‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 31 sur 248 · MA · texte numérisé non relu

MA

demie ou 2* fr. 3 c. — Le sequin mahoboub est une monnaie d'argent d'Kgyple, composée de 120 niediui, et valant 5 fr. 95 centimes.

MAHM013DI (monn.). Pièce d'argent de 5 piastres, frappée par le sultan Mahmoud en 1811, et correspondant à 4 fr. 14 centime^.

MAHHODDIER (monn.). Pièce d'or turque qui vaut 25 piastres et à pou près 24 fr. de notre monnaie.

MAHOUT (manuf.). Drap de laine, trèsgrossier, qu'on fabrique en Angleterre et dans le midi de la France, ])Our l'expédier aux échelles du Levant.

MAI ou MÉË (métallurg.). Nom que porte, dans la fabrication du laiton, une sorte de )elle dont on fait usage pour Ofiérer le méange de la calamine avec le charbon de bois pulvérisé.

MAIE. Du grec fxâxT/>a, dérivé de ftarru, je pétrie. Caisse ou huche dans laquelle le boulanger prépare sa pâte. — Table sur laquelle on dispose le marc de raisin pour le presser. — Caisse de bois dans laquelle le fabricant de poudre tamise le salpêtre et fait souvent le mélange des matières.

MAIE (métallurg.). Angl. trough: allem.

trog. Sorte d'auge dont on fait usage dans les fonderies.

MAIGRE (eaux et for.). Se dit de la partie d'une rivière où l'eau manque.

MAIGRIR (charp.). Angl. lo lessen; alIcm. dunner behauen. Maigrir une pièce de bois, c'est lui enlever ce qu'il faut pour la rendre propre h l'usage qu'on veut en faire.

MAIL. Du latin maUeuSf marteau. Sorte de masse de fer, carrée, dont se sert le carrier pour enfoncer les coins entre les joints des pierres, ou dans les entailles qu'il y a pratiquées avec le marteau et le ciseau. — Espèce de petite masse cylindrique, en bois, garnie d'un cercle de fer à chaque bout, puis munie d*un long manche un peu flexible, qu'on emploie pour pousser ou chasser une boule de bois, dans le jeu de maiL — Espèce de ciment que l'on fait en Italie, avec de la chaux vive, du vin, de la graisse de porc et des fiffues.

MAILLADE. Sorte de Qlet em[>1ojé par les pécheurs de la Méditerranée. Il est composé de trois nattes appliquées Tune sur l'autre.

MAILLE. Du latin macula ou de l'italien maglia, maille de. réseau. Sorte de petit anneau dont plusieurs ensemble forment un tissu, — Ouverture pratiquée dans les lisses du métier è tisser, et qui sert k recevoir les fils de la chaîne. — Se dit, en terme de chnrponterie, de certaines tissures qui partent du cœur de l'arbre, et divergent suivant les rayons. — On appelle maille de corps d'en &M, dans les manufactures de velours, le second fil double dont on garnit les maillons.

MAILLE (métrolog.). Petit poids dont font ^***Ke les orfèvres, et qui re|)résente la quatrième'partie d'une once.

MAILLÉ. Treillis de fer qui se met à une

fenêtre. — Maçonnerie en échiquier et à points obliques.

MAILI^ (métallurg.). Dn des huit ouvriers qui desservent chaque feu dans les fourneaux à la catalane.

MAILLEAU. Voy. Cureau.

MAILLECHORT. Do Maillot et Charher, ouvriers lyonnais qui ont inventé cet alliage. Angl. pakfong ; allem. argentan. Alliage métallique formé de cuivre, de nickel et ne zinc, avec un peu de fer et d'étain, et qui a, du moins à peu de chose près, la cou* leur et le son de l'argent. La formule le plus généralement adoptée pour composer cet alliage, est, sur 100 parties, cuivre, 55 ; nickel, 23; zinc, 17; fer, 3; étain. Le maillechort est susceptible de recevoir un beau poli ; on en fabrique des flambeaux, des ornements de sellerie et de carrosserie, des couverts, des timbulles, etc.; mais il serait dangereux d'en faire usage pour des vases destmés à conserver des aliments. Son emploi, au contraire, remplacerait avantageusement le laiton d^ns les machines, si son prix élevé n'y mettait obstacle. Le zinc employé dans cet alliage a pour objet d'en diminuer la dureté qui, sans cela, serait au moins égale h celle du bronze, si le nickel se trouvait seul mélangé au cuivre. Les ouvrages en maillechort, qui comprennent aussi la petite bijouterie fausse, se dorent et s'argentenl ordinairement par le procédé Ruolz. Cette substance reçoit aussi le nom de melchior, toutenaque^ argent d'Allema^ gne, etc. ; et les Anglais rappellent encore british silver ou argent britannique^ quoi- ((u'ils ne soient pour rien dans son invention. L'Anglais est toujours le geai qui se pare des plumes du paon.

MAILLER. Couvrir d un tissii de mailles. — Battre avec un maillet. — Faire un treillis en losange. — Former un parterre d'après un dessin craticulé. — En terme de manufacture, mailler une toile de batiste , c'est la battre sur un marbre avec un maillet de bois bien uni, pour en abattre le grain, et lui doner un œil plus fin.

MAILLERIE(écon. rur.). Angl. Aemp-tnt//; Allem. hanfmiihle. Moulin pour battre le chanvre,

MAILLET. Du latin maliens ^ marteau.

