‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 38 sur 248 · HAT · texte numérisé non relu

HAT

la force particulière qu*on nomme a/j^niV^: oiais elles proviennent encore de lamanifestatido du fluide attractif universel, ou, poyr parler plus exactement, Taffinité n'est qu'une des formes qu'affecte ce fluide.

La matière, après cela, lorsqu'on l'enTisage d'une manière synthétique, n'est qu'une, comme le fluide universel; seulement, nous l'avons déjà dit plus haut, elle est soumise à des modifications, des combinaisons, des changements de formes qui lui donnent, dans Tétude des clioses, des caractères particuliers, distincts, qui aident à établir un classement, des genres, des espèces et des Tariétés. Aussi, ce que dans la science on désigne |»ar le nom de corps simples^ comme s'ils étaient de nature différente et absolue, n'est qu'une ap^iellation purement méthodique, car^ en réalité, tous les corps sont au fond de substance identique , et ce ^ui caractérise à part chacun d'eux, provient d'une modification intime, analogue i la combinaison des corps dits eomposéê. De même, malgré les conventions scientifiques, il n'existe pas réellement de corps impondérables, puisi)U*il est possible, pour ceux ainsi qualifiés, tels que les fluides élec' triqve ou magnétique, le calorique et les

Saz, de calculer leur degré d'extension, 'intensité, ei plusieurs autres de leurs propriétés f2).

Dans le langage philosophique, on oppose tnaPière h esprit^ c'esl-ë-dire qu'on entend

Î>arce moi tout ce qui ne participe f)as de a nature spirituelle. Descartes a donné Je nom de matière subtile à un fluide qu'il avait imaginé remplir tout l'espace, et influor d'une manière notable sur le mécanisme de l'univers.

En chimie, on a|>peHe matières animales^ celles dont les (>rincipes ont été unis sous l'influence de la vie des aniuiaut; matières inorganiques^ les corps simples ou con)[>o^és dont^ les principes oni été unis sous l'influence d'actions chimiques ; matières orga* nifueSf ccllesdont les principes ont été unis BOUS riiilluence de la vied*un être organisé, Soit végétal, soit animal ; matières végétales^ celles dont les princi(>es ont été unis sous rinOuencede la vie d'un végétal; et rnatière verte, la matière végétative qui se dévelopi>e dans de leau distillée ex|K)séeè l'air «t à la lumière, ainsi que dans l'eau des puits, des fontaines, des rivières ou de pluie, et jusque dans Peau salée de ta mer. Cette matière se montre partout où la lumière agit sur Tcau : elle pénètre les uiarais, les fossés des grande» routes, les pierres taillées, le 1ms ai:$ vieux murs humides, etc.

• Dfins les manufactures, on entend par Witières premières^ celles qui ne sont pas encore mi^es en œuvre. Les matières (Tor et ^argent sont les espèces fondues, les lingots, les barres employées à la fabrication des nonnaies, etc.

<9) Oes quelques Idées, luxquelltt fl ne neut est

Cpessible de donner Ici le développement qiret* ^cenporUol, oui été poar nom rohjel d*un irar

MATINAGB. Goubure des cofem treillageurs.

MATIR (bijout.). Faire paraître d€s

ments polis ou brUnis, sor un fcnd x . c'est *è-dire sur un fondsaMérégQlièrtef; ce qui fait alors ressortir lesdiu orfiea*^ — En termes d'arquebusier, matir c*esi i: disparaître la raie que Ton appK^ia regardant dent pièces de fer joim» ^ semble, résultat qu'on obtient en fnr,4 h petits coups, avec le marteau, sur la tdu matoir.

MAT01R.Attgl. tamisher: altem m bunzen. Outil qui sert à matir et do. forme varie suivant les professioas. i l'arquebusier, cet outil est un petit rv qui n'est pas aigu, mais bien Irem;^. >. les chemins de fer, le matoir est un n^r^y qui sert à river les clous ou les boulons ' les refoulant sur eux-mêmes, lorsqu'ils?

chauffés aune haute tempéralare.

MATON (fab. de drap). Angl. littleh allem. klUmpchen. Petit noeud qui se ret.- ' tre dans Tétoffe.

MATRAMAUX. Le^ pécheurs de ti< ronde appellent ainsi une sorte de t'*" qu'on nomme ailleurs fblle».

MATRAS. Du latin matracium. ir\ mater^ mère, à cause du ventre que prt?' le vase dont il est question. Vase de t*h long col, dont le corps est rond oo o^'et quelquefois surmonté de tulmlures^^^ on fait usage dans les laboratoires. —0: du savonnier qui sert h fermer ou i o^^' le ranàl ou l'épine de la chaadière. — Trd'une arbalète qui se bande avec des r^ sorts.

