VEN
sorte qa*en baissant le bout du pied il lui est facile de frapper le sol et de donner une impulsion suffisante pour faire avancer la machine entière. La voiture à trois personnes est construite à peu près comme celle dont il vient d'être parlé; la seule différence consiste en ce que le petit cabriolet découvert, qui est par-devant et contient deux voyageurs » est porté par deux petites roues, qui remplacent la roue du vélocipède è une seule personne. Le conducteur est placé, comme dans ce dernier, et fait marcher l'appareil entier avec ses pieds » frappant la terre alternativement de droite et de gauche.
VELOÏ. Peau de veau mort-né.
VELOURS. Angl. velvet; allem. sammet.
Etoffe douce au toucher, ordinairement de soie» mais quelquefois de coton ou de lainn. Son nom lui vient de ce que l'endroit est plus ou moins velu; quant à l'envers, c'est un tissu ferme et serré. Le velours a deu& chaînes : l'une appelée chaîne de piice^ forme le bflti ou corps de l'étoffe; l'autre, nommée poitt sert à former le velouté. Il y a plusieurs espèces de velours. Dans les velours de soie^ chaque poil est composé de plusieurs brins, dont le nombre varie do 1 1/2 à 4. Le velours, quand il est plein, c'est-àdire h poils longs, est alors uni, sans ûgugures ni rayures; mais lorsqu'il est ras ^ on a poils courts » il est souvent figuré ou etseléf c'est-è-dire chargé d'ornements qui quelquefois môme ont un fond doré ou d'argent, La fabrication du velours ciselé était en grande activité à Lyon, en 1718. On appelle velours épingle ^ un velours ras, formé de raies très -fines et très-rapprochées ; et velours cannelé^ un velours qui présente deux raies parallèles, l'une en velours plein, et l'autre en velours ras. Les velours en co^ ton se fabri(]uent comme ceux de soie ; mais ils sont moins beaux, bien moins durables, et se reconnaissent facilement à leurs couleurs ternes et peu solides. Dans les velours de /aine, c|ui portent aussi les noms dépannes et de tripes f on emploie le fil de lin ou de chanvre pour le tissu, et la laine ou le poil de chèvre pour le velouté. On ne fait |(uère usage de ces velours que pour garnir les meubles, doubler les voitures, etc.; il y en a d'unis, de rayés » de gauffrés ou d'imprimés; et tous peuvent recevoir différentes couleurs. Le velours d'Utrectit a la chaîne en fil de lin ou de chanvre , la trame en laine» et le velouté en poil de chèvre; il est èi longs çoils , façonné, et le plus souvent teint en jaune. La fabric^ition du velours remonte & une époque assez reculée. Manufacturé d'abord dans les Indes, il s'introdui* sit ensuite en Europe par la Grèce et Fltalie» et les velours de Gènes eurent toujours une grande renommée. Aujourd'hui, on fait du velours en Allemagne, en Hotlande, eu An-
Êeterre et en France. Dans ce dernier pays, s velours de soie se fabriquent particulièrement à Lyon, Nîmes, Avignon, Tours et Toulouse; en Italie, c'est à Gènes, Milan, Kaples, Rome et Venise; en Allemagne, Crevelt est réputé pour ses velours à bas
prix. Les meilleurs velours de coton se Ibot à Amiens, puis à Manchester. Utrecbtaeta toujours eu le monopole des beaux velours de laine.
VELOUTÉ. Angl. velveting; allem. lommeistreifen. On appelle papier velouté^na papier de tenture dont les dessins imitent le velours. — Dans la joaillerie , ce mot éés\m les pierres qui sont d'une coulearricae, mais foncée. — Se dit tfussi d'un galon (p\ est fabriqué comme du velours, soitpieio, soit figuré.
VELODTJER. Angl. relvet-maker; allem.
sammtftweber. Fabricant de velours.
VELTAGE. Mesurage fait avec la velte.
VELTE (métrolog.). Ancienne mesure \mr les liquides , qui contenait 6 pintes de Paris, ou 7 lit. 50. — Mesure d'Anvers qoi vaut 18 lit. 66. — Instrument qui sert à jauger les tonneaux.
VELTER. Jauger, mesurer h la velie.
VELTEUR. Celui qui jauge» qui uiesore A la vfilto
VELVANTINE (manuf.). Angl. «eftetem; allem. manschestcr. Sorte de velours de cotoa qu'on fabrique à Amiens. On dit aussi tHveretle.
VENDANGEOIR (écon. rur.). PannieroQ hotte de vendangeur.— Lieu où l'on dépose le produit de la vendange.
VENETS. Les pêcheurs nomment ainsi une esnèee de bas parc du genre des courtines, lormé de demi-lilets circulaires.
VENTE (eaux et for.}. Se dit des différentes coupes qui se font dans un bois ou dans une forêt, à de^ époques réglées.
VENTÉ (eaux et for.). Se dit d'un arbre dont le vent a contrarié la naissance.
VENTELLERIE (ponts et ch.). Ouvrage eo bois ou en magonnerie qu'on établit pour soutenir une retenue d'eau. On y pratique une ou plusieurs ouvertures, que l'on feriue avec des vannes.