Angl. mail; allem. schlàgel. Espèce de marteau de bois, à deux têtes, fait avec un bois dur, tel que le buis, par exemple. Le maçon» le sculpteur, le marbrier, etc. , font usage du maillet pour dégrossir ou pour terminer leurs ouvrages. — Chez le plombier, le maillet est un gros cylindre coupé en deux dans sa longueur par son axe, (le sorte que le même cylindre sert h faire deux maillets égaux. On s'en sert par le côté plat pour battre le plomb,et quelquefois par les botits pour frapper sur des outils qu'on enfonce (J.>ns le plomb.

MAILLET (fabr. de pap.). Angl. hammer; allem. stampfe. Masse de bois garnie par un bout de pièces do fer appelées clous^ dont on fait usage pour diviser en filandres les chiffons destinés à faire la pâte du papier.

MAI

DICTIONNAmE

MAI

iM

MAILLEUR. Ouvrier q\xi maille ou fait des filets.

MAILLIKR. On noiumait ainsi, autrefois, un ouvrier cbaînelier ou faiseur de mailles quelconques en métal.

MAILLOCHE. Sorte de marteau, dont le fer a moins de longueur que relui du mail, et dont le carrier fait le même usage pour enfoncer des coins entre les joints des pierres, ou dans les entailles qu'il y a faites. ^ La mailloche du tonnelier est un gros morceau de bois tourné presque cylindriquement, qui sert pour frapper sur le contre k fendre le merrain, et sur les perches qu*il faut diviser pour former les cerceaux.

MAILLOIR (bianch.). Angl. beating $ione:

allem. tchlagstein. Marbre ou pierre dure sur laquelle on maille les batistes, et Ton bat les toiles avec des maillets de bois.

MAILLON fmanuf.). Angl. slilch. Petit anneau d'émail dont les gaziers font usage pour attacher les lissetles aux plombs. — L*un des anneaux dont Tensembie forme une chaîne.

HAILLON (orfév.). Angl. joint; allem.

^lied. Sorte d'anneau ou de maille qui sert à joindre des pièces.

MAILLOTIN. Pressoir à olives.

MAIN. Du latin manus. Angl. et auem.

hand. Pièce de fer recourbée de différentes manières, qui sert à enlever des fardeaux. — Pôle de tôle, à manche de bois très-court, qui sert à prendre la cendre, la braise, le charbon, etc. — Anneau de fer à ressort adapté au bout de la corde d'un puits et dans lequel on passe Tanse du seau. — Anneaux de fer qui tiennent a la caisse d'un carrosse et auxquels les soupentes sont attachées. — Anneau placé au-devant d'un tiroir et qui sert à tirer celui-ci. — Galon plat ou courroie en forme de boucle, attaché à l'intérieur d'une voiture. — Assemblage de 25 feuilles de papier. — Outils en cuivre ou en fer dont on fait usage pour retenir le verre en fusion, et l'empêener de déborder audessus des tringles par la pression du rouleau qu'on promène sur la table oi!i on coule les glaces. — Tenaille en fer dont le^ branches sont contournées en dessus et qu'emploie le tréfilier pour tirer le fil à travers les trous de la iilière. — Se dit du faire et de la touche particulière d'un peintre. — On appelle main coulante^ la partie de la rampe d'un escalier sur laquelle on appuie la main. — Main molaire, une espèce de meule qu'on tait tourner avec la main. — Donner la main à une étoffe, c'est l'apprêter de manière à la faire paraître plus épaisse qu'elle ne Test en réalité.

MAIN (hori,). Angl. waich holder; allem. zusammensetxer. Outil qui sert à remonter les mouvements de montre avec plus de propreté que si l'on tenait la platine avec les doigts. Il est formé d'une plaque de laiton de 5 à 6 centimètres environ de diamètre, évidée, et portant une griffe dans laquelle on engage la platine de la montre. M. Ferdinand Herlhoud a eu l'idée d'employer cet instrument pour vérifier, hors de la botte.

la marche des montres selon leurs|po$iiions» leurs inclinaisons ou le degré de tempérap ture auquel on peut les exposer.

MAIN A PLONG£K(chandell.). Instrument inventé par M. Senormain, pour faciliter la fabrication des chandelles à la baguette.

MAIN-BRUNE (papet.). Se dit d'un papier gris plus commun encore que le papier Cartier qui entre dans la fabrication des cartes à jouer.

MAIN-COURANTE (comm.). Registre sur lequel on inscrit les opérations de chaque jour, jusqu'à ce qu'elles aient été portées sur \e journal.

MAIN-D'OEUVRE. Travail ou façon qu'exige une chose quelconque pour être faite. I^ prix de main-d'œuvre, joint à celui des matières premières, établit la valeur intrinsèque d'un objet manufacturé; mais, pour le vendre, il faut y ajouter l'intérêt du capital et le bénéfice dus au fabricant et au commerçant. II est des objets dont la main-d'œuvre décuple, centuple la valeur. Dès lors il n'est pas étonnant qu'on ait cherché les movens de l'obtenir au meilleur marché possible, et c'est à quoi l'on est parvenu pai* la division du travail et l'emploi des machines. Le prix de main-d'œuvre varie suivant les lieux et suivant les temps; les journées d'ouvriers, en province, sont aussi moins élevées qu'A Paris, et mbinâ élevées oartout en hiver qu'en été.

