HAR
MANTEAU. Foy. Ghavs.
BIâNTEAU D£ CHEMINEE (arehii.). Ang.
chimney-mantU ; allem. rauchfamf. Partie de U cheminée qoi sailHi dana la cnambre. ^ Se dit égttemeiit d'on barreau de 1er qui, dans fine ch^sminée, porle sur les jambages et soutient le manteau eo maçonnerie.
MANTELET (cost.). Sorte de naanteau à l*u$;«ge des femmes, aont la forme et Téioffe varient selon qu'il eal porté en hl?er ou dans la belle saison.
MANTELET ( carross.). Pièce de cuir qut s'alial devant la portière des calèches.
MANTELINE ( cost.). Sorte de mlmteau que |K)rtait autrefois les femmes de la camjMigae.
MANTILLE(cost.}. Longue et largeéeharpe noire que portent les femmes en £$pa« gne» et que Ton a adoptée en Franceà diverses reprises.
MANT(K«NET (serrur.). Angl. caich: ail.
Windhaken. Pièce de fer qui sert ë recevoir le bout des loquets ou des loqueteux, pour tenir une porte fermée, et qui fait quelque fois partie de la platine, comme dans les serrures h ressort dont le pêne mouvant sert de loquet; mais c'est particulièrement dans le système du lor^uet ordinaire qu'on em* ploîe le mantonoet. Cette pièce se place dans le montant* à c6ié de la porte, par une pointe simple ou double; lorsque le montant est en bois, ces (lointes sont droites; mais lorsqu'il est en pierre ou en pl&lre, la pointe ou les pointes sont recourbées ou fendues, ado de retenir, par le moyen du plâtre, lors du scellage, le mantonnet h une f'nlaille dans laquelle s'engage le loquet lorsque la porte est fermée. On est obligé de le soulever pour le dégager du mantonnet et ouvrir la porte.
MANTDRE. Fil de fer qu'on a brûlé par plaoe.
MANUEL. Ouvrage qui présente, sous un petit format, l'essence de |)lusieurs traités, plus ou moins étendus, sur un art ou une science quelconque. Le manuel, qui prend &on nom de ce qu'on peut Tavoir constamment sous la main, doit être rédigé de manière è se trouver à la portée de toutes les intelligences.
MANUELLE (corder. ). Outil qui sert ) tordre les cordages.
MANUFACTURE. Du latin manus, main, et /ocere. faire» Augl. manufacture: allem. manufaktur. Ce mot, qui s'emploie le plus roinmunément comme synonyme de fabrique, signifie pourtant un établissement d'une importance que n*ont pas la plupart des fabriques proprement dites, et la manufacture présente presque toujours un personnel infiniment supérieur. Les manufactures ne datent en France que du règne de Louis XIV, et elles ont toujours été et sont encore inférieures en nombre et en grandiose, A celles de l'Angleterre et de la Bel- Ktque. On compte cbez nous, aujourd'hui, environ M,000 manufactures, usines et fabriques, dont quelques-unes sont possédées par FEtat, telles que les manufactures
de tapis des Gobelins, de la Savoiinerie et de Beauvais; la manufactute de porcetoio» de Sèvresçles iiianufaclttresd''aniiesd»Sâint- EtieiMre, de ChftteUerault, de Tislle et de Muizig;les manufactures de tabac, inai me* nues en monopole; et quelques.f8briKfoe8 de poudre 1» canon.
MANUFACTURIER. Angl. manufacturer; allem. manufakiuriêt. Celui qui est propriétaire d'une manufacture. Se dit quetefuefois aussi de l'ouvrier qui travaille itans celle-
MANUSCRIT (impr.).Uu latt n fNanu9t,mai R, et scriptum^ écrit. Angl. eopy; allem. w^ nuicript. Se dit de l^ouvrage écrit è fa nain qu'on livre è l'impression. En termes d'atelier, le manuscrit est appelé copie,
MANUTENTION. Du latin mmiu $$nere, tenir en main. Lieu oà se fabrique le pain destiné h la troupe.
MAON (métrolog.). Poids usité dansllnde.
Le maon du Bengale vaut 33 kilogrammes 86U); celui du bazar, 37 kitogram. 2^70.
MAPPEMONDE. Du latin tii(i|»pa, serviette, toile^ et munduê^ monde. Cartegéograpbique qui représente la surface du globe terrestre, partagée en deux hémisphères.
MAQUE. Instrument avec leqitel on donne la première préparation au chanvre pour )e réouire et) filasse après qu'il a été roui. La ma que reçoit aussi le nom de Anijfojre-
MAQUELETTE. Petite massue.
MAQUER. Rompre le chanvre avec la maque.
MAQUETTE. De l'italien moccAte^rar petite tache. Se dit, en sculpture, d^un modèle informe et en petit, d'un ouvrage de rondebosse, il ya des maquettes en cire, en terre» etc. — Les peintres donnent aussi ce nom à une sorte de mannequin qui leur sert à former des groupes.
MAQUETTE (armur.). Ang. plaie , allem.
roArscAtene. Lame ébauchée.
MAQUIGNON. Du latin mangoj mangoniê^ fait du grée ^ptant^ intrigue, ruse. Mar* chand de chevaux.
MAQUIGNONNAGE. Trafic du maquignon.
Se dit aussi d'un commerce illicite et secret.
MARABOU ( comm. ). Nom que porle on oiseau du genre cigogne, qoi habite Tlnde et le Sénégal, et dont les plomes de la queue servent è former des panaches élé-
S[ants et légers qui ornent ta coiffure des emmes. Ces plumes sont duveteuses etd]uQ beau blanc. Il y a aussi des marabous noirs, mais ifs ne sont pas estimés.
MARABOUT (ruban.). Sorte de ruban qui est le plus beau (larmi ceux quisoot degaxe. Il j en a d'uni et de façonné.
MARABOUTAGfi (manuf.). Apprêt go'on fait subir aux soies destinées à fabnquer des crèues. Il consiste en on nooveao tors donné a la soie teinte et dont feffet est d'augmenter sa force en réduisant sa longueur de fc à S p. 100.
MARABR A ( inst. de muii.).' Instrument arabe qui a deox cordes è l'unisson et dont le corps est recouvert des deux cAiés d^one
HAll
MAR
peau tendae. On joue de cet instrument au moyen d'un archet.
ItfARAICpËR. On donne ce nom i Paris, à une classe de jardiniers qui cultivent les légumes dans des terres qui n'étaient anciennement que des marais, et qui, par conséquenti sont toujours an-dessousdu niveau qui les environne, ce qui favorise au surplus les travaux qui s'y exécutent, parce que ces enfoncements profitent mieux, à certaines époques, des rayons solaires, en même temps que leur situation est plus favorable à retenir l'humidité, lorsqu'elle est nécesfiaire
maraîchère (Cult€be). Celle qui est consacrée à la proauction des plantes légu* mi ères.
MARAICHIN (écon. asric). Nom que portent les bœufs élevés dans les marais du Poitou et de l'Aunis.
