‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 28 sur 248 · MAD · texte numérisé non relu

MAD

— Défaut de la tonte lorsque ies forces ue coupent pas.

MACHURER (irnpr.). Du patois languedocien mascara, noircir. Angf. to macule: ail. sudeln. Barbouiller une feuille, ne pas la tirer avec netteté

MACIS ( comn On nomme ainsi la seconde écorce du fruit du muscadier, inyma'ca aromatica, laquelle est épaisse, d'une saveur plus acre que la muscade, d'une odeur aromatique, agréable et pénétrante, et d'une couleur rouge ou rose clair. Les parfumeurs et les distillateurs en font usage, et les pharmaciens en retirent par expression vme huile mixte, et par distillation une huile volatile. Le commerce reçoit le macis, qu'il appelle aussi fleur de muscade^ des lies Moluques , Maurice et Bourbon , et de Cayenne.

MACLAGE, MACLER (verrer.). Remuer le verre fondu avec une barre de fer, ou mêler du verre dur avec du verre mou.

MACLONNIÈRE. Espèce de Qlet dont on fait usage d«ns les étangs de ta Bresse et dans ceux du Languedoc.

MAÇON. Du latin mafim, maison. Ouvrier qui travaille aux constructions dans lesquelles il entre de la chaux, des pierres, des briques, etc.

MAÇONNAt;E. Travail du maçon.

MAÇONNER. Travailler à un bâtiment en pierres.

MAÇONNERIE. On distingue, dans cet art, la grosse maçonnerie ou limousifiej qui comprend les travaux de fondations et la structure des murs et des voûtes; et \ama» çonnerie légère qui consiste dans les enduits de toutes sortes, les plafonds, les pigeonnages, les cloisons, etc. La première est particulièrement exécutée par la classe de maçons qu'on appelle limousins ; la seconde est dans les attributs des compagnoni. Ce qu'on nomme aide-maçon, est un manœuvre chargé de gftcher le mortier et le plAtre, de porter aux ouvriers les outils et les matériaux, etc. Ceux des matériaux qui sont le plus communément usités dans la maçonnerie, sont, outre la pierre de taille, les moellons, les briaues, les cailloux et les lattes, uui servent a la construction des murs et des cloisons; puis le pIAtre, la chaux, le ciment, le béton, etc., employés pour les joûnts et les enduits. Considérée ensuite sous le rapport du genre de travail, la maçonnerie présente le hourdage^ construction grossière en moellons et plâtres, ou première couche de gros piètre sur lattis jointil'; le ravalement qui se fait en pl&trc etcomprend le crépi ou gobetis, puis l'enduit pro-

r^rement dit ou parement, ainsi que les mouures; et le plafonnage qui se fait en plâtre sur lattes. Enfln, lesoutilsprincipaux qu'emploie le maçon se composent de la rigle^ du niveau, de Véquerre, du eompas, de la iruellcy de la hachette^ du marteauy etc.

MACODBA (comm. ). Sorte de tabac qui croît dans le nord de la Martinique, et qui est ainsi nommé du canton où on le cultive. Ce tabac a une forte odeur de rose ou de

violette, qui lui vient, dit-on» ae ce qu'on le prépare avec^du sucre brut.

MACQDAGE. Vou, Brotage.

MACQUE. Yoy. Broie.

MACQUER. Angl. hraking ; hWem.brechen, Briser ou écraser le chanvre et le lin -pvec la macque, aQn de les rendre propres k être tilles.

MACULATURE(impr.). Du latin macula, tache. An^l. waste sheet; allem. auswurfbo^ gen. Feuille mal imprimée, trop chargée d'encre ou qui a eu lieu avec une encre trop faible. — Se dit aussi d'une feuille maculée qui sert à faire des enveloppe^. — Chez le papetier, On donne ce nom à un papier commun, fait avec du drapeau et auquel on mfrie du charbon pour )e rendre noir. — Chez l'imprimeur en taill&-douce, lamaculature est une feuille de papier qu'on place entre l'estampe et le lan^c.

MACULER (impr. }. Du latin macu/a, tache. Tacher, barbouiller le papier.

MACUTA ou MACUTE (monn.). Monnaie de compte de Guinée. Sa valeur est de kS c. et elle équivaut à 2,000 courts ou xembiSf sorte de coquillages qui servent de monnaie.

MADAPOLAM (manuf.). Espèce de percale ttssue d'un coton blanc plus lisse et plus fort que celui qui sert à la fabrication du calicot. Cette étoffe se tirait autrefois de Madapolam, ville de l'Indoustan, dans la province de Madras; mais on en fait aujourd'hui en France d'aussi bonne qualité, particulièrement à Rouen. Ce tissu est employé [>our la literie et la confection de paotaons.

MADIER. Cloison de charpente. — Table grossière dont le pâtissier fait usage.

MADONNINE (monn.). Monnaie de billoit de Gdnes, qui a cours pour une livre de Gènes, et qui correspond è 84 centimes

MADRAGUE. Sorle de grand parc qu'on établit dans la Méditerranée pour la pêche du thon. Il forme une vaste enceinte construite avec des tilets et des câbles disposés dans la mer par compartiments et qui s'étendent jusqu auprès de la côte. C'est dans cette enceinte que les pécheurs, à l'aide de divers moyens, poussent les thons qui viennent en ces endroits en aoAt et septeiu* bre.

MADRAS ( manuf.). Angl. id,; anem. madrasxeug. Etoffe légère dont la chaîne est en soie et la trame en coton. On la tirait autrefois de Madras, ville de l'Inde sur la cdtede Coromandel; mais on l'imite aujourd'hui assez bien dans la fabrique de Pans, Lyon, Rouen et Nîmes; et quoique de qualité inférieure, on s'en contente génèralemeni, parce qu'on la paye moins chère.

MADRE. Sorte de marbre dont on fait des coupes è boire, et qui a quelque rapport avec Ponyx.

MADRÉ (savonn. j. Se dit dti savon qni n'est pas entièrement blanc, et signîGc marbré. Ce savon présente en effet dans sa oias^. des macutations bleuâtres analogues à cellt^i' du marbre.

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