Les ouvriers peuvent être. pavés, soit d la journée^ c'est-à-dire en raison du temps employé, soit à la tâche, c'est-à-dire en pro portion de l'ouvrage lait. Ces deux modes (le payement ont leurs avantages et leurs in convénients. Dans le premier cas, l'ouvriei n'étant pas pressé par son intérêt propre d'achever trop promptement l'ouvrage qui lui est confié, on peut espérer qu'il y apportera tous les soins nécessaires et parviendra ainsi à une exécution convenable; mais d'un autre côté, aussi| il est à craindre, par le même motif, qu'il n'y emploie plus de temps qu'il n'est véritablement nécessaire, soit en ne s'occupant pas assez activement, soit même en recnerchant un degré de perfection inutile, et qu'il n'occasionne ainsi une dépense trop considérable. Dans le second cas, si, d'un côté, ce dernier inconvénient n*est pas à redouter, de l'autre on doit craindre, au contraire, que l'ouvrier, dans la vue d'augmenter son gain, ne consacre pas à sa besogne tout le temps nécessaire, et nuise ainsi à la bonne exécution. Il est sans doute presque toujours possible de détruire, au moins en grande partie, ces inconvénients divers au moyen d'une surveillance active et éclairée; néanmoins on ne peut disconvenir qu'en certains cas il est difficile de les faire disparaître, surtout dans la première hvpothèse que nous avons posée. Ainsi, lorsqu'on emploie à la journée plusieurs ouvriers de même nature, il est difficile Ue proportionner exactement le prix accordé à chacun d'eux suivant leur force, leur habileté, leur intelligence et leur activité, et il arrive même fréquemment que, par une es-

MAt

DE TECHNOLOGIE

MAL

pèce de convention tacite, les plus habiles se bornent à ne faire à peu près que lasomme d'ouvrage eiécutée par les autres, aOn de ne pas nuire à ces derniers, quelquefois aussi dans la crainte de s'exposera leur ressentiment. ^ ^ . „v,«^„^

Rétribué à la tâche, au cpotraire, chaque ouvrier est payé en raison de l'activité et de l'habileté qu'il déploie, et il ne reste plus qu à s'assurer de la bonne exécution, ce qui, •sans êlre toujours entièrement facile, est cependant possible. C'est donc, eo déQnitive, ce dernier parti qu'il est le plus sage de prendre, toutes les fois qu'il est praticable, en avant soin surtout d'établir un prix de tâche suffisant qui permette à 1 ouvrier d.y trouver une rétribution équitable de soii temps et de sa capacité. Mais, après cela, i est une foule de travaux qui ne peuvent s'exécuter autrement qu'à la journée, et, dans ce cas, c'est à celui qui dinge d instituer les moyens de surveillance les plus eificaces pour éviter les pertes de temps onéreuses. ... ' , MAlN-DK-PASSE(impr.). Angl. overfrxnt, allem. xuschun. Se dit d'une main de papier qu'on délivre à l'ouvrier imprimeur, en sus de chaque rame, pour servir à la mise en train, et pour suppléer aux feuilles qui seraient gâtées ou qui manqueraient dans a rame. Ia main-de-passe, qui porte aussi le nom de chaperon, produit ordinairement quelques exemplaires de plus, dont proUle surtout le brocheur. >,...* MAISON DE TONNERRE (phys.). Petit édifice iégèremenl construit, dans lequel on place une cartouche qu'on peut enflammer par l'électricité. Celte sorte de machine a pour objet de démontrer et de prouver 1 utilité des conducteurs contre les effets du

tonnfirre

MAISONNAGE (eaux et for.). Bois de haute futaie que l'on abat pour 1 employer à des constructions.

MAITRE. Sur les côtes de la Méditerranée, on appelle maitrt de palangre^ la maîtresse corde d'un filet. — Le maître de grave est celui qui, après la poche de la morue, est chargé de faire sécher sur la grève les poissons dont on veut faire du stockfisch.

MAITRE A DANSER (horlog.). Sorte de compas dont les branches croisées ressemblent par le bas à deux jambes portant leurs pieds en dehors.

MAITRESSE. En termes de pécheur, on appelle maîtresse corde, la plus grosse de celles dont on fait* usage pour la pèche dite pêche aux cordes.

MAITRESSE -PIÈCE (charp. mécan.).

Angl. main-pieee; allem. hauptstiick. Se dit delà principale pièce d'un ouvrage quelconque.

MAITRISE. On désignait par ce mot, autrefois, un privilège qu'on accordait à un nombre limité d'imlividus, pour l'exercice d'un art ou d'un métier. Nul ne pouvait être

•^A.. mmt^fm>m nii*Ar\i*&ft nn /•ortntn nombre

affranchis de eetto obligation ; el, pour justifier de sa capacité, on devait faire un iravaii soigné qui recevait le nom de cfce/'d'œut.re. Les maîtres formaient, pour chaque état, une corporation q«' ,*'•*?"•. f»"^ "a présidence d'un magistrat, des i»ré*on fj. IX» X «aitiar Ali matnlien et a

J.C. appelés à veiller au maxuuen et à rexécution des règlements, à juger le* différends, et à e.lministrer les biens de la communauté. Ce régime qu , à •■0 f «lo quelques inconvénients, Otnait de notables avantages, particulièrement la g«ran le de capacité, fut aboli .par le ministre Turgol, sîus le règne du bienfaisant et infortuné Louis XVI r puis rétabli sous je |ucces'sfur de ce ministre, et enfin supprimé derechef el définitivement en 1789. e^-^„.

