‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 34 sur 248 · II · texte numérisé non relu

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MANIPUL&TEUB (chim.). Celui qui manipule.

MANIPULATION (chim.). Du latin manus, main. Se dit en chimie ainsi que dans les arts« de Taction manuelle d'opérer sur les substances. Celte pratique n*esl aidée quà moitié par Tétude des livres; il faut que l'enseignement expérimental et l'expérience complètent cette étude dans le laboratoire.

MANIPULER (chim. arts). Opérer avec la main sur des substances.

MANIQUE (co'rdonn.). Du latin manica^ mitaine. Angl. handlealher; allem. handleder. Morceau de cuir dont le cordonnier s'entoure la paume et le dessus de la main, afin d'empêcher que le fil ciré ne le blesse, quand il serre avec force les coutures. — Le sellier et d'autres artisans encore font usage de la manique.

MANIVEAU. Petit plateau ou petit panier d'osier sur lequel on range certains comestibles pour les vendre.

MANIVELLE (mécan.). Du latin manus, main.Angl.crani; allem. kurbe. Pièce communément en fer et façonnée en équerre, dont Tune des branches se fixe par son bout sur l'axe d'une machine ou d'une roue, tandis que l'autre branche forme le manche par lequel la main fait tourner la machine au la roue. Cette pièce joue un rôle important en mécanique ; car c'est avec elle qu'on transforme le mouvement de rotation en celui de va-et-vient et réciproquement, résultats

au'on obtient en faisant emploi d'un axe à eux manivelles. Dans les machines à vapeur, la manivelle est fixée à l'arbre principal, et c'est sur elle que la bielle agit potr transmettre à tout le mécanisme le mouvement de va-et-vient du piston transformé en mouvement de rotation,

MANIVELLK Brancard avec corde et crochet dont les maçons se servent pour enlever les pierres,— Instrument de fer avec lequel le cordier tend un cordage. — En termes de charron» la manivelle est, soit un essjeu à manche pour conduira deux roues è lll fois, soit une moitié d'essieu pour n'en conduire qu'une seule.

MANIVELLE (impr.). Sorte de demi-lune en tiois creux ou en fer, placée à la partie de la broche qui sert à faire rouler le train d'une presse.

MANNE (commj. D'un mot hébreu qui signifie don, bienfait. Suc concret qui découle de plusieurs frênes et particulièrement du/^ajctnutrottindt/bKa, arbrequi croit surtout en Calabre, dans la Pouille et en Sicile, où cette substance est l'objet d'un commerce important. On distingue la manne en larmes, la manne en sorte et la manne grasse. La fiuifine en larmes se présente en morceaux allongés, prismatiques, blancs, légers et quelquefois avec des cavités en dedans; elle est pfus sucrée que les autres espèces. La fnofifM en eorie se compose de grains d'un jaune blond, poisseux, d'une saveur douceâtreetun peu nauséabonde : c'est la manne des pharmacies. La manne grasse est la plus commune» et toujours elle se trouve

mêlée' de corps étrangers. Pour obtenir la manne, on pratinue, en juin et en juillet, des incisions sur l'écorce du frêne, en ayant eu le soin, préalablement, de disposer au pied de l'arbre un lit de feuilles pour recevoir le suc qui doit en découler. Le suc qui reste sur l'arbre et s'y concrète en gouttes ou stalactites, est la manne en larmes; celui qui tombe à terre est la manne en sorte ; et la partie la plus molle, qui se remplit d'impuretés, est la manne grasse. Généralement les mannes de Sicile sont préférées à celles de Calabre; ces dernières, lorsqu'elles sont en sorte, sont appelées manne capacy^ et celles de Sicile manne geracy. Comme la manne se conserve difiicilement» qu'elle jaunit à l'air et qu'elle y acquiert de i'Acrete, on a cherché, surtout pour les mannes en larmes, è les réhabiliter en les purifiant à peu près comme le sucre. Pour arriver à ce résultat , on les fait dissoudre dans très-peu d'eau, on en clarifie la solution à la manière ordinaire, on y ajoute même un peu de noir animal, et ion en fait couler la solution concentrée sur des espèces de cannes, où la manne se concrète alors en longues stalacti es. Mais on reconnaît cette espèce de falsification à la plus grande convexité de la surface interne de la larme, qui s'est moulée sur un cylindre de plus petit dia^mètre que le troue des arbres.

