‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 45 sur 248 · MES · texte numérisé non relu

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avant la filature. On en confectionne des robes, des chAles, etc., et même îles vêtements d*bomme. L'introduction de ces tissus dans le commerce date, enFrahce, de 1803. Ce fut d*abord à Reims qu*on s'occupa de ce produit, et cette ville en est encore aujonru'hui le centre principal. La France a maintenu sa supériorité dans ce genre de fabrication, sur TAngleterre, la Prusse, TAutriche et particulièrement la Saxe où cette industrie est en grande activité.

La race de moutons dite m/Tinos fut d'abord propagée en Espagne, au moyen d'un petit troupeau, donné, dit-on, on 1345, par Edouard 111, roi d'Angleterre, à Alphonse, roi de Castille. Puis l'élève de ces animaux commença à s'étendre en Autriche et en Allemagne yers 1760, et les premiers mérinos qui parurent en France y furent amenés en 1786, sur proposition de M. d'Angivilliers, surintendant des bAtîments de Louis XVI. On les installa dans la berserie de Rambouillet. Mais ce ne fut qu'avec lenteur et enfm grâce aux constants etforts de M. de Lasteyrie, que Je pays consentit k les apprécier h leur juste valeur. Outre leur mérite propre, en elTet, ces moutons ont servi à améliorer les races indigènes, et personne n'ignore aujourd'hui que les toisons de ces animaux d'élite sont remarquables par leur poids, leur tassement et leur finesse.

MERISIER. Angl. wild cherry tree; allem. waldkinchbaum. Espèce de cerisier, cerasius ovtum, qui croit spontanément dans les grandes forêts de l'Europe centrale, et particulièrement dans la forii Noire, Ses fruits servent à préparer des conlitures et des ratafias, et surtout la liqueur très-renommée qu'on appelle kir8chenwn$ser,Le bois du merisier est aussi d'un jgrand emploi dans la menuiserie et l'ébénisterie : il est solide, susceptible d'un beau poli; sa couleur varie du jaune clair au rouge, et il imite assez bien l'acaiou commun.

MERLIN (boucher.). Sorte de massue ou marteau à long mancne, qui sert pour assommer les IxBufs.

MERLIN (cbarp.). Angl. riving knife; allem. $paltkltnge. Petite hache qui sert 5 fendre le bois, et porte aussi le nom de contre.

MERLIN (cord.). Petit cordage de doux ou trois fils de caret fins, commis ensemble au moyen de la roue du siège de commettage.

MERLINE (inst. de mus.}. Espèce de seri* nette plus grave que la serinette ordinaire, et dont on fait usage pour apprendre des airs aux merles.

MERLUdIE (comm.). On entend par potgnée demerlucheif deux de ces poissons liés ensemble.

MERLUT (comm.)* Peau de bouc ou de mouton qu'on fait sécher avec le poil, avant de l'envoyer à la mégisserie.

MERRÀIN (tounell.). Du bas latin ma/ertnuSf fait de maierieif bois, souche. Ang. stU" veê : Mem. bàticherholx. Bois de chône ou autre» fendu eh menues planches, sans le secours de la sciQ» mais avec le coutre»

sorte de merlin très-tranchant. On fait usage de ce bois pour quelques ouvrages de me-» nuiserie , mais particulièrement pour des douves de tonneaux, et les morceaux mal dressés ou ayant des nœuds, servent à faire des lattes, (\es échalas, des palissades, etc.

MÉSADON (écon. rur.). Lame de bois dont les fabricants de fromage se servent dans quelques localités, pour rappTt)cher les parties du caillé qui nage dans le petit lait.

MESCAL (inst. de mus.). Instrument à vent usité chez les Turcs, et qui est composé de divers tuyaux. .

. MESCAL (métrolog.). Petit poids dont on se sert en Perse.

MÉSITE (chim.). Substance qu'on retire du goudron par distillation.