MAJOLICA (céram.). Angl. Uahan faiene( .

allem. ilal. fayence. Faïence 4" f" '«f.'" ' quail au moyen âge en Tosf»"^, et dont le nota provenait de ce que '«s procédés employas avaient été importés de I lie de Majorque. Les majolicas sont un objet recherché par les amateurs . .

MAJOUR. Les Provençaux nomment ainsi une espèce de maille, de 6 à 7 lignes eu carré, qu'on fait à oerlains filets.

MAJUSCULE. Yoy. Lettbb capitalb.

MAKÉLAER (comm.). Nom que 1 on donne à Amsterdam, à une sorte de courtier ou

''ffioUKE r MACOUTE {monn ). Sorte de monnaie de compte usitée chez les nègres de la côte d'Angola. , ** MALACHITE (bijoul.). Du grec h^«z^»

mauve. Angl. malachite: allem. malaehit.

Carbonate virt de cuivre «lont on fait «sa^jo

dans la bijoulerie «l PO"f ^ «î»/;!? A!, d'art. On 'distingue la '"«'«f*'''^"^/!^ 1 lente, la malachite toyeust et la ««'«cA /e côncrétionnée. C'est .Particulièrement ceuo dernière qu'on emploie dans 1 luduslne.

ÛALAdUETTE (çomm.)- Espèce de poivre qui reçoit aussi les noms de poivre a* Guinée et de graine deparadit. . .

MALANDRE (charp.). Du laim «^landria^ pustule. Angl. àead: allem. ««^«'J';*-- ?.f: fectuosité du bois carré, lorsqu une partie

en est pourrie. . e a-., a« k.ïs

MALANDREUX (charp.). Se dit du bois

atteint de nialandres. j «„ «i;.

MALAPRE (impr.). Angl. 6/oc*«od. be dit

d'un ouvrier qui a de la neine à l're.

MALATE (chim.). Du latin malat, fait de malus, pommier. Sel composé d acide mali-

aue et d'une base. , . » « .

^MALAXAGE, MALAXER (cfram.). Du grec a«>à«..y, ramollir. Angl. vihorktnmp: allem. durcharbeiten. Pétrir une terre DOur la rendre molle et ductile.

^ MALBOROUGH (manuf.). Etoffe rose h

Délits dessins. .. .-.x- ^

MALDRE (mélrolog.). Mesure usitée 4

Hambourg et qui vaut 16 boisseaux.

MALE. Angl. tlider: allem. laufer. Se dU

de la partie des forces, ciseaux ou tenailles,

oui est mobile. . . ,

MALÉOLENCE. Du latin malus , mau-

im

MAL

MAL

vais, et oleum^ bnile. Mauvaise odeur de rhuile.

MALESTAN (comra.). Nom que Ton donne flux sardines mises en sauoiure avant leur placement dans les barils.

MALFAÇON. Angl. badwork: allera. feh- 1er. Partie défectueuse d'un travail.

MaLINE (manuf.j. Angl. Mcchline lace; allem. tnechliner-spiizen. Espèce de dentelle très-fine, qui prend son nom de la ville de MalineSy en Belgique, où il s*en fait un commerce considérable.

MALIQUE (Acide). Du latin malum, pomme. Angl. malic acid: allem. aepfelkernàL Acide organique que contiennent les pommés aigres, les poires, les citrons, tes ananas, les baies de sorbier, la joubarbe, le tabac, et la plupart des fruits verts, où il est communément accompagné de Tacide citrique. Découvert par Scheele dans les pommes, il le fut ensuite dans les baies de sorbier par Donavan, qui le prit pour un acide «articulier «è ce dernier végétal; mais [. Braconnot démontra leur identité. L'acide raaiiquo est composé de carbone, d'hydrogène et d'oxygène, dans les rapports de C'H''0«,2H0. 11 prend difficilement ta forme solide et cristallise irrégulièrement en mamelons incolores qui ont de la ressemblance avec de petits choux-fleurs ; l'action de la chaleur lui enlève les éléments de l'eau et le convertit alors en deux acides isomères, les mômes qu'on renconlre dans les prêles des ruisseaux ainsi que dans la fumeterre, et que l'on désigne par les noms d'acide mateique ou équisétique, et acide paramaléique ou famarique. On obtient l'acide malique du suc de sorbier, en le saturant par la chaux; on transforme ensuite le malate de chaux neutre en sel acide ; puis on le dissout dans l'acide nitrique, pour précipiter, par de l'acétate de plomb,Me malate de cliaux acide; et l'on décompose enfin, par l'acide sulfhydrique, le malate de plomb. C'est en se combinant avec les bases, que i'acide malique forme les malates.

MALLAllD (çoutell;). Angl. $malt grinding stone: allem. kteinerwetzstein. Petite meule à aiguiser dont fait usage le coutelier.