D'autres végétaux que les frênes donnent des exsudations analogues à la manne. Tels sont, par exemple, le mélèze d'Europe ou larix europea^ dont on obtient la manne dite de Briançon; le cistus ladanifems^qyxï fournit le ladanum ; l'hedysarum a/Aagt, d'où provient la manne alhagi employée dans toute la Perse en guise de sucre; et le tamarix mannifera^ petit arbrisseau épineux de l'Orient, qui produit un suc rougeêtre, tombant de lui-même à terre, et dans lequel des auteurs veulent reconnaîtra la manne des Israélites. Cette substance, au surplus, est encore aujourd'hui nommée iTuifi par les Arabes.

MANNE fvann.). Sorte de panier en forme ronde, ovale ou rectangulaire, à fond plat, assez profond et presque toujours en osier, dont un grand nombre d'artisans font usage pour soutenir leur travail ou leurs marchandises. Ce panier est garni, à chaque bout, d'une poignée qui sert à le tpanbporter d'un lieu à un autre.

MANNÉE. Se dit du contenu d'une manne.

MANNEQUIN. Long panier fait grossièrement en osier et à claire voie, dont on se sert pour le transport des légumes, du poisson, etc. — Espèce de panier d'osier avec lequel on garantit certains arbres dans leur

I'eunesse, contre lattaqne des animaux. ^ lotte à l'usage des chilfonniers. — Se dit, en architecture, de diverses représentations de paniers chargés de fleurs et de fruits, qui servent d'ornement aux édifices.

MANNEQUIN (chirurg.). Figure d'homme ou de femme, sur laquelle les élèves s'exercent à l'application aes bandages et à la manœuvre des accouchements.

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MANNEQUIN (peint.). Fiffure baroaine,

{»lus oa moins grande, aoe Tes peintres et es statuaires couvrent d. habillements ou de draperies, suivant le sujet qu'ils ont à traiter, et qui leur sert de modèle. Tons les membres du mannequin sont à articulation, et Ton en construit en bois et en métal, comme du laiton et de Tacier. On dit d'une flKure qu'elle seni le mannequin^ lorsqu'elle na pas été étudiée sur la nature, ou qu'elle est maniérée contre nature.

MANN£QD1NAGE (archit.). Genre de sculpture employé dans la aécoration des édifices.

MANNEQUINÉ (peint, ital.). Qui est k la manière du mannequin, qui sent le mannequin.

MANNETTE. Petite manne. —Grand panier à deux anses qui reçoit aussi le nom de banne.

MANNITE (chim.). Substance sucrée qui forme la partie constituante de la manne, et qu'on appelle aussi sucre de champignon et grenadine. On la rencontre aussi, en etTet, dans le champignon, puis dans le céleri, la racine de chiendent, le seigle ergoté, la racine de grenadier, les algues, et dans un grand nombre d'exsudations végétales; enlin, elle se produit par la décom^tosition du sucre ordinaire, dans la fermentation du, miel, de jus de betterave, etc. Elle se pré- ' sente sous la forme de cristaux prismatiques, entièrement blancs, très-solubles dans I eau, d'un goût sucré; elle n'est pas susceptible de fermenter comme le sucre véritable; et renferme du carbone, de Thydrogène et de Toxysène, dans les rapports delj" H** 0««. On obtient la roannite, qui fut découverte par Proust et analysée par Liebig et Oppermann, eu traitant la manne par l'espnt-devin bouillant. Elle se dissout alors, et se dépose, par le refroidissement, sous forme de petites aiguilles.

Selon quelques observateurs, l'efflorescence que produit la mannite sur certaines espèces d'algues marines, lorsqu'elles sèchent à l'air, serait une sécrétion opérée par la plante encore vivante; mais dans l'opinion de M. Phipson, au contraire, cette matière sucrée ne prendrait naissance qu'après que Tactivité vitale aurait cessé; elle serait en outre te résultat d'un cas particulier de fermentation, ayant pour effet de désoxyder le Uiucilage végétal et de le transformer en nuinnite. Voici, au surplus, comment M.

Phipson rend compte de cette production : « Si nous supposons au mucilage végétal la formule €*• H" O** qu'on lui attribue, et qui représente la composition de cette substance desséchée k 130 degrés dans le vide, on voit qu'en présence de l'eau et en perdant 1 équivalent d'oxygène, il peut se dédoubler cil 2 équivalents de mannite, ainsi:

Bttctl. Tégéi. -|-estt=:maoiie-f oKigène.

