‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 20 sur 248 · LIT · texte numérisé non relu

LIT

^ en rend plaoes les deux faces opposées , f^^xs Tune reste brute, tandis que Tautre est allie à l'acide de la pierre-ponce. Lorsqu'on met Ja pierre en œuvre pour lithographier, on écrit sur la surface unie avec un crayon gras ou une plume d'acier trempée dans une encre grasse, liquide et miscible à feaa; puis on fixe le dessin ou l'écriture en lavant la pierre avec une eau de comme qu'on a rendue acide par un peu d'acide nitrique ou chlorbydrique. Le but de ce lavage est de rendre le dessin insoluble, de pénétrer la portion non dessinée de la pierre, et de la rendre non-seulement incapable de recevoir et retenir aisément les corps gras, mais encore susceptible, au contraire, de retenir l'eau. Pour passer à Timpression, on place la pierre dans une espèce de caisse qui porte le nom de chariot^ où on la maintient solidement avec une vis de fer ou un coin en bois; on la mouille avec de Teau

f>ropre; et I on enlève ensuite l'écriture aile à l'encre erasse, avec de l'essence de térébenthine. Aiors on humecte derechef, mais très-légèrement et avec une éponge fine, toute la surface de la pierre; on étend • immédiatement, à l'aide d'un rouleau élastique, de l'encre ordinaire d'imprimerie qui ne se fixe point sur la partie humide, mais bien sur le dessin qui a été tracé au crayon gras ou h Tencre grasse; puis on

S lace une feuille de papier blanc, un peu umide, sur la surface de la pierre; on recouvre cette feuille d'une seconde, dite de maeulaturey et l'on pose dessus un châssis en fer garni d'un cuir fort qui est tendu sur les deux c6tés opposés et parallèles ; et Ton termine enfin en soumettant la pierre, disposée de la sorte, à la pression d un rouleau ou d'un râteau en bois, qui agit perpendiculairement sur la surface.

Longtemps on ne fit usage que de pierres extraites des carrières de Solenhoien, Pappenheim et Kehiheim, en Bavière; mais aujourd'hui la France tire les pierres à litho-

Sraphier de son propre sol, et les environs e ChAteauroux, du Vigan, de Belley, [de Dijon, de Périgueux, etc., en fournissent de bonne qualité. Les pierres de Bavière ont communément une teinte gris pAle et sont les meilleures pour le dessin. Les pierres françaises sont plus blanches. Les pierres pises sont plus dures que les blanches. On jugedelaqualitéd'une pierre lithographique en l'humectant uniformément avec une éponge mouillée, parce qu'alors tous les défauts que l'on n'y avait pas aperçus quand elle était sèche, deviennent très-sensibles. L'eau doit pénétrer la pierre lentement et uniformément. Les pierres dures prennent un grain plus fin et plus saillant que les pierres tendres; ce grain résiste mieux aux actions qui tendent à le détruire; le crayon qui y adhère ne tend pas aussi fortement à la pénétrer, de sorte que les dessins sont moins empâtés; et comme en outre Tacide n'y pénètre pas autant, il s'ensuit que. les dessins sur pierres dures fournissent un tirage plus prolongé que ceux

sur pierres tenores. L'épaisseur nés pierres doit être proportionnée à leurs autres dimensions, et elle ne peut pas être de moins de 80 millimètres, parce que sans cela elles se briseraient facilement.

LlTHOGRAPHlËR. Imprimer: par les procédés lithographiques.

LITHOGRAPHIQUE. Qui a rapport à la lithographie.

LITHOLÂBE (instr. de chir.). Du grec Xidoç, pierre , et "ka^n « dérivé de XafA^ecv», prendre, saisir. Sorte de tenette ou pince qui sert à saisir le calcul dans la vessie et ^ le maintenir fixe pour rendre plus aisée l'action des instruments tithotriteurs.

LfTHOPHANiE. Du çrec MBêç, pierre, et ffulvta, éclairer. Se dit de Ta transparence de la pierre, de la faïence, de la porcelaine, etc.