MlîSLEIN (métrolog.). Mesure de capacité du duché de Bnde. Elfe vaut 1 litre 1/2.

MÉSOYAGE (agrieult.). Petite culture, c'est (^-dire colle qui se fait à la bêche.

MESQUlS(comm.*). Sorte de basane qu'on apprête avec du rédon, au lieu de tau.

MESSIEURS (verrer.) Se disait autrefois des gentilshommes verriers.

MESTÈQUE (comm.). L'une des sortes de cochenille employées pour la teinture.

MESURAGE (constr.). Action de mesurer l'aire des surfaces ou la .solidité des corps. Dans les travaux de construction, le mesurage doit être fait d'abord d'après les dimensions réelles et efl'ectives de l'ouvrage, fait et terminé. Si donc, pour exécuter une partie, soit en bois, soit en pierre, etc., de dimensions déterminées, on a fait usage de matérieux qui excèdent ces dimensions, et

3u'ii faille, en conséquence, y réduire, c'est 'après ces dimensions mêmes, et non d'après celles que pouvaient avoir primitivement les matériaux mêmes que le mesurage doit être iait. Rien n'est plus simple et plus naturel que cette manière de procéder; mais il arrive trop souvent qu'on ne s'y confor* me pas.

MESURE. Du latin mensura^ même signification. Quantité prise pour terme de comparaison, et qui sert évaluer d'autres quantités de même nature, comme lignes, surfaces, volumes, poids, monnaies, temps, etc. On distingue les mesures en mesures de longueur, soit linéaires, soit itinéraires; mesures de superficie ou mesures agraires; mesures de pesanteur; mesures de capacité; etc. L'ensemble des mesures d'une nation avec les rapports qui les unissent entre elles, forme un système particulier k cette nation; et la science qui traite des mesures et de leurs rapports entre elles reçoit le nom de métrologie. — Les tailleurs et les couturières donnent la désignation de me* sure^ à une bande de |)apier, de toile ou de cuir, avec laquelle ils prennent les longueurs et les largeurs d'un vêtement. — Chez les tireurs d'or, on entend par ce mol, des anneaux plus ou moins ouverts, dans lesquels on passe le fil d'or pour en avoir la grosseur. — En architecture, prendre, des mesures^ c'est rapporter sur le papier celles que l'on détermine avec un instrument.

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DICTlONNÂlt^E

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Donner des mesures^ c*est régler la proporlion dp ce qu'on désire faire étahlir. — A Augsbourg, en Bavière, on appelle grande mesure des marchands^ celle dont on fait usage pour les étoffes, et dont la valeur est de O"", 6095.

MESUREUR. Sorte d'employé d'administration dont la charge est de mesurer certaines choses, soit sur les marchés, soit dans d'autres lieux. On donne aussi ce nom à Tarpenteur^

MÉTACENTRE. Du grec fiexà, qui mar-

aue le changement, el x^vTpov centre. Se it particulièrement dans la marine, du point d'inlerseciion d'une ligne verticale )>assant par le centre de gravité d'un bâtiment, avec la résultante de la pression latérale de l'eau , lorsque le navire se tpouve Incliné sur un bord ou sur l'autre, limite au-dessus de laquelle le centre de gravité ne peut Être placé. C'est le centre de pression d'un fluide sur un corps flottant, le point d'application de la poussée du fluide.

WÉTACÉÏONE (chim.). Substance particulière qui se rapproche de l'acétone,! et qu'on obtient par la distillation de la chaux avec la gomme, le sucre et l'amidon. Sous les influences oxvdantes, cette substance donne Vacide métacétoniquey qui se caractérise par une odeur très piquante.

MÉTAGALLATE(chim.). Anç. id.;allem.

metagallalsaures 5a/jc.Sei produit parla combinaison de l'acide métagallique avec une base

MÉTAGALLIQUE (Acide.). Acide produit par Faction du feu sur l'acide gallique.

MËTAIL. Composition qui résulte du mélange de plusieurs métaux.

