LAC
DE TECHNOLOGIE
LAC-DTE (teint.). Substance colorante eaaployée par les teinturiers.
UkCER. Faire les mailles d'un filet.
LACERET. Voy. Piton.
LACET. Du latin laqueuif corde , ficelle. Sorte de cordon plat ou rond* en fil, en colon ou en soie, et ferré par un bout ou par les deux bouts, qu*on passe dans des œillets pour serrer certaines parties de vi^tement, cooinie un corset, des guêtres, des bottines, etc. Les principaux centres de la fabrication des lacets en France, sont Paris, Lille, Laîgle, Saint-Chamond, Saint-Etienne, etc. — Le boyaudier donne le nom de lacet à une petite corde oui tient à une cheville et sert a attacher un bout de boyau qu'oa veut retordre. — Chez le serrurier, le lacet est une petite broche de fer avec laquelle on unît les deux parties d*une charnière. — En terme de chasse, ce mot désigne un lacs avec lequel un prend des lièvres, des perdrix, etc. LACECR. Ouvrier qui fait des filets pour la pêche ou pour la chasse.
LACEDRE. On appelait ainsi, anciennement, un ruban qui servait à attacher le haut des canons des chausses ou Teniournure des manches.
LACHE. Se dit, en termes d'ourdisseur, de tout ouvrage peu frappé et par conséquent mal fabriqué, surtout lorsqu'il est de nature ï être particulièrement frappé. — Le même mot désigne aussi ce qui se trouve détendu dans les soies de la chaîne, pendant le travail, au lieu d'être tendu régulièrement.
LACIS. Angl. net'UDork; allem. neizaV" Mt. Sorte de réseau de fil, de soie ou de toute autre matière.
LACK(monn.).;Du pracrit {aA:J!:a, cent mil le. Expression monétaire usitée dans TJnde.
Un laek de roupiet vaut 100,000 roupies, ou l peu près 250,000 francs. Cent lacks font un crore ou koti^ c'est-à-dire 25,000,000 de francs.
LAC-LAK. ?oy. Laqce.
. LACRYM A-CHRISÏI (boiss.). Mot latin qui signifie larme du Christ. Nom d'un vin muscat^ très-renommé produit par les vignes qu'on cnlti?e sur le flanc du mont Vésuve près de Naples. Il est ainsi appelé, dit-on, de ce que sa grappe, même avant la pression, Jaisse échapper des gouttelettes qui ressemblent i des larmes. La récolte de ce vin s'é« |è?e à environ 10,000 bouteilles qui se vendent chacune de 4 à 6 francs.
LACRYMATOIRE. Du latin laeriffnari, pleurer. On appelle de ce nom de petits vases de terre ou de verre qu'on trouve fréquemment dans les tombeaux anciens. Longtemps on avait cru que ces objets servaient «recueillir les larmes des parents du défunt ou des pleureuses qui assistaient à ses funérailles ; mais aujourd'hui on s'accorde assez KêQéralement à penser que les lacrjmatoires étaient destinés à recevoir les baumes dont
00 aspergeait ie bûcher ou les cendres des morts.
LACS. Du latin laqueus^ corde, cordon.
*^orte de nœuds coulants dont on fait usage
pour prendre du petit gibier, tels que des oiseaux, des lièvres l't des lapins, etc. On les compose communément avec du crin, de la petite ficelle, ou du laiton très-flexible.
LACS (manuf.). Angl. lashes; allem.
tretschniire. Cordes qui, dans les métiers è tisser les étoffes façonnées, sont disposées pour supporter des nls très-forts qui rem-
ftlacenl les lisses dont il est fait usa^e pour es métiers qui servent à la fabrication des autres étoffes. On appeUe lacs à Vanglaise^ un entrelacement de fil qui prend toutes les cor-« des du semple, les unes après les autres, pour aider à la séparation des prises lorsqu'on fait les lacs ordinaires. Avant Tinvenlion du métier Jacquart^ il fallait autant de lacs qu'il devait j avoir de changements dans une certaine étendue de la pièce en longueur, selon que le dessin adopté Texiçeait ; l'ouvrier qui montait la pièce était obligé de disposer ces lacs sur le liteau dans 1 ordre uuméri<|ue selon lequel les boutons devaient être tirés; et il fallait placer à cdté du tisserand un ouvrier uniquement occupé étirer les boutons. Cet ouvrier, qu'on nommait tireur de lacs^ était sujet à commettre beaucoup d'erreurs, c'est-à-dire qu'il tirait souvent un bouton pour l'autre ; et comme ce genre de travail s*exécute à l'envers, on ne s'apercevait de ces erreurs que lorsqu'il n'était plus temps de les réparer. En imaginant le métier qui remplace mécaniquement le tireur de lacs, on fit disparaître le grave inconvénient dont il vient d'être question. Un perfectionnement de même nature s'est réalisé uour le métier de rubanier; on a abandonné le système ancien des lacs et adopté des moyens mécaniques qui garantissent un travail régulier.
LACTAT£(chim.). Du latin lae. lait. Angl. lactale; allem. tnxlchsauer. Genre de sels provenant de la combinaison d'une base avec l'acide lactique.
LACTATION. Du latin lac, lait. Se dit de la sécrétion au moyen de laquelle le lait se forme dans les mamelles, ainsi que de l'allaitement.
LACTÉ. Du latin lac, lactis, lait. Qui a rapport au lait ou qui lui resseml)le.
LACTÊIFORME. Du latin lac, lait, et forma, forme. Qui a l'apparence du lait.
LACTÉOLINE (chim.). Lait desséché lentement au feu.
LACTESCENCE. Du latin foc, lait. Etat d'un liquide qui est trouble, b^anc, et ressemble à du lait.
LACTIFERE. Du latin foc, lait, et fero, je porte. QuilPorie, conduit ou produit du lait.
LACTIGENE. Du latin foc, lait, et gènerare, produire. Qui augmente la sécrétion du lait.
LACTINE (chim.). Du latin lac, lait. Un des noms que porte le sucre de lait.
LACTIQUE (agidb). Du latin /oc, lait. Acide, organique qui se produit dans le lait, lorsque celui-ci s'aigrit à Tair, par suite de la transformation chimique de la "poTati^re sucrée qu'il contient. Cet acide fut découvert dans le petit lait par Scheele, en 1*280 ; mais