MARAIS (écon. agric.}.Du latin tnariscuSf jonc marin. Terrain de plus ou moins d'étendue dont la surface est habituellement couverte d'eau. Le premier essai réxulier de leur dessèchement eut lieu en 1779, par Boncerf et Courvoisier. On appelle marais verts f ceux qui sont recouverts d'une couche de gazon ou d'herbes dont on obtient quelquefois un produit en fourrage ; et marais à iourbef ceux dont les filantes conviennent particulièrement à la formation de la tourbe.
MARAIS SALANTS (comm.). Ces marais, qu'on appelle aussi salins^ sont des terrains plats, voisins de la mer, que viennent inonder les eaux de celle-ci, et que Ton dispose de manière à pouvoir retenir les eaux, afin d'en recueillir, par évaporation, le sel commun ou chlorure de sodium qu'elles contiennent. Les marais salants se composent, en général, d'abord d'un vaste réservoir, dit l'of, placé en avant des marais proprement dits, et plus profond qu'eux. Ce réservoir communique avec la mer par un canal que ferme une écluse ou varetgne; on le rem-
Elit, sur les bords de l'Océan, h la marée aute; et sa destination a pour objet de conserver l'eau qui y dépose ses impuretés et sert ensuite à remplacer celle des bassins il mesure qu'elle s'évapore. Après le réservoir vient le âafm, qui est divisé en un grand nombre de compartiments, lesquels sont séparés par de petites chaussées propres à moltipiier les surfaces pour augmenter l'évaporation, et i recevoir les eaux de plus en plus concentrées. Ces compartiments communiquent entre eux, mais l'eau n'arrive toutefois d'une case à l'autre qu'après avoir parcouru une suite de canaux ou maures. Les marais salants sont exposés d'ordinaire à l'action des vents du nord-nord-ouest et du nord-est; c'est en mars que l'on fait entrer l'eau de Ia mer dans les salins; et l'on juge que le sel va bientôt cristalliser lorsqu il commence à rougir, indice après lequel elle se couvre d'une pellicule de sel qui coule au* fond. Ofi retire le sel sur les tmtites chaussées qui séparent les comparliments, oii il commence à s'égoutter ; et
Ton répète cette récolte deux ou trois fois par semaine, depuis le mois de mai jusqu^au mois d'octobre.
C'est dans les départements de l'Ouest que sont établis nos plus beaux marais salants, et particulièrement h Peyrat, h Marennes, au Croisic, à Savenay, etc. ; dans le Midi, a Hyères, è Peccais, etc. Sur les c6tes de Normandie, où le climat ne se prête pas h ce genre de fabrication, on se borne è faire arriver l'eau de la mer sur de vastes terrains glaises, qu'on a recouverts d'une couche de sable fin. L'évaporation, activée par cette
Eratique, donne un mélange de sel et de sale; le mélange, ramassé en tas et desséché à l'air, étant ensuile lavé avec de l'eau de mer, donne une liqueur saline très-concentrée, qu'on évapore ensuite dans des chaudières de plomb et sur le feu, ce qui donne un sel blanc et assez pur. Cette méthode est appelée par bouillon. Dans les contrées septentrionales, on enlève les glaçons que la gelée forme dans les marais, et la liqueur qui reste est une eau saline que l'on concentre de plus en plus, en réitérant le même procédé jusqu'à ce que l'eau soit saturée et qu'on en puisse, avec peu de frais, retirer le sel par ébullition. Les glaçons ne se forment qu'aux dépens de l'eau à peu près pure, et l'on sait que c'est même un moyen dont les navigateurs font usage pour extraire l'eau douce de la mer. Les marais salants de la France fournissent annuellement environ 3 millions de quintaux de sel. Ceux du Portugal sont les plus estimés. Voy. Srl.
MARAJOLO (monn.). Monnaie effective de Bologne, qui vaut deux sous du pays.
MARAUDER. En termes de pêcheurs uor* mands, c'est raccommoder un filet.
MARASQUIN (boiss.). Liaueurspiritueuse qu'on obtient en faisant infuser dans de Talcool, une espèce de petite cerise que les Italiens appellent marasca. On fabrique parti* culièrement cette liqueur à Zara, en Dalmatie, et on l'imite aussi en France, mais cette dernière est très-inférieure.
MARAVEDl ou MARAVÉDIS (monn.).
Monnaie de cuivre qui avait cours autrefois en Espagne et correspondait à un centime et demi. C*est aujourd'hui une monnaie fictive dont deux forment un ochavo, et 34 un réal.
MARBRE (miner, comm.). Du latin itiormor^ en grec iiàppMpQç^ même signification. Angl. tnar(/e; altem. marmor. On donne ce^ nom aux calcaires ou cartx)nates de chaux dont la dureté est assez grande pour recevoir le poli. On fait choix, pour les arts et les constructions, de ceux de ces calcaires qui ont les couleurs les plus pures, les plus vives et les plus variées. La pesanteur spécifique des marbres varie suivant leur structure, et celle de Paros est la plus considérable. Ils ont, pour caractère^ distinctifs, de se réduire en chaux vive par la calcinatioo, do se laisser raver par une pointe de fer, e* de se dissoudre en. faisant effervescence» dans les acides nitrique, sulfurique et muriatique» étendus d'eau. L'état cristallisé de«
MAR
DE TECHNOLOGIE
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marbres statuaires tient aux modifications qu'ils ont éprouvées par suite de la baute température à' laquelle ils ont été amenés |K)stérieurement à leur dépôt. Il résulte d'eipériences de sir James HalU que la pression modifie essentiellement les effets de la chaleur, et que les calcaires qui se convertissent en chaux, à ciel ouvert, conservent au contraire leur acide carbonique lorsqu'ils sont comprimés. Ils deviennent même, dans ce cas, fusibles et cristallisâmes; mais Faraday pense que la pression n'est pas nécessaire, et, selon lui, le carbonate de chaux ne se décompose pas sous la pression ordinaire, lorsqu'il s'ficbauffe sans la présence d'un autre gaz. La Grèce, ritalie, la France, l'F^pagne, la Belf^ique et u antres CGOtrées encore sont très-riclies en marbres. Les Grecs, qui en possédaient de fort nombreux et de fort beaux, n'eurent jamais recours à l'étranger pour ce produit; il en était de môme des Egyptiens; mais les Romains allaient en chercher dans tous les Ws^ et ils ouvrirent dans chacun d'immenses exploitations. Nous établirons les divisions suivantes pour classer les principaux marbres connus.
Mahbabs blancs ou Marbrbs sacgharoï- DE:(. Le plus célèbre est celui de Paros^ qui servit à la composition de la Vénus de Médicis et de la Vénus dii Capitole. Le pentélique^ qui s'extrayait aux environs d'Athènes, sur les monts Pentélique et Himette, était d'une blancheur éclatante, avait des reflets noirs, était quelquefois mélangé de falc argenUl ou verdAtre, et il fournit la tète d'Alexandre, le torse de Bacchus, la tète d'Hip- [)ocrïite et la statue d'Esculape. Le marbre thasien^ que l'on tirait de l'île de Thasos, en Thrace, donnait de très-beaux blocs.
