '• terre adamigue^ le fer oxydé r<Kp absorbante^ celle qui a la propriéU-^' ber les sucs acides de Teslomac «tfoot la magnésie et le phospbaie uc ■ ' terre d^Almagra, une ocre rouse qn* ' ble à la sanguine, et dont on uiii^^ la peinture a ftesaue ; terre alumi*^ dont on eitrait Talun; terre d'Ar^'* espèce d*ocre rouge employée dez» j '
leM
TER
DE TECilNOLOGiE.
TER
IMi
tur^ l fresque ; iem bleue, le fer phosphaté pulvérulent, et la litbomarge colorée eo bleu ; terre de boucaroe, celle qui sert è fliîre les alcarszes; terre brune de Cologne, un lignite terreux aue Ton vend à Cologne, qui s'emploie dans la peinture è fresque» puis comme c'ombustible, et dont on falsifie aussi le tabac h priser; terre calaminaire le zinc oxydé calaminé; terre calcaire, le carbonate de chaux ; terre de la Chine, le kaolin ; terre cimolie, une sorte d*argile qu*on tirait autre* fois des lies de la mer de Crète, et qui pas* sait pour astringente; terre cemeetible, une terre argileuse mamésifère dont quelques peuplades de TAmerique font leur nourri* Cure; terre courte, Targile assise sur une argile plus dure qui repose elle-même sur du tuf; terre eorundi, l'émeril qu*on tire de rinde; terre cuivreuee, le minerai de cuivre pulvérulent; terre de Damae, une espèce d*ocrer&uge; ttrre damnée, le résidu fixe des distillations; terre décolorante, le tisnite d'Auvergne, qui a la propriété de décolorer un çrand nombre de liquides, entre autres le vinaigre rouge; terre écumeuee, la chaux carbonatée magnésienne nacrée ; terre foliée minérale, l'acétate de soude; terre foliée de tartre, Tacétate de potasse ; terre à foulon, Tespèce d'argile dont on fait usage pour dégraisser les étoffes de laine; terre à four, une argile plastique mêlée de sable, qui est susceptible de se cuire sans se fendre, et qu'on emploie pour construire des fours; terre glaise, l'argile grasse commune ; Urre gypseuee, la baryte sulfatée, et le cuivre malachite; terre koppienne^ la magnésie carbonatée ; terre de houille, le charbon impur et friable qui recouvre la houille de bonne qualité; terre d7to(te, une ocre brune formée de liroonite et d'aeerdèse, qu*on emploie dans la peinture; terre du Japon, le cachou; terre jaune, l'argile ocreuse; terre de Lemnos, Targiie blanche ou rouge gui Yîenl des lies de l'Archipel, et dont on fait usage en Egypte comme d'astrineent; terre nuMgnésienne, (a magnésie; terre ae Marma- Tosch, une variété d'anatite, ou phosphate de chaux terreux, quon tire surtout de Marmarosch, en Hongrie ; terre mercurielle, réiémeni hypothétique des anciens chimistes ; terre miraculeuse^ la chaux carbonatée farineuse; terre moulard, la boue qu'on trouve dans l'auge des rémouleurs; terre nitreuse, celle qui contient du pitre; terre de noura, la terre d*ombre ; terre ocreuse, un mélange d'argile sablonneuse et de fer; gerre ochroUe, le cérium ;/err« d^ombre, une terre d'un beau brun foncé qui doit sa couleur au sesquioxyde de fer qu'elle renferme, dont on se sert eu peinture, et qu*on tire non-seulement de l'Ombrie, mais encore des Etats de l'Eglise, puis de Quelques autres parties de ntalie; terre des os, le noir «niœal; terre pesante, la barjrte; terre de pipt, une variété de terre glaise ou argile plastique, d*un gris foncé, qui devient blanelie par la cuisson, et avec laquelle on fait des pipes et diverses poteries; terre à viséi aoe terre forte mélangée de pierres et de
cailloux de grosseur moyenne; terre da poétier, une argile maigre et jauae doni sa servent les poêliers-fumistes; terre A poree^ laine, le kaolin ou feldspath décomposé;' terre pourrie, une espèce de iripoli trè^ léger et peu friable que celui qu'on emploie habituellement pour le polissage des métaux, et qui senk donner le dernier poli aux oorpa durs; terre quartMeuse, la silice; terre rouge^ l'ocre rouge; terre rubrique, le erayon ronge; ierredesalinelle, lamagnésiesilicifère; terre salpêtre, la terre qui contient du nitre ; terre savonneuse, l'argile à foulon; terre de sei^ litM, la magnésie ; terre de Sienne, une ocre d'un beau jaune qu'on tire des environs do Sienne, en Toscane, et qu'on emploie dans la peinture, ainsi que pour colorer les poteries, les porcelaines, les papiers, etc.; te^e de Sienne brûlée, une ocre rouge: ^erri eigilée, la même que la terre de Lemnos; terre de Sinope, une ocre rouge, tirée de 8i* nope, et que les anciens employaient en médecine et dans la peinture; terre talcaire^ le talc pulvérulent; terre tufiire, le tuf friable déposé par les eaux; terre verte, la terre colorée par le carbonate de cuivre; terre verte de Vérone ou bcUdogée, un feldspath dé» composé qu'on emploie dans la peinture à fresque et qui donne une couleur rechec* chée; terre u vigne, l'ampétiiev terre Wdiibble, la silice; et terres végétalee, eellee qui contiennent des détritus de corps organisés.
TERREAU (hortic). Nom doooé aux détritus de matières organiques mortes , réduites en poudre terreuse brune t par aoite des altérations spontanées que déterminent lea influences atmosphériques. C'est à l'extrême division de ses parties, à la substaoœ axolée qu'il renferme, k sa lésèreté qui offre aux racines et à l'air un accès &M^ile, que le terreau doit les effets remarquables qu*il pro* duit sur les plantes. Ce qui confirme eette opinion, c'est que la paille» le bois et d'eu* très produits végétaux, qui hachés ou réduits en sciure n auraient que peu d'action végétât! vet offrent cependant une composition très-analogue. Il résulte de recherches de Saussure , que l'eau et lalcool ne dissolvent qu'une petite quantité de la substance du terreau , tandis que les alcalis la dis* solvant complètement; que les acides ont^ sur lui très - peu d'action ; et qu*k poids égaux il contient plus de carbone et d'azote que les végétaux dont Taltéraiion a donnéheu k sa formation. Cette dernière observation démontre une cause de plus de l'efficacité du terreau.» plus grande que celle des végétaux d'oii il provient.
TRRRBADDER ou TKRREAUTER (borticX Améliorer une terre avec du ierreau.
TERRÉE (agricult.). Petite piède de terre exhaussée par ce qu*on retire de ibiséa larges et profonds qui l'entourent.
T£RREM£NT (agricult. ). Opération 4at consiste k exhausser un bas - fond habituellement immergé , au moj^en de terres enlevées k des hauteurs et qu'on lait eharrier et déposer par les yaux.
TERRE - PLEIN. Terrain élevé et seu-