MÉTAL. Du latin metatlum, fait du grec (AlTaXXov, dérivé de ueTaXXdo), scruter, rechercfaer.Angl. fn^ra/;alltfja. métulL Les métaux sont des substances minérales simples, bons oonducteursde lacbaleur et de l'électricité, et doués d'un éclat particulier au'on a nommé écial métallique ; ils sont généralement opaques et pesants, tous solides à l'exception du mercure, et possédant, h un degré variable, diverses propriétés générales, comme la ductilité, ta malli'^abiiité, la ténacité et la densité ; ils sont plus lourds que l'eau, à Texcention du sodium et du potassium ; puis ils forment avec Toxygêne des composés basiques qui prennent le nom d'oaryaes, et qui, en s^unissant aux acides, forment les sels. L'or, Targent, le Ter, le cuivre, le plomb el Télain étaient connus de toute antiquité. Le bismuth fut indiqué par Paracelse, en 1520: le zinc par Agricola, en 1541 ; l'antimoine, dans le xv* siècle; l'arsenic et le cobalt, par Brandt, en 1733; le platine, en 1741; le nickel, i>ar Cronsledt, en 1751; le manganèse, par Gann «t Scheele, en 1774; le. tungstène et le titane, en 1781; le molibdène, en 1782; Turane, par Klaprotb, en 1789; le chrome, par Vauquelin, en 1797; le columbium ou tantale, par Hatchett, en 1802; le palladium el le rodium, nar Wollaston, l'iridium par Descotils, et l'osmium par Tennant, eu 1803; le cerium par Hisinger et Berzélius, en 1804; le potassium,

le sodium, le barium, le stronstium et le calcium, par Davy, vers 1807; le cadmium par Hermann ou Slromeger, et le lithium par Arfwedson, en 18i8; l'aluminium, l'ytlrium et le glucynium par Woblçr, en 1827; le magnésium par Bussy,en 1828; le vanadium par Sifstrani, en 1830; mais ce dernier avait déjà été entrevu pir Del Rio, en 1801; enfin, le lanthane et le didyme en 1839; l'uranium, en 1840; l'erblum et leterbium, en 1844; et le nobium. le norium, le pepopium, l'ilroeuium el le ruthénium, en 1845. Yoy. ces mots.

MÉTALLÉITÉ. Se dît de l'ensemble des propriétés, perfections ou imperfecliocs que présentent les métaux el qui les caractérisent.

MÉTALLIQUE. Qui a les caractères ou l'apparence d'un métal. — On appelle corps métalliques les roches comprenant des substances métalliaues proprement dites. — La science mélalliqut est celle qui concerne les médailles. — On nomme histoire métallique l'histoire d'uoe époque ou d'un règne oh les événements sont constatés par des médailles. — En Russie et en Autriche, on entend par métalliques des valeurs que l'Etat rembourse et dont il paye les intérêts en numéraire. Les métalliques de Russie sont payables en roubles d'argent; colles d'Autriche sont ù(^s obligations de 1,000 florins de capital ou de 50 florins de rente sur la banque d'Autriche.

MÉTALUSATION. Angl. metallizationi allem. metallbildung. On désignait ainsi, autrefois, l'opinion que l'on avait que lés substances contenues au sein de la terre se transformaient en métaux. Aujourd'hui» ce mot désigne l'opération métallurgique du moyen de laquelle les métaux sont ramenés à l*étal de nureté

MÉTALLISER (chim.). Faire prendre l'état métallique h unoxvde.

MÉTALLOCHIMIE '(chim.). Du grec pi- T«Uov, métal, etj^vfififli, chimie. Angl. métallochimistry: allem. metatlchemie. Partie do la chimie qui.traite spécialement des minéraux.

MÉTALLOCHIMIQUE (chim.). Qui appartient à la métaliochimie.

MÉTALLOGRAPHE. Auteur d'une métallograpbie.