VENTILATEUR. Du latin ventilare, faire du vent. Angl. fan; allem. luftfang. Appareil propre è renouveler l'air dans les endroits où il peut acquérir des qualités nuisibles. Cet appareil se compose communément d'oa ou de plusieurs tuyaux ayant une prise d'air au dehors et dans lesquels on établit un courant au moyen d'une cheminée d'ap* pel , oili l'on entretient constamaient da fea. Quand il est impossible de produire le tirase par la chaleur, on a recours i une force mécanique , comme à un gros soufflet, ou bien à un manège, ou à tout autre moj^ d'agiter, l'air. Le premier appareil veoulateur fut inventé à Londres en i7U, etie physicien Haies le perfectionna en 1745. Depuis lors on a imaginé un grand nombre de ces appareils, et l'un de ceux qui ^^ été le plus recommandés, est dû à onsiopie ouvrier, M. Ppibier. 11 se compose d*u0« caisse verticale en planches de cœur de chêne, à section carrée, ayant 0'*85 dehan* teur sur SO'O de côté, dans lequel ^ meut à bras d'homme un piston en l>o)$ garni de cuir, de même seciiout ^t qui maai d'une soupape à la ^rtie supérieure ^
lies
TEN
DE TECHNOLOGIE
TER
ri6 (le côté, 8*0QTrant de bas en haut, )ermel aux gaz mépbiliqaes de passer du )uUs à la partie 8U|>6rieure et de là dans un ujau situé au sommet de la caisse et qui est ecourbée pour que TouTrier ne soit pas iniommodé |»ar Tair Ticié. Celui-ci est aspiré )ar les tuyaux en cuir qui se trouvent au entre de la caisse et qui descendent verti* alement à une distance de 0~S0 ou à 0*60 le la partie où sont les jjaz méphitiques. Les uvaux , de 0*27 de diamètre sont adaptés 1 un tujrau en cuivre taraudé au fond de la lolte et muni d'une forte soupape. Quand m fait remonter le piston» qui a une course le 0*70, cette soupape s*ouvre et permet 'aspiration de Tair vicié» tandis que la soupape des tuyaux de refoulement, qui sont en er-blanc, est hermétiquement fermée. Penlant que le piston redescend, l'air vicié )asse à travers la soupape au-dessus do pison , et de là dans le tuyau de dégagement , m môme temps la soupape du tuyau de r^oulement s*ouvre et livre passage à l'air leuf qu'on introduit dans le puits. On voit iue cet appareil n'est autre chose qu'une etite pompe aspirante et foulante; mais tel u*il est, il rem|)lit parfaitement le but auuel il est destiné. Un ouvrier agissant k eux mains sur le levier de la tige du piston , omme dans une machine k opérer la comression , peut donner facilement de 75 à 125 oops par minute, et au bout de 10 minutes u d*un quart d*heure, l'effet est suffisamment roduit pour permettre le travail dans Tin- Srieur du puits ou de la carrière. Cet appa- M peut se transporter à dos d'homme k aide de bretelles; son poids, sans les jyaux, est de 15 kilogrammes environ, et
est, nous le répétons, aussi simple que sa- ^faisant.
VENTILATION. Action de renouveler air au moyen de ventilateurs.
VENTOUSE (archit.). Du latin t^en/M. Ouertures pratiquées dans les murailles d'un iJiQce, pour faire pénétrer l'air dans Tintéeur au moyen de tuyaux , soit dans le but 'aérer, soit pour empêcher les cbeminées D fumer.
VENTOUSE (instr. de cbir.). Petit vase de f»rre oa de métal dont l'entrée est plus' roite que le fond, qui est arrondi, et dont a fait usage pour opérer le vide sur un enroil déterminé de la peau. A cet effet, on lame une petite bougie ou un peu de cofo, que l'on fixe sur une carte placée sur la îao , et l'on recouvre aussitôt ce petit apireil avec la ventouse. L'air qu'elle contient ï raréBe, et la ventouse adhère fortement k
peau, qui rougit alors et se gonfle par l'afix des liquides. Quand on veut enlever la »ntouse, on déprime avec le bout du doigt
peau qui entoure son l>ord en dehors; Tair Liérieur se précipite par le petit jour que >n fait, et Tiostrument se détache aussitôt. n emploie aussi des ventouses dont le fond >i percé , et dans lesquelles on fiait le vide I moyen de la bouche ou d'une pompe asraute qu'on y adapte; enfin il en est où la iréfactiua est produite par le retour k sa
première forme d*nne paroi élastique en caoutchouc , qu'on avait préalablement déprimée avec la main. Les ventouses sont dites sèches^ lorsqu'on s'en sert pour exciter la peau , et humidei ou icarifiées^ quand on les applique sur un endroit où l'on a fait préalablement des scarifications.
VENTRE (tourn.). Du latin venter. Le tourneur appelle ventre à planer^ une palette de bois de chêne qu'il applique sur son estomac, quand il veut planer une pièce de bois.
VENTAIÈRE. Sangle ou lonse de cuir qu'on passe sous lo ventre d'un cneval pour maintenir le harnais et empêcher que les traits ne puissent ni monter trop haut , ni incommoder le ventre du cheval. — Sangle dont on fait usage pour soulever un cheval qu'on veut embarquer et le tenir suspendu. — Pièce de bois qui sert k en réunir d'autres, et qui est placée k peu près au milieu de leur longueur. -— Pièces de bois qui ser* vent de coulisses aux pal planches dans les écluses.
VKNTURON. Nom que l'on donne, k Fréjus, k une espèce de filet de pèche qu'on appelle ailleurs ^cAt^uter.
VENDS (chim.). Nom que l'on donnait au» trefois au cuivre k cause , disait-on , de sa grande tendance k s'unir avec les autres corps. Le vitriol de Vénus^ était le sulbte de cuivre; les cristaux de Yénue^ l'acétate de cuivre.
VER A SOIE. Foy. SiaiGOLB.
VERANDA. On nomme ainsi aux Indes et en Amérique, une espèce de galerie légère couverte d'un tissu de joncs ou d'une toile. Une véranda environne tout le pourtour d'une habitation.
VËRATRIN (chim.). Substance résineuse particulière qui accompagne la vératrine.
VÉRATRINB(chim.). Angl. «erolna;âllam. veratrin. Substance alcaline végétale qu'on retire des diverses espèces du genre verairum^ particulièrement de la eivaaiUe^ ainsi que du eokhi^ d'ouiommet plantes de la fomille des colchicacéas. Cette substanoe, qui fut découverte en 1818 par lleissner,
J>uis analysée (lar Pelletier et caventou , est brmée de carbone, d'hydrogène, d'aiote et d'oxygène, dans les proportions de C**H^ N*0*; elle est solide, blanche t pulvérulentet inodore , d'une saveur très-âcce, décomposa- Ue par le feu, et très-peu soluble dana TalcooL C'est un poison très-actif et un violent sternutatoire.
VÉRATRIQUB (chim.). Se dit des sels k base de vératrine.
VBRBÉRATION (physA Du latin verbe^ ratio f fait de verberare , frapper. Angl. eerberation ; allem. vibrirung. nom donné au battement ou vibration de l'air qui produit le son.
VBRBOQDRT ou VIRBBOUQDET (const.}.
Cordage attaché k un fardeau que l'on élève pour le maintenir et l'empêcher de tourner.