L'Antinous du Capitole avait été fait avec le marbre de Luni, Celui de Chio s'exploitait dans cette lie, au mont Pelleno. Le cipolin l'était en Grèce et en Egypte, et offrait un mélange de mica, avec oes bandes ondulées, blanches et vertes. Venaient ensuite les marbres de Luria^ de Campant de Carrare, etc.
Mabbbbs BLSus. On désigne d'abord ainsi le marbre turquin ou bardigle, qui est d'une tei nte gris ardoisé, et qui s'extrait des carrières de Seravezza et de Carrare. Les carrières délia Spiaggia et de Luchera, à Seravezza, fournissent ensuite le bleu fleuri; et le marbre iVAêpin^ dans la vallée d'Argelez, a le fond d'un bleu olus ou moins foncé et jaspé de blanc,
JMabbres gris. Le plus recherché est la sainte-anne^ qui est è veines et taches blancht»s.
5IABBBK8 JAUNES. La brocaUlU de Sienne (*st veinée de pourpre et de rouge violacé; le jaune de Vérone est d'une teinte uniforme ; le nankin de Valmiger^ dans le département de l'Aude, est d'un jaune terne varié parles coquilles ; le jaune antique ne se trouve plus que dans les mosaïques et les colonnes du Panthéon à Rome.
M ABBBBs hoiRS. Il j a le noir antique uu
marbre de JLucuI/ua, originaire de la Grèce ; le noir de Flandre^ le noir de Namur^ la noir de Dinan^ etc.
Marbres rouges. Le rouge antique s'extrayait des montagnes situées entre le Nil et la mer Rouge, et il était sablé de petits points noirs; le Languedoc ou ineamatf est raôlé de blanc et de gris en zones contournées ; le royal roti^e, de Franchimont, et le Malplaquet, ont un fond rouge elaip, mêlé déteintes blanches, grises et bleufltces; la pierre d'Avesnes est un marbre blanc mêlé de rouge brun, avec des veines blanches, cendrées et bleues; la grisotte est d'un rouge brun et composé de myriades de nautiles; il y a ensuite le rouge de Vérone^ le rouge de Seville, le rot^e de Molina^ le rouge de Èoyne, le rouge de Âatisbonne^ etc.
Marbres verts. Le vert antique ^ qui s'exploitait en Macédoine et en Thrace, est composé de rognons anguleux de serpentine et de calcaire saccharoîde; puis viennent le vert di'Egypte^ le vert de mer, le vert poireau, le vert de Sujre, et le vert de Flo^ rente, qui sont composés d'un mélange de serpentine ou de talc avec du calcaire.
RaicHES. Marbresèfragroentsanguleux. La brèche violette antique estfurmée de la réunion de fragments de calcaire blanclaiteux et lilas, provenant de l'Ile de Skiros; Vafricaine est composée de fragments de gris rouge et violet, réunis dans un fond noir; la tarentaiie est d'un brun chocolat et empAtée de fragments jaunes ou blancs ; la oriehe d'Itcute est à fond brun et à taches blanches ; la brèrhe de Tolonet, en Provence, a le fond jaunâtre avec des fragments gris, bruns et rouges; celle de Marseille, ou brèche de Mem^ phiâ, est composée de fragments, gris et bruns, réunis par une pâte rou^eAtre; celle de Dourlers est formée de calcaires cendrés,, blancs et rougeAtres; celle ûEtrotungt^ aux environs d'Avesnes, de fragments gris et verdfttres; celle des Pvrénôes d*une pAt»rouge brun, avec des fragments noirs, gris et rouges; celle de Baudéau, près Ragnèresde-Rigorre, est noire avec des veines rouges; enfin« il y a des brèches roee antique, fleur de pécher, d^Alet, de Saint^Roman, de Ca$^ tille- Vieille, etc.
LuMACHELLEs. On donue ce nom, qui vient du mot italien limachia, limaçon, à des calcaires coquilliers. Les variétés les plus recherchées sont la lumachelle de Cae* traeani ou d'^a^rocan, marbre antique que l'on croit venir de l'Inde; la lumaeheUe ^Espagne, appelée aussi brocatelle, et oui est (Tune pâte jaune; la lumachelle d^ltmie, d'un jaune iiAle avec des coquilles converties en spam calcaire blanc, le drap mor-tuaire ou lumachelle noire antique; la granitelle noire de Ligny, près Mons ; la lutna^ chelle noire de Luey-te^Bois, en Rourgogne : celle de Narbonne, et celle de Carinlhie, qui est opaline, chatoyante, d'un gris sombre avec des coquilles d'un blanc grisâtre k reflets rouges, verts ou orangés, et que l'on place au nombre des pierres précieuses.
Marbres bréghoides. Ils sont sillonné*
M\ll
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par une multitude de petits Rions de couleurs différentes de cellô de la masse. Le portor est le plus célèbre de ces marbres. It est noir, sillonné de veines jaunes pu rou-
Ïeâtres; le plus recherché provient du cap ^oriO'Ymeris et des liés PalmeHa et Triil^ttOi aux environs de Gènes ; mâi^ on en trouve aussi en Espagne et i Saint-Maiimin, dans le département du Var.
MARfiREs pouDiftduBs. Ils sont composés de fragments arrondis^ et i*on distingue particulièrement parmi eux« celui qui porte le nom de piedrà almandrada de laê Canterast lequel est formé de petits galets rouges» jaunes et Doirsi réunis par un ciment rouge.
Les marbres, comme personne ne Tignore, sont employés à faire des statuts, des colonnes, des chambranles de cheminées^ des dessus de meubles, etc.; en Italie et autres lieux on en construit des palais entiers; dans les Pyrénées, il est plusieurs localités, comme dans le département de l'Aude, par exemple, où les maisons sont b&ties en partie aussi avec divers marbres. On ne commença à faire usage de ce calcaire pour les statues, que vers i an 560, avant Jesus- Ghrist. On polit les marbres à Taide de poudres dures, telles que le grès, le sable argileux, là pierre ponce, le colcothar, et la limaille de plomb mélangée de noir de fumée. Oii fait des marbres artificiels, en collant ensemble des fragments de ce calcaire^ au moyen de la gomme laque appliquée à obaud sur le marbre également chaud.
MARBRE (indust.). Pierre pour broyer les couleurs, des drogues, etc.
MARBRE (impr.). Angl. imposing Hane:
allem. seUitein. Pierre sur laquelle on impose et on corrige. Cette pierre est généralement remplacée aujourahui par une table de fer, mais on continue à appeler celle-ci marbre. On donne le même nom à la pierre enchâssée dans le coffre de la presse. .
MARBRER. Faire des marbrures sur une étoffe, du papier» Ia tranche d*un livre, etc.
MARBREUR. Ouvrier dont le travail consiste à faire des marbrures sur le papier ou sur hi tranche des livres.