MATRICE. Du latin matrix, fait de «•"' mère. On nomme ainsi un dessin que* ' que fait en creux ou en relief, au a>^ dnquel on en reproduit d'autres parr.?? ' plus ou moins grand nombre. Dans plo^f* professions on remplace ce mot par celfli mère, et quelquefois celui de moule, en:-" bien que la matière h façonner ne soii *; fusible, et que la forme ne se donner' l'aide de la pression. Mais cette dem»^ acception, rarement employée au surp'-^ est évidemment abusive. Les tarae^i^^" res ou matrices sont ceux à Paide de^*^'' on fait les coussinets de Blières, efli nff' duisent ensuite, h volonté, des ris senb'* blés aux mères par l'inclinaison do f^"^- Chez certains artisans, les matrices se c«^

f>osent d'un ensemble de plusieurs f^^^^ es unes en creux, les autres ré|»éf<J^ " relief, et remplissant les o^eux, iDoi05 >'' paissenr des feuilles à façonner, l^ " d'acier qui portent, gravées en ireui./'* figures ou des inscrifHions, et servent à W"

i)er des médailles, sont des matrices. I' " àut donc pas confondre ce met av^c o* • de moule. Ce dernier instrument ^'^i'^ surtout lers(|ae les matières, snr les*^^'*^ le dessin doit se reproduire» versées ^ ^"•*

vail que nous nous proposons «le imblier inc»»*^ meut.

MÂT

DE TECHNOLOGIE

MEC

I fusion, se &olidifienl par le temps ou^p/ir ^refroidissement. Ainsi rëcaiile, la corne, icire, le soofre, le plomb, lu cuivre, le fer, m matières plastiques, se coulent dans des mules : mais si Ton veut produire sur les létaux une forme, un dessin, sans les metf le en fusion, c*est à' la mairiêê qu*on a re* jours pour obtenir la forme primitive, soit lar la pression, soit par la percussion.

Les rondeurs de caracières d'imprimerie ippellent matrice le moule dans lequel ils ^>ulent les caractères : les graveurs de m4§- (ailles, des pièces de monnaie, donnent le Dôme nom aux carrés d'acier fondu sur les-

Cels ils çravent les médailles ou les pièces monnaie. La médaille ou la pièce étant faite telle qu'on la désire, mais beaucoup rius épaisse, et en acier fondu, le graveur la rempe avec toutes les précautions possibles, )Our qu'elle ne s*aUère ni ne se déforme en lucune manière ; puis, plaçant cette pièce ;ous un fort l)alaneier, entre deux carrés qui font aussi d'acier fondu, ayant leurs faces jien dressées et parallèles, et ces carrés ^(ant chauffés au degré de rouge cerise» on ionne un ou plusieurs coups de balancier, lusqu*^ ce qu'enOn rem(>reinto des faces gravées sur tes carrés, soit parfaite. Les deux matrices se trouvent ainsi formées, à quelques retouches près, que le graveur y donne. Les graveurs de pointons et de molettes, pour la gravure des cylindres et des planches à imprimer les toiles, le papier peint» etc. , nomment aussi matrices ces poinçons et ces molettes. Enfln, le mAme mot sert à désigner les originaux ou étalom des poids et mesures que l'on dépose dans les mairies. — Par couleurs matrices, on entend tes couleurs simple» qui servent k composer les autres. Autrefois, on distinguait cinq de ces couleurs : le rouge, le blanc, le bleu, le fauve, ou couleur de racine, et le noir.

MATRISSAGE (fabr. de pan.). Opération par laquelle on restitue de l'humidité au papier qui a été séché trop rapidement.

MATTABALS (manuf.). Nom que portait autrefois une sorte de drap d*or.

MATTARO (métrolog.). Unité de poids de la régence de Tripoli.

MATTE (mettallurg.). Bubsiance métallique chargée de soufre, qui résulte de la première fonte d'un minerai qui a été traité dans le fourneau de fusion.

MATTEAU (manuf.). Assemblage d'écheveaux de soie réunis par une BceTle nouée.

HATTELIN (comm.). Espèce de laine qu'on tire du Levant.

MATTOIR. Foy, HATom.

MATTON. En terme de cordier, on nomme ainsi un nœud, une bourre, ou un petit amas de duretés qui se rencontre dans un cordage. — Grosse brique qui sert h paver.

MATUDILHADON (écon. rur.) Nom que porte, dans le midi de la France, une machine qui sert à séparer la filasse de la chènevolte du chanvre.