VERCHOiJL (métrolog.). Mesure de lon-
{neur employée en Russie. Elle correspond
VKHDAGB (agricult.). Se dit , dans quel-
ÎW
VER
VER
Joes localités, d*uae récoUe enterrée en eurs, pour entrais.
VERDATE (chim.). Sel produit par la combinaison de Tacide verdique a^ec une base
véRDÉE (comoQ.)- Sorte ce petit vin blanc de Toscane y qui a une teinte verdâtre.
VERDET. Voy. Vert-de-gris.
VERDEUR. Angl. greenness: aWem. saftigkeit. Se dit du bois qui renferme encore de la sève, de Tbumidité, qui n'est point parfaitement sec.
VERDEUX (chim.)* Se dit quelquefois de racide verdique, quand il n'est pas encore devenu vert; en absorbant foxygène de lair.
VERDILLON (ardois.). Levier qui sert à détacher les blocs d'ardoise.
VERDILLON (manuf.). Angl. /I«er;allem.
Bchnursiock. Partie du métier de tapisserie dfi hâute^lisse
VERDIQUE (Acide). Acide particulier, trouvé dans un grand nombre de plantes, et qui a fa propriété de verdir à l'air, quand il est combiné avec un eicès de base.
VERDIR. Se dit ducuivre, lorsqu'il com* mence è se couvrir de vert^de-gris.
VERDURE. On appelle tapisserie de verdure et papier de verdure^ ceux qui représentent pridcipalement des arbres, des charjnilles, des paysages.
VERGAT. Espèce de filet de pèche.
VERGE. Du latin virga. Tige qui tient au pLston d'une pompe. — Fléau d'une balance. — Pièce de tour qui sert pour tourner en l'air ou en figures irrégulières. — Aiguilles* ou broches en usage dans les fabriques de velours. — Baguettes de bois que les tisserands font passer entre lesfilsde la chaîne, de manière que le fil qui passe sur la première, passe sur la deuxième, et ainsi de suite. — La iferge du balancier est la partie du pendule
3ui s'étend depuis les ressorts ou le point e suspension, jusqu'au bas de la lentille qu'elle soutient par le moven d'un écrou. — La verge de girouette est la tige au sommet de laquelle tourne la girouette. — La verge dune fusée est la baguette à Ja:iuelle est attachée une fusée volante.
VERGE D'OH. fou. Arbalbsteuxb.
VERGÉ. On appelle étoffe vergée^, celle où se trouvent quelques fils plus grossiers que les autres, ou d'une teinture , soit plus fonoée, sioit plus faible. — Le papier vergé ^si celui qui porte les marques des vergeurs.
VËBGEOISE ($omm.J. Sorte de cassonade, sans débris liqueux ni sable.
VEHGBTIER. Celui qui fabrique ou vend de$ verseUes et autres brosses. •
VERGETTB. Brosse composée de soies de sanglier ou de cochon, dont On se sert pour nettoyer les vêtements ou les étoffes. — Petite verge de fer. — Cercle oui sert k soutenir et a bander les peaux dont on recouvre les tambours
VERGEURE (fabr. de pap.). Angl. fotr«; a|lem. formdraht. Se dit des fils de laiton attachés en long sur la forme du fabricant da papier. — Marque ou raie que font ces
fils, et qui paratt sur le papier. U|r télin et te papier mécanique n'ont (<:. vergeures.
VERGIS (manuf.). Toile qui se bbr c?
Abbeville.
VÉRICLE. Foy. Strass.
VERIN ou VERRlN(mécan.). Angl r crâne: allem. winde. Sorte de cric ou > chine à vis qu'on fait tourner verticiN avec deux barres qui la traversent er. - - On en fait particulièrement osaç*!*' marine , pour enlever des fardeaai irc* sants, comme les baux d*un pont.
VERJURE {manuf.)..Iaégalité dansV d'une étoffe.
VERKER. Sorte de jeu de triftnr':
imaginé en Allemagne, et introduit en! . sous la régence.
VERMEI L forfévr.). Angl. «îfrer ji7f i vergoldetes siibtr. Argenterie doré* • avec de l'or amalgamé. — Les j>einir^ nent aussi ce nom a un vernis corn.
gomroe et de cinabre mêlés et bro}-.de l'essence de térébenthine, et dont i usage pour donner de l'éclat aux dorr
VERMEILLE (joaill.y. Nom qne IV-:
è l'hyacinthe, lorsaue sa couleur, Mt.
ment jaune orange, se trouve ajé..teinte rouge. La vermeille orinUali •corindon de couleur rouge écarlate;' meille commune ou occidentale, est::* nat de couleur rouge orangé.
VERMEILLONNER. Voy. VM»m.'"
VERMICELLE (comm.). De liti .
micello , )}etit ver. PAte eu fortoe ' tuyaux minces , faite avec de la flec* . rine appelée gruau ou semoule. P '* briquer, on commence par pétrir * avec de l'eau chaude, puis on la coo^ double linge pour la fouler avec i^* durant quelques instants; et Too é:::* suite la pâte, pendant deux heures ^ énorme couteau de bois appelé 6nV cela, et pour lui faire prendre la for. lue , on la met dans un vase en m^.
fond duquel se trouve placé un cnN de petits trous; on entoure ce va^e chaud afin de liquélier la pAle; et.ar d*une presse verticale, ou la pous><' fait sortir en tilets qui sont au>5iu'< disetséchés par un ventilateur, tjr»^- Glets sont parvenus è la loognear> décimètres , on les casse et on k* '" en anneaux. Le vermicelle le plus'*^ fait en Italie, et particulièremert »
et h Gènes; mais on en fabrique • très-bon en France, notamment k P^r • Clermont, Marseille, Grenoble, T..
Montpellier, etc.
VERMiCULURES (archit ). Sorte vail qui représente des traces de rr^^
VERMILLK. Corde garnie d bar.
de vers, qui sert à prendre des an.
VERMILLON. Voy. Cinabae.
VERMILLONNER. Mettre une<^ vermillon sur une pièce dorée et W*
VERMOUT (boiss.). Vin blanc an:
on fait infuser de rabsinthe, et que > à jeun comme stomachique*
VEft
D£ TECHNOLOGIE
VER
VERNE (ardois.); Partie de la bascule à quelle est attaché le seau qui sert à vider )au d'une ardoisière.