MARBRIER. Celui qui travaille le marbre ou eu fait le commerce.
MARBRURE. Imitation du marbre sur le i>apier% la tranche ou la couverture d'un livre.
MARC (métrolog.). Du latin ttarea^ formé de Tallemand markf marque, mesure. Poids dont on faisait usa^e autrefois en France, et qui sert encore aujourd'hui dans plusieurs contrées, particulièrement pour les matières précieuses^ L'ancien marc de France représentait les deux tiers de la livre de 12 onces et la moitié de celle de 16 onces; il se subdivisait en 8 onces ou en 6k gros, en 192 deniers et en 1^608 grains ; il pesait 2(h4^75 de nos grammes ; et l'on distinguait le marc de Troyes et de Paris, qui pesait 260 gr., 65; celui de Limoges, du poids de 2W) gr. 999; et celui de Tours, qui était de 237 gr. 869. On ne commença à employer le v^'»*<*| *^d
France, qu*auxii* siècle, soti^ Philippe i" et Louis le Gros; et au xiV® élècle, le roi Jean, doublant le tnarc, Bt k livre de 16 onces, qui fut appelée poids de tharà. Un arrêt du conseil d Etat, de l'année 1703, flia la valeur du marc d'or à Vlh livres 10 sous 10 deniers, et celle du marc d'argent fin, à 31 livres 12 sous 3 deniers. Aujourd'hui, la valeur du marc d'or est d'environ 800 francs, et celle du marc d'argent d'à peu près SO francs. En Allemagne, le marcde Cologne ou marc prussien, qui est le plus usile, pèse 233 gr. 856.
Le marc s'emploie communément sous la forme d'un poids en cuivre, composé de
Elusieurs poids en forme de gobelets, emoltés les uns dans les autres et pesant ensemble 8 onces Ces parties, qui se séparent i volonté, sont au nombre de 8, y compris la boite ; et celle-ci pèse h onces ; la 2* pièce, 2 onces; la 3% 1 once; la h% lf2 once; la 5', 2 gros ; la 6*, 1 gros ; la 7' et la 8', 1;2 gros chacune. Dans le commerce, on désigne par Texpression au marc le francy la répartition à faire, entre plusieurs intéressés, d'une somme è payer ou è recevoir, en proportion de l'intérêt qu'ils ont dans l'affaire, répartition gtii serait en établissant^ à l'aide d «ne règle de société, ce qu'un frattt doit donner de perte ou de bénéhce.
MARC (monn.). On donne ce nom h diverses monnaies allemandes qui| toutes, se divisent en 16 êchillings de 12 deniers chacun. Le mart courant^ monnaie réelle de Hambourg, vaut, ainsi que celui de Lubeck, 1 franc 53 centimes; le mare banco est de 1 franc 88 centimes; et le marc danois^ monnaie de compte , correspond k 94 centimes.
MARC. En latin amurea. Reste des fruits ou des herbes dont on a extrait le jus au moyen de la pression ou par celui de Vébullition, comme du raisin^ des betteraves, des olives 9 des pommes et des poires, du café, etc. On peut obtenir du marc de raisin, par distillation, une eab-de^Vie pAsëable; et de celui du café» une boisson qui tohserve encore de la force.
MARCASàiTE; Roche compi^âée de sulfure de fer, et è laquelle on donnait autrefois les noms de pyrt^e blanche unénieûle et de pierre de eanlé. Ce dernier nom lui venait de ce qu'on se persuadait alora que^ portée en bague, elle indiquait, par son plus ou moins d'éclat, la santé plus ou moins bonne de celui qui la possédait ou qui la regardait. On a trouvé, dans les sépultures de6 Incas, des plaques de mansassitequi probablement avaient servi de miroirs.
MARCELINE (manuf.). Angl. persian:
allem. marzelin. Sorte d'étoffé de 60i6 oui se fabrique en Perse.
MARCHAGË, MARCHER (céram.). Angl.
tempering; allem. ireten* Actioth dé pétrir avec les pieds, la terre destinée h la labrication de la poterie.
MARCHE (arohit.}. Degré qui seM h inonter un escalier.
MARCHE (manuf.). Angl. irwU^; «Item.
iS5
MAR
DE TECHNOLOCIE.
MAR
rang. Pièce de bois ou sorte de pédale sur laquelle Toutrlef pose lé pied pou^ faire moutoif Son métier.
MARCBE-PAUCO (archit.). Marché qiii forme le bord d'un palier d'escalier.
MARCHEPIED. Petit meuble qu'on met sous les pieds lorsqu'on est assis. — Degrés en forme d'estrade, qu'on pratique dans le clHfeur des églises, sous les stalles. ^Espèce de degrés ft charnières brisées, qui servent è monter dans une voiture.
MARCHEPIED (chem. de fer). Angl. foot 6o(trtf;allem. fuisttitt. Petit plateau de Dois ou de fer suspendus d'une manière file au corps des wagons et autres voitures, par des tringles de fer au-^devant de chaque portière. Sur quelques chemins de la Belgiaue, les rosrcnepieds, au lieii d'être isolés les uns des autres, forment une surface continue qui règne sur toute la longueur de la voilure et sur laquelle peuvent circuler les conducteurs, durant le trajet, pour s'assurer de l'éiat des lovageurs. '
MARCHEPIED (impr.). Planche semblable i un pupitre, que Ton fixe au plancher, et sur laquelle les ouvriers posent leurs pieds en tirant le rouleau.
MARCHER (chapellj. Du latin vaticare, écarter. Marcher litone d^un chapeau^ c'est la manier à froid ou à chaud.
MARCHETTB. Petite planche qui tient un piège tendu.
MARCHETTES (manuf.). Angl. itnaU treadlti; allem. irittchen. Petites marches d'un métier à tisser.
MARCHEUX (corroj.). Fosse pour corroyer.
MARCHOIR (céram.]. Angl. tempering" room; allem. trttêl^lie. Emplacement où se pratique le marchage de la terre à poterie.
MARE (écon. rur!). Du celtique mar^ mer. Auge circulaire dans laquelle les olives sont écrasées par une meule.
