MAM
MAN
che ou planche du moule du maçon piseur. — Instrument de ferdont les jardiniers faisaient usage naguère pour arracher les plants avec leur motte, ou pour faire des trous proprès à recevoir ces mêmes plants. Cest un cylindre creux, mince et ouvert des deux houl:j au moyen d'une fourche de fer, puis attaché par le haut à un manche court, on bois. Cet instrument est coupant et un peu plus étroit par le bas que par le haut.
AiANETTE {mach. à vap.). On donne particulièrement ce nom à deux espèces de lij^es i)lacées h portée du mécanicien : Tune sert échanger le mouvement des tiroirs qui introduisent la vapeur aiternativcment <\es deux côtés du piston, et à faire marcher la machine soit en avant, soit en arrière, suivant les besoins du service ; l'autre qui ne se retrouve pas dans toutes les machines, a pour but de faire marcher la machine à la main dans le |)remier moment, jusqu'à ce que le mouvement communiqué à toutes les pièces par le jeu de la vapeur, permette au ))iston do prendre lui de lui-même, le mouvement de va-et-vient.
MANGALIS (raétrolog.) Petit poids usité dans les Indes orientales qui équivaut à environ 25 centigrammes, et qu'on n'emploie que pour peser les pierres précieuses.
MANGANAÏE (chim.). Sel provenant de l'acide manganique combiné avec une base. Le mangauate lie potasse, qui est le |)lus connu, porte le no ii de caméléon minéral,
MANGANÈSK (chim.). Ant^l. id.; allem.
mangan. Corps snnpUs métallique, qui fut isole en 177^, par Scheele et Galin. 11 est d^uD gris blanc, dur, de peu d'éclat, et sa denstié est do 8,0. 11 répand une odeur désagréable lorsqu'on le louche avec les doigts humides, et ne fond que dans le leu do forge le plus intense. Dans ta nature, on ne rcaoonire ce cor|>s qu'eu combinaison, et surtout h l'état oxydé, comme dans la pyrostusite, Tacerdèse, la {isiloméaneet la braunite ; quelquefois è 1 état carbonate, comme dans la rhodochrolito ou <lia!ogite; ou à l'état silicate, comme dans la rhodonite, la bustamile et l'opsimone; ou enfin à l'état phosphaté, comme dans la triplfte, etc.; et il accompagne communément le fer dans ses minerais, ce qui rend ce dernier plus dur et plus propre à la fabrication de Tarier. En France, on rencontre le manganèse oxydé dans les terrains anciens et ceux de transilion, où il se présente en tilons, comme à llomanèchc, près Mâcon; à Saint-Christophe, dans le Cher; à Saint -Martin de Fressengeas, près Thiviers et aux environs de Neutron, dans la Dordogne; puis dans le département de l'Aude, etc.; à l'étranger, on rite prrnci[)alement le manganèse du Devonshire, en Angleterre, et celui d'ihlcfeld, au Hariz. On fait usage du manganèse oxydé ou peroxyde de manganêit, peur préparer Toiygène et le chlore; et dans les verreries, |)Our détruire la couleur jaunèlre de ccr^ tains verres. Co métal se combine avec l'o* xyKène e» six proportions : il forme prefn'<^reioent avec lui deux babos salifiables
qui sont le proloxyde ou oxyde mangana^, MnO, et le sesquioxyde ou oxyde fiMm^m. que, c'est-à-dire la ôraunt^e des naturaliste, qu'on appelle encore tritoxydedemanga9f$\ Mn*0'; vient ensuite une combinaison ces deux oxydes, l'oxyde manganoso-mn' ganique ou hausn mannite lies miriér:!'' gisles, Mn*0^ ou MnO, M n«0'; pui'. n-) ï)éroxy(ie, la pyrolusite^ MiiO'; et e:i. deux acides, l'actde manganique^ MnO','.
l'acide permanganique, Mn*0'. On rc ornait facilement, dans un minéral, la frt< sence du manganèse, à la coloration verti qu'il communique à la soude, lorsqu'on .: fait fondre avec elle.
L'oxyde de m^!iganè<;e à Tétai d'hyiin:est d'un noir métalloïde qui donne \irr poudro brune; le chlore le transforme t\ proto-chlorure et en hydrate do péroi^dç; cliauiïô au-dessous du rouge, il perd m eau seulement; et, plus tard, il s*endéj:i:de l'oxygène. On rencontre fréquemœe.i les sesquioxyde et sou-hydratc, et sooTeit on les mèie avec le peroxyde; mais cuaicif.il fournit beaucoup moins d'oxj'gècie qo. le dernier, il donne par conséquent une beaucoup moindre proportion do chlore, surtout riiydrate; et il est alors importa:.: do déterminer la valeur des oxydes, l-vv qu'on en consomme de grandes quantiir, comme cela a lieu dans la préparation •: chlore ou la Inbrication des chlorures. 5i !< • oxydes de manganèse ne renfermaient p m.iis d'autre gangue que du sulfate de ir ryte, comme cola a souvent lieu, la proi**'?tion d'acide hydrochlori(iue employée poo les dissoudre serait {iroportionnelle à ^ quantité de chlore qui se dégagerait; Ud^ ils sont fré((uemment accompagnés de c^:* bonaie de chaux qui absorbe, en purepert*» une certaine proportion d'acide; d'où iIksuite que, sous le rapport économique il est urgent, non-seulement de pouvoir «icterminer la valeur d'un oxyde de manpnèso relativement à la quantité de chlur? qu'il peut fournir, mais encore relalivem<ni h la proportion d'acide qu'il exige i>oar<e dissoudre. Gay-Lussac a fourni un procé-Jc pour co genre d'essais. En opérant sur le |'^ roxyde do manganèse bien pur, 3gr. 9W traités par l'acide hydrochlorique, doond litre de chlore sec à ()• et 0*, 76 de pression, qui, reçu dans une dissolution de pota>>< ramenée au volumo de 1 litre, produit oa chlorure normal h 100*. Le titre du chlorun* obtenu avec un autre oxyde, correspomj * la proportion d'oxyde (ju'il renfertne. LV xyde de manganèse peut convertir encbl»"* la moitié de l'acide hydrochlorique, ^t'^' corps étrangers qui I accompagnent en al>' sorbcnt en pure perlo une quantité àé\^^ daut de leur proportion. Pour déterminer la quantité d'acide em{)loyée relativement au chlore obtenu, on sature la liqueur rc téo dans le matras par une dissululion ^^ carbonate do sou Je titrée, et la nro))^'^!^^ employée fait connaître celle de laci*icre*' tée libre. Sous rintluence d*un excès il'«'' xyde de manganèse, 8 grammes par eiciu-
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