‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 39 sur 248 · MED · texte numérisé non relu

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^trumenls propres è faire des trous dans I corps durs, tels que le boisi la pierre 'les métaux. Ces instruments se compo*

êmi d*une tige en acier bien trempé et ternée de diverses façons , que Ton fait ancer en leur imprimant un mouvement b rotation au moyen d*un vilebrequin. On tpmme miche en cuiller ^ celles qui sont annelées dans le sens de leur longueur et lont le bout est relevé ; mèches trois-poinis, m anglaises t celles qui font des trous répiliers et avancent promotement dans le lois en planche; miches à percer les méauXf les cylindres d'acier dont on enlève , lar le bas, un peu plu< que la moitié, et [ui mordent plus ou moins selon la penie dusou moins grandequ*on donne à leurbont; fiches en gouUîires^ ou louches ^ celles qui jervent aux luthiers, et dans d'autres professions, pour aléser des trous et les polir m dedans, ainsi que cela a lieu dans les torps de flûtes, de clarinettes, et autres iusrutnents en bois ; etc.

MÉCHEOK CONTINU (manuf. ). Machine employée dans les filatures et dont les bo« )ines sont verticales.

MÉCHOIR (manuf. ). Angl. flyer: allem.

fpindelbank. Machine à filer qui porte aussi les noms de banc à broches ^ de 6o6tnotr, et de boudinerie à bobines.

MÉCLOIQUE ( Acide. ) Du grec fiiSx«iy , pavut, xW^(* verdAlre. Acide formé pai^ raetion du chlore sur la méconine.

MÊCONATE ( chim. ). Angl. id,; allem, mohnsaure salze. Sel qui résulte de la combinaison de Tacide méconique avec une base. Le méconate de morphine est trèssoluble, incristallisable et peut être décomposé par les alcalis; tandis que le sousroéconate est cristallisable et très-peu soluble.

MÉCONINR ( chim. }. Substance cristalline particulière qu*on extrait de l'opium.

MÉCONIQUE. (Acide). Du grec tit^xcbvtov, suc de pavot. Acide découvert dans Topium, et qui se compose d*oxygène, d'hydrogène et de carbone dans Jes proportions de C''H*0*'t aHO. Il est solide, blanc, cristallin et se dissout très-facilement dans Teau et l'alcool ; lorsqu'on le porte à une température élevée, il perd les éléments de l'acide cartK>nique et de l'eau, et se transforme en acide pyroméconique ^ qui se sublime. On obtient l'acide méconique, en précipitant une infusion d*opium par une solution bouillante de chlorure de calcium, en décomposant le précipité de méconate déxbaux par le carbonate de potasse, et en traitant par l'acide chlorhydrique le méconate de potasse ainsi produit.

MÉDAILLE ( numism. ). De l'italien medaglia^ formé du latin tnefal/tim, ou du grec (axoXXov , métal. Pièce de métal fabrii{uée , soit en l'honneur d'une personne il lustre, soit en souvenir d'une action mémorable ou d'un événement important. Les métaux qui composent les médailles sont l'or, l'argent» le bronze, le billon, le plomb, rétaioi^ et depuis peu le plaiine« Leur gran-

deur reçoit le nom de module. En bronze, il y a trois dimensions qui sont classiques : le grand f le moyen f et le petit bronze: les médailles antiques du plus petit module se nomment quinaires , et on appelle médaillons toutes celles qui dépassent les dimensions ordinaires. On nomme avers , le côté de la médaille où se trouve figuré le sujet principal; revers^ le côté opposé; légende oxx exergue ^\es inscriptions; champ ^ Tespace oui s'étend entre le sujet et la légende; type^ le sujet principal ; symbole ^ les sujets accessoires et emblématiques; et déférants ^ les marques particulières du graveur. On di5tinp;ue aussi les médailles aentelées ou crénelées , c'est-à-dire celles dont les bords sont .découpés comme de la dentelle; médailles saucées^ celles de cuivre et d'argent; médailles restituées ^ celles dont le type, frappé à une époque antérieure, a été renouvelé depuis ; médailles inanimées , celles qui n'ont pas de légendes ; médailles frustes^ celles qui sont défectueusesdans leur forme, ou dont l'usure a rendu certaines parties méconnaissables; médailles fourrées ^ celles d'un métal commun que recouvre une petite feuille d'or ou d'argent; médailles martelées^ les médailles antiques, mais communes, dont on a fait des médailles rares en effaçant à coups de marteau le revers pour en frapper un nouveau; médailles tncuses^ celles qui ne sont marquées que d'un côté; ei médailles càntorniates ^ celles de bronzç dont la circonférence est terminée par un cercle qui seuible détaché du métal par une rainure profonde.