MARÉCHAL. Du celtique mare^ cheval, et ca/. préposé. Angl. marshal. L'art du maréchal se divise en deux parties distinctes : le maréchal ferrant et le maréchal gro9iier ; mais toutes les deux sont communément exercées par le même ouvrier. Le maréchal ferrant est celui qui ferre les animaux et qui, d'ordinaire, est à la fois artisan et vétérinaire. Les principaux outils dont il fait usage, sont un marteau nommé brochoir^ qui sert à im|ilanler les clous ; des tenailles appelées irieoises avec lesquelles on coupe la (ioiate des clous, on les arrache et l'on forme un point d'appui pour les river; une ))etite pioce propre, d*un côté, à retirer une |K)inte de clou, et qui de l'autre c6té porte une rénfeiieei une gouge pour fouiller dans le pied ; un rogne-pted, formé d*un morceau d*acier, tranchant d'un côté ; un repouêsoir ou poinçon^ qui sert à déboucher les fers, ou a faire sortir une pointe de clou du pied du cheval ; et des clous préparés pour servir .^ l'instant. Ces clous sont ordinairement forgés par le maréchal lui-même et élisent quelques précautions. Ils doivent être laits avec du fer Irès^oux ; leur tige doit être
longue, mince et facile à plier ; la tètd, pour les clous ordinaires, doit être plate pardessus ou pyramidale lorsqu'on veut ferrer à glace; et elle doit toujours être pvramidale ou conique par-dessous, selon la forme que l'on a adoptée pour l'éiampe qui a servi pour étamper les trous du ier« Pour avoir une forme constante, il faut étamper la partie supérieure de la cloutière^ avec la même étampe qui sert pour étamper les feri ; alors le clou remplit exactement Télampure» et le fer s'use presque jusqu'à 1 ou 2 millimètres d'épaisseur. Le maréchal grossier est ainsi nommé parce qu*il s'occupe spécialement de gros ouvrages. Tels sont ceux destinés aux voitures^ comme les essieux, les arcs-*bOutants, les *siéges, les crics, et généralement toutes les ferrures qui entrent dans la con** fection d'une voiture*
MARÉCUALERIE. Profession de maré^ chai. Art do ferrer, de panser et de traiter
Ias pIiavaiix
MARÊtiRAPBE (hydraul.). Instrument propre à enregistrer les phénomènes de l'ascen** sion de l'eau. Inventé par M. Wasner neveu» de Paris, il fut admis a l'exposition universelle de 1855.
MARÉOGRAPHE (mar.). IdStrument de Tinveotion de M. Chazallose.Ii est porté sur le tlot, et trace lui-même les aooidents dû mouvement de la mer.
MARGARATE^ (chim.). Sel formé par la combinaison de Tacide margarique avec une base salifiable» Les margarates sont de véritables savons, et les seuls qui aient un in-^ térèt pour l'industrie « sont les margarates à base de potasse , de soude et de chaut» altendu qu'on en obtient l'acide margarique» en les traitant par l'acide sulfuriqueou tout autre, comme cela a lieu dans la Tabrioatiou des bougies stéariques.
MARGAtlEOX (chim.). Se dit, dans quelques auteurs, pour margarique.
MARGARINE (chim.). Du latin mor^âfflo»
perle. Nom qui avait été donné au margarate de potasse, à cause de son éclat.
MARGARIQUE (Acide). Acide ainsi appelé par M. Chevreuil du laim mafgariia^ perle. Cette substance est grasse, blanche, inodore» insipide, fond à 60 degrés» est insoluble dans l'eau et se compose d'oxygène, de car» bonne et d'hydrogène» dans les rapports de C^^ &'* 0', HO, formule identique a celle de l'acide stéarique. On se procure cet acide en saponifianti par un alcali» de la graisse préalablement purifiée des parties huileuses» au moyen de la presse, et en décomposant le savon par l'aciae chlorhydriaue ou auifu* rique. On forme» avec un mélange d'acide margarique et d'acide stéarique» des bougies très-blaoches» très^^olides et irès-sonores» qu'on avait appelées» dans Je prinoipei ao#« gieê oxygénées^ et qui portent ai^ourd'bui le nom de iomgicê stéariques^
MARGAlUTINI (comm.). Du latio murfa^ rita^ perle^ Petits morceaux de verre dont on Cfliit des coUiera que portent les femmes de Venise ^
MARGARITIQUE (Aciob). Acide qu'on
MAR
MAR
obtient par la distillation de Fiiuile de ricin» et qui eristallise en belles paillette^ nacrées.
MARGARONE (chim.). Substance particulière qu'on obtient en distillant 1 acide margarique avec de la chaux.
MARGE (impr.). Du latin margo^ même signification. Blanc que i*on conserve aux côtés, en pied et en tête des pages. — Le même mot signiHe une feuille que Ton colle sur le tymf)an.
MARGELLE (maçonn.). Du latin margo^ marge. Pierre qui forme le rebord d*un puits.
MARGEOIR (fabr. de glac). Angl. boccastopper: allem. ichieber. Plaque de fonte qui sert à boucher les deux soupiraux de la Raye, dans le four de la fusion.
MARGER (fabr. de glac). Boucher avec des plaques de tôle entourées* de terre
f;laise, tous les orifices de la carquaise dans aquelle ont été placées les glaces d*uue coulée.
MARGER (impr.). Action de couvrir avec soin la marge qui est sur lo tympan.
MARGEUR (impr.). Celui qui pose les feuilles à imprimer sur le cylindre de la presse méfuinique.
MARGINAL (impr.). Ce qui est imprimé en marge.
MARGOTIN. Assemblage de aeux ou trois crins tordus dont on lait une ligne pour la pêche. — Se dit aussi d'une sorte de petit fagot.
MARGOULIN (comm.). Espèce de négociant marron.
MARGRIETTE ou MARGRILLETTE.
(comm.). Du latin margarita, perle. Grosse Terroterie avec laquelle les Européens trafiquent sur les côtes d'Afrique. Cette verroterie est communément d'un bleu foncé avec des raies blanches ou jaun&tres.
MARGRiTlN (comm.). Du latin mar^arira, perle. Espèce de rocaille très-fine, qu'on tirait autrefois de Venise.
MARIAGE (filât, de soie). Rencontre de deux fils.
MARIENGROS (monn.). Monnaie de compte du duché de Brunswick. Elle correspond à environ il centimes.
MARIMBA. Instrument de percussion ou espèce de tambour en us^ige au Congo.
MARIONNETTE. Petite figure en bois, exécutée avec plus ou moins de perfection, et que Ton fait mouvoir, à l'aide de ressorts ou de fils, sur un théâtre de dimension proportionnée aux personnages qu'on y met en scène! On s'accorde généralement à croire que le nom de marionnette dérive de celui de Marie, et qu'on le donna, dans l'origine, & de petites images de la Vierge. Au moyen âge, les lioupées à ressorts ou marionnettes qu'on appelait plus communément encore fnarmouxets^ mariettei et marto/es, servaient è la représentation des mystires^ et des confréries étaient organisées pour diriger ces représentations. Les mystères de Noël et de VÂnfionciaiion , joués dans l'église Saint- Jacques, à Dieppe, eurent encore longtemps une grande célébrité; à ces deux scènes succédèrent, dans les provinces et toujours
' avec les poupées k ressort, les mystères du Nouveau Testament, c'est-à-dire la Pailorale de Bethléem, et la Tragédie du Calvaire ; enfin, & Paris, les mêmes figures représentaient les scènes de La Paesion et de /.a Crèche, sur un théâtre ouvert sur le petitpont de THÔtelDieu ; et, en 1777, les marionnettes jouaient encore, dans la même ' ville, VOrigine du monde et La Chute du premier homme. Au xvi* siècle, le nom de marionneite était aussi appliqué è toutes les statuettes à ressorts et aux poupées et bestioles dont faisaient usage les sorciers, et auxquelles on attribuait des qualités malfaisantes. Depuis cette époque jusqu'à nos jours» les piarionnettes ont continué à «voir des théâtres dans les foires. Nous devons ajouter que quelques auteurs veulent que ma« rionnette vienne de Marion, un certain Italien, qui aurait introduit ces figures en France, sous le règne de Charles iX. Les Grecs avaient aussi des marionnettes qu'ils désignaient sous le nom de neurospata, el les Romains sous celui d'tmoguncute, sîmulacra, oscilla. Les Italiens, qui ont une
f;rand6 passion pour ces figures à ressort, es appellent puppi et fantoecini.