MÉTALLOGRAPHIE. Du grec pir^^ov, métal, et ypif»9 écrire. Description des métaux.

MÉTALLOGRAPHIQUE. Qui a rapport i la métallographie.

MÉTALLOÏDE (chim.). Du grec fiir«Uoy, métal, el ilîo;, ressemblance. Nom donné dans le principe à ceux des corps simples qui, sans être des métaux, avaient une apparence métalli'iue, et que Berzélius a étendu à tous les corps simples non métalliques. Les métalloïdes ont pour caractères d'éiro mauvais conducteurs de la chaleur et de Télectricité, et de donner, en se combinant avec l'oxygène, des corps indifférents ou des acides. On distingue 16 métalloïdes : k gazeui, l'oxygène, l'hydrogène, l'azote et la

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DE TECHNOÎX)(ÎIE.

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chlore; 1 liquide^ le brome; 10 solides, le soufre, le phosphore, rorscnic, Tiode, le bore, le silicium, le sélénium, le tellure, le carbone et le zirconium; et le fluor, dont rétat véritable est encore incertain.

MÊTALLUnniB. Du grec uitc^ov. métal, et tpyv», travail. Angl. metallurgy; allem. tnelallurgie. Art d'extraire les minerais du sein de la terre, d'en retirer les métaux, et d'obtenir ceux-ci à l'état de pureté» On conçoit tout d'abord que cet art, ou plutôt cette science, exige des études profondes en g^olo^ie, minéralogie, mécanique, physique et chimie; aussi la métallurgie est*elle, en général, le loi d'hommes éminemment dis* tingués par leur savoir. Cette branche de l'industrie se divise en plusieurs opérations» dont les principales sont : le triage des ro-* ches métalliques, ayant pour objet desépa^ rnr de ses gangues le minerai bon h exploiter; le 6ocardik)rf, ou broyage du minerai; le lavage^ qui débarrasse le minerai des parties terreuses ; le grillage^ qui a pour but de volatiliser le soufre, l'arsenic, etc., ou d'oxyder certains minerais pour les disposer è se combiner avec les acides; \a fonte ^ qui est Topération la plus importante, et que Ton accomplit soit dans des hauts-fourneaux, comme pour le fer, soit dans des fourneaux à réverbère, etc.; et Yaffinagey au moyen duquel on obtient, dans touie leur pureté, les métauxdéjà fondus. — Foy. tous ces mots.

Les minerais qui proviennent de ces diverses opérations sont renfermés dans des magasins particuliers; mais auand il s'agit de la fonte et atin d'obtenir celle-ci plus uniforme, on fait des mélanges dans les proportions qui [)araissent les plus favorables à un bon fondage; et pour connaître ces propor* lions, il est nécessaire de déterminer la richesse des minerais par des essais. Il faut alors, autant que possible, soumettre à ces épreuves non -seulement chaque minerai, mais encore tous les produits métallurgiques qu'on ajoute souvent au bain de fonte, «le manière è connaître exactement la richesse du mélange. Il est en eifet d'une grande importance de savoir exactement quelle est la quantité de métal qu'on doit retirer, attendu que l'on modifie le traitement et le mélange en raison des produits qu'on veut obtenir. Ces essais fariliient d'ailleurs la surveillance des ateliers, en fournissant un contrôle certain. Lesessaisen us«ge dans les usines sont ceux que l'on désigne sous le nom d'cMoû par la voie sèche; lesquels consistent en général, lorsque les rainerais sont à l'état d*oxydes, à fondre ceux-ci dans des creusets braqués, en ajoutant un Qux. Le cliarl)on de la braque réduit les oxydes, et le flux aide la fusion des matières étrangères, qui existent toujours en certaine quantité dans les minerais les plus purs. Lorsque les métaux sont è l'état de sulfures, on ajoute ordinairement une certaine quantité de fer, parce que ce métal, ayant plus d'aflinité pour le soufre que le cuivre et le plomb, se combine avec lui et met ces métaux à nu. Quand le minerai