MALLAS (métrolog.). Demi-denier de la livre catalane

MALLÉABILITÉ (métallurff.). Angl.tna/leabiUty; allem. h'dmmerbarheit. On appelle ainsi la propriété qu'ont certains métaux de pouvoir s'aplatir en lames sous le marteau ou en passant au laminoir. Ceux dont la malléabilité a été le mieux constatée sont les suivants qui se trouvent placés dans leur ordre de faeililé h passer au laminoir : or, argent^ cuivre, élain, platine, plomb, zinc, fer, nickel. Tant que l'épaisseur des leuilles d'un métal est assez grande pour qu'elles ne se déchirent pas sous l'action du laminoir, c'est par leur moyen qu'on travaille les métaux, les uns à froid, comme le plomb, l'étain, l'argent et l'or; les autres à une température plus ou moins élevée, comme le ziuc, le fer et le cuivre ; mais

on ne saurait continuer longtemps l'action du laminoir, sans exposer les métaux, même les plus malléables, à se déchirer et à devenir plus ou moins aigres. On est obligé alors, après un certain nombre de passes, de chauffer le métal à une température particulière à chaque esfjèce, et après ce recuit de continuer le laminage. Pour quelques métaux ce recuit doit ôlre fréquemment répété, et tel est entre autres le zinc; il en est pour lequel cela n'est pas néces- * saire, comme le plomb et l'étain, par exemple. Si l'épaisseur de la feuille en métal a diminué d^une certaine quantité; que d'une part les dimensions sont devenues trop considérables pour que cette feuille passe aisément sous le laminoir; que d'autre part la résistance des feuilles commence à n'être plus suffisante; on coupe alors et on passe plusieurs feuilles ensemble, et pour certains métaux qui sont mous, on renferme les feuilles minces entre deux lames d'un au-* tre métal.

Mais il arrive aussi un terme au delà duquel on ne peut passer sans avoir à redouter le déchirement des lames métalliques,, tandis ({u'en môme temps leur minceur permettrait à peine au laminoir d'agir sur elles. Dans ce cas, on achève de les étendre en frappant dessus au moyen de lourds marteaux à large panne, après les avoir renfermées entre deux feuilles d'un corps à peineextensible; et en onérant de la sorte on peut obtenir avec l'or,^ l'argent et le cuivre, par exemple, des feuilles qu'enlève le moindre courant d'air. Si la malléabilité offre sous ce rapport des avantages et reçoit d'u* tiles applications, d'un autre côté l'extension que certains métaux peuvent éprouver par suite de cette propriété, présente des inconv&nients dans bien des circonstances. Ainsi, les corps ne pouvant pas toujours résister, sans s'étendre, è l'action des corps pesants qui agissent sur eux, soit par un choc, soit par toute autre cause analogue, il en résulte qu'ils se déforment, et cessent dès lors d'être propres aux usages auxquels on les destinait, ce qui met dans l'obligation d'en substituer d'autres à leur placct ou de modifier leur propriété en les alliant à d'autres métaux qui leur communiquent plus de rigidité.

' MALLÉABLE (métallurg.). Du latin malleabilis, fait de malleus, marteau. Qui est susceptible de s'aplatir.

MAL'LEMOLE(manuf.). Angl. indian mus^ lin: allem. ind. musselin. Espèce de mousseline ou de toile de coton blanche, claire et très-fine, qu'on fabrique dans les Indes orientales. — C'est aussi le nom d*un fichu de mousseline des Indes^qui est quelquefois rayé ou bordé d'or.

MALLETIER. Celui qui fait des malles el dont les outils sont les mêmes nue ceiïx employés par le layetier, excepté la pince à étirer les peaux*, qui est inutile au dernier.

MALLETTE. Petite malle.

MALONS (savonn.). Briques qu'on cm-

MAN

DE TECHNOLOGIE

MAN

ploie pour maçonner les chaumères à savon.

MALT (brass.). Mot emprunté de l'anglais et qui désigne Torge qu'on fait gonfler dans l'eau, germer; puis sécher, pour en séparer les germes, aOn de l'employer à la fabrication de la bière. Cette orge, après qu'elle a été moulue, prend le nom de drèeht; et on appelle maltage l'opération à l'aide de laquelle ou convertit en substance sucrée, avec le malt, la partie de l'orge propre à subir celte conversion. Voy. Bijcee.

MALTAGE. Voy, Bière.

MALTHE. Voy. Bitume.

MALTHE (verrer.). AngL glazier's puUy; allem. kilt. Potée de verriers.

MALVOISIE (comm.). De Malvasia^ ville du Péloponèse. Vin extrêmement doux qu'on lire de diverses localités de la Grèce, puis de Madère, etc. On estime particulièrement celui de Tlle de Candie ; et le meilleur se fait au mont Ida, par les moines.

MAMELON. Du latin mamma^ mamelle.

Kn^l.builon: àWem.warxe, Extrémité arrondie d'une pièce de fer ou de bois. — On apfielle mamelon artificiel, un ()etit instrument destiné à suppléer lallaitement maternel, et dont la première idée est due à Mme Breton, sage-femme de Paris. Voy, Biberon.

MAMOSBANi (manuf.). Mousseline blanche, rayée, qui se fabrique aux ludes orientales.

MAMOUDI (monn.). Monnaie d'argpnt qui a cours en Perse et dans plusieurs coniréos fies Indes orientales.

MAMOUDIS (manuf.). Toiles peint^'S qui viennent des Etats du Grand Mogol, par Surate. — Toiles blanches et fines qu'un apporte de la Mecque à Smyrne.

MAN (manuf.). Nom donné par les Chinois à une figure de dragon à quatre ongles, qu'on représente sur certaines étoffes.

MAN ou MEM (métrolog.). Poids employé dans les Indes orientales. Le man de roi, qui sert à peser les denrées, équivaut à peu près à 20 kilogrammes ; celui qui sert à peser les marchandises, est dà peu près 15 kilogrammes.