VERNIÊR. Insirumenl de réduction qui insiste en un quart de cercle divisé en 90 igrés, et placé sur un secteur mobile , di- >é lui-niôrae en 30 parties, ce qiri permet arriver avec précision nui plus petites disions.
VERNIS. Du bas latin vernix. Angl. varfh; allem. firniss. Matière liquide, épaisse visqueuse qu'on applique en couches inees sur certains corps , afln de les prérver de Faction de Ihumidilé et de l'air, if en leur donnant un aspect brillant et ameux. On compose les vernis avec des bstances résineuses qu'on dissout dans rlains liquides, lesquels , en s'évaporant, issent ces substances pour résidus, ou bien résiniflent eux-mêmes au contact de l'air. J (ii.slingue les vernis à l'éther, les vernis fl/cool, les vernis à l'essence et les vernis i.ç.
i-es vernis à réthtr sont employés dans la oulerie, pour réparer les accidents qm ae >«iuisent fréquemment dans les émaux sur >ux; on les prépare en dissolvant du co-
dans de l'élber ordinaire; etces vernis it Siccatifs à un tel point, qu'ils bouillonu sous le pinceau par l'etfot de la rapide poration de l'éther. Le vernis à l'alcool^ onapplique particulièrementsurles meus les boites, les étuis, les cartons, etc., prépare en dissolvant dans l'alcool et au >fflarie, des résines, telles que la sanaque, la térébenthine, la gomme-laque, Da:)lic, etc. ; on les colore en rouge par aiiul, Torca nette, la cochenille, le car- ^e et le sang-dragon; en jaune, par le curoa, le rocou, le safran et la gommei^; et en vert, par l'acétate de cuivre.
V trait à /'essence, moins siccatifs que ^ qui précèdent, mais plus faciles è ir et plus durables, se composent avec les nés résines qu'on dissout dans Tessence l<^*rébenthiDe, et quelquefois dans celle àvàmie; on les colore avec les mômes stances, et ils servent principalement à lir les tableaux. Quant aux vernis gras^ ^nt, de tous les vernis, les moins sicca-
luais en revanche ce sont les plus soli-
aussi les desline-t-on à tous les usages luels les vernis è l'alcool et à l'essence ouïraient {)as être emplovés, à cause de op faible résistance ou ils opposent è ion de la lumière, de la chaleur solaire es intempéries atmosphériques. Ils ont : pour objet de garantir les devantures uutique, les portes, les fenêtres, les vois, la lûle , les lampes, etc. On compose veri>is en incorporant à chaud du copai lu succin à de l'huile de lin et à de l'ese de térébenthine. L'enduit qui rccoules toiles cirées, les cuirs vernis, est, i i|ue le mastic hydrofuge,un vernis gras, ngry a donné les formules suivantes * les différents vernis dont il vient d'être §:
Kfi^iis ficCATiFs ▲ L*ALC00L. i* Vernif
pour carions, boiies^ etc. Mastic mondé, 193 grammes; sandaraque, 91; térébenthine de Venise très-claire, 91; alcool, 980 ou 952 centimètres cubes; verre pilé grossièrement, 125 grammes. On réunit les résines, l'alcool et le verre pilé dans 'un matras de verre è col court, placé au bain-marie, dont on élève successivement la température jusqu'à l'ébuilition. Quand les résines sont dissoutes, on ajoute la térébenthine, qu'on a fait liquéfiera une douce chaleur.Pouravoir un vernis bien clair,ilfautragiterjusqu'àcequ'ilsoitunpeu refroidi. 2* Ternis pour meubles^ étuis^ etc. Copal dur, préalablement fondu à une douce chaleur, 91 grammes; sandaraque, 18<^; mastic mondé, 91; térébenthine claire, 76; alcool, 978; verre pilé, 122. Ou bien, sandaraque, 2tô grammes; mastic, 61; térébenthine claire, 122: alcool, 978; verre pilé, 121.
VbRNIS a l'alcool moins siccatifs et DV'
NE ODEUR MOINS FORTE. 1* Yemis pour découpures^ boites de toilette^ lambris /boise* ries^eic. On^^eut les emplover pour l'application sur la détrempe. Sandaraque, 18b frammes; résine élémi, 122; résine animé, 0; camphre, 15; alcool, 978; verre pilé, 122. Ou bien, galipot, 183; résine animé et élémi, de chaque 61; alcool, 278; verre pilé, 122. Ou entin, sandnraque, 183; laque plate, 61; colophane, arcanson ou poix résine, térébenthine et verre pilé, de chaque, 122; alcool, 978. 2* Fernts légèrement eolorés pour violons et autres instruments à cor* des, meubles en acajou, etc. Sandaraque, 123 grammes; laque en grains, 61; mastic et benjoin, de chaque, 38; t rébenthine de Venise, 61; verre pilé, 122; alcool, 978. On peut colorer ce vernis avec un peu de çomme-gutte ou de sang-dragon. 3* Vernis du même genre pour les bois. Laque en bAtons, 153 grammes; résine éiémi,il5; térébenthine de Venise, 61; alcool, 733; verre pilé, 152. 4* Teinte dorpour les ouvrages en laitof^ Laque en'grains, 184 grammes; ambre jaune ou copal porphvrisés, 61; sang-dragon» 2; extrait de santal rouge obtenu par l'eau, 52; safran, 2; alcool, 12-â. On af>plique ce vernis en chauffant les pièces de laiton et les plongeant dans la matière. 5* Vernis muta^ tifpour les clous des étuis. Gomme-gulte,22
Srammes; sandaraque et étémi, de chaque» 1; sang-drai.on, 31; laque en grains, 31; curcuma, 23; safran, 6,4; alcool, 6ll; verre pilé, 91. 6* Vernis mutatif pour bottes et clefs de montre. Laque en grains, 183 gram-» mes; succin et gomme-gulle, de chaque, 61; extrait de santal rouge fait à l'eau, 1,27; hang-dragon, 3; safran, 2; alcool, 1100; verre pilé, 122. On porphyrise le succin, la laque, la gomme et le sang-dragon, que Ton ajoute & l'alcool déjà coloré par le safran et
le santal.