MATURATION. Du latin maiuraiio, qui vient de maturare^ faire mûrir. Etat auquel est amené le fruit imr une succession do pha-

ses diverses qui commencent pour lui aussitôt après la fécondation. La chaleur, la lumière et l'humidité sont les causes principales de cet état, que l'on obtient aussi à l'aide de raovens artificiels. —Se dit aussi, en chimie» de répuration du métal.

M ATUTl (métrolog.). Mesure de '.'capacité pour les liquides, usitée dans quelques villes de Barbarie.

MAUROIS (manuf.). Sorte d'étoffe pour vêtements d'homme, qui se fabrique à Lyon.

MAUHIS (manuf.). Nom que portait aulre-^ fois une espèce de toile de coton blanche qu*on tire des Indes orientales.

MAX (monn.). Monnaie d'or de Bavière, qui correspond à 25 francs 87 centimes. 11 j a des double-max, des demi-max. et des quarts de max.

MAXIMILIEN (monn.). Monnaie d'or de Bavière, qui vaut 17 francs 18 centimes.

MAYE (écon. rur.). Pierre creusée en augo qui reçoit l'huile d'olive au sortir du mou*lin.

MAYON (monn.). Monnaie d'argent qui a cours dans le royaume de Siam et dont la valeur est de 50 centimes.

MAZARIN. Gobelet de verre très-petit et de qualité commune.

MAZËAGE (mé^allurg.). Affinage préliminaire, au coke, que subissent Tes fontes. Celles qui sont ainsi obtenues s'appellent fonte s maxées,

MAZER (métallurg.). Affinage préalable de la fonte qu'on tient liquide dans les bas foyers appelés fineries^ lesquels soni ciiaiif-* fés, soit avec du coke pur, soit avec du coke mélangé de houille, ou simplement avec du bois, mais en activant toujours la combustion par un vif courant d'air forcé. Les fontes ainsi mazées, lorsqu'on les unit aux brutes et aux riblons, acquièrent une valeur nouvelle.

MAZËRIB (mélallurg.). Lieu où Ton maze la fonte et oiïi on la convertit en massiaux.

MAZUT. Nom que portent les chalets dans les montagnes du Cantal.

MÉAN. Du latin me^ire^ couler. Cinquième réservoir d'un marais salant.

MÉANDRE. Du grec fdftTitvd^K. Se dit d'un labyrinthe compliqué ; — d'une bordure de buis qui dessine les compartiments d'un parterre; — puis d'un ornement qu'on emploie en architecture et dans la broderie, lef|uel offre des sinuosités et des entrelacements quelquefois très-compliqués.

MÉCANICIEN. Celui qui invente ou construit des machines. Il y a des mécaniciens de tout genre : un machiniste est un mécanicien; un horloger est un mécanicien; un faiseur d'automates est uu mécanicien; un serrurier est un mécanicien; etc. Les uns possèdent plus ou moins des connaissances mathématiques, physiques, etc.; les autres n'ont qu'une pratique manuelle. On nomme ingénieur mécanicien, celui qui a fait des études sp'éciales, suivi des cours, obtenu un diplôme, etc.; mais ce titre e^t souvent usurpé par de simples ouvriers dont l'habi' IctS ibt plus ou moins contestable, a Les io-

MEC

DICTJONNAlftS

MEC

(;énieùrs et ouvriers mécanicienç,» dit M. Féix Tourneox, « sont ceux qui s'occupent de la construction, de la surveillance et de Tenlretien des noacbines. La conduite d*une machine à vapeur ne peut être confiée qu'à un mécanicien exercé. Lui seul est capable d'en régler la marche, en raison de sa force et de son objet. Son coup d'œii est indispensable pour reconnaître sans cesse s'il y a* dans la chaudière ou dans toute autre partie du mécanisme, quelque chose gui souffre. Ses connaissances spéciales lui permettent d*y porter remède à l'instant et d'empêcher que le mal ne s'aggrave. On ne saurait trop recommander aux propriétaires de machines de choisir leurs agents avec le plus grand soin. Ils doivent y être portés nonseulement par un motif d^économie, mais encore par la pensée des accidents auxquels

feut donner lieu une surveillance confiée un homme maladroit et inexpérimenté.

On ne peut qu'approuver, à cet égard, la sévérité des règlements que les compagnies des chemirrs de fer se sont imposée h ellesmêmes dans ce but.»

MÉCANICITÉ. Ce néologisme s'emploie quelquefois pour désigner l'état de ce qui est mécanique.

MÉCANIQUE. Du grec f^x^vv, machine.

