‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 46 sur 248 · HET · texte numérisé non relu

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coiDfiosée de deux, trois ou quatre temps ; iQai&,avant la découverte de Sauveur, un ne savait préciser quelle était la grandeur de cette unité de durée musicale. Aujourd'hui, on peut l'apprécier avec la plus grande exactitude ; mais on a fait remarquer toute fois, avec logique, que le mouvement d*une régularité parfaite est incompatible avec les inspirations du goût, et Diderot a dit spirituellement à ce sujet, qu*on avait fait du musicien ctdu chronomètre (aujourd^tiui métronome), deux machines distinctes dont Tune ne pourrait jamais assujettir l'autre. 11 n'est pas possible, en effet, que le musicien ait, pendant la durée de toute sa pièce, l'œil au mouvement ou l'oreilleau bruit du pendule, et s'il s*oul)lie un moment, le frein qu'on a prétendu lui imposer devient tout à fait inutile. Le meilleur métronome est donc le musicien qui sait jouer ou chanter en mesure, par la seule perfection de son goût et de son oreille. Pour en venir à l'instrument en lui-même, il se compose essentiellement d'un pendule ou balancier enfermé dans une petite botte pyramidale, et par le plus ou moins de vitesse de ses oscillations, toutes sensibles à l'oreille, il marque les temps de la mesure. Les oscillations peuvent être ralenties ou accélérées en allongeant ou eu raccourcissant le pendule, ou bien en déplaçant un poids mobile porté sur une tige adaptée au pendule; et pour comparer entre eux les divers mouvements, on prend le nombre des oscillatlonsqu'exécute le balancier dans une minute,>nombre qui se trouve indiqué par les numéros d'une échelle.

MÊTROSTÈRK ( insi. de chir. ). Du grec iMiqrpa, matrice, et c^tpihàà, consolider, instrument propre è fixer la matrice.

METTAGE EN MAINS. Se dit, en termes d'atelier, de l'action de commencer ou de faire commencer un travail. — Dans les manufactures, on désigne par ces mots une opération qui consiste à faire choix, dans chaque ballot de soie, et à assembler ce qui est achevé, moyen et gros.

METTAL ou METTAR (mélrolog.). Mesure de capacité pour les liquides, employée à Tunis.

METTEUR EN OEUVRE (joaill. ). Angl.

jeweler; allem. edelsteinfasser. Nom que porte l'ouvrier joaillier dont le travail spécial est de monter les pierres de toute espèce, mais princi()alement les pierres précieuses. Cet art, qui était ignoré des anciens, n'a commencé à prendre chez nous une certaine importance que sous le règne de Louis XIV; ses perfectionnements les plus notables sont dus à l'époque actuelle, et les ouvriers de France et d'Allemagne l'emportent sur ceux des autres pays pour ce genre d'ouvrage. Les principaux outfis employés par le metteur en œuvre, sont des burins^ des échoppes^ des limes^ un dé à emboutir^ une bouterolle^ une boule à sertir^ un marteau à sertir^eic»

METTEUR EN PAGE (impr.). Angl. tnoAer up; allem. formaibildner. Typographe chargé de rassembler les différents paquets de composition^ pour en former des pages et

des feuilles, et placer les folios* les notes, les additions, etc.

METZG (métrolog.). Mesure de capacité pour les liquides, usitées en Allemagne.

MEUBLE. Du latin mobilis^ mobile. On donne le nom de meubles à divers objets de menuiserie destinés aux besoins domestiques, et qui servent en même temps à orner un appartement, une maison, etc.

MEUBLER (peint.). On entend pav meubler un tableau, le garnir de riches ornements et de brillants accessoires.

MEULARD. Meule de grande dimension dont on fait usage dans les usines, pour émoudre ou blanchir différentes pièces.

MEULARDE on MEULEAU. Petite meule qui sert aux mêmes ouvrages que le meulard.