LiTHOPRIONB [inst. de chir.). Du grec Moç, pierre, et npita, scier. Instrument j>ropre h broyer la pierre dans la vessie.

LITHORINEUR (inst. de chir.). Du grec >iGo^, pierre, et ptvctv, limer, instrument destiné à user tes calculs dans la vessie, en les égrngeant de la circonférence au centre.

LITHOSCOPE (inst. de chir.). Du greOWoc, pierre, et axonita^ voir. Instrument à l'aide duquel on peut reconnaître la présence delà pierre dans la vessie, et en constater les dimensions.

LITHOTOME (inst. de chir.). Du greOtOoç» pierre, et tou^, section. Instrument inventé en 1780, p.ir le frère Côme, et propre è pratiquer l'opération de la pierre.

LITHOTYPOGRAPHIE. Du grec >eo , pierre, tûitoc, type, et 7/»a?M, tracer. Procédé inventé par M. Paul Dupont, et qui a pour objet de reproduire sur la pierre une planche imprimée en caractères ordinaires. Ce {)rocédé consiste dans la réimpression, par a pierre lithographique, de pages imprimées ou gravées. Une préparation chimique est étendue sur la page ou sur la gravure dont on veut obtenir de nouvelles épreuves, et quel que soit 1 âge de l'original, l'encre dont il a été formé revit et redevient t^umide par l'effet de. cette préparation. La page ainsi ranimée est alors appliquée sur une pierre; la presse lithographique y passe son rouleau et l'épreuve tirée est parfaitement identique A l'original. Pour faire connaître le résultat de son procédé, M. Paul Dupont produisit, à l'exposition universelle de 1855, un in folio de 900 pases formant le 13* volume des Historiens ae$ Gaules et de France^ par dom Bousquet, volume qui avait été détruit (>ar un incendie, et dont les exemplaires restants se vendaient jusqu'à HOO francs. Ce prix est aujourd'hui de 150 francs seulement.

LITRAMÈTRE (pbys.). Instrument propre à mesurer la pesanteur spécifique des liquides.

LITRE (mélrolog.). Du grec lirpm, mesure pour les liquides. On désigne sous ce nom, dans le système décimal actuel, l'unité de mesure de capacité pour les liquides et es substances sèches. Le litre équivaut, comme contenance» à un décimètre cube» et il a

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DE TECHNOLOGIE

un Tingtième de plus que Tancienne pinte, un quart de plus que l'ancien litron. Là décimètre cube se trouve donc représenté par deux mesures différentes : pour les solides, le litre est de fornae cylindri(]ue, et offre 108 millimètres et 4 dix-millimètres pour chacune de ses dimensions intérieures;

tour les liquides, il a 172 millimètres de auteur et 86 de diamètre. On divise le litre en décilitres, ou dixièmes de litre, cena7tireSf etc.; ses multiples sont le décalitre^ qui vaut 10 litres; \ hectolitre^ qui est de 100 litres: et le kilolitref qui est de 1,000 litres on 1 mètre cube.

LITRON (métrolog.). Ancienne mesure de capacité pour les grains, qui contenait kO pouces cubes , ou 813 millilitres. Cette mesure était plus petite d'un quart que le litre actuel, et il fallait 16 litruns pour faira un boissenti.

LIDRR (agricult.). Grosse corde qui sert h lier ou à maintenir des fardeaux sur une charrette.

LIDRE (charp.). Pièce de bois, courbe par un bout, qui sert à élever les bords dun bateau foncet avec les clous.

LIVARDE (corder.). Corde d'étoupe autour de la<iueile on entortille le Gl pour le rendre uni.

LIVAROT (comm.). Sorte de fromage fa^ briqué dans le village de ce nom, en Normandie, ftépartement du Calvados.

LIVONINB (monn.). Monnaie d'argent de Livonie, qui, a Revêt, se divise en 96 ko- {lecks.

LIVOURNINE (monn.). Monnaie décompte de Livourne et de Toscane, qui correspond h environ k francs 55 centimes. — Monnaie d'argent de Toscane, qui vaut 10 paoli ou 5 francs 61 centimes.

LIVRAISON (comm.). Action de livrer une marchandise qui a été vendue.