Vernis a l'essence. 1' Ternis pour Us tableaux. Mastic mondé, 367 grammes; térébenthine pure, 45; camphre, 15; essen(?e de térébenthine pure, 1100; verre pité, 152. On opère comme avec l'alcool. Quand on se sert de ces vernis pour des tableaux anciens
VER
VER
qoi en sont d^à recouterts, on peut supprU mer la térébenthine. 2* VemU pour broyer iei couleun. Galipot, 122 grammes; mastic, 61; térébenthine, ISlS; essence de térébenthine, 979; terre pilé, 122; huile de noix ou de lin préparée, 61. Cette huile s'ajoute quand le vernis est achevé. 3* Vemii mutatifpour métaux. Il est moins siccatif que celui qui a été précédemment indiqué. Laque en crains, 122 grammes; sandaraque ou mastic, 122; sang-dragon, 15; curcuma, 2; gomme-gutte, 2; térébenthine claire, 61; essence de térébenthine, 978; verre pilé, 152. 1^* Mordant. Mastic, 30 grammes; sandaraque, 30; gomme-gutte, 15; térébenthine, 8; essence de térébenthine, 180.
Vernis de copal a l'Ather et a l'essbivci. 1* Copal ambré, 15 grammes; éther, 61. Ou obtient la dissolution h froid. 2* Copal en poudre, 45 grammes; essence de térébenthine, 2US. On fait chauBér l'essence dans un matras de verre au bain-marie, et on y ajoute à la On, par petites quantités, le copal, oui doit se dissoudre sans se précipiter. 3*co}>al en poudre, 31 grammes; essence de lavande, 61; essence de térébenthine, 183. On fait chauffer à feu nu Tessence de lavande dans un matras; on ajoute peu à peu le copal en agitant avec un bAton, et ensuite l'essence de térébenthine bouillante Ce vernis est moins siccatif que le précédent, k* Copal en poudre, 61 grammes; essence de lavande, 183; essence de térébenthine, quantité suffisante; camphre, 4 grammes. On chauffe doucement l'essence de lavande et le camphre; on flJoute peu à peu le copal en agitant avec un bflton; puis on verse l'essence de térébenthine bouillante. 5* Copal fondu préalablement, 92 grammes; essence de térébenthine, 611. On ajoute peu à peu le copal h Thuile chaude.
Veenis gras. 1* Copal choisi, 489 grammes; huile de lin ou d*Œillette siccative, 245; essence de térébenthine, 490. On liquéfie le copal dans un matras ; on lijoute peu à peu les huiles t)ouillantes en agitant constamment; et après avoir laissé refroidir un instant, on (youte l'essence chaude. 2* Co-
K), 184 grammes; térébenthine de Venise, ; huile de lin préparée, 736; essence de térébenthine, 183. 3* Copal ambré, 193 erammes; térébenthine de Venise, 45; hune de lin préparée, 736; essence de térébenthine, 183. On place la térébenthine sur le copal ea fragments, dans un vase de terre ou de métal, ou dans un matras; puis on chauffe doucement, pour liquéfier fe tout, et on ajoute l'huile et l'essence. On peut aussi liquéfier le copal seul, et ajouter ensuite l'huile Douillante, la térébenthine et l'essence. La préparation du vernis de co|)al offre toujours des difficultés pour opérer la dissolution complète de ce corps. Mérimée a conseillé, pour y parvenir facilement, de le placer en iragments dans l'huile, et de tenir au-dessus du feu le matras k col court qui contient le mélange, en se servant d'une tige de fer que l'on V fixe avec du fil de métal. Lorsque l'huile est près de bouillir, le copal se gon«
fie et disparaît très-rapideinent. l* Timt» iuccin. Succin en poudre ^ossière,Upi> mes ; térébenthine de Venise, 61; huit rparée, 305 ; essence de térébeniliiset ^ On liquéfie habituellemenl le suocm . ■ un pot de terre, mais une chaudière oc : tal est préférable ; on ajoute l'hollf \t lante, pois la térébenthine, et enfin resy- Comme le succin ne peut ae dissondrt'..* près avoir été liquéfié, et que dans et t déj^age l'acide succioique qu'il coot>n;
f>rix élevé de cet acide, rend impartis . e recueillir durant l'opération. 5* r<nac «ifcctfi el au copal, Succio ou copal du« feu, 122 grammes; huile de lin siccst^ • essence de térébenthine, dech8aoe,3lfi i' chauffe le tout dans un matras d une.t : sion assez considérable, au-dessus d'is feu. 6* Vemii grai couleur éCor. Soccit * lablement fondu, 245 gammes; résiZf
3ue, 61; huile de lin siccative, iU; e^y e térébenthine, 490. On fait foodre i que, on ajoute le succio, I*huile de : 1 essence, puis des proportions conrfrj de teintures de rocou, de gomm<*^t>.
sang-dragon et de curcuma. T TenÂn^ couteun foneéee» Huile de lin coit»,«^ térébenthine de Venise, 245; jaiioe ti * pies, 152. On chauffe les deux boites, ^ y ajoute le jaune de Naples.
M. Varley a proposé le moyeo r-^n pour préparer avec le copal un verotv::--^
f>arent et incolore. On concasse le co(« l 'on choisit le plos blanc possible; oor- \ pare les impuretés qu'il peut reofence: I le réduit en poudre fine, et on y itmt^ d'essence de térébenthine pour rioUir i un tiers de sa haoteur, puisoo br^?
gneusemeut, en répétant cette opértiM -i demi-heure après, et encore à la fin de '» ' suivante. Si on alMindonnait la matién dant trop de temps, elle s'épaissinn façon f&cneuse; il faut donc continue: • nativement le broyage. Le lendemf verse le vernis dans des bouteille». C" pare encore, d'après le même auteur, nis que voici : on verse, soit sur l. pur, soit sur le résida d'une précède? .ration, de l'essence de térébenlbioe, ^ mant, par jitre, 30 grammes de c$m;^ agite fortement dans la bouteille et Ta ^ donne le' tout pendant une année.
Les vernis ne sont pas seulement %Si pour donner à la surbce de eertaiu un éclat et une apparence agréables: u* vent aussi à rendre les tissus impenrc^
VERNIS A LA GÊLATINK. Ce ver découvert, il y a trente ans par on fî^' cien de province, et perfectionoé récri . par M. Grenet, de Rouen. On eo f*' papiers, les étoffes, et on en lait o£ r* propre pour calquer.