DiCTio:^;^, de ÏEcnifOLOGie. IL

contient une certaine quantité d'argent, on le fond avec du plomb ou de la litharge, qui s'empare de l'argent; puis on coupelle le plomb obtenu, et l'on obtient un bouton (l'argent. Les essais se font communément, soit dans des foyers alimentés par un soufflet, et que l'on appelle forges^ soit dans des fourneaux à courant d'air, dits fourneaux à vent.^

La pratique de la métallurgie remonte h des temps reculés. L'Ecriture en attribue les premiers essais à Tubalcaîn,rilsde Laraech, et né vers 2975 avant Jésus^Christ; la my thologie en fait honneur à Vulcain et aux Cyclo))es; puis quelques auteurs prétendent que cet art était connu des Sidoniens dès I an 3020 avant l'ère chrétienne. Ce que l'on sait le mieux, c'est que, chez les anciens, les Telchines, les Dactyles et les Chalybes jouissaient d'une granae renommée dans les travaux métallurgiques. Chez les modernes, les populations des contrées montagneuses de PAllemagne ont toujours été les plus ré« putées dans l'exploitation des mines. On doit à George Àgricola d'avoir le premier fondé, au xvi* siècle, la science de la métallurgie; puis d'Holbach fit connaître en France, en les traduisant et les commenttant, les ouvrages les plus remarquables pu* bliés en Allemagne sur cette branche impor^ tante des connaissances humaines; et les progrès de celle-ci ont signalé particulièrement les noms des Uassenfratz, des Héron de Villefosse, des Karsten, etc.

MÉTALLURGIQUE. Qui a rapport à la métallurgie.

MÉTALLURGISTE. Celui qui s'occupe de métallurgie.

MÉTAMÉCONIQUE (chim.). Du grec ficTil, prépos., et f«Qxuv, pavot. Se dit d un acide qu'on produit en faisant bouillir Tacide mé* conique avec de Peau.

MÉTAPHOSPHATE (chim.). Du grecfarâ, et du français phosphate. Sel produit par la combinaison de l'acide métaphosphorique avec une base.

MÉTAPHOSPHORIQUE (Acidb}. Acida obtenu du phosphore.

MÉTARRY (salines). Nom que l'on don« nnit autrefois, dans la Franche-Comté, à une ouvrière de salines dont les fonctions étaient de détremper le sel et de le mettre en mesures, pour le passer ensuite à une autre journalière, appelée fassary^ qui le façoo' nait alors en pains.

MÉTAUX. Yoy. Métal.

MÉTAUX HARMONIEUX. On rapporte que, il y a environ un demi-siècle, un inspecteur des fonderies de Saxe, M. Schwartz, ayant versé par hasard, sur une enclume, une masse métallique d'argent fondu, entendit aussitôt s'échapper de cette masse des sons analogues è ceux de l'orgue d'église. Plus tard, M. Arthur Trevelyan fut témoin du même phénomène. Une barre de fer reti-* rée par lui d'un bain de poix bouillante el

Eosée par l'une de ses extrémités sur un loc de plomb poussa des sons aigus comme ceux du clairon. Avec le concours d'un au*

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tre physicien, le docteur Reid, d*Bdîinboarg9 H. Treveiyao sa livra è plusieurs expériences de ce faft, et il acquit alors la conviction que tous les métaux* portés à une certaine température et placés sur un corpf froid» produisent, par le refroidissement des.sons musicaux. De son côté, M. Parada} a donné à ce sujet la théorie suivante.