LIVRAISON (librair.). Partie d'un ouvrage publié par cahiers ou ' par volumes, soit è des dates déterminées, soit à des époques plus ou moins rapprochées les unes des au* 1res. ^

LIVRANCIER (comm.). Se dit quelquefois de la personne chargée de livrer des marchandises vendues.

LIVRE (impr. librair.). Du latin liber^ dérivé du grec >cYrip, écorce. Assemblage de pSosieurs feuilles d'impression. On appelle Uvre en feuilles^ celui qui n*est encore ni broché ni relié. ColkUionner un /tvre, c'est iroir si ce livre est complet. Les livres ili" mentaires sont ceux qui contiennent les éléments d*une science; les livres classiques f ceux dont le mérite est consacré par le temps •C qui font autorité, et ceux qui, dans les elasses, servent à Tinstruction de la jeunesse; les livres de bibliothiquSi ceux qui avant une certaine étendue, ne sont consultes qu'au b^io; les livres popufatre«, ceux que leur bon marché met è |.)ortée des classes pau- Très; les livres spirituelst ceux qui traitent des règles de la vie chrétienne; les livres d'église^ eaux qui servent à faire connaître et à suivre les cérémonies du culte; les livres

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^nle de

canoniques f ceux qui sont les livres apocryphes^ ce

n'admet pas l'authenticité; les tiauXy ceux de la Rible qui sont p»

lièrement destinés à l'instruction mv l'homme.

LIVRE (métrolog.). Du latin libra^ mèw signihcation. Poids contenant un certain nombre d'onces. La plus ancienne livre em* ployée en France comprenait 12 onces comme la livre romaine. Plus tard, vint la livre dite de Paris, appelée aussi livre eom^ mune et livre poids de marc^ qui se divisait en 2 marcs» le marc en 8 onces. Ponce en 8 gros, le gros ou drachme en 3 deniers ou scrupules, et le scrupule en 2h grains do poids d'un grain de blé. La livre valait donc ou 2 marcs, ou 16 onces, ou 128 gros, ou 392 deniers, ou 9,216 grains. Elle correspond actuellement à 489 grammes, plus 5 dixiè* mes de gramme. En Andeterre, on distingue la livre troy ou impériale^ qui est usitée pour les matières sèches et se divise en 12 onces correspondant à 372 grammes; et la livre avoir-du-poids employée pour la vente des objets d'une stature grossière, comme la virinde, le beurre, le fromage, etc.; puis les métaux à l'exception de Tor et de l'argent qui se pèsent avec la livre troy. Celle avoir* du-poids est de 16 onces et équivaut à 453 grammes 5. La livre portugaise, qui se divise en 2 marcs ou 16 onces, correspond à 458 grammes 9; la livre espagnole vaut 459 grammes; la livre autrichienne, 560; la livre prus* sienne ou de Cologne^ 467 grammes 4; Ta livre hollandaise, 491,8; la livre suédoise, 424; et toutes se divisent eu 16 onces; enfin, la livre russe vaut 409 grammes, 7, et se divisa en 32 loihs.

LIVRE (monn.). On comptait autrefois eo France deux4)rincipates espèces de livres; la livre tournois^ ainsi appelée parce que dans Toriji^ineon la frappait à Tours, et la livre parisis, frappée à Paris. Toutes deux se divisaient en 20 sous, et chaque sou en 4 liards ou en 12 deniers ; mais la livre pa« risis étant plus forte que la livre tournois, valait 25 sous tournois. La première fut supprimée sous Louis XIV, en 1667, et la seconde continua seule à avoir cours. Celle* ci était un peu plus faible que le franc ar* tuel, et sa valeur fut fixée, par une loi du 25 germinal an IV, à 98 centimes. En Angleterre, la livre sterling f appelée aussi found, est une monnaie de compte valent Oshellings. Le souverain, qu'on frappe de« duis 18t8, représente la valeur de la livre sterling, et correspond à 25 fr. 20 c. La livre autrichienne, monnaie décompte, vaut 0 fr. 8656 ; ia livre de Bàle^ Berne et Fribourg^ monnaie de compte, 1 fr. 4624; la livre de Genève, monnaie de compte, 1 fr. 6103; la livre de la principauté de Neufchdtelf mon« uaie de compte, 1 fr. 4629 ; la livre du canton de Vaudj monnaie de convpte, 0 fr. 9705; la livre du duché de Lucques^ 0 fr. 7222 ; la livre deModêne, monnaie de compta, 0 fr. 3838 ; la livre du Canada^ monnaie de compte, 22 fr. 2720.