VERNIS CHAaIBARO. Analogue ptninsparence au vernis à ta gélauot; > sède en outre les avantages de n«t< ^ hérer aux glaces, de ne pas se déir^ ' dant les chaleurs, d'être plus soopte « onctueux, de ne refuser aoconecso^aucune nuance, de se préférer ^<^
VER
DC TECHNOLOGIE
vsa
bien en (ont temps et en tous lieux, el de ne point craindre rhûmidilé.
VERNISSAGE. Action de vernisser.
VERNISSEUR. An^sl. vamisher; allem.
pofirer. Celui qui fabrique les vernis et Touvrier qui les applique sur les corps.
VERNISSDRE. Angl. y/aiin;; ailem. glaêur. Application du vernis. Ce n*est que lors* que'Ies peintures sont bien sèches quMIfaut |iroc(^der k la vernissure.
VERQUlîUK. Filet qui sert à la pèche des Al oses
VERRE. Du latin viirum. Angl. glais.; aliem. gias. Corps transparent ou translucide qui est aij^re, cassant, sonore à la température ordinaire» et qui se ramollit et fond k une fone chaleur. La fabrication du verre remonie aux temps les plus reculés, puisqu'il est fait plusieurs fois mention de cette substance dans la Bible. Les uns ont attribué sa découverte aux Tyriens» vers 1640 avant Jésus-Christ; les autres aux Phéniciens, k la date de l'an liSO avant Tère chrétienne. De» marchands de nitre de cette nation s*étant arrêtés sur les bords du fleuve Bélus, et ayant voulu faire euire leur viande, auraient, selon la tradition, mis, à défaut de pierres, des morceaux de nitre mêlés à du sable, pour construire une sorte de fourneau ; embrasé alors par le feu, ce mélange se serait fondu et aurait formé un liauido clair et transparent oui se flgea en refroidissant. Les verreries de SidoQ et d'Alexandrie furent célèbres dans l'antiquité, et les Grecs connurent de bonne heure la fabrication du verre.. Les anciens étaient même parvenus à un très-haut point de perfection dans cette industrie, el ils avaient entre autres variétés, outre le verre blanc, lo verre myrrhien, le verre saphir, le verre rouge, le verre hyacinthe, le verre émeraude, etc. Ces variétés imitaient si parfaitement certaines pierres précieuses, que l>eaucoup de vovageurs et ahistoriens y étaient trompés, d'est ainsi qu'Hérodote clit avoir vu dans le temple d'Hercule, à Tyr, une émeraude taillée en forme de colonne. Suivant Théophraste, un roi de Babylone «urailfait présenta un roi d*Egypte d'une autre émeraude longue de k coudées sur 3 du largeur. Les Egyptiens se vantaient enfin de posséder, dans un temple de Jupiter, un obélisque de hO coudées, formé de 1^ émeraudes seulement; et dans leur labyrinthe, une statue de Sérapis haute de 9 cotldées et d'une seule émeraude. Du temps de Pline, on commentait à établir des yerreries dans les Gaules et eu Espagne; cependant, remploi du verre à Rome n'y fut répandu qu au lu* siècle.
Saint Jérôme, qui vivait au v' siècle, parle d*un verre em|iloyé pour les fenêtres des maisons; Grégoire de Tours mentionne aussi des vitres en SSO» et Fortunat en 600. C'est aux Français que les Anglais em|)runtèreut Tart de la verrerie, vers le th* siècle, et à leur tour ils le communiquèrent à la Germaoie. Venise se distingua par ses verreries, qui, en 1291, étaient reléguées dans la presqu'île de MuranOy où se fabriquèrent les
premières glaces soufflées ; et c'est anssi au moyen Age que l'industrie du verre s'introduisit en Bohême, où elle acquit une renom* mée qui n'est point encore déchue. Bailey rapporte qu*en 1610 le roi de Perse envoya à Poilippe III, roi d*Es|»agne, six coupes en verre que l'on pouvait ployer et presser dans sa main sans les briser. L'art de polir et de tailler le verre est attribué k Gaspard Lehmann, qui vivait en 1612. Un Français trouva, en 1640, un nouveau procédé pour rendre le verre malléable ; en 1665, on créa en France la première manufacture de glaces soufflées, k Tourlaville, aux environs de Cherbourg; en 1688, Abraham Thévart inventa k Paris l'art de couler les glaces ; et en 17i7, on souiHa k Leith, en Ecosse, une bouteille de la capacité de 500 litres. La fabrication des verres de couleur était en usage en France dès le vu* siècle; mais la peinture sur verre n'y acquit une grande renommée que vers le commencement du xv*. Enfin» en 1816, un Hollandais, nommé Demmerin, montra à Paris des produits de verrerie dont les formes étaient des plus délicates et des plus variées.
Le verre est formé par du carbonate de potasse et de soude, mêlé h quelques autres silicates, comme par exemple ceux de chaux, d'alumine, d'oxyde de fer et de manganèse; ces deux derniers en petite quantité communément. Le verre eommun ou verre à bouteilleê est fabriqué avec du sable ferru-
Sineux, des cendres ou des soudes brutes, e Targile jaune et des tessons de bouteilles; le verre à vitrée et d glacée se fait avec du sable blanc, du sel de soude ou du sulfate de soude, des rognures de verre blanc, puis un peu de craie ou de chaux et d'oxyde de mansanèse; le crielal ordinaire et le verre à gobleterie de Bohême^ dit aussi crietal de Bohême^ avec lesquels on fabrique des vases k boire, des flacons, des cornues» des vases d'ornement, etc.» se font avec les mêmes matières, mais en faisant emploi du carbonate de potasse au lieu du carbonate d& soude; le cratan-j^/oef , avec lequel on fait les lunettes de spectacle, les lentilles grosr sissantes et les instruments d'optique, sVibtient avec un mélange analogue; le /fm^-^/ase, dont on se sert pour les lunettes achromatiques» est produit par un mélange de sable blanc, de carbonate de potasse purifié, de minium et d'un peu de nitre et de borax t enfin, lo straee, dont on fait usage pour imiter les pierres précieuses,^ se prépare avec du cristal de roche» du sable blanc, du carbonate de potasse pur» du minium» et un peu de borax et d'acide arsénieux. La densité des verres varie avec leur composition de 2,4 k 3,3. Celle du verre k vitre est d'à peu près 2,6; du verre k bouteilles, 2,7; du crown-glass, 2,5; du cristal, de 2,9 k 3,3. Plus un verre est dur et infasible, moins il est altérable par les agents atmosphériques et chimiques; mais aucun toutefois ne résiste k Vaclion de l'acide fiuoi hydrique, aussi est-ce avec cet acide qu'on grave sur le verre. Les verres trop alcalias $*altèr6nl
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MCTIONMAIRE
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Peu à peu sous rioflueoce de rhumidité do air, 6i| perdant leur éclat et leur poli, et un grand excèsd*aloali rend le verre entièrement soluble dans Teau. Une altération analogue se voit sur les yitres des vieilles maisonst et généraieioent dans les endroits humides et habituellement chauds, comme: les écuries, où. le verre se dépolit souvent et s*écaille; et les mêmes effets se produisent sur les verres antiques qu*on trouve dans les tombeaux et les ruines.