Quand deux métaux, Tun chaud et l'autre froid, sont mis en contact, ils tendent h prendre la même température; et la contraction de Tun par le refroidissement, ainsi que la dilatation de Tautre par Teffet du. calorique, déterminent alors, dans Tintimité de la substance de ces deux corps, de brus-

2ues variations de la distance des molécules, 'est de ces mouvements rapides et répétés que résulte un son musical; et, en etfet, le son provient toujours de vibrations moléculaires qu'on appelle, comme on le sait, vibirations sonores. Sous le nom de rocker >oa de btrceur^ ou a construit un instruaml qui conQrnie celte théorie. Le berceur eon siste en un morceau de cuivre de 109 millimètres de long, d'une grosseur inégale h chacun de ses bouts, muni d'un manche métallique, et terminé [)ar un bouton è son extrémité la plus petite. Lorsqu'on a fait chauffer cet instrument et qu'on le pose sur un bloc d'étain, il se met à vibrer en soulevant et abaissant alternativement ses deux extrémités opposées; le bloc d'étain, à son tour* s'échauffe, se gonfle et se dégonfle par Ja transmission du calorique; l'alternance et la succession des mouvements dans les deux masses métallic|ues expliquent leurs vibrations, c'est-à-dire leur sonorité ; et ces viiirations durent jusqu'à ce que ces masses soient parvenues à une température commune. M. le professeur Ty ndail, de Londres, a trouvé que l'argent appliqué sur l'argent, le cuivre sur le cuivre, produisent des sons jnusicaux ; que, disposés de la même manière, Tagate, le cristal de roche, les poteries, la porcelaine et le verre donnent des effets pareils; et qu'une masse de sel gemme sur laquelle on place le berceur, produit un son de la plus belle gravité.

MÉTÊCAL. Voy. MÈriCàh.

MÉTËOROGUAPHE (phys.). Du grec fa- Tiupoç, météore, et 7P«fft>> écrire. Instrument dont on fait usage dans les observations météorologiques.

MÉTÉOROLOGIK(phys.).DuçrecfuW(tt/)oc.

météore* et >o7oç, discours. Partie de la physique sénérale qui traite des phénomènes dont 1 atmosphère est le théâtre, de leurs iuiuses et de leurs effets. Elle a donc pour étude principale, la pluie, la neige, la grêle, les t)rouillard$, les vents, les trombes, le tonnerre, les aérolithes, les aurores boréales, etc. Cette science ne date en que loue sorte que du milieu du xviii* siècle ; caries amâens s'en étaient peu occupés, à l'excep- .tion d'Aristote qui a écrit quatre livres sur ce sujet. Au siècle que nous venons de désigner, Demaison se livra à l'étude des phé- Bumènes de la congélation ; Saussure, à celle des nuageSi de la pluie et de la formation

des vapeurs; Franklin et Hairan observèrent les aurores boréales, et Franklin découvrit l'identité de la foudre et de l'électricité; Volta s'occupa de la formation de la grêle; Dufay, de celle de la rosée ; et Ton se prescrivit dès lors, en France ainsi au'en Angleterre, dégrouper régulièrement aes observations météorologiques. De nos jours, on doit citer les travaux de Humphry Davy, sur les brouillards; de Chiadni, sur la chute des aérolithes; de Peltier, sur la foudre elles phénomènes électriques; de M. Moreau de Jonnès, sur les ouragans, les tremblements de terre, et le résultat des déboisements; du docteur Wdis, sur la théorie de la rosée; (le MM. CoulvierGravier et Saigey, sur les étoiles tilantes, etc. ; enfin, nous possédons des ouvrages très-remarquables sur la science iiiéléorologique, tels nue ceux de MM. Poui!let, Kremtz, Edmond Becquerel, Charles Martins, le docteur Foissac, etc. ; et il faut bien se garder d'omettre les travaux importants de M. de Humboldt, d*Arago, etc., qui Ont été d'un si grand secours à la météorologie.

MÊTHOL ou ESPRIT DE BOIS ( chim. }.

Produit de la distillation du bois.

MÉTHYLÈNE (chim.). Du grec fuOu, vin, et Oq, bois. Ansl. td. ; allem. methyl.Se dit d'un composé d hydrogène et de carbone, qu'on admet tamsm radical de l'esprit de boia.