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fjVRÉE (cost.). Costame que les fonctionnaires et les personnes nobles ou riches donnent à leurs valets.

LIVRET. Petit livre que la police délivre aux ouvriers et qui contient leurs noms et

Î)rénoins, le lieu de leur naissance, leur Age, eur signalement, l'indication de leur profession, etc. — Petit registre que les caisses d'épargne délivrent aux' déposants et sur lequel sont consignés les versements et les remboursements. — Pelit livre de papier orange, sur les feuillets duquel les» batteurs d'or appliquent Tor en feuilles.

LIXlViATlON (chim.). Du latin lixivia, lessive. Opération qui a pour obj^t de laver les cendres ou autres matières, atin d'en tirer les sels alcalins qu'elles peuvenl contenir.

LIXIVIEL (chim.). Se disait autrefois d'un sel obtenu au moyen de la lixiviation.

LlZARDES (manuf.). Sorte de toiles que Ton fabrique au Caire.

LIZÉE (agricult.). Engrais liquide dont on fait usage en Suisse.

LIZERÉ Voy. Liseré.

LOAM (agricult.). Mot anglais qui signifie terre grasse.

LOCAL (peint.). On nomme couleur /oeaie, celle qui est propre à chaque objet, indépendamment de la distribution particulière de la lumière et des ombres.

LOCH. Instrument qu'on emploie pour mesurer la vitesse d'un navire. 11 se compose d'un bateau et d'une corde dite ligne de loch. Le bateau est une planchette de forme isocèle, ou un secteur de cercle d'environ 90 centimètres en hauteur, et leslé à la base* afin qu il se tienne debout, la pointe en haut. La ligne, à laquelle est attachée le bateau, est divisée en parties é,$ales ou nœuds, qui ont chacune 15 mètres. Quand le navire vient, en une minute, à s'écarier de 2, 3, k nœuils de son bateau de loch, on dit qu'il file 2 nœuds, 3 nœuds» k nœuds à la minute ; et mesurer le filage du navire à l'aide du loch, e^t ce qu'on appelle jeter le loch. On nomme table de loch^ une ardoise ou un tableau noir où se trouvent des divisions par colonnes, pour marquer les heures où le loch a été jeté, et le nombre de nœuds qui y correspondent.

LOCH-COMPTEUR. Instrument de marine inventé (>ar M. Prosper Meller. 11 consiste en une petite turbine en fer qu'on place au-devant du navire, et è profondeur suffisante pour qu elle soit submergée malgré le tangage. La rotation de cette turbine est proportionnelle è la vitesse du bâtiment, et, au moyen d'une vis sans fin, elle Imprime un mouvement analogue à une tringle de fer verticale, qui remonte à la hauteur du pont pour y faire agir un appareil d'horlogerie qui indique la vitesse de la marche. Cet instrument pourrait être jeté h la mer, comme le loch ordinaire, en établissant la turbine et le mouvement d*horlogerie audessous d'une petite pièce de bois allongée et filée à une corde.

LOCHAGE (raffin.). Action par laquelle

on détache les pains de sucre de la forme, en les secouant sans les retirer.

LOCHER (raflin.). Secouer les formes pour détacher les pains de sucre de leurs parois sans les en tirer

LOCHET ou LODCHET (agricult.). Sorte de bêche étroite dont on fait usage en Picardie pour labourer la terre.

LOCHETAGE, LOCHETER (agricult.). Labourage au lochet.