« C'est donc par une influence déêoxydante exercée sur le mucilage, que la mannite prend naissance. Nous savons, en effet, que

cette substance se produit également pendant la fermentation visqueuse, cas dans lequel il se forme une matière visqueuse de In nature des gommes (dans les vins, les bières, les sucs végétaux en altération}, et dans cette circonstance, la roannite produite provient évidemment de l'action désoxydante que la matière qui fermente exerce sur cette substance visqueuse. »

MANOEUVRE. Du latin manus, main, et opuSf travail. Celui qui travaille de ses mains. Ce nom s'applique plus particulièrement à l'apprenti ou au journalier qui sert des maçons, qui gAche le mortier, le plAtre,etc. — Se oit aussi de l'action d'une roachine, du travail nécessaire pour la metlre en mouvement, etc. — En peinture, on appelle manœuvre cftiffi tableaUf la manière dont li est empAté, dont les couleurs sont fondues.

MANOMÈTRE (phys. méc^n.). Du grec ^ocvoc, rare, ténu, et ^t roov, mesure. Angl. manometer ; a 1 1 em . iuftdichtigkeitsmeseer. Nom donné dans le principe, par Tabbé Varignon, à un appareil destiné à mesurer la raréfaction de 1 air, et qui s'étend aujourd'hui à tous les instruments qui servent à mesurer les pressions des gaz ou des vapeurs. L'instrument se compose, communément, d'un tube de verre recourbé en siphon, fermé d'un côté et mis par l'autre en communication avec la vapeur. La branche fermée renferme de l'air, séparé par du mercure de la vapeur arrivant par l'autre branche; et Ton juge de la pression de la vapeur par le volume de l'air contenu dans la branche fermée, en prenant pour base des calculs de la loi de Mariotte, d'après laquelle les volumes des çaz sont en raison inverse des pressions qu'ils supportent. La construction des manomètres offre plusieurs variétés, |iarmi lesquelles on distingue le manomètre à air librCf le manomètre à air comprimé^ le manomètre à diaphragme et à reeeort, le thermo^manomètrCf etc.

MANOMÈTRE ( mach. à vapeur. ). Angl. êteam-gauge: allem. dampfmeseer. Instru^ ment qui bert à indiquer la tension de la va-

t>eur dans la chaudière d'une machine. Dana es machines è basse pression, cette tension peut se mesurerpar la hauteur de la colonne de mercure que la vapeur est capable de soutenir ; dans celles à moyenne et h haute

Sression, la tension de la vapeur s'élevant à , 4, S et 6 atmosphères, la colonne de mer-

mercure, des appareils difficiles è monter et à maintenir è cause de leur grande hauteur. 11 s'ensuit que les tensions élevées se mesurentd'ordinaire au moyen de la compression d'un certain volume d air renfermé dans un tube de verre, ce qui réclame deux espèces de manomètres : le manomètre àair /t6r€,et le manomètre à air comprimé. Le premier» ou manomètre à basse pression, se compose le plus souvent d'un tube en verre recourlié dont une des extrémités s'ajuste avec do

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mastic sur on de3 tuyaux do vapeur ou sur la chaudière mAme, taudis que Tauire extréiaUé est ouverte; on remplit le tube de mercure à moitié; quand ia vapeur .presse dans la branche du tube qui est en communication avec elle» le mercure descend dans cette branche et remonte dans l'autre; et Ton mesure lapresision de la vapeur par la différence de niveau du mercure 4ans les deux branches. Le manomètre A air compri nié ou A haute (iression se construit de même que le précédent; seulement, la branche du tube qui oe communique f»oint avec ta vapeur» est fermée et contient de l'air qui se comprime en raison de la pression de Ja chaudière; et ta l^raduatioa de Téobelle se fait d*une maoiène •analogue^ U est indispensable de placer un petit robinet au-dessous du manomètne, car si un accident venait è briser le tube de cet instrumentai! serait difficile de maîtriser la vapeur qui sortirait du tuyau, et ilfaudrait peut-être arrêter la machine et laisser échapper dans l'air toute la vapeur de la chaudière. Att-oontraire, par le moyen du robinet que J'aa ferme au besoin, la communicalion de Ja chaudière avec Je tuyau est interceptée, et 4*011 «peut alors raccommoder iœmédialejnent te anaBomètre, sans aucune {)erte de vapeur^ sans arrétarle travail de la machine. Les manottètpes des machines sont sujets à «quelmies erreurs qui sont aioâ indiquées {îar M. Félix Toumaux i

