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on le trouve aussi dans le suc fermenté de labetteraTeetdunavetydans la choucroute, dans les extraits fermentes du riz et de la noix vomiquCy dans la chair des animaux récemment tués, et dans le suc gastrique, ie blanc d*œuf, Teau sûre des amidonniers, etc. C'est un liquide incolore, sirupeux, sans odeur, d'une saveur très-aigre, et renferroanl du carbone, de l'hydrogène et de l'oxygène dans les rapports de C*H* 0*H 0. 11 attire l'humidité de Vair, se dissout dans l'eau et l'esprit-de-vin, se combine avec les •bases et forme avec elles deslaciates. Il suffit de verser deux gouttes de cet acide dans 100 grammes de lait pour le coaguler instantanément. Pour obtenir racide lactique on laisse du lait s'aigrir à l'air; on sature l'acide qui se produit par du bicarbonate de soude; on abandonne encore la substance pour la saturer une seconde fois; et l'on continue de la sorte jusqu'à ce que tout le sucre du lait soit transformé. On fait bouillir a'ors pour séparer le caséum, on concentre le lactate de sou Je qu'on sépare ensuite au moyen du filtre, et après qu*on a dissous ce sel dans l'alcool, on le décompose par l'acide sulfurique qui met l'acide lactique en liberlé. Ce dernier est employé dans la pratique médic/ile, pour combattre l'affaiblissement des organes digestifs.
LACTOMÈTRE. Voy. P&SB-LArr.
LACTUCARIDM. Nom que porte ie suc de 4aitue, appelé aussi (hridace. On l'obtient de diverses espèces de laitues, et particulièrement des laciuca saliva^ virosa et aliissima^ soit au moyen d'incisions faites aux tiges, soit en pilant la plante dans un mortier et en faisant sécher dans une éluve le suc recueilli. Ce suc a l'odeur et la saveur de Topium dont il possède aussi les propriétés quoique à un degré beaucoup moins énergique.
LACTUCIQDË (Acide). Acide que quel-
aues expérimentateurs ont cru rencontrer ans la laitue.
LADANUM (comm.). De l'arabe ladan ou Udan, Gomme-résine d'une odeur agréable qu'on relire de plusieurs espèces du genre ciêius^ telles que les C. fadaniferus^ leaon et ereticxis^ pkmies qui croissent en Arabie, en Syrie, en Crète, en Italie, eu Provence, etc. La gomme suinte naturellement du végétal. On distingue deux sortes de ladanum dans ]e commerce : le vrai et le tortillé. Le premier jouit de propriétés excitantes et toniques; le second est un mélange impur de gomme et de terre ferrugineuse, et c'est celui dont on fait emploi pour la composition de clous et de pastilles odorants.
LAGETTO ou fiOlS DENTELLE. Arbrisseau qui croit à la Guyane, à la Jamaïque et à Saint-Domingue. Son liber est blanc, filandreux, réticulé et imite si parfaitement la dentelle, qu'on en prépare des.colerettes, des manchettes, des jabots, etc. Pour nettoyer ces objets, il suffit de les agiter dans un vase rempli d'eau de savon.
LAGIAS (manuf.) Toiles peintes de belle qualité qu'on fabrique au Pégu.
LAGRE (verrer.).Angl. p{a/e; aWem.lagtr^ hlatt, f'euille de verre sur laquelle 4es ouvriers étendent toutes les autres, k mesure qu'elles sont fabriquées.
LAIE. Du bas latin /aya, bois, taillis. Marteau de tailleur de pierre, bretelé et dentelé. — Dentelure que laisse sur la pierre le même marteati.
LAIE (eaux et for.). Route que pratique l'arpenteur autour d'un canton de nois que Ton destine à être vendu.
LAINAGE. Du latin, lana^ laine. Angl.
fleeee; allem. vlieis. Se dit, en général, de toute sorte de poils d'animaux qu'on emploie dans l'ourdissage, mais particulièrement de la toison du mouton. Le même mot désigne les étoffes de laine, ou dans lesquelles il entre une portion notable de laine; et enfin on entend par lainage, dans les manufactures, une façon que Ton donne aux draps et aux étoffes de laine, en les tirant avec le chardon pour y faire venir du poil.