MEULE. Du latin mola^ fait du grec t^^U, même signitication. Angl. mill-stone: àWem, muhlstein. 11 y a deux sortes de meules, les meules de moulin et les meules à repasser. Dans les premières, on distingue les meules à la française, qui ont de 1" 50 à 2" de diamètre, formées ou d'un seul bloc détaché de la meulière, ou de plusieurs morceaux réunis au moyen d'un ciment et de cercles de fer*; et les meules anglaises, do 1* 30 à 1" 60, composées de plusieurs morceaux, offrant sur rune des faces quatre grandes rainures partant du centre, ditœillard, et donnant naissance, sur un de leurs côtés, à des rainures en diagonales. La France tire ses meilleures meules de moulin de La Ferté-sous- Jouarre, et fait avec l'Angleterre et l'Amérique, un commerce important d'exportation de blocs destinés à être montés ea meules. Les meules à aiguiser ou à repasser, sont des cylindres faits d'un grès très-dur et d'un grès \rès-serré, qu'on exploite particulièrement dans les environs de Saint-Étienne et de Langres. Une meule è aiguiser est réputée bonne, quand elle a partout le même grain, la même dureté et qu'ellene s'exfolie point. Elle doit en outre tourner rond, et son contour doit être parfaitement uni. Pour cela, quand elle est énarbrée, on la dégrossit au ciseau du tailleur de pierre, etensuite on 1^ tourne à sec, avec un morceau de fer qu'on présente h sa circonférence. On donne lu nom de meulard et de meularde aux grandes et moyennes meules dont on fait usage dans les grandes usines pour émoudre ou blanchir des ubjets de quincaillerie, des outils, des limes, etc. Ces élablisseipents étant pourvus de moteur, on s'en sert pour imprimer le mouvement aux meules; et celles-ci tournant très-vite, c'est-à-dire 100 et plus de tours par minute, il arrive quelquefois qu'elles volent en éclats par l'efTel de îaforce centrifuge. AQn de préserver les ouvriers éxBOuleurs des dangers qui résultent de celte rupture, on entoure la meule d'un bAii en bois de charpente, fortifié par du fer, et ne laissant à jour, è la partie supérieure,que l'espace nécessaire pour lui présenter les nièces à émoudre. Cet entourage est d'ailleurs indispensable pour reteuir l'eau que la meule, sans cette précaution, projetterait

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DE rECUNOLOGIE.

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fort loin, et qu'il fauflrail alors remplacer à chaque instant, attendu qirune meule doit constamment tourner dans Teau. Plus une » meule est dure, moins elle a de mordant, mais plus le travail qu'elle exécute est uni. On a, pour ébaucher, des meules tendres, et pour finir, des meules dures qui disposent très-bien les surfaces à nrendre le poli.

Dans un grand nomure de métiers, les meules sont des instruments indispensables, mais de dimensions différentes. Les couteliers, les fabricants de rasoirs, les rémouleurs ambulants ont de fort petites meules^ mais qui tournent avec rapinité, au moyen d*uQe grande roue, pour évider les lames. C'est avec des meules de tôle de fer et des meules de bois tendre, qu'on taille et polit les cristaux. On peut aussi, avec une meule de ce métal, tournant avec une extrême vitesse, cou|)er la fonie la plus dure. A l'aide iie meules d'acier taillées au ciseau, on fait la pointe des aiguilles, des épingles et des rious d'épingle. Les polisseurs font usage de meules de bois, auxquelles ils donnent du mordant avec la pierre ponce en poudre, de J*éraeri, du rouge d*An^teterre, etc. Les ouvriers en nacre, en ivoire, en os, ébauchent sur la meule les pièces qui ne peuvent se mettre sur le tour; mais le contour de celte meule est sillonné de rainures circulaires, afin de faire arriver à l'endroit du travail une plus grande quantité d'eau.

La plupart des meules sont munies d'uo support, sur lequel on appuie les pièces h «5moudre, en même temps qu'on les pousse avec les mains contre la meule. Après cela, <]uelques précautions qu'on prenne, il est impossible d'empècljer une meule, quoique de bonne qualité, de se déformer assez promptement par le travail; et n'étant pas d*une matière parfaitement homogène dans toutes ses parties , les plus tendres se creusent et produisent des ressauts qu'on est obligé d'aplanir de temps en temps.

