‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 23 sur 248 · LOT · texte numérisé non relu

LOT

LCM

dont les orfèvres font enif)toi pour polir. — Instrument do bois aplati destiné à dresser les paquets lie librairie lorsqu'ils sont cor«> dés* — Machine k briser la laine. — Sorte de filet de pèche. — Masque en velours noir. — Découpure de broderie qui forme une suite d'angles aigus.

LOUP (serrur.). Angl.nail-mppers; allem.

nâgeUanhe.SotiQ de tenaille.

•LOUPÉ. Du grec Xo66ç, lobe. Masse de fer

{)rovenant des feux d*a(Hnerie et dontJa orme est celle d*une grosse pelole.Elle doit être soumise au cinglage pendant qu'elle est encore chaude, afin que Tactron du marteau en fasse jaillir le laitier. — Briques et carreaux des vieux fourneaux qui ont servi k la fonte de l'or et de l'argent, et dont on extrait les particules de ces métaux (]ui s'y trouvent encore, au moyen du moulin k lavures. — Pierre précieuse que la nature n'a

au'ébauchée. ~- Se dit, dans les ateliers, 'un ouvrier paresseux, par allusion k celui qui travaillant k la Joupe, ne peut pas aller très- vite.

LOUPE (opt.). Verre convexe des deux côtés ou lentille convergente d'un très-court foyer, dont on fait usage pourvoir de petits objets qu'elle grossit. Ce que Ton regarde avec la loupe doit toujours être placé en avant et k une distance moindre que la distance focale.

LOURD. Se dit de la partie d'une meule de moulin qui, plus pesante que le reste» Tomnt l'équilibre de Tenscmble.

LOUTRE. Genre de mamniifères carnassiers, de la tribu des digitigrades essentiel* lement aquatiques, dont le poil et la peau servent k fabriquer des chapeaux, des manchons, etc. La loutre est particulièrement commune dans l'Amérique du nord.

LOUVE.Outil de fer en forme de deux C mis k dos (3c)f qu'on place dans un trou pratî- <iué k cet effet dans une pierre, et qtii sert k r enlever. — C'est aussi le nom d'une espèce de filet de pèche qu'on tend verticalement eur trois perches^ en présentant l'ouverture 4u courant

LOUVER. Faire uu trou dans une pierre, pour y introduire la louve.

LOUVETAGE, LOUVETER (manuf.). Action de soumettre la laine au loup, appareil qui ne diffère de la batterie que par une plus grande quantité de dents. Après la première opération du louvetajse, on mélange k la laine une certaine quantité d'huile pour la rendre plus douce et moins cassante au cardage et k la filature.

LOUVETEAU fmaçonn.). Sorte de coin de fer.

LOUVEUR. Maçon qui louve une pierre.

LOUVIERS (manuf.). Angl. /oumeric/orA; allem. /ucA von louviers. Sorte dedrap qu'on fabrique k Louviers, ville du département de l'Eure.

LOVE (savouQ.). Masse de savon ayant la longueur d'une brique, et la largeur et l'épaisseur de trois.

LOYAUTÉ. Dans la sayctterie d'Amiens, on appelle plomb ^^ loyauté^ le dernier

plomb que les esgards des sayetteurs mettent aux étoffes, comme ayant les qualités exigées par les règlements.

LOZANGE. Yoy. Losange.

LUCARNE (archit.). Du latin lueerna, lanterne. Petite fenêtre de forme variée, qu'on pratique au toit d'une maison pour donner du jour dans les greniers, dans les chambres des combles, ou pour introduire certaines choses dans ces divers endroits.

LUCET (ardois.). Planche mobile qui forme un des côtés du bassicot.

LUCQUOISE (manuf.). Genre d'étoffe que l'on fabrique k Lucqiîes et que Ton imite aussi dans d'autres lieux.

LUDION. Voy. Diables carthésiens.

LUMACHELLE ou LUMAQUELLE. De l'italien /umacAf//a, limaçon. Variété de marbre qui doit son éclat aux coauilles qu*elle renferme, coquilles dont la coloration provient de l'oxyde de fer. Ces fossiles appartiennent en général au genre nauiilus^ et les plus belles lumacbelles se tirent de la Carinlhie.

LUMIÈRE (phys.). Du latin lumen, fait de /ujr, lumière. Agent qui se manifeste comme cause de la visibilité^ et dont Newton fit connaître l'analyse en 1665. Cet agent si puissant, si influent dans lès phénomènes de la nature et dont lés propriétés sont aussi nombreuses que remarquables , nous vient d'abord directement du soleil; puis en l'absence de cet astre, il nous est aussi fourni par la lune, les planètes, les étoiles, et enfin par les corps en état d'ignition. La vitesse cie la transmission qui nous est faite de la lumière par le soleil, fut premièrement calculée par Galilée, mais ses chiffres manquèrent d'exactitude, et c'est k ceux de Rœmer, publiés en 1675, que nous devons de savoir que cette transmission s'effectue en,8 minutes 13 secondes, c'est-k-dire quo le soleil se trouvant distant de la terre de 33,670,000 lieues, la vitesse est de 70,000 lieues par seconde. Rœmer avait été conduit k ce résultat par l'observation des éclipses du premier satellite de Jupiter ; et tout récemment M. Fizeau est arrivé k une conclusion k peu près identique, en mesurant la vitesse de cette propagation, par une méthode analogue k celle qu'a employée M.

Wheastone pour mesurer la vitesse du fluide électrique, et qui repose sur les propriétés d'un miroir tournant avec une grande rapidité. De quelque corps céleste que vienne la lumière, elle est toujours composée de .<^ept couleurs principales, qui sont : le violet^ l'indigo^ lebieu^ le t?erl, le jaune, l'oranj^^et le rouge^ nuances qu'offrent Varc-en-ciel et le ipectre solaire. La réunion de ces couleurs ou leur confusion produit le blanc: leur absorption totale donne le noir. Le premier physicien qui reconnut la décomposition de la lumière fut Grimaldi; mais c'est k Newton, nous venons de le dire, que l'on doit une démonstration complète de ce phénomène.

La lumière pénètre k travers tous les gaz, la plupart des liquides et certains corps ao*

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