LAINE. Du latin, lana. Angl. wooU allem. too//e. Matière filamenteuse qui recouvre la peau des moutons et de plusieurs autres animaux, tels que la vigogne, la chèvre tibétaine, le castor, l'autruche, etc. C'est avec cette matière qu'on tisse diverses étoffes destinées à l'haDillement et qui prennent, suivant l'espèce de laine dont on fait usage, les noms de mérinos^ de coêtorine^ de vt^ofiftne, de tibttaint^ de cacAemtre, etc. La laine de mouton a seule la propriété de se feutrer. On appelle laine de toison^ celle qui a été prise sur l'animal vivant; laine morte^ celle qui provient de l'animal mort; laine en suint et laine surge^ celles qui n'ont pas été soumises au lavage; et laine peignée^ celle qui a été cardée. Outre celte première division, on distingue les laines par des qualités qui sont établies suivant la finesse, la longueur, la couleur, la force et Télasticilé, non-seulement en raison des races qui les produisent, mais encore dans ces mêmes races suivant les climats, et dans le môme individu suivant qu'on prend les filaments dans telle ou telle partie de son corps. Il y a des laines qui sont naturellement blanches, noires, rousses, jaunes et mêmes bleu&tres; mais en France, généralement, on ne conserve, dans les grands troupeaux, que des moutons blancs, vu la grande facilité avec laquelle leur laine reçoit la teinture qu*on veut lui imposer. Cependant, il est quelques contrées où les habitants entretiennent de petits troupeaux de couleur sombre, afin d'employer leur laine sans avoir recours à aucune espèce de teinture.
Une toison se compose de mèches ou de flocons séparés, formés de plusieurs filaments réunis par leurs extrémités. Il y a des laines plus ou moins longues, depuis O^Oâ? jusqu'à 0nU6, et même (HSdi; mais leur finesse est alors presque toujours en raison inverse de leur longueur. La laine des moutons de Leicester porte aussi de 0"486à (yiBk, M. Bosc a retiré du troupeau de race pure espagnole de Rambouillet, en laissant
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les bélos trois ans.sans les tondre, une laine de 0"53fc de longueur; mais on regarde eette méthode comme vicieuse, attendu que le long séjour de la toison sur ranimai peut nuire essentiellement à sa santé, en le sur- «:hargeaot et en l'échauffant. D*un autre edté, les matières filamenteuses fines o'ont pas besoin d'être d'une grande longueur pour former un til solide, et la torsion suffit pour réunir les filaments en un faisceau qui a toute la force dont est susceptible la somme des brins qui le composent. La force de la laine se mesure par le poids ou Teffort qu'il faut employer pour la rompre, et plus elle est forte et fine, meilleure est sa qualité. C'est au toucher qu'on en reconnaît la douceur, le moelleux, et c'est également avec la main qu'on s.'assure de son deeré d'élasticité. Jl iàut qu*après en avoir serré plusieurs flocons ensemble, il^ reprennent, quand la compression cesse, le même volume qu'auparavant. C'est leur qualité élastique qui rend les laines propres à faire des rembourrages et des matelas. Les laines de Saxe sont les premières sous le rapport de la finesse ; viennent ensuite les laines de mérinos de France et d'Espasne et celles des moutons anglais et de Nord-Hollande, à la fois lon-
8ues et fines. Celles du nord et du milieu e la France sont communément longues et grosses; en avançant vers le Midi, elles se raccourcissent et s'affinent; et dans le Roussillon elles approchent, pour la finesse» des laines d'Espagne.
Nous avons dit que sur le corps du même animal on distinguait plusieurs qualités de jaine. La première se trouve sur l'épine du dos, depuis le cou jusqu'à environ 16 centimètres de la queue, en comprenant un tiers du corps, le dessous du ventre et celui des épaules. La seconde couvre les flancs et s'étend depuis les cuisses jusqu'aux épaules, en avançant vers le cou. La troisième environne le cou et recouvre la nuque. La quatrième occupe la partie du devant du cou jusqu'au bas des pieds, et les deux fesses jusqu'au bas des deux pieds de derrière. Il Y a des filaments très-fins dans toutes les laines, même dans les plus grosses; les filaments les plus gros se trouvent au bout des mèches. L examen de ces filaments, dans un grand nombre de races, a conduit à distinguer différentes sortes de laines qui ont été classées en laines supérieures, laines fines, laines moyennes, laines grosses, laines supergrosses, ùi bonne laine doit être fine, douce, lorte et élastique, ainsi que nous l'avons déjà fait observer. Pour savoir si une laine est fine, il faut couper le bout d'une mèche sur l'épaule, où la laine la plus fine se trouve; et il suffit de toucher et de frotter entre les doigts un flocon de laine, pour sentir si elle est douce et moelleuse. Enfin, pour connaître si elle est forte ou faible, on en prend des filaments et on les tord en les tenant des deux mains par les deux bouts : plus ils résistent à l'effort qu'on fait pour les rompre, plus la laine a de force. Les meil-
leures laines, toutes choses égales d'ailleurs» sont celles des toisons coupées en juin; époque où la laine a acquis sa supériorité dans nos climats. La laine des moutons tués, dans les boucheries, est bien inférieure à celle obtenue des bètes vivantes par la tonte.