^MÉTICAL (métrolog.). Poids usité à Tri-

foli, pour l'or et l'argent, et qui correspond k grammes 77.

MÉTIER. Du latin ministerium^ office, service. Machine construite pour la confection de divers ouvrages, particulièrement les tissus. Dans le métier le plus usité, celui du tisserand, un certain nombre de fils parallèles, qui reçoivent le nom de chainrf sont tendus horizontalement entre deux rouleaux ou ensouples; et chacun de ces fils l)asse, d*abord entre les dents d'un peigne fixé dans un battant mobile qui reçoit autour d*un axe un mouvement oscillatoire déterminé par la main du tisseur ; secondement, dans un anneau appelé lisse^ qui sert à élever ou à abaissera volonté le fll qui le traverse. Au moyen de deux pédales, Touvrier ayant, par exemple, soulevé la série des fils pairs et abaissé celle des fils impairs, lance entre eux la navette sur laquelle est enroulée la trame: après la duite ou passage de la navette, le peigne est amené en avant pour serrer plus ou moins la trame contre les duites précédentes; puis le tisseur, appuyant le pied sur la seconde pédale, renverse la disposition des fils de la chaîne, et lance de nouveau la navette dans le sens contraire. C'est en opérant de la sorte qu'on obtient les tissus unis; et en multipliant le nombre des lisses, en variant la manière <le les lever, on se procure les tissus croisés, les tissus à côtes, les tissus à dessins réguliers, etc. On distingue les métiers de tisserand proprement dits, et les métiers de haute et de basse lisse ; puis les métiers à bas, à broder« b dentelle, etc. Dans la plupart des

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DE TECHNOLOGIE

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manufactures, particulièrement celtes è filer, les métiers sont mus aujourd'iiui par la vapeur.

Le mot métier s'emploie comme synonyme de profestionf dans le plus grand nombre des arts manuels. — En termes de brasseur, on entend par métiers^ la liqueur qu*on obtient après avoir fait tremper la farine ou le houblon. Les résultats des premières opérations sont dits premiers métiers; ceux des deuxièmes, eecanie métiers; et la liqueur ne prend le nom de 6i^e, que lorsqu'elle est entonnée.

MÉTIER lACQDART. knf;Jacquart loom:

éWern. Joeouart-maschine. Avant l'invention de cette admirable machine, qui est un métier à tisser et date de 1801, la fabrication des tissus à dessins réclamait, pour chaque métier, le concours de trois ouvriers : un iiseurf un tireur ei un tisserand. Auprès du métier se trouvait placé un tableau divisé, par deux séries de lignes, en une multitude de petits carreaux, comme on le voit sur les modèles de tapisserie à la main; ce tableau, c'était l'indication de l'œuvre à exécuter. Les lignes horizontales répondaient à la chaîne, les autres k la trame, et les petits carreaux figuraient les points que les fils d'une étoffe forment en s'entrecroisant. Un signe indiquait s'il Allait élever ou abaisser les fils de la chaîne, et le liseur, placé devant le modèle, commandait la manœuvre. * Le tireur S0 tenait prêt k lever les fils de la chaîne, et le tisserand, assis devant le métier, avait sous la main les navettes chargées des différentes couleurs qui devaient servir à former la trame. Tous deux attendaient les ordres du liseur. Alors celui-ci, suivant de gauche à droite une rangée de carreaux, disait au tireur : levez tels et tels fils; et quand ce dernier avait levé les fils indiqués, il disait au tisserand : lancez telle couleur; et le tisserand lançait la navette chargée de la couleur voulue. Tel était l'état de cette industrie, quand vint Jacquart avec l'idée qu'il avait conçue de régler mécaniquement les fDonvements d'élévation et d'abaissement des fils de la chaîne, en chargeant de ce soin des morceaux de carton attachés bout k bout, percés de trous convenablement disposés, et cooibinés avec un système d'aiguilles et de griffes. Un carton percé remplaça donc les ^'eux du liseur, et les doigts du tireur. Aulourd'hui, un perfectionnement de If. Acktin substitue du papier au carton, ce qui :>roduît une économie considérable; et l'ap- »lication qu'a faite le chevalier Bonelli, de ^électricité comme agent moteur du métier I tisser, établit un progrès tel, qu'il semble |ue cette iudiistrie n^ plus rien à dési- •or.