En maçonnerie, on donne le nom de meule H an massif qui entoure le fourneau des fondeurs de cloches. — Dans les verreries, lé même mot désigne des morceaux de verre qui s'attachent aux cannes pendant qu'on 5'en sert.

MEULEAU. Toy. Meulabde.

MEULERIE. Atelier où l'on prépare les meules.

IIEDLIER. Ouvrier qui façonne les meules. Dès que celles-ci ont été extraites de la carrière, le meulier en détermine les dimensions et les travaille avant qu'elles aient l^erdu leur humidité. Les outils de cet artisan se composent d'une rè^le , d'une équerre en fer, de compas, de ciseaux, d'un maillet, d'une pince de fer, de pics, do hachettes et d'un cric pour manier la masse. -

MEULIÈRE (Pierre). Du latin molarù, fait de mola, meule. Pierre siliceuse, blanche, ^sAtre, jaunâtre ou brune, qu'on emploie en forme de moellons, dans les bAtiments, pour établir les fondations, puis fiour les contre-forts, les murs de terrasse, les fosses d*aisancei les égoût5, etc. La meu-

lière la plus estimée est celie qui est bruncu légère, perforée d'une multitude de trous et d'anfraetuosités, parce qu'elle charge peu les murs et se lie facilement au mortier. La moins poreuse est usitée de préférence, comme étant la plus lourde, pour les fondations. Celle de I^ Ferté-sous-Jouarre étîncelle sousle briquet, et se laisse tailler aisément nour fabriquer les m'^ulos de moulin et faciliter la mouture. Lorsqu'on veut faire une; de ces meules, on arrondit le bloc en cylindre d'un diamètre arbitraire, en enlevant tout le bouzin et taillant dans le vif; puis, h coups de ciseaux on fait des entailles qui régnent tout autour, sous forme de cercle horizontal, laissant une épaisseur d'envi« ron 0"',216 ou 0*,270, plus ou moins, h la tneule; et l'on fait entrer dans les entailles, à coups de masse, des coins en bois sec, ayant le soin de mouiller ces coins. Le gonflement que le bois éprouve alors fend la meulière horizontalement et sépare uno meule d'un diamètre plus ou moins grand, selon Tusage qu'on veut en faire; on continue de tailler le bloc en cylindre en descendant dans la carrière, et à séparer autant de meules que le permet la nature des choses ; enfîn, les grandes meules sont cerclées en fer pour les protéger et faciliter leur transport où l)esoin est.

Les géologues attribuent Torigine de lo meulière à la présence de bancs ou rognons de silice caverneux, répandus dans des masses calcaires, et dont l'acide sulfurique aurait chassé le calcaire dans l'un des cataclysmes qu'a subis notre globe. Cette pierre se rencontre par bancs interrompus, au milieu des sables et de l'argile; et il en existe de belles carrières dans les départements de Seine-et- Oise, de Seine-et-Marne et de la Marne, particulièrement à La Ferté-sous-Jouarre, è Hontmirail, à Maux, etc. Les laves poreuses d'Andernach, près de Cologne, et celles de Volvic et d'Agde, donnent aussi de trèsbonnes pierres meulières.

MEULON (salines). Tas de sel tiré d'un marais salant.

MEUNERIE. « Plusieurs sortes de moutures sont connues en France, » dit M. Boulange Bodin ; « mais la préférable est celle qu'on appelle économique. Les moulins montés pour cette mouture ne diffèrent des autres que par les cribles, tarares et autres machines h nettoyer les grains. Les deux points capitaux de cette mouture consistent : 1* à bien manœuvrer les blés pour ne les moudre qu'après avoir été bien épurés et nettoyés de toutes les mauvaises graines et

f>oussière qui les infectent; 2" h bien séparer es farines des sons, recoupes et gruaux, pour pouvoir remoudre ceux-ci séparément et à propos. On vient à bout de la première opération par le moyen des cribles, tarares, etc., et de la deuxième par le moyen des bluteries adaptées au moulage. Le blutage de la mouture économique contribue en quelque sorte encore plus que les meules à la j)erreclion des farines, et il en est l'accessoire principal. La perfection et la conduite du

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