MANCELLK ^seller.). Petite chaîne qui tient au collier des chevaux de voilure.

MANCHE. Du latin manubrium^ même signitication. Angl. holdfast; allem. anhaller. Poignée qu'on adapte à un outil ou à un instrument, pour le prendre et s'en servir. — Le manche de charrue est la partie de cet instrument que tient le laboureur pour le diriger. — Le manche d'un violon^ d'une ta$9e, d'une guitare^ etc., est une pièce de bois ajustée à Textrémité de l'instrument. — On appelle manche à polir^ un manche de bois sur lequel on place les pièces à polir pour les iMvai lier avec plus de commodité. — Le f^ux manche à tremper du coutelier est une barre de fer terminée par une espèce do douille, et qui reçoit les pièces que l'on a h trem|)er.

MANCHE. Du latin manica^ fait de manus, tnain. Partie du vêlement qui couvre depuis le ha'ji du bras jusqu'au poistiel, et dans i/i-

quelle on passe la main. On appelle faueses mancheê^ celles qu'on met par-dessus les autres pour les conserver. — • La manche dHippocrate est un sac de flanelle ou de Inine, ayant la forme d'un cône renversé, et dont on fait usage pour filtrer les liquides épais, siropeux, etc. — Dans la marine, oji nomme pianche à eau^ un long tuyati do cuir, ouvert des deux bouts, qui sert h verser l'eau qu'on embarque ; et manche à air, une chausse de toile dont on sus[)end le haut à rélai des mâts, tandis que le bas descend sous le pont où il établit la ventilation. — En termes de pèche, la manche est un filet large à l'entrée el ipii va en s'élrécissant justpi'à son oxlrômilé.

MANCHrUlEAUX (rarl.) Angl. handles ; allem. griffe. Poignées litées aux deux bouts de la 'bulle de la lisse du cariier, et avec lesquelles on fait mouvoir la perche.

MANCHLHONS (agricuH.). Partie de la charrue (ju'on tient avec les mains lorsqu'on laboure.

MANCHESTER (manuf.). Angl. fustian:

aliem. manchester. Velours à coton ou velours à côles, qui porte aussi les noms do velverette, velvenlinCy cordelet, etc.

MANCHI:TTE (ling.). Ornement de loile ou de dentelle qui s*attache au poignet de la chemise. -~ Se dit aussi, eu termes de tapissier, de l'accoloir d'un fauteuil qu'on garnit d'étoffe.

MANCHETTK. (impr.). Angl. $ide note; allem. randaole. Se dit d'un livre dont les marges sont chargées d'A.hlition.

MANCHON (pt^llet.). t*eiil vêlement qu'on porte en hiver pour garantir le:^ mains. Eu général, le manchon est composé d'un double sac sans fond, dont Tun a un diamèlro plus petit que l'autre. Ces deux sacs sont cousus ensemble par leurs extrémités, et >e vide qui reste entre eux est rem]>li de colon en rame ou de laine fme et cardée, ou bien de plume comme un oreiller; enfin les deux extrémités sont terminées par des coulisses dans lesquelles on passe un ruban qui sert h élargir ou h diminuer les ouvertures du manchon, selon la grosseur de la main qui doit s'y introduire. Le f)etit sac est toujours en soie; le grand, qui en forme la partie extérieure, est de peau do martre, de ti^^re, d'ours, de renard, ou de toute autre pelleterie.

MANCHON (mécan.). Angl. muffle; allem.

muffeL Pièce destinée à assembler les diverses parties d'un arbre de machine d'une certaine longueur. On distingue deux espèces de manchons : les manchons fixes el les manchons à embrayage. Les premiers, ainsi que l'indique leur nom, ne se démontent pas; les seconds, au contraire, sont susceptibles d'être embrayés ou désembrayés à volonté, ce qui permet ainsi d'établir ou de supprimer la communication entre les deux parties dont se compose l'arbre. Les man-> chons h embrayage sont formés de deux pièces portées chacune sur le bout de l'un des deux arbres que Ton veut faire communiquer ensemble; l'un e«t fixe cl l'autre mobile au

las

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MÂN

moyen d'un levier qui se maoœuvre à là roain; et J*on fait glisser celle-ci le long de i*arbre auquel elle appartient, pour lembra/er avec la partie Gxe ou la déserabrayer. Les faces de contact des deux manchons sont garnis de pleins et de vides égaux entre eux, lesquels, entrant les uns dans les autres lorsque Tes deux manchons sont embrayés, s'opposent alors à ce qu'ils se séparent pendant le mouvement de rotation des arbres. La forme de ces dénis varie selon le goût des constructeurs ; mais comme elle présente de notables difQcullés pour la précision de Tembrayage, on leur préfère généralement Tassemblage rond à prisonnier^ qui est moins susceptible de jeu et se prôte mieux au remplacement, puis(]u*il suffit, pour le changer, d*aléser le cylindre qui forme la partie creuse du manchon, et d*y pratiquer une rainure pour rengagement ilu prisonnier. — Dans les fonderies, on donne aussi le nom de manchon, è une virole qiii couvre le joint des tuyaux de fonte.

MANCHONS (verrer.). Cylindres dont les souffleurs font, en les étendant, les feuilles de verre à vitre.

HANCHONNIER (verrer.). Ouvrier qui travaille aux maacbons.

MANDARINE (manufac). Etoffe unie dont la chaîne est en coton et qui est tramée de soie ensuite.

