TRU
DE TECHNOLOGIE
TRI
ilM
Iado. fuiiichemel. Marchepied du métier du tisserand.
TRUARDIÈRE(agricull.}. Espèce de bècbe è trois dents.
TRU AU. Sorte de ni et de pèche.
TRUBËICH-UASS (métrolog.j. Mesure de capacité employée dans le Wurtemberg pour les liquides, et qui vaut 1 lit. 92.
TRUBLEou TROUBLE. Du grec tpu6Xiov, écuellet vase. Filet de pèche en forme de poche, monté sur un cercle ou un ovale, et traversé par un bAlon qui sert de manche. TUUBLËAU. Petit trub^e.
TRUC. De ntalien trucco, même signification. Grand billard plus long et plus large que le billard ordinaire. — Sorte de camion. — Apf^rei! dont un fait usage dans les tbéfl- Ires pour faire mouvoir certains décors.
TRUCK ( chem. de fer). Angl. id. : allem. uaggon. Chariot ou wagon qui sert au transport des marchandises.
TRUELLE. Angl. trowel. Instrument dont se servent les maç(»n5, pour emploj'er le mortier et lo plâtre. Il est formé d*une lame IrianKulairede fer ou de cuivre poli, dont le manche recourbé est earni d*une poignée de bois. On appelle trutlu bréitUi^ une plaque de fer mince, de forme triangulaire, qui porto un manche, et dont Tun des côtés est taillé en dents carrées, puis Tautre tranchant. — Instrument d'argent avec lequel on coupe et Ton sert le poisson è table.
TRUELLÉE (maçonn.). Quantité de plâtre ou de mortier qui peut tenir sur une truelle. TRUELLETTE. Petite truelle de plafonneur, pour les ornements en relief.
TRUFFE (comm. chim.). Genre de plantes crj^ptogames de la famille des champignons qui croissent, vivent et se reproduisent au sein de la terre. L'espèce la plus importante est la truffe comestible, lufter ci6arium, trèsestimée pour sa saveur et son parfum. Blanchâtre lorsqu'elle est jeune, elle devient noire è sa maturité. Dans le commerce, elle e5l souvent mélangée avec deuxautres espèces qui lui sont inférieures, la truffe d'été, îubtr astivum^ et la truffe d'bi ver, ^ttftfrftru- ^ tnale. Il y a aussi la truffe grise, tuber gri^ seunif appelée encore truffe olonde, truffe de Piémont et truffe è lai I, qui est allongée, aplatie, de couleur rousse ou gris sale, et d un goût agréable, mais qui exhale une odeur d*ail repoussante. Enfin, on connaît la truffe rousse, la truffe blanc de neige, le terfez des Arabes, la truffe musquée, etc. On trouve des truffes en Asie, en Afrique et en Amérique, comme en Europe. Dans cette dernière portion du globe, la France et le Piémont sont les pavs qui en produisent le plus. Le Daupbiné, la Provence, le LanKuedec, le Quercjr, la Bourgogne et l'Angoumois en produisent plus ou moins, mais les plus estimées sont celles du Périgord. L'usB'ie des truffes était connu des Romains, mais Pline prétend que ce n'est point une plante, mais simplement \ui excrément de la terre, et il donne pour preuve l'histoire d'un gouverneur de Carthagene qui, en mordant une Iruffei trouva sous sa deut un denier.
JLes Romains recevaient de TAfrique une truffe blanche k laquelle ils donnaient le nom de truffe de Libye^ et la Grèce leur en fournissait aussi en abondance. Eustache Descharaps, poète du temps de CUarles VI, ayant été malade pour avoir mangé des truffes, fit une ballade contre ce produit, comme Horace, en pareil cas, fit une ode contre l'ail. Toutefois, ce n'est que vers la fin du xtiu' siècle, que la truSe acquit en France une célébrité culinaire, iBt en t780, au dire de Brillât-Savarin, on n'en trouvait encore, et en petite quantité, qu'à l'hôtel des Américains et è celui de Provence. On raconte (^ue, dans Athènes, on accorda le droit de btiurgeoisie aux enfants de Chérips, parce que leur père avait inventé une nouvelle sorte de mets aux truffes.
M. J. Lefort a présenté à l'Académie des sciences un rapport auquel nous empruntons les détails qui suivent : c Presque toales les truffes que l'on trouve dans le commerce à Paris, Tiennent du Périgord, du Dauphiné et du Var, et appartiennent à la variété noire. Les premières qu'on récoltid sont blanches ou grisâtres à l'intérieur; mais lorsqu'elles approchent de la maturité, c'està-dire dans les premiers jours de décembre, leur parenchyme prend une teinte briine foncée. CeMes qui restent en terre redeviennent blanches, puis se décomposent. Les expériences que nous avons faites ont porté sur le tubercule i ces différents états de maturité, et après avoir été dépouillé soigneusement de la terre qui l'enveloppe. Mous lui avons trouvé la composition suivante :
£att. -
Principe odorant.
Àlburoine Tégéule.
Maonltes.
MaUère grasse fixe.
Principe colorant bmo.
Cellulose.
Acide nitrique.
Acide malique.
Dilore.
Potasse.
Soude.
Chaux.
Magnésie.
Oxyde de fer.
Silice.
Acide snlfurique.
Acide pbospborique.
« I. La quantité d'eau que contient une truffe très-mûre et très-saine est de 70 pour 100. La truffe blanche en renferme 71,25.
c II. Le parfum de la truffe possède une diffusibilité très-grande; il ne parait pas appartenir à la catégorie des builes essentielles.
« 111. La truffe réduite en pâte et délayée dans l'eau froide, donne une liqueur trouble, jaunâtre, fortement aromatique, oiii, passée à travers un linge fin, puis cbauif^e jusqu'à l'ébullition , urécipite une petite quantité d'albumine végétale.
« IV. Nous avons dit ailleurs qu'il suffisait de concentrer du suc de champignon pour obtenir de la mannite cristallisée; la truffe contient également de la manniie, mais en combinaison avec le bimalate de chaux. Elle se rencontre aussi bien dans la truffe blanche que dans la truffe noire; mais la première en contient, en plus, une petite quantité qui disparaît lorsque le tubercule arrive è maturité. Il est permis de supposer qi|o c'est la pectine qui, pendant la vie du végétai, se converti ben mannite.
TRO
DlCnONNAlKE