‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 21 sur 248 · LON · texte numérisé non relu

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priétéa foodarnentates. On peut oonner poiK exemple de ce qu'on appelle propriétés fondamentales, l'acide acétique et Tacide ch'oracétlque qui, traités par les alcalis, donnent, le premier, de l'acide carbonique et du gaz des marais: le second, de racide carbonique et du chloroforme. On regarde ensuite comme appartenant au môme type méeaniqutf tous les corps qui, par substitution, offrent encore le même nombre d'équivalents, ce qui fait admettre que leur molécule est demeurée intacte et forme groupe, c'est-è-dire qu*un élément a remplacé Thutre simplement. On peut donc en (unclure qu'un type mécanique est une famille, et le chimique un genre. Ainsi, par exemple, l'alcool, l'acide acétique hydraté, lacide chloracétique, sont d'une même famille, tandis que les deux derniers appartiennent au môme genre.

LOI GAY-LUSSAC (phys.). Elle consiste en ceci, que tous les gaz, quelle que soit leur nature, air atmosphérique, hydrogène, azote, acide carbonique, etc. , éprouvent une même augmentation de volume pour une même augmentation de température.

Ainsi, qu'un certain degré de chaleur ia^se doubler le volume de l'air contenu dans une vessie, ce même degré de chaleur fera doubler également le volume de tout autre uaz. Cela a lieu aussi pour les substances réduites en vapeur, et notamment la vapeur d eau. Tous les gaz se trouvent donc non-seulenient dans une condition identique à cet égard, mais ils ont encore ce rapport qui leur est commun avec les corps solides, c'est que le môme gaz, quelle que soit la température, se dilate de la même quantité pour la môme augmentation de chaleur. Quoique cette loi reçoive quelques variations dans sa pratique, elle n*en demeure pas moins d*UBe grande importance, principalement dans.ia construction das macnines a vapeur. LOIS MÉCANIQUES (pbys. mécan.). L'é- |)oque actuelle a-t-elle produit des principes mécaniques nouveaux?.. Tout récemment, à l'Académie des sciences, M. Poinsot s'est prononcé pour la négative. Selon lui, il ne s'est formulé, dans ces derniers temps, aucune loi mécanique nouvelle. A cette déclaration, M. l'abbé Moigno, dans son Cosmos^ répond en ces termes : c 11 est certain, au contraire, que la mécanique a fait de nos jours de brillantes acquisitions de principes et de lois, mais il est vrai aussi, hélas I que ces acquisitions se sont faites en dehors des sommités reconnues de notre Académie iïes sciences, et que jusqu'ici, môme, nos grands maîtres leur sont restés presque complètement étrangers. Ce sont en effet des principes nouveaux, dans l'acception de ce mot, donnée par M. Poinsot, que la corrélation ou relation intime de toutes les forces de la nature , leur résolution déhnitive en mouvement, leur génération et leur transformation Tune dans l'autre, celle par exemf)le du mouvement en chaleur et de la chaeur en mouvement, en proportions compléiemeat définies. C'est une loi nouvelle

que l'équivalent mécanique de la chaleur. C'est un principe nouveau que l'impossibilité de l'annihilation de la force et de la perte des ^forces vives, que la conservation intégrale et indéfinie de la force vive. C'est un principe nouveau que la raison de la cohésion trouvée dans le volume infiniment petit et la densité infiniment grande des dernières molécules des corps. C'est un principe nouveau que la distinction des molécules de la matière en deux espèces trèsdistinctes, les unes relativement en repos^ ou reliées par les forces d'affinité et de cohésion, les autres libres dans Tespace, et animées de très-grandes vitesses. C'est un principe nouveau que l'effet de distension produit dans le système des premières mo* lécules par le passage des secondes, quoiqu'il n'y ait en jeu, dans ces actions et réactions mutuelles, que des forces d'attraction proportionnelles aux masses, et en raison inverse du carré des vitesses. »

LOINTAIN (peint.). Se dit des plans qui se trouvent les plus éloignés, soit dans un tableau-paysage, soit dans celui dont le fond )>résente des lignes prolongées de perspective. Toutefois, le mot lointain ne s'applique pas indistinctement aux objets placés à l'horizon, mais bien aux plans assez reculés pour que les objets semblent comme noyés dans le vague de la perspective.

LOMBARDE (peint.). On appelle école lombarde celle des peintres qui ont fleuri dans la Lombard ie et dont le Corrége fut le créateur. Les Carrache en fondèrent une seconde qui [)rit le nom d'école de Bologne. Les artistes de ces écoles s'attachaient particulièrement à bion rendre la nature.

LONDËAU (manuf.). Sorte de toile de Bretagne.

LONDKIN (manuf.). Angl. london-eloth:

allem. londoner (uch. Drap léger qui se fabrique particulièrement à Londres, mais qu'on imite dans quelques-unes de nos localités du midi.

LONG. Grande auKC dans laquelle les sà-liniers font déposer Ta muire. — Se dit aussi d'une pflteou autre matière molle à laquelle l'ouvrier peut imposer les formes que bon lui semble.

LONGE. Corde de certaine longueur que l'on attache à l'anneau d'un caveçon, et qui sert à tenir un cheval trottant sur des cercles. — Lanière de cuir tressée sur une partie de sa longueur, et qui porte la mèche dans les fouets de carrosse.

LONGIÈRE (écon. dom.). Se dit d'une nappe de table beaucoiïp plus longue que large.

LONGIMÉTRE (taill.). Du latin longus, et du grec /iir/»oy, mesure. Instrument propre à prendre des mesures d'habillements.

LONG-GRAIN (ardois.). Ligne de la plus grande pente des ardoises dans le sol, et dans laquelle l'ardoise se c^sse le plus facilement.

LONGRINE (charp.). Angl. sleeper; allem.

loger. Pièce de charpente «ju'on dispose audessus d'un pilotage, dans le sens de sa Iriir-

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