LOCOMOBiLE (mach. à vap.). Sorte de locomotive, de petite dimension , susceptible de déplacement, appropriée surtout aux travaux agricoles, et dont les premières applications ont été faites aux Etats-Unis, puis en Anglieterre. La locomobile est une machine a haute pression, rejetant sa vapeur dans l'air après qu'elle a produit son effet sur le piston, et se composant simplement d'une chaudière tuhulaire et d'un cylindre. Huit à dix tubes, disposés ft l'intérieur du générateur, sont traversés uar le courant d'air chaud provenant du loyer; la chaudière est portée sur un système ordinaire de roues, et munied'un brancard pour y atteler un cheval, ce qui permet de la trans- {)orter facilement d'un lieu dans un autre ; e cylindre à vapeur se trouve placé horizontalement au-dessus de la chaudière ; par le moyen d'une lige et d'une manivelle, le piston de ce cylindre imprime un mouvement rotatoire à l'arbre horizontal placé en travers de la locomobile et dont la destination est de faire tourner une grande roue ou volant qui y est fixé; enfin, une courroie enroulée autour de ce volant donne la facilité de réaliser toute espèce de travail mécanique. Parmi les constructeurs actuels de locomobiles, on cite MM. Clayton, Shuttlevtrorth, Calla, Lotz, Cumming, etc.

LOCOMOTEUR. Du latin loco movere, transporter d'un lieu à un autre. En mécanique, on appelle appareils locomoteurs^ ceux qui servent aux transports en produisant eux-mêmes la force nécessaire k la traction, et tels sont les locomotives, les bateaux à vapeur, etc.

LOCOMOTION. Du latin locomotio, fait de loco movere, changer de lieu. Transport d'un endroit à l'autre, déplacement.

LOCOMOTIVE (chem. de fer). Machine qui porte avec elle-même le mécanisme et le moteur nécessaires pour la faire avancer sans le secours d'aucune autre impulsion. Dans le chemin de fer, la locomotive est une machine à haute pression et sans condensation, pourvue d'une chaudière tubulaire qui fournit la vapeur à 2 cvlindres horizontaux ou fortement inclinés, lesquels contiennent chacun un piston dont la tige communique un mouvement de rotation à un arbre à manivelles. Le foyer de la machine est placé h l'arrière de la chaudière; la cheminée à Tavant« au-dessus de la boite à fumée, et elle reçoit le jet de vapeur qui s'échappe des cy* lindres, jet dont le mouvement prt)duit le tirage indispensable à la combustion. La locomotive est portée par un chAssIs qui repose sur 2 ou 3 paires de roues; et l'arbre

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DE TEGiINOLOGIC.

h manÎTelle sert d*essieu à l'une de ces paires de roues qui» en tournant avec lui» font progresser tout l'appareil. On sait que celuici entraîne avec lui tous les wagons qui y sont attachés» aussi doit-il avoir un poids assez considérable, afin de mieur adhérer aux rails.

« Les locomotives, »dit;M. Louis Figuier» % se divisent en troisclasses, selon leuriorme et la nature de leur service : les machinée à grande tnteêse ou machinée à voyageurs: les machinée à petite vitesse ou machines à mar^ chanéUses; et les machines mixtes. Les machines affectées au transport des voyaseurs marchent avec une vitesse moyenne de «5 kilomètres à rheure, non compris les temps d*arrdt. Les locomotives de marchandises marchent seulement à la vitesse moyenne de 25 kilomètres à rheure; mais elles remorquent des convois très-considérables. Sur des chemins d'une pente faible et moyennement accidentés» elles peuvent» en effet, traîner jusqu'à cinquante wagons chargés de dix tonnes de marchandises, ce qui revient, avec le poids de la machine, à 700 ou 725 tonnes. Sur les chemins de niveau» le poids remorqué pourrait s'élever jusqu'à 1,500 tonnes. Ennn, les machines mixtes, consacrées k remorquer les trains mixtes et omnibus» c'est-à4iire c^ux qui s'arrêtent à toutes les stations et peuvent tratner k la fois des voyageurs et des marchandises» doivent réaliser en moyenne la vitesse de 35 kilo* mètres à l'heure. » .