c La graduation se fatsa»t4 l^ir iroid» et 4a teniperaUire d'une chambre où se trouve lamaonine B*éievant en étéfusqu'è Met U degrés, Tair renfermé dans le tube se dilate en raison de celte chaleur «t résiste h la pression de la vapeur, il en résnlte q^ie les pressions indiquées sont moindres que les pressions réetles. Mais cette cause d'erreur ne se présente que le premier jour, car dès que Ton a cessé le feu et arrête «une seule fois la machine, le vide qui se produit dans la chaudière appelle à travers le mercure l'excès d^air oilaté, et le manomètre se trouve ainsi réglé de lui-même pour la tempéroiure de la salie, tant que celle-ci ne change pas, ce qui a Ken à'peu de différence près, pendant Je temps du travail. Quand on arrête ia tmaohine plusieurs jours de suite en hiver, il peut arriver cpie fa tempérsftore de la sallebaissant oonsidérafblcment, l'air précédemment dilaté se comprime et laisse monter le mercure dans le tube ; mats ce iiail est sans importance, parce que, quand le travail reprend, Ja températnre ne tarde pas à 8''élever de nouveau, et le manomètre esttoujowrs bon lorsqu'à ta température de la salle échauffée il marque zéro, avant que la vapeur ne se développe, néanmoins il est bon^s*en assurer. Vît autre cause d'crneur peut provenir de la vapeur qui passe qoeiquefeis à travers le mercure et vient se mêler è Pair comprimé dont efle change la loi de ditatation. Cet effet se corrige de même que le précédent, de lui-même ; il est d'ailleurs compensé bar une autre variation que subit la quantité d*air comprimé contenu

dans le manomètre. Celte variation eal due à rabsorptioii d'une portion d'air, soit parie mercure avec lequel il est en coaiact, soit par l'huile que l'on place sur le mercure fiour l'empêcner d'adhérer au tube de verre. Ces causes d'eârreur nécessitent une vériication Iréquente et minutieuse des manomètres. »

Le manomètre n'^st employé que daros las machines fixes, et l'on n'en fait point usage pour les locomotives. Il ne faut pas confondre, en effet, cet instrument avec le tube de verre placé contre ià chaudière, «ms les yeux du mécanicien, et qui a pour objet d'indiquer le niveau de l'eau dans l'appareil

MANOMÉTRIB (phya.U Art de se servir du manomètre.

MANOMÉTRIQUE (phys.). Qui a rapport au manomètre ou à la manométrie.

MANOQUË (comm.). Petite botte de feuilles de tabac sèches et Jtriées qu'on réunit et qu'on lie par leurs pétioles.

MANOSCOPR (pîiys.). IHi grec pcvAç rare, et ffxoiricd, j'examine. Instrument propre à apprécier les variations qu'éprouve la densité de l'air. Il consiste en une balance qtii offre, à l'un de ses bras, une boule de cuivre, vide d'air et très-volumineuse; puis, % Tautre bras, an très-petit poidsfaisant équilibre à la boule. Celle-ct, perdant plus oii moins de son poids selon que le volume d'air

au'elle déplace est plus ou moins dense, le éftiul d'équilibre qui en résulte se trouve indiqué par le nombre de degrés que parcourt un index sur un arc de cercle qui se troove au milieu de la balance.

MANOVF (comm.). Sorte de lin qu'on tire du Levant.

MANOVVKIER. Angl. jr^mmeyman; al lem.

tafflôhner. Homme de peine qui travaitle à la jonrnée.

MAMSA'RD (fond.). Sorte de ^erge de fer.

MANSARDE (archit.). Chambre que Ton pratique dans un comble brisé, et de manière que la partie inférieure, qui forme Tégoût, soit roide et presque à plomb de mur, tandis que la supérieure, qui porte lefallage a une pente plus douce. On perce des luoarnes è cette ctiambre pour en éclairer Tintérieur. L'idée de cette constrtrction est attribuée è Mansard, dont au moins elle porte le nom. On appelle comfr/e ou toit enfnansardêf ceini qui est brisé ;ot étage enmansarde^ celui dont les chambres ne sont que des mansardes.

MANTE (comm.). Bu latin mantellum^ fait de mantis, main. Grande couverture de lit qu'on fabriquait autrefois à Paris, à Montpellier et à Avignon.

MANTEAU ( cost. ). Du latin mantéllum.

Vêtement long, ample et sans manches, que l'on place par-dessus les autres habits et qui enveloppe tout le corps.

MANTEAU. Se dit du bout d'une pièce d'étoffe de laine, qui se trouve du côté du chef, et qui lui sert d*enveloppe. — On donne aussi ce nom ài'enveloppe extérieure d'un moule, qui laisse un certain «space entre elle et le no^au. ^

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DE TESCfflfOLOGlE.

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