MARIONNETTE (manuf.)- Bobine mobile qui est placée sur le bord de l'établi da cardeur. -— Bobine sur laquelle le fil se dévide. — Pièce de bois mobile où sont fixées les tiges sur lesquelles se meuvent les rouets de l'ourdi sseur.
MARLl (manuf.). Sorte de tricot chaîné ou grosse gaze gommée dont on fait usage pour garnir Te devant de chapeaux de femmes et d'autres objets de toilette. Les mailles de oe tricot, disposées en losange et qui traversent diagonalement les fils de la cnatne, sent formées par les fils de trame qui s'eotrelacent entre eux.
MARLl (orfév.). Angl. deeponed edge; allem. ver tte fier rand. Outil qui sert à creuser.
MARMENTEAU (eaux et for.). Bois de haute-futaie que l'on conserve, c'est-à-dire qui ne sont point soumis à une coupe ré-
flée. Anciennement, .lorsqu'un propriétaire tait condamné pour crime de lèse-majesté, le jugement portait que ses marmeoieaux seraient abattus ou ététés.
MARMITE DE PAPiN. Voy. Autoolatb.
MARMOUSET. Petite figure grotesque que Ton fabrique en bois, en pâte de carton, en faïence, etc. — Se dit aussi d'une sorte de chenet de fonte, en forme de prisme triangulaire, dont une extrémité est ornée d'une figure quelconque.
MARNE (minér. agric). Du latin ffusmOf même signification. Angl. mari; allem.
thonmergel. Sorte de terre formée d'un mélange, en proportions variables, d'argile, de calcaire ou de craie, et même de quartz. D'après l'élément qui domine* on distingue trois espèces de marnes : la marne argileuse ou terre forte, qui est douce et grasse au toucher; la marne calcaire ou terre blanche^ qui s'émiette à l'air et à la gelée; et la marne siliceuse^ qui est toujours friable e&
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DE TECHNOLOGIE
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s'écrase- entre les doigts. La marne se trouTe en abondance dans les différentes couches de la terre où elle forme des lits plus ou moins épais; et les départements qui, en France, en contiennent le plus, sont ceux du Nord, du Pas-de-Calais, de la Somme, de TAisne, de TOise, de Seineet-Oise, de la Haute-Garonne, du Loiret, dn Tarn, du.
Puy-de-DAme, des Deux-Sèvres, etc. La marne argileuse sert dans la fabrication de ]ê poterie et du verre ; elle est aussi d*un emploi précieux pour l'amendement de certains sois.
« La qualité de la marne et son appropriation aux diverses natures de terrain, » dit M.SoulangeBodin, «se détermine par la plus ou moindre quantfté d*argile ou de calcaire qu'elle contient, et dont il est facile de connaître les proportions en en faisant dissou* dre dans un acide une pincée une Ton aura eu soin de passer. La partie calcaire se dissout, et Targile et le sable restent au fond du vase. On sépare le sable de l'argile en mettant le tout dans une certaine quantité d'eau que Ton agite durant quelques instants. Dès qu'on cesse d'agiter ce mélange, le sable étant plus pesant se précipite. On décante, et l'eau tenant l'argile en suspension est placée dans un autre vase au fond duquel celle-ci. se dépose. Après quelques heures de repos, on dessèche et l'on pèse à part le sable et Targile. Ce qui manque du poids de la marne, donne la proportion du calcaire. La marne agit donc d'abord mécaniquement sur les terres, soit en donnant du corps è celles qui sont trop légères, soit en divisant celles qu'un excès dar({ile rend trop compacte; mais elle agit aussi chimiquement, parce qu'en se dilatant elle absorbe une certaine quantité d*air atmosphérique, et s'empare conséquemment, au profit de la végétation, de l'acide carbonique qui y est contenu. C'est en automne, dans la saison des pluies, gu'on répand la marne snr la terre aussi uniformément qu*on peut ; et on ne l'enfouit qu'après l'avoir laissée exposée pendant tout Thiver à l'influence des gelées et des pluies. La mar» De agit pendant plus ou moins longtemps, selon que sa nature convient plus ou moins à celle du sol sur lequel on l'a répandue. »
MARNE A FOULON. Yoy. Argile.
MARNRR (agricult.). Répandre de la marne sur la terre.
HARNERON. Angl. marier. Ouvrier qui travaille dans une marnière.
MARNIÈRR. Angl.moW-ptï; allem. êehm grube. Carrière de marne.
MARNO-RITDMINECX. Qui contient de la marne et du bitume.
MARNO-CHARRONNEUX. Qui contient de la marne et du chartx>n.
UARNO-GYPSEUX. Qui contient oe le marne et du gypse.
MARNO-SABLONNEUX. Qui contient de *a marne et du sable.
MAROLLES (comm.). Sorte de Iroma^e qui porte le nom du Tîilage où on le fabniue, dans le département du Nord.
MAROQUIN (comm.). De Maroc, c' jù est venue cette industrie. Le maroquin est une ))eau de bouc ou de chèvre, tannée ou passée au sumac, et mise en couleur. On en fait usage pour couvrir certains objets de prix, pour des chaussures, des reliures, des gaines» etc. Les Barbaresques et les Levantins ont eu, pendant des siècles, le monopole de la fabrication du maroquin, et aujourd'hui môme encore, on recherche, avec raison, les maroquins jaunes et rouges de Tétouan, de Constantinople , de Chypre, d'Alep et de Smyrne, lesquels sont véritablement supérieurs à ceux qui se font en Europe ; néanmoins, l'Allemagne, TAngleterre, l'Espagne et la France fournissent actuellement des maroquins qui sont convenables. Ceux d'Espagne, appelés cordouanif sont renommés comme très-solides; les maroquins noirs de France, sont beaux et fins ; les blancs viennent de Smyrne et d'Italie. En France, la première fabrique de maro-
Juin fut établie au faubourg Saint-Antoinot ans le xvm* siècle ; et la seconde, fondée ))ar Barrois à Choisy-le-Roi, en 17M, fui mise au rang des manufactures royales, par lettres patentes de 1760. Maintenant, cette fabrication continue d'avoir lieu à Choisyle-Roi et à Paris; puis à Rouen, k Caen, k Lyon, à Strasbourg, à Marseille, à Avignon» i Saint-Hippolyte, etc.