METKAL ou HIKCTAL. Voy. Hétigal.

HÊTOCHE. Yoy. MiTOPB.

SlËTOPE(archict.). Du grec iaitmov, front, ntervalle carré qui se trouve entre les tri- ;ly plies de la frise dorique, et qui reçoit l'ordinaire des ornements.

MÉTRAGE, MÉTRER. Angl. measuring ;

allem. metsen. action de mesurer par mètres.

MÈTRE (mélrolog.). Du erec fiirpoy, mesure. Unité de longueur des mesures de France, et qui est égale à la dix-millionième luirtie du quart du méridien terrestre, ou de l'arc compris entre le pôle arctique et l'équateur. Le mètre équivaut à 3 pieds 11 lignes 296 millièmes. Ses multiples sont le décamètre qui vaut 10 mètres; V hectomètre ou 100 mètres ; le kilomètre ou 1,000 mètres; et \emyriamètre ou 10,000 mètres. Ces deux derniers multiples servent pour les mesures itinéraires. Les sous-multiples du mètre sont le décimètre^ le centimètre^ le millimètre et le dix-millimètre. Dans les mesures de superficie, le mètre carré prend le nom do centiare, parce qu*il est le centièmede l'are. Un mètre ct/^e vaut en toises OS 2632, et en pieds 9p, M68. Dans les mesures de volumes, un mètre cube^ comme le stère^ par exemple, vaut OS 135, ou29p, 1739.

MÉTRICOLO ( métrolog. ). Poids usité à Goa, pour les drogues.

MÉTRIQUE (Systèmbj. Système des poids et mesures usité en France où il a été conçu,

Suis en Suisse, en Belgique, dans le Luxemourg,en Piémont,en Sardaigne,en Grèce,etc« Un décret de l'Assemblée constituante, du 8 mai 1790, ayant chargé l'Académie des sciences de lui présenter un nouveau système des poids et mesures, cette académie nomma une commission qui comptait parmi ses membres, Berthollet, Borda, Delambre,Lagran^e, Laplace, Méchain et Prony. La commission fut unanime pour donner au s^stème demandé une base commune, l'unité de longueur, et l'on convint de prendre cette base dans la nature même. Dèlambre et Méchain furent alors chargés de mesurer l'arc du méridien compris entre Dunkerque et Barcelone, et, conformément aux résultats de leurs calculs, le mètre fui adopté comme unité de longueur par la loi du 18 germinal an 111, ou 7 avril 1795; toutefois, ce travail ne fut définitivement achevé et mis en pratique que vers 1799. On reconnut après coup, qu'une légère erreur avait été commise par Méchain, mais il fut convenu qu'on n'en tiendrait pas compte. Il est de règle

3u*un membre de l'Académie des sciences ne oit pas avouer une bévue au public.

MÉTROLOGIE. Du grec fâiT/>oy, mesure, et >^oç, discours. Science des poids et mesures, et traités écrits sur cette science. MÉTROMÈTRE. Yoy. Métonohk MÉTRONOME. Du grec fttrpov, mesure, et vôfAûff» loi. Instrument qui a reçu aussi les noms de chronomètre et de métromètre^ et qui sert à régulariser le mouvement des compositions musicales, ainsi qu'à fixer le degré de vitesse qui convient à chacune. Le métronome est de l'invention d'un ingénieur français nommé Sauveur; mais celui dont oh fait usage aujourd'hui est dû à Maizel, et il a été perfectionné par MM. Bienaimé et J. Wagner. On sait que, pour le musicien, un temps est la division la plus simple d'un morceau de musique» et qu'une mesure est

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