‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 24 sur 248 · LUM · texte numérisé non relu

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lides. Les corps qui laissent ainsi pénétrer la lumière s'appellent iraruparents ou, dans eertaîns cas, Irant/uctc/e^, par opposition aux corps opaquet qui rempôcbent d'arriver jus-» qu*à notre œil. Les astres et les corps en igniiion sont lumineux par eux-mêmes; les corps éclairée sont ceux qui ne font que réfléciiir la lumière qu'ils reçfoiveut des corps lumineux. La direction qui suit la lumière en se propageant reçoit le nom de raj^on. On appelle pinceau la réunion de plusieurs rayons voisins; et /bûceau celle de plusieurs pinceaux voisins ou séparés. Le rayon suit une ligne droite dans tous les milieux; quand il vient à rencontrer une surface polie, il est renvoyé suivant une autre direction; c'est ce phénomène qu'on nomme r//Ifartofi , et la partie de Toptioue qui s'occupe de la réflexion est appelée catoptrique. Enfin, lorsqu'un rayon lumineux passe d'un milieu transparent dans un autre, il éprouve un changement do direction et se propage dans le second milieu suivant une ligne droite, qui n'est plus la même que celle de sa propagaiion dans le premier milieu; ce changement de direction se nomme réfraction^ et. la partie de Toptique dont il fait l'objet s'appelle dioptrique. La lumière qui émane d'un point lumineux diminue toujours d'intensité à mesure qu'elle s'éloigne de sa source, et ce décroissement a lieu en raison directe du carré de la distance. Un corps éclairé peut aussi devenir plus obscur, quand ou ajoute une nouvelle lumière à celle qu'il recevait primitivement, et c'est ce qu'on appelle le phénomène des interférences. Enfin, lorsqu'un corps intercopte une partie des ra vons émanés d'un point lumineux, il exi.ste derrière ce corps un espace plus ou moins grand, privé de lumière et qu'on nomme Vombre du corps.

Deux hypothèses ont été admises sur la nature de la lumière. La première, qui est le plus généralement adoptée aujourd hui et

Sui a pour appui l'autorité de Descartes, Inggbens, Eufer, Young, Fresnel, etc., suppose l'univers rempli d'un fluide extrêmement subtil et élastique, appelé éther, dont les ondulations, déterminées par l'action des corps visibles, agissent sur l'oeil, de même que les ondulations de l'air, dé« terminées par l'action des corps sonores, agissent sur l'oreille. La cause de la visibilité, la lumière, est donc un mouvement de vibration excité dans l'éther par les cor[>s visibles, mouvement qui, propagé de proche en proche dans toutes les directions, se modifie selon les résistances qu'il éjprouve. Cette théorie est dite des ondulaiiom ou des tU>raiioni. L'autre système, celui de Vémissian^ admet avec Nevirton que la lumière est une matière propre, un iiuide sut)lil émanant des corps lumineux, et dont les molécules sont lancées en ligne droite par ces corps avec une extrême vitesse et dans tons les sens,

LUMIÈRE. En peinture, on distingue quatre sortes de lumières : La lumière prin^ cipale ou souveraine^ qui vient du haut, et

tombe d*ap1omb sur la partie éminente de l'objet; la lumière glissante^ qui ne fait que couler sur les objets; la lumière diminuée on perdue^ gui, en s'éloignant du principe qui 1a produit, perd peu è peu son éclat, se confond avec la masse d'air dans laquelle elle nage et finit par s'éteindre; et la lumière réfléchie ^ empruntée à un corps qui l'avoisi'ne et duquel elle rejaillit. On dit encore /umière large de celle qui s'étend, par une dégradation insensible, du centre aux extrémités; lumière serrée^ de celle qui a un fbyer restreint entouré immédiatement de fortes ombres, comme dans les tableaux à la Rembrandt; lumière éparpillée^ de celle qui est distritiuée au hasard et sans gradation; lumière naturelle j de celle qui est anibiante et éclaire les objets sous un ciel serein; et lumière artificielle^ de celle d'un clair de lune, d'une atmosphère nuageuse, d'un incendie, d'une lampe, etc.—- Petit trou qui, dans un instrument à pinnules, sert à apercevoir l'objet observé. — Ouverture parliquée au corps d'une pompe, et par laquelle l'eau sort pour entrer dans le tuyau de conduite. ^ Ouverture par laquelle entre le vent dans un tuyau d'orsue.

LUMIÈRE (arqueb.). Angl. touch-hole; allem. xUndloch. Ouverture par laquelle on met le feu h un canon, un fusil, etc.

LUMIÈRE (cbarp.-menuis.}. Mortaise qui traverse de part en part une pièce de bois.

LUMIÈRE, (mach. k vap.j. Angl. steam^ ports: allem. dampfëffnungen. On appelle lumières dans les inactiines, les petits conduits par lesquels l'huile et la graisse des boites et récipients descendent sur les tourillons qu'ils doivent entretenir dans un état d'onctuosité. On donne le même nom aux orifices par lesquels la vapeur entre dans le cj^lindre et en sort après avoir agi sur le piston.

LUMIÈRE CENDRÉE (phys.). Clarté faible projetée quelquefois par la région lunaire, opposée au soleil, laquelle se trouve dans l'ombre par rapport à cet astre, mais reçoit (lar réflexion la lumière terrestre qu'elle nous renvoie.

LUMIÈREÉLEGTRIQUE(phys.). Lumière que produit unesérie d'étincelles électriques, jaillissant au point où un courant électrique passe entre deux corps conducteurs séparés (lar un petit intervalle. Cette lumière se fait remarquer par son éclat, surtout lorsque le courant passe entre deux pointes de charbon convenablement rapprochées; toutefois, elle a quelque chose de désagréable qui fait naître un sentiment pénible , analogue k celui qu'on éprouve en présence de Ta lumière que projette un volcan.

LUMIERE POLARISÉE. Voy. Polakisa-

TlOlf.

LUMIÈRE ZODIACALE (phys.). Elle est blanchêtre, assez faible, et offre quelque ressemblance avec la voie lactée. Elle se manifeste principalement au printemps, après le coucher du soleil, mais le r-répuscule la rend souvent invisible. Son étendue ^ est variable. Elle diffère de l'aurore boréatu "*

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