Dans l'aniiquilé, les médailles étaient ou frappées ou fondues, et les plus anciennes dont l'époque soit bien déterminée, sont celles de Gelon , roi de Syracuse, mort Tan 478 .avant Jésus-Christ, et d'Alexaiidre 1*% roi de Macédoine, mort Tan 454 aussi av«'>nt l'ère chrétienne. Les plus belles médailles chez les Grecs, sont celles do l'époque d'Alexandre; et chez les Romains, celles du siècle d'Auguste. Au moyen âge cet art était en décadence; mais il fut relevé, au xy* siècle, par Pisano de Vérone, et au xvi* par V. Camelo de Florence. Nicolas Briot inventa, sous Henri il, le balancier h frapper les médailles, instrument qui toutefois ne fut définitivement adopté que sous Louis XUl; puis vinrent de célèbres graveurs en médailles, G. Dupré, vers 1597, et J. Warin en 1629. Enfin, le règne de Louis XIV vit fleurir J. Maugcr, Molart, Roussel, Clerion, Breton, Dollin, Dufour et Cheron ; celui de Louis XV, Rœtiers, Leblanc, Léonard, Dassier, Fontaine et Duvivier ; celui de Louis XVI, Gatteaux le Père et Auguste Dupré; celui de Napoléon f, Duvivier fils, Gagrard , Andrieux, Brennei etTiolier; de nos jours, ce sont MM. De-

Êaulis, Michaud, Barre « Caqué, Caunois, ovy, Domard , etc.

D'après les lois françaises, les mWailles ne peuvent être frappées que dans les ate^ tiers de la monnaie de Paris , et aux termes de l'ordonnance du 9 septembre 1835.» lu-

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eune fûédaille ne peut étro publiée, eiposée ou4ni$e en vente, sans rautorisation préalable du ministre de Tintérieur, à Paris, et du préfet dans fes départements. Il en est de même des jetons r des médailles de sainteté , etc. ; de plus, les pièces d'or et d'argent doÎTentétre présentées au bureau de garantie, pour ôtre vérifiées quant au titre et poinçonnées.

j^ÉDAILLEUR. Celui qui grave les coins des médailles.

MÉDAlLLIER. Meuble composé de tablettes à tiroir, dans lesquelles sont pratiquées de petites cavités circulaires propres à recevoir des médailles.

MÉDAILL1ST£. Fabricant de médailles.

MÉDAILLON. De Tilalien medaglione.

Angl. médaillon; allem. médaille. Médaille d'une grande dimension. — Cadre de forme circulaire ou ovale, dan$ lequel on enferme un portrait, des cheveux, etc. Ces cadres sont communément en or ou en vermeil. — En architecture, le médaillon est un cartouche rond, dans lequel est sculptée, en bas-relief, une tète ou un sujet K Tinstar d'une tète ou d'un revers de médaille.

MEDDI (méirolog.). Mesure de ca|)acUé usitée dans la haute Egvpte, et particulièrement pour la vente de l'alun.

MÉDIALë. Voy, Lettre médulb.

MÉDIAN (raonn.).Monn<iie ^l'or de la ville de Tremecen, sur les côtes de Barbarie.

MÉDIATEUR PLASTIQUE. Voy, Plas-

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