« La principale opération au maroquinage, comme toute espèce de tannage, consiste à dég;ager la peau des parties grasses et mucilagineuses dont ses interstices sont remplis, et è les remplacer par le ^imiitiit qui a la propriété de les rendre inaltérables en même temps qu'il leur donne de la con* sistance. Cette préparation doit être con* duite avec soin, et de manière à permettre l'application des couleurs les plus tendres. Il y a dans la qualité des peaux soumises au maroquinage un grand choix k faire; les meilleures proviennent du Dauphiné» de TAuvergne et du Poitou ; celles d'Bspaene sont très-recherchées pour leur force, celles de France pour leur finesse. On en tire aussi de la Suisse et du Nord, mais elles sont d'une qualité inférieure. U est très-important pour les couleurs claires, et particulièrement pour les rouges, que les peaux soient exemptes de tout défaut, car la moindre écorchure, le moindre bouton, deviennent très^apparents k la teinture; aussi pendant le cours de la préparation leur fait-on subir plusieurs inspections. Les peaux aue l'on emploie sont celles gui arrivent sècnes et en poils. On commence par les ramollir et par ouvrir les pores en les immergeant pendant deux jours au moins dans une eau douce; quelques fabricants emploient de préférence l'eau croupie. Le temps de Fimmersion varie suivant le degré de sécheresse des peaux, et la température de l'atmosphère. Lorsqu'elles sont suffisamment ramollies, on les étend sur le cbeTsIet et on leur donne une première façon en les pressant en tous sens avec le couteau arrondi ; et si on a employé Teau croupie» on .*es
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trempe penaant doDze heures danft Teaii fratcoe, puis on les fait bien égoutter. Elles sont alors portées dans des fosses nommées
{lainSf chargées d'eau et de chaux éteinte. A quantité de chaux que l'on emploie pour Jes plains et le temps pendant lequel les fftaui doivent y séjourner, ne peuvent être lixés d*une manière positive, l'expérience seule peut servir de guide* et on n*arrive à bien conduire cette opération que par une aorte de tâtonnement.
« Tous les deux jours on tire les peaux de la fosse, et lorsque le poil ou la lame s'en* lèvent avec facilité, ce qui n'arrive souvent qu'après une quinzaine de jours, on les en dépouille. Dans quelques fabriques on divise en quatre la quantité de chaux nécessaire pour celte opération (60 à 70 kilog. (»our mille peaux), et on ne l'introduit dans es plains que successivement, de sorte que la première immersion a lieu dans une eau de chaux faible que Ton rend caustique à mesure que le travail avance. Le poil et la laine s'enlèvent sur le chevalet avec le couteau à tranchant arrondi; puis, pour débarrasser complètement la peau de la chaux qu'elle pourrait retenir et qui nuirait aux opérations subséquentes, on la trempe pendant vingt-quatre heures à la rivière et on lui donne trois façons au chevalet : la première, du côté chair, nommée ^cAamo^e, parce qu'en la pratiquant on coupe les pattes, les oreilles, les tétines et toutes les parties inutiles; la seconde, du côté de la fleur, sur laquelle on exerce une légère pression avec la quérec, pierre plate qui fait pour ainsi dire l'effet du brunissoir et adoucit la 'peau; la troisième, du côté de la cbair, en comprimant fortement avec le couteau. A chaque façon on foule la peau pendant un quart d'heure dans un tonneau tournant, garni intérieurement de chevilles arrondies. On y place les peaux avec une quantité suffisante d'eau, et on imprime au tonneau un mouvement de rotation très*rapide. Il est quelquefois difficile de débarrasser complètement les peaux de la chaux, aussi la remplace-t-on souvent par do la potasse, de la soude, de la lessive, des cendres de bois ; et comme son emploi a pour but ()rincipal de saponilier les graisses et d'ouvrir les pores de la peau pour favoriser la chute du poil, tout porte à croire que l'usage d'alcalis plus faibles et plus solubles devrait avoir la préférence.
« Quoi qu*il en soit, les peaux ainsi pré-
f)arées sont placées pendant vingt -quatre leures dans un confit de son où elles éprouvent un commencement de fermentation ; elles se gonflent et se disposent à recevoir le tannin qui doit remplacer la graisse et les parties muqueuses saponiflées par l'alcali et chassées par les façons. On employait autrefois pour le confit une bouillie faite avec des excréments de chien délayés, puis une infusion de feuilles de sumac, et enfin un bain de son ; ce dernier est aujourd'hui le seul en usa[|^, du moins en France. Au sortir dé ce bain, les peaux sont placées sur le
chevalet pour Afre nettoyées, puis on les tanne, soit avec du somac, soit aveekr noix de galle. Les peaux destinées au rouge sont cousues deux à deux par leurs bords, Fa Heur en dehors, en laissant une ouverture par laquelle on introduit Teao et le sumac qui les gonfle comme des outres, et on les fait balancer dans la cuve pendant quatre heures, après quoi on les vide et on les égoutte« Cette opération, répétée deux fois dans l'espace de vingt-quatre heures, suffit pour achever le tannage. Les peaux destinées aux autres couleurs sont simplement plongées dans l'eau de sumac, où on les place pendant une nuit sur l'eau de la eure dont on a préalablement laissé déposer le sumac. Ce travail se renouvelle pendant deux ou trois jours. Pour plus de rommodité on emploie des tonnes horizontales traversées par un axe h ailettes, que l'on fait mouvoir après y avoir introduit les ^>eaux et l'eau cle sumac. On peut aussi employer la noix de galle en choisissant celle uite galle blanche: une livre par peau suffit, tandis qu'il faut deux à trois livres de snmac; mais ce dernier est toujours préféré pour les rouges et les couleurs tendres.
« La teinture des j^eaox s'opère par divers moyens. On emploie pour mordants, soit une dissolution d'étain, soit une dissolution chaude d'alun de Rome. Le rouge est produit par la cochenille que l'on fait oouillir pendant Quelques minutes dans l'eau avec un peu dalun; on agite les peaux pendant une demi-heure dans cette teinture, puis on renouvelle le bain. Quelques fabricants avivent la couleur rouge en passant sur les peaujL demi-sèches une éponge imprég;née d'une dissolution de safran ou de carmin. Le noir s'obtient par l'acétate de fer et s'étend à la brosse; le bleu par l'indigo; il se teint èla cuve. Pour le jaune, on emploie une décoction d'épine vinette avec un peu d'alun. La couleur puce se fait avec le bois d'Inde h deux couches, la première avec un peu d'alun; si, pour le deuxième bain, on emploie le fernambouc, on obtient la couleur raisin de Corinthe. Le vert est produit par un bain à l'indigo et un à l'épine-vinette; le violet par deux couches, l'une de bleu, l'autre de cochenille. Le bleu et le sulfate de fer donnent la couleur olive. Le bain jaune, et ensuite le sull&te de fer, donnent la couleur solitaire, etc. Les peaux teintes, on les tord, on les étire, on r passe un peu d'huile de lin, puis on les corroie en les soumettant à la pression de cylindres qui y forment le grain. Les peaux destinées è la sellerie, à la reliure, etc., sont lissées encore humides, et grainées au moyen de planches de cuivre polies et gravées, d {JHction.de Findusi.mt^ nu foc tarière,)
Outre les peauxide bouc et de chèvre, on maroquine celles du mouton, du veau, etc.