La transparence et la blancheur, qui sont les principales qualités du verre, dépendent surtout du choix des matières employées. Cette substance est parfaitement élastiquet entre certaines limites, et presque toujours, très-sonoro; elle est communément fragile; mais cependant les verres non plombés, et particukièrement ceux de Bohème, lorsqu'ils sont bien fabriqués, peuvent devenir assez solides et même assez durs pour produire des étincelles sous faction du briquet. Tous les verres sont plus ou moins fusibles. Lorsqu'ils sont ramollis par la chaleur, ils se travaillent avec la plus grande facilité; on peut >es tirer en Gis aussi tins que ceux du ver à soie, et l'on est même arrivé & en tisser des étoffes. Les verres h base de soude sont plus fusibles et plus durs que ceux à base dç potasse. Lorsque le verre est soumis à un refroidissement rapide, il devient très-fragile, et c'est ce qu'on voit dans les larmes dites bataviques. On diminue cette extrême fragilité en soumettant le ()roduit à un recuit, c'est-à-dire à un refroidissement plus ou moins lent; et les verres supportent aussi d'autant mieux les variations ae température qu'ils ont été refroidis plus lentement. Lorsqu'on les expose pendant une durée plus ou moins considéraole h une température élevée, mais pas assez néanmoins pour les fondre, \\s perdent alors leur transparence et deviennent très-durs; on dit dans ce cas qu'ils se dévitrifient.
Les différentes espèces de verres se fabriquent de la même manière. On réduit en poudre fine et on mêle les matériaux qui doivent les former; puis le mélange, appelé composition^ est soumis à Taction du feu dans des creusets d'une argile très-réfractaire. Lorsque \h masse est parfaitement fondue et la vitrification complète, on cueille^ à l'extrémité d'une canne ou tube de fer, une petite quantité de matière qu'on souffle en cylindre; puis on donne au verre ainsi soufflé des façons qui varient suivant l'objet qu'on veut obtenir. La fonte du verre se fait ordinairement au bois; mais on peut em-*
S)loyer la houille pour la fabrication du verre i bouteilles. Pendant la fusion, il surnage souvent à la surface du creuset des impuretés que les verriers nomment fiel ou set de verre : ce sont des sulfates et des chlorures provenant des alcalis impurs qui entrent dans la fabrication du verre. Celui-ci présente encore, lorsqu'il n'a pas été préparé convenablement, plusieurs défauts qui reçoivent les noms de stries, de cordes, de tiulles, de nœuds et de pierres. Les stries
sont dues au mélaof^ imparfait danm^c natures et de densités diSértattt» c^».
qu'on évite autant que possible enisla masse du verre peu de temps aviDi J nage. Les cordes sont des filets ap|iartob ^.■ le verre, et elles sont plutftt dues io&«r v^aise manœuvre de l'ouvrier qu'à uo v.i de la vitrification; cependant, deui «• de densités et de fusibilités différentes seraient presque complètement sé[(vK .
vent donner lieu k des cordes dans lot* points de leur jonction. Les ^u/lfi pr:r {neut d'un gaz qui ieod k s'échapi^er \j masse du verre et y reste empnioo&c.
n'a de chance de priver le verre de en ^.
Sue quand la température des tours «»& levée; car, pendant le travail, le verre rde la consistance, et les bulles de p; peuvent ilus le traverser qu'avec oa?
teur extrême. Toutes les matières qc » ■ donnent des gaz, fout naître des hul^ le verre si on les ajoute uo peu tard.L-. tate de potasse, employé comme cor/S' .
burant pour détruire la matière cU^ neuse qui colore le verre on jauoe, o ' des bulles en abondance. Une |)errlt<C( qu'on plonge dans le verre en fustoo w * au^si des bulles de gaz qui sont m^Cr«^ ceptibles de réduire certains ox)(ia :
nœuds sont dus à des amas de terre ?
fusible que le reste de la masse. Les^^ proviennent de morceaux de la ro»ffti- '
3ui ne sont point entrés en fusion, 7 ébris de creusets. Les premières ; peuvent être de chaux ou de sab^;proviennent d'ordinaire de ce qu'u ?> quelque trou dans le tamis, qui a i^en^ passage d'une agglomération de gri sable ou d'un morceau de chaux. Lef :
des creusets sont caverneuses etdeiv:
il est important de les distinguer, qu'elles indiquent qu'un creuset itr.
tôt percé, et qu'il faudra le renoureler Les verres colorés ou verres ds cw sont des verres teints par de très--
3 nantîtes d'oxydes métalliques qui 5 us dans la |>ftte. I^es 6/aiief s'oUavec l'acide stanniquo ou Tarses 1.* plomb; les bleus^ avec l'oxyde de (•> les pourpres^ violets et camiHu, arec k pre de cassius, le protoxyde de ruitr*.* peroxyde de manganèse; les rougohruns^ avec le sesquiox.vde de fer; \*^'' avec le deutoxyde de cuivre, le ses*' ' de chrome, ou avec un mélange d*ui<cobalt, d'oxyde d'antimoine et de i*' "^ d'argent; les jaunf«, avec Toxyde-J-' le cnromate de plomb, certaines ccc sons d'argent, qes mélanges d'acitS^ ' monieux et d'oxyde de plomb; lei f ' les gris, avec les oxydes de mangi^e*' cobalt et de fer, etc. C'est avec rti • \ de verres colorés qu'on fabrique la ^ ■ des églises; et les émaux sont k^*' * verres teints, avec les mêmes subi* * mais dans lesquels les proportion» >«•:" considérables qiie dans les ve[re& ^ ^ rents. .