MANDAT ( comro. ). Du latin mandare^ charger. Ou appelle mandat de change^ un acte qui a toutes les formes de la lettre de change et emporte les mêmes conséquences, mais qui n*est pas soumise Tacceptation, ni par conséquent aux suites d*un protêt faute d'acceptation. Le mandat de payement est une lettre ou billet portant ordre ou autorisation de payer à un tiers une somme spéciQée.

MANDE, l'anier d'osier à deux petites anses, très-Qn et garni intérieurement de toile, dont on fait usage uour transporter la terre de pipe.

MANDiL (cost.). Espèce de bonnet ou de turban que portent les Persans.

MANDOLINE (inst. de mus.). Instrument à cordes, composé d'une sonore, et d'un manche sur lequel sont tendues k cordes de lai« ton disposées et accordées comme celles du violon. On joue de cet instrument au moyen d'un petit morceau d'écorce de cerisier, d'écaillé de tortue ou de plume taillée à plat, dont on gratte les cordes. Il y a aussi des mandolines dont toutes tes cordes sont en double, à l'exception de la chanterelle. Cet instrument n'est guère usité qu'en Italie, en Es)»agne, et dans l'Amérique du Sud.

MANDORE (instr. de mus. j. Instrument de la forme du luth, d'une longueur d'environ 50 centimètres, et monté de 4 cordes doubles acc-ordées* de quinte en quarte. La mandore est à peu près abandonnée et on ne la rencontre guère que comme antiquaille.

MANDRERIE(vann.). Nom que donnent ies vanniers à tous les ouvrages pleins et d*osier seulement, sans lattes ni cerceaux.

MANDRIN. Instrument de fer dont le fourbisseur fait usage pour entr'ouvrir et travailler plusieurs pièces des épées et des fourreaux. — Long bftton de fer sur lequel on forme le tuyau d'un cor de chasse. — Cylindre de bois dur et de calibre, sur lequel on roule le papier pour les cartouches, les gargousses et les pièces de feu d'artifice. — Morceau de bois poli qui sert de gabari aux charpentiers de marine.

MANDRIN (dor.). Angl. gilder's frame; allem. vergoldseheibe. Plateaux en bois, de diverses grandeurs, sur lesquels les doreurs travaillent les plus grandes pièces.

MANDRIN (forg.). An^l. mandref; allem.

dorn. Outil de fer ou d'acier dont les forgerons et les ajusteurs font usage pour agrandir et égaliser des trous, soit à froid soit à chaud. Les mandrins des forgerons sont disposés par série de diverses formes, ronds, ovales, carrés, légèrement coniques, de manière à pouvoir se succéder les uns flux autres, pour amener les trous à la dimension convenable. Le premier de la série, c'est-à-dire le plus petit sert à percer les trous et reçoit le nom de poinçon. Les mandrins d'ajusteurs sont en acier trempé; ils ont leur pointe un peu effilée; mais le reste est cylindrique et sillonné par des entailles en rochet transversalement; on les enfcuce à coups de marteau, après les avoir huilés, dans les trous qu'on veut égaliser et calibrer; et c'est ainsi qu'on perfectionne la mortaise d'une chappe, d'une poupée, etc.« qui doit glissera frottement le long d'une règle.

MANDRIN ( horloç. ). Angl. puppet ; allem. drehdocke. Outil qui sert à tourner certaines pièces.

MANDRIN (inst. de chir.). Sorte de stylet qui remplit le canal de la sonde, et s'oppose à l'écoulement de l'urine, ou lui livre passage quand on le relire.

MANDRIN (mécan. tourn.). Angl. punch:

allem. formttsch. Graud plateau de fonte, fixé à l'extrémité d'un arbre de tour, et qui sert à recevoir les pièces que 1 on veut tourner. Ce plateau, que les ouvriers nomment aussi emprunt^ s'emploie principalement pour tourner les pièces qui ont peu de longueur par rapport à leur diamètre, telles que les roues de wagons et locomotives. On nomme aussi mandrins des moules cylindriques en fer et fabriqués avec une grande décision, sur lesquels on contourne des ferrures auxquelles on veut donner diverses formes; et le même mot désigne une pièce creuse en fer forgé ou en fonte, qu'on emploie pour réunir les deux extrémités d*une tige métallique, ou en guise de moyeu pour supporter les bras d'une roue hydraulique. On distingue les mandrins en mandrin à virole f mandrin à virole coulante^ mandrin à pince^ mandrin à 2 ou à k vis^ mandrin universetj mandrin à ooa/e, etc.

MANDRIN (orfév.). Angl. model ; allem.

formhoUx, Sorte de moules ou de modèles qui servent à la fabrication de certaines pièces.

MÂNDRINER. Mettre sur ou dans le mandrin, la pièce qu'on veut travailler.