HAliOQUINER. Façonner des peaux eo maroquin.
MAROQUINERIE. Art de façonner les peaux en maroquin, et commerce de ce prc^ duit.
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DE TECHMObOClË.
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MAROQUINIER. Celui qui façonM les 'oeaui en naraquîn.
MAROTTE. Soite oe sceptre qu'on donne è la folie. Il eoosiste en un petit bâton , tefminé par une tête grotesque coiffée d'un cepochoii et genii de grelots. « La marotte» ditM.Bescberelledans son Dictionnaire, est te sceptre avec leqael la sottise commande à la plus grande partie de Tunivers. »
MARinJfLB < peint.). Colle très-4enace dont les peintres font usage pour maronfler.
MAROUFLER (peint.). Coller la toile d'un tableaa sur une 4iutre toile» ou bien sur un fianneacide bois» une iBureille, etc. —Se dit aussi, en conatriicAion , de Faction de coller derrière un ptnoeaa <le lambris, de la toile, de la filasse» ou tout autre -corps résistant» afin d'eaopècber tes ptancbes de se disjoindre.
M ARQUADiSSE (lapid.). On donne ce nom» dans le Levnnt, anxTeifieset aux points <l'or qui se trouvent dans le lapis Itauli,
MARQUE {aomfn.). De ralfemand marii:»
iraoe. Angl. Btmwp; allem. ^iempeL Em« preînte particulière qu*un fabricant fait sur sa mercbandise pour qu*eHe ne soit pas confondue av<ec celle «des autres. La contreiaçon de cette manque est punie de la confiscation des otqete qui en sont revMus» d'une amende de 300 francs et de dommages et intérêts. La Barque de labrique était autrefois obligatoire; aujKMiKrhuî elle est facultative : ce n'est pas Vexenople le pluji recomreandable de la tiberté ^e l'industrie. — Instrument avec lequH on estampe la mercbandise.
MARQUiSEC. Sorte de filet de pécbe dont les mai Nés sont très^serrées et cfoiit^n fait usage "Sur les «côtes de Provence.
MARQUETER (meauis.). Faire un ouvrage en marqueterie.
MARQUETERIE (menuis.'.. Angl inktffing; Mem.tmg£legt9i»rbtU, Ouvrage composé de pièces de rapport» en bois etdecouleursdifférenies» que ces oouleurs soient naturelles ou artittoieMes. Cet art» qui fut, dit-on» inventé ai Orient 4Rt introduit par les Romains en Oocîdeot» reçut de Jean de TÔrone» peintre contemporain de Raphaël» un très-notable pro^s» pui^*rl aurait •tmaKiné»èce qa*on «sdure» de teindre les bois à t'aide de divers ingrédients et d'huiles cuites. La^ marqueterie consiste en feuilles minces appliquées »tr de lavnenuiserie» et rapprochées de manière k fig«rer des compartinienis. On y Ifoit entrer aussi desimatières autres que le bois» telles que l'écalHe» l'îvoire, le cuivre, des énauv» des verxes, etc.» avec lesquels on forme des dessins variés. La matquoterie «liftère de rébénisterîe, tant dans la manière ^ préparer tes feuiMesque d^ns 4*ag«tit qui sert i fiser -les pièces, il ne faut donc pas confondre les deux industries en nne seule.
MARQD£riH}R. Ouvrier oui fait de la marqueterie. -« Due chose «très-im portante daos Tartdtt m«rqu€fteur, dit M. Lenormand, c^est de oonnattre la manière de terndre les bois iodigènes» «on-seulement pour imiter les couleurs des bois exotiques» mais pour oUenir toutes les couleurs «cft leurs diffé-
rentes nuances. » La méthode du docteur BoiBcberie» pour la coloration des bois» simpline rinstruction du marqueteur.
MARQUETTE (cir.). Pain de cire vierge.
' MARQUISE. Espèce de tente ou d'auvent» en toile ou en bois peint» qui sert à garantir de la pluie» et que I on établit conimunémt^nt au-dessnsd*une porte d'entrée — ^Dans lemidi de la France» on donne le même nom k une grande tente placée sur le rivage, et divisée en compartiments» dans lesquelsles baigneurs se déshabillent.
MARQUISETTE (métallurg.). Les mineurs
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-contrent dans leurs travaux.
appellent ainsi les pyrites de fer qu'ils ren-
MARQUOIR (coût, taill.). Instrument qui sert h marquer. — Modèle qui guide pour apprendre h marquer le linge.
MARRE fagricult.}. Sorte de grosse pioefae qui adonne naissance au proverbe foire tin*tamare^ c^est-k-dire faire du tiruit. Autrefois» les cultivateurs frappaient sur cet outil pour appeler au travail. Lorsque l'heure du repas létait passée et au'il fallait reprendre la besogne» le plus alerte tintait à la marre pour réveiller ses compagnons dispersés à renlour de lui dans le champ. De Là le proverbe.
— C'est aussi le nom d'une pelle large et r ou f*bé^
MARREISËUR (agricult.). Ouvrier qui laboure avec la marre.
MARRER ( agricult. ]. Labourer avee la marre.
MARROTf. Caractère découpé dans des feuilles de cuivre, et qui sert, evec un pin^ ceau et de la couleur, è tracer ées lettres et des mots sur des ballots» des afliefaes, etc.
— Espèce de pétard» déforme cubique» que Ton confeottonne avec du fort carton e^rtouré d'une fioelle enduite de goudron. — Couleur qui imite celle du marron. — 'Grumeau qui reste dans la p&te de farine lorsqu'elle a été mal pétrie. — "Grosse boucle de «heveui noués avec un ruban.
MARRON fimor.). Libelle imprimé clandestinement
HARR0NT9IER B'INl^E. Arbre dont le nom scientifique est cnculus kippocas tonne. H est originaire de l'Asie» et fut apf)orté en France» vers 1615, par Radielier» qui revenait de Constantinople. Le fruit de cet arbre est trèfrrecbercbé par le mouton, le bœuf et la ve(^» et il augmente cfhez celle-ci l'abondance du lait; lorsqu'il est desséché et réduit en pondre, on en fait une colle % l'usage des papetiers et des relieurs; il sert aussi h préférer de la |)Oudre.è poudrer et de la pâte pour blanchir les mains; il donne une cendre alcaline très-bonne pour le blanchissage du linge; et l'on eitrait enfin de l'écorce du marronnier, un principe amer et alcalin» appelé escu/tne» qui se compose de carbone» d^hydrogène et d'oxygène» dans les rapports de 'CWO*, principe qu'on iitiKse pour té tannage et la teinture en jaune. A I époque du blocus continental, sous T^apoléon l'"» on avait proposé celte même écorceeofome succédanée du quinquina.
' Des reeberches ont élé faites égdemeiil»