On taille et ou polît le verre aa t^.^'
TER
DE TECHNOLOCIE.
VER
il7S
lies et de meules montées sur uo tour en ir; on dégrossit d'abord les pièces avec e roue de fer et du sable mouillé; puis oq sert de meules siliceuses p)us ou moins es; on donne enfin le poli avec une roue.
bois ei diverses matières^ telle que la îrre-ponce, la potée détain, etc. On gniv« p le verre à J'aide d'une pointe de diamant BU moyen de l'acide Ûuorbydrique. Dan»
dernier cas, on recouvre le verre d'un ;er vernis de cire et de térébenthine; on <:e un dessin avec le burin, et on soumet
parties mises à nu à l'actiofl corrosive
l'acide.
Les principales fabriques de verre, en ince, sont celles de La Villetle et Choisy- Roy, près Paris; Fougères, dans l'Ille^etlaine; Grande-Vallée et leLandel, dans la i ne-Inférieure; Bordeaux; Cuflies,. dans isne, etc. Voy. Bouteille, Cristal, Giucb^ rxrraB sur verre, Vitre.
r£RRB (phys.). On appelle verre ardmi, verre convexe, au moyen duquel on ras- )ble les rayons solaires en un petit ese nommé foyer^ pour brûler les matières on lui oppose è une certaine distance. — verre à diabète est un verre percé à son t, et dont la tige forme un canal dans le- I on ajuste un siphon à jambes inégales, nanière que l'eau que l'on verse dans le *e, ne coule, par la longue jambe du sin^ que lorsquelie couvre la crosse que ne le siphon.
ERRB D'ANTIMOINB (chim.). Oxyde itimoioe vitrifié et mêlé de soufre dont fait usage en pharmacie.
ERRE DE FOUGÈRE. Verre dans la faation duquel il entre des cendres de fou-
ERRE DE MOSCOVIB. Mica lamellaire ands feuillets, qu'on tn*e de Mosrovie, u*on emploie comme verre à vitre dans aines contrées, ainsi que sur les nas.
liilRE SOLUBLE. Verre qui esl entière* t soluble dans l'eau bouillante, et qui lécDUvert par Fuchs en 1818. On le pré-
en faisant fondre dans un creuset ré* il ire 10 parties de potasse du commerce^ nriies de quar4z finement pulvérisé, puis nie de charbon, et laissant le tout sur le usqu'è ce que le verre soit parfaitement u. On le coule alors, on le traite par
bouillante, et on obtient ainsi une so» n qui, appliquée sur d'autres corfis, e rapidement au contact de l'air, en laisun enduit vitreux presque inaltérable, eut faire emploi avec avantage du verre ^ie pour pré.server contre l'incendie des . des toiles, des décors, etc.; et c'est i no excellent ciment pour recoller les s en verre ou en {lorcelainc oui ne sont >stinés à renfermer de l'eau bouillante. LRRERiË. Aiigl. glatS'tDorks; allem.
iitte. Usine où Ton fabrique le verre. — il aussi de l'art de fabriquer le verre. &RRES A FACETTES. Verres qui sont ^ d'oo côté, et qui, de l'autre, sont coms de plusieurs surfaces planes, inclinées
les unes aux autres. Ces verres font voir IV mage des objets qu'on regarde au travers autant de fois qu'il a de facettes^
VERRES DE LAMPES PRÊFENDUS. Tinvention en est due à M. Jobard, de Bruxelles. Afin de prévenir la cassure de ces verres» lorsqu'elle est déterminée par une causé physique, Tiuvenleur a fait pratiquer sur le verre, lors de sa fabrication et dans le sens de la longueur, une légère fente, laquelle met obstacle à la fôlure, lorsqu'un retrait a lieu par un refroidissement quelconque
VERBES DE LUNETTES. Verres taillés dont on fait usage i)Our les lunettes, les télescopes et autres instruments d'optiques. Suivant leur destination, ils sont concaves, convexes, lenticulaires, etc., et ont des degrés de force très-ditléreuts.
VERRES PEINTS DE LA CHINE. Les verres peints ou les glaces peintes que nous recevons de la Chine, et que recherchent les curieux, se préparent de la manière suivante. On prend une feuille d'étain très-pur; on dessine et Von peint en détrempe sur cette feuille; on laisse ensuite sécher pendant deux ou trois jours, et on place la feuille derrière une glace, comme s'il s*agissait de mettre celle-ci au tain. La pein« ture paraît alors à travers la glace, elle se produit d'une façon agréable, et se trouve ae la sorte recouverte d'un magnifique vernis que rien ne peut altérer. Quant h l'application de la feuille d'étain sur la glace, voici comment on procède : on dépose cette feuille, après qu'elle a été peinte, sur une table d'ardoise ou de marbre, bordée de trois côtés seulement è la hauteur d*un demipouce, et dont la t)ordure esl mastiquée, afin que le mercure ne s'écoule point par les
Jointures. On donne une faible inclinaison I la table, du côté opposé h celui qui n'est pas bordé; puis on prend du mercure qu'on verse sur la feuille; on. Télend légèrement, rapidement et aussi exactement que possible à l'aide d'une patte de lièvre; on prend ensuite la slaoe, et en observant de la tenir bien parallèle au plan de la table, on la pousse en glissant sur la feuille d'étain. Le mercure s'insinue dans l'étain, s'y amalgame, et celui qui n'a pas été chassé |»ar la glace qui le rencontre, coule contre les bords de la table, où on le ramasse après l'opération. La feuîtie d'étain s'atuche aussitôt h la glacte, et la peinture parait au travers, aussi fraîche que si rien n'avait passé dessus. Quand la glace a été ainsi étamée, on la retourne, on la laisse encore en. pente douce afin de faire écouler ce qu'il peut y avoir de mercure; on peut même passer la glace entre deux plaques; et lorsqu'on n'en voit ftius rien sortir, la préparation se trouve complète.
VERRES PERISCOPIQUES. Du grec ictpf, autour, et oxoicàu , j'examine. Verre» récemment imaginés et qui sont taillés de manière qu'ils permettent de voir tout autour de soi.
VERRIER. Angl. gla$$^foun4$r; alleoft»
ghtmaekêr. Ouvrier qui faltfique le verra*
VER
DICTIONNAIRB