Déjà, en 1770» un ingénieur français nommé Cugnot avait fait connaître une espèce de locomotive à vapeur; mais celle dont Tapplication a été faite aux chemins de fer ne date que de la locomotive Blenkinsop, construite en 1811. Toutefois» celle-là encore était imparfaite, et il était réservé à Robert Stephenson de livrer, en 1829» la locomotive telle qu'elle est à peu près aujourd'hui.

LOGQUET ou LOQUET (comm.). On donne ce nom à ta laine la plus grossière, celle qui recouvre le dessus des cuisses de la bête.

LOCRONAN ou LOCRENAN (manuf.).

Grosse toile qu'on fabrique en Bretagne, et particulièrement dans la petite ville de Locronan.

LOGARITHME (matbém.). Du grec Xôyoc, discours» et à^cO/zô^» nombre. Nombre pris dans une progression arithmétique et répondant à un autre nombre pris dans une progression géométrique. Une table des logarithmes sert à substituer» dans les calculs» les additions et les soustractions aux divisions. Ces nombres, qu'on a si longtemps attribués au baron écossais Neper ou Napier» furent découverts» en 1605» par Juste Byrge» Allemand de naissance et constructeur ainstrumentsde mathématiques; et Napier» simptemenl, les fit connaître en 1613.

LOGE (comm.). De l'italien loggia. Nom que Ton donne k certains établissements formés par les Européens en Asie» en Afrique, etc.

LOGE(fact. d'org.).

les soufflets dans un bm

LOGIS (verrer.). Du ^ particulier. Angl. opening.

Ouverture placée au nîveai»

rière chaque pot, et qui perci»

jour et son revêtement.

LOGUËR (raffin.). Humecter les ^ '

pains de sucre» en les frottant à J'int%, avec un linge imbibé d'eau.

LOGDIS (comm.). Sorte de verroterie qoe l'on vend aux nègres ou qui sert à faire des échanges avec eux.

LOI (monn.). Du latin lex^ même signification. Aloi ou titre auquel les monnaies doivent être alliées et fabriquées.

LOI DE DALTON (phys.). Elle est relative à la vapeur, et consiste en ceci que la tension de cotte vapeur est la même pour tous les corps à leur point d'ébullition» et que cette égalité subsiste lors même que la température varie pour chaque vapeur d'un nombre égal de degrés.

LOI DE MARIOTTE (pbys.). Le physicien de ce nom a découvert cette loi remarquable» que le volume d'un gaz est toujours en raison inverse de la pression à laquelle il est soumis» c'est-à-dire que plus cette pression est grande et plus le volume de gaz est petit. Ainsi» par exemple»

Si la iffession est égale à 1 le volume sera égal à 1

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LOI DES SUBSTITUTIONS (chim.). Sa découverte est due à M. Dumas. Voici en quoi elle consiste. On peut enlever» dans tout corps organique» 1, 2» 3 équivalents d'h^rdrogène et les remplacer par 1, 2, 3 équivalents de chlore, de brome, d'iode et même d'oxygène, d'où résultent de nouveaux composés. Ces réactions» qui se produisent avec facilité» s'étendent n'on-seulement aux corps simples, mais encore aux corps composés et particulièrement à ceux qui peuvent jouer Je rôle de corns simples» eomme le cyanogène, l'oxyde ae carbone, l'acide sulfureux, le bi-oxyde d'azote et l'acide hypoazotique. Le phénomène des substitutions n'est pas toutefois général : ainsi un corps peut perdre de l'hydrogène sans rien gagner, de même qu'il peut gagner des équivalents en plus. L'indigo blanc» par exemple, perd» en passant au bleu» un équivalent d'hydro-

eène et ne gagne rien» tandis que le gaz oléant peut, en perdant 2 équivalents» en gagner 5 de chlore. Seulement» dans ce dernier cas» les corps quittent leur type moléculaire primitif pour passer à un type moléculaire* nouveau» et la loi des substitutions sert alors à distinguer un corps qui change de type.

LOI DES TYPES (chim.). C'est encore à M. Dumas qu'on en doit Vobservation. On considère comme corps appartenant au même type cAtmt9ue»tous ceux qui renferment le même nombre d'équivalents émis de la même manière et jouissant des mêmes pro-

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