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. MANEGE (mécan.). Angl. Aor«e-mi7/;aN Icm. pferdemuhle. C'est l'uD des modes d'appliquer la force motrice des animaux au mouTemeot des machines. Le manège est formé d'un arbre vertical, communéipent en bois, touriuint dans une crapaudine et dans un collet fortement assujeiiis , l'une sur le sol et l'autre contre une poutre de plancher. Cet arbre porte dans le haut un grand rouet d'angle denté , en bois de charme oa de cormier; et pour que ces dents résistent à Teffort de quatre ou cinq chevaux, elles doivent avoir 0" 0330 à 0* 03dâ d'épaisseur, sur 0* 135 à 0"^ 162 de large. Ce rouet conduit un pignon conique tout en fonte, qai ne doit pas avoir i ou ^ des dimensions du rouet, et même si les machines que le manège doit mettre en mouvement n'exigeaient pas cette vitesse, le mouvement serait beaacoupplus doux en nefaisantce rapport quede \. C est l'axe de ce pisnon» qu'on peut engrener ou désengrener à volonté , qui) porte le mouvement dans les ateliers. Les leviers d'attelage se combinent avec les liens qui soutiennent le rouet, qu'on nomme aussi la couronne; et ces leviers, en nombre égal à celui des chevaux qu'on veut atteler, s'étendent de part et d'autre de Tarbre, horizontalement , à la hauteur de 2 mètres , et reçoivent à leur extrémité les fourchettes en contre-bas où l'on attelle les chevaux. Les bras de levier doivent porter aa moins k, 5 et même 6 mètres de long, parce que^ avec cette dimension, les animaux tirent dans la direction de la tangente au cercle qu'ils décrivent, et toute leur force est employée utilement. Si, au contraire , ils sont attelés sur un bras de levier plus couit outre que leur position se trouve gênée, le tirage se fait en dedans du cercle, suivant une ligne qui fait un angle aigu avec la direction du bras de levier, ce oui anéantit une partie d'autant plus considérable de la force, que le levier est plus court. Ainsi, quand Te local le permet, il faut toujours uouuer aux leviers des chevaux une longueur au moins de 4 mètres. On ne doit pas oublier non plus, dans le calcul des vitesses, que le cheval travaillant ne parcourt qu'un uièire par seconde, en exerçant une force d'envirou 80 kilogrammes; et que d'après cela, un cheval d'une force et d*une taille moyenne, attelé d*un levier de k mètres, ne doit faire et ne fait réellement que deux tours et demi ()ar minute.

On ne saurait donner trop de solidité à Tabsemblage dont il vient d être parlé, car rien n'est plus dangereux que les coups de collier des chevaux au moment du départ. Alii) que la pression contre les épaules des animaux s*exerce uniformément, les fourchettes d'attelle au lieu d'être en bois, sont bites en fonte d*une seule pièce, portante leur sommet un très-fort tourillon qui se loge dans un collier des bras de levier, où il jouit de la faculté de pouvoir tourner, de manière que celte fourchette se prête au luouvement varié des épaules. On obtient ce résultat d'une façon plus simple encore

au moyen d'un palonnier placé sur le côté de la fourchette d'attelle, en bois, dans le haut, qui a la faculté de se mouvoir dans un plan vertical, et dont deux cordes ou chaînes attachées à ses extrémités, descendent et passent sous des poulies placées à la. hauteur des épaules des animaux, et vont ensuite s'accrocher aux colliers de ceux-ci. Cette disposition est ajiplicabie è toutes les fourchettes d'attelage, et prévient les blessures des animaux aux épaules, par l'égalité de pression.

On fait aussi des manèges d'une disposition toute différente , c'est-à-dire dont le rouet et le pignon sont en bas et Taxe en l'air, et qu'on appelle manège de campagne ou manège portatifs parce que leur placement est des plus faeiles, qu'il n'exige aucune construction particulière. On pratique simplement un trou en terre, d'environ 0* 325 de profondeur, et de 1" 95 carrés, f)our recevoir le cadre du manège, des angles duquel partent obliquement des étais qui vont, par leur réunion au centre, soutenir à la hauteur d'un mètre le collier d^ns l'axe du manège, axe qui est prolongé d'environ 0"" 325 au-dessus, et reçoit une forie pièce de fonte à deux ou quatre branches, dans lesquelles sont lixés autant de leviers |K)ur les chevaux. Ces manèges dont Taxe horizontal passe sous terre, sont particulièrement employés pour faire mouvoir les machines à battre les grains. Mais disons maintenant, que les manèges, quels qu'ils soient, sont tellement inférieurs aux machines à vapeur et surtout aux chutes d'eau, que l'usage en devient de moins en moins fréquent dans l'industrie. L'infériorité est d'autant plus grande que la |)uissance doit être plus considérable. Elle provient non-seulement de l'économie ipie présenient les moteurs dont nous venons de parler , mais encore de la difficulté d'atteler à un manège un certain nombre de chevaux , sans qu il en résulte des pertes considérables d'action par l'obliquité des tractions et surtout par l'inégalité ei le peu d'ensemble du tirage. Néanmoins, quand le travail projeté n'exige que deux ou trois chevaux, quatre au |dus, les frais d'une machine à vapeur peuvent être, dans bien des circonstances' supérieurs à ceux d'un manège, et alors on a* de l'avantage à employer ce dernier appareil.

MâNET. Filet en nappe simple, dont les mailles sont proportion uées à la grandeur des poissons qu'on se propose de prendre.

MANETONS (machin, à vap.). Petits le»

viers sur lesquels agissent les barres ou tiges d'excentrique qui communiquent aux tiroirs à vapeurs le mouvement de va-etvient. Les manetons remplissent, par rapport aux petits k>alanciers qui portent les tiges tles tiroirs à vapeur le même office que les manettes elles-mêmes par rapport aux barres d'excentrique.

MANETTE. Manche en fer ou en bois que l'on fait mouvoir è la main pour faire varier la position d'un mécanisme. — Poignée en fer, fixée sur le haut de la barre de la bau-

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