Angl. mechanie$: allem. mectianik. Branche importante des mathématiques appliquées, uui s'occupe des lois du mouvement et de 1 équilibre, ainsi que des forces motrices et des machines. Cette science n'eut pour objet, dans le principe, que quelques connaissances sur le jeu et l'emploi des machines; mais actuellement elle embrasse les éludes qui se rapportent soit aut lois abstraites ou concrètes de l'équilibre et du mouvement, soit è la construction ou à l'usage des machines. D'après Newton, on divise la mécanique en mécanique rationnelle ou théorique^ et en mécanique pratique ou appliquée: puis elle prend les noms de stati^

Îftt«, lorsqu'elle considère particulièrement es lois de Téquilibre des solides, et de dynamiquef quand elle est spécialement consacrée à Tétude de leur mouvement; enfin, les ïïOïùs d'hydrostatique et d'hydrodynamique s'appliquent dans le même sens à la mécaniaue des liquides et des gaz. Les principes de l'équilibre et du mouvement ne r.e- IDontent pas au delà d'Archimède, qui en posa les fondements dans son traité De œquiponderantibu$9 etè qui l'on doit la théorie au levier et celle des centres de gravité, tmis celles du plan incliné, de la poulieetde a vis. Après lui vinrent Ctésibius et Héron d*Alexandrie; puis, au xvi* siècle, Slévin qui formula le principe du parallélogramme des forces; et» enfin, Galilée, qui découvrit la théorie du mouvement varié; Descaries, ■^Valiis, Wren et Huyghens, qui démontrèrent la communication du mouvement et la $ii4torie des forces centrales; ensemble de travaux qui permirent à Newton de changer complètement la face de la sitience de la mécanique. — On appelle partie mécanique celle quif daosun wi^ est purement prati-

que; actions mécanique$9 celles que Thabitude rend familières et auxquelles Tintelli* gence n'a presque aucune part; et arts mécaniqueSf ceux qui réclament le travail de la main, comme ceux du menuisier, du serrurier, du forgeron, etc., par opposition aux arts libéraux ou beaux-arts. » En chimie» les corps mécaniques sont ceux dont l'action n'est pas chimique.

MECANIQUE. Voy. Fbriv.

MÉCANIQUEMENT. D'une manière mécanique.

MECANISER. Rendre semblable è une machine. Réduire un art à l'état de métier mécanique.

MÉCANISME. Angl. con/nrance;. allem.

vorrichtung. Ensemble de pièces formant une machine, ou bien l'une de ses importantes divisions. C'est ainsi que, dans les machines h vapeur, les pièces à l'aide desquelles la vapeur de la cnaudière est transmise au cylindre constitue un mécanisme : et que la communication du mouvement du piston aux parties principales du système, est un autre mécanisme.

MÉCASALNIL (comm. ). Nom que donnent les Indiens à la gousse de la vauille.

MÈCHE, du \àiinmyxusj mouchure, fait du grec ftvÇa, morve, substance combustible qu'on place dans Taxe d'une chandelle, d^une bougie, ou dans une lampe, et que Ton allume en la mettant en contact avec un corps enflammé. Les mèches des [chandelles, des bougies et des lampes, sont faites en coton. Celles des chandelles et des bougies consistent en longs fils plus ou moins fins et plus ou moins. tordus; celles des lampes sont sans /!n pour les veilleuses; plates et souvent gommées pour les quin-

auets; puis cylindriques et à double courant *air pour les lampes perfectionnées. — Les mèches pour soufrer le vin, dont font usage ceux qui soignent une cave, sont des bandes.de toile, longues de 20 centimètres environ , qu'on a trempées dans du soufre fondu, et qu*on aromatise quelquefois avec de la violette, de l'iris ou autres plantes aromatiques. — Pour le graissage continu des locomotives et voitures dos chemins de fer, on se sert de mèches de coton qui plon^ gent dans la cavité de la boite à graisse, aboutissent au tourillon de l'essieu par des tubes pratiqués dans la boite, et font l'office de sipnon pour aider Tliuile à descendre. — Toron qu'on place dans l'aie des cordes qui ont plus de trois tours. — Bout de ficelle qui termine un fouet ou une cravache. - — Partie d'une pierre à fusil qui est taillée en biseau et frappe sur la batterie. — Pièce principale d'une œuvre de charpentage, composée de plusieurs membres, et autour de laquelle viennent s'ajouter et se consolider mutuellement toutes les pièces composantes, — Faire la miche , en tenue de vermicellier, c'est couper les vermicelles en sortant du moule,, avant qu'ils soient trop refroidis, afin qu'ils ne se cassent polm en se rejoignant.

MÊCIiE (mécan.). On appelle ainsi des

Page 1