« Ce qui doit déterminer la tonte,» dit M. Soulange-Bodin, «c'est, en général, l'ap-
1>roche des chaleurs, pendant lesquelles les >ôtes à laine souffrent du poids de leurs toisons; mais l'invasion de la gale et la dislocation des troupeaux transumants, fait, dans quelques cas, varier cette époque. £n
(;énéral on tond les agneaux plus tard qqe es brebis pour donner à leur laine le temps de s'allonger et leur procurer une toison
f)]us chaude. Cette tonte des agneaux rend eur laine plus fine, et les délivre des insectes qui les tourmentent. Un bon tondeur coupe la- laine le plus près possible de la peau, sans l'offenser et sans y laisser de sillons. Il peut tondre jusqu'à quarante et même cinquante bêles par jour, si ce sont des bêtes communes, tandis qu'il n'expédiera que vingt ou vingt-quatre brebis, ou quinze à vingt béliers mérinos, dont la laine est serrée et abondante. Quand toute la toisoB est coupée, on la f>lie, on la lie avec de la paille, ou du jonc, ou de la ficelle, eu plaçant au milieu la laine de dernière qualité, à moins qu'on ne la mette à part. On ne doit pas confondre la laine des bêtes mortes ou malades avec celle des bêles vivantes et saines, parce qu'elle ne prend pas aussi bien la teinture. 11 faut, en attendant la vente» tenir les laines tondues dans un endroit sec, à l'abri de la chaleur et de la poussière. Elles se conservent plus longtemps en suint que dégraissées. Quand on est obligé de les garder longtemps, il iaut les défendre contre les papillons ou teignes qui, sortant de leurs asiles à l'état de chenilles, dans les mois d'octobre, novembre ou décembre, se dévelopjpent en mars ou au commencement d'a*^ yril, et font alors beaucoup de dégâts dans les toisons. On s'en débarrasse par des soins de propreté, des battages répétés» qui font envoler les papillons, auxquels on donne en même temps la chasse, de la même manière qu'on conserve les pelleteries, et par les fumigations de soufre concentrées dans ud petit espace. La laine en suint y est moins sujette que la laine lavée. Le lavage se fiiit avant ou après la tonte. Il suffit que la laine soit lavée avant la tonte, autrement dit à do$f lorsqu'elle n'a pas besoin d*être nettoyée d'une manière très-rigoureuse. Néanmoins, des acquéreurs habiles rejettent, en général, tout le lavage à dos. Rien n'est plus variable et plus trompeur, en effet» que la laine lorsqu'elle a été lavée sur le corps de l'animal. On risque aussi» par ce 'procédé, de rendre les moutons malades. 50 kilogrammes de laine mérinos bien lavée se réduisent, après un bon lavage de fabrique, de il à iû kilogrammes, suivant que la laine était auparavant chargée de fom ou d'immondices.
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MCTIONNAIRE
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On a généralement renoncé h tondre deux fois les mérinos, et même les bêtes à laines anoblies.
Cl Le produit en laine d*un troupeau varie beaucoup, suivant €|ne la toison est lisse ou crépue, grossière, moyenne ou fine, et suivant que les bêles sont de petite ou de grande race, et bien on mal nourries. En moyenne, un troupeau de bêtes de tout Age donne par tête 3 à 5 kilogrammes de laine lavée i dos, $i ce sont des moutons de marais; 3/^ à 1 kilogramme, si ce sont des moutons de plaine à laine crépue; enfin, de 1 1}3 à 1 2/3, si ce sont des mérinos. Les toisons des béliers mérinos qui arrivent d*£spagne pèsent au
Elus, en suint, 4 kilogrammes, et ceMes des rebis 2 kilogrammes 1}2. Nous obtenons en France, des béliers de cette race, jusqu'à 9 kilogrammes, et des brebis jusqu à 6 kilogrammes : c*est le maximum. Le poids coûiroun pour les brebis est de 3 kilogrammes 1;2 jusqu'à k kilogrammes, et pour les béliers dA ( à 5 kilogrammes de laine en suint. Les moutons ne donnent une laine abondante, forte et élastique, qu'autant qu'ils sont bien nourris. L'empire de la mode, ,les besoins des fabriques et le perfectionnement même des machines ont tour à tour mis les cultivateurs dans l'obligation d*élever des bêtes h laine fine, à laine longue et nerveuse, à laine crépue, pour tirer le plus grand parti possible de leurs troupeaux. On est allé chercher en Angleterre des races et des sousraces distinguées, non-seulement pour la viande qu'elles pouvaient fournir aux boucheries, mais encore pour leurs produits en laine. Par les soins cfonnés au régime et à l'accouplement, les Anglais se sont procuré des bêtes dont la laine a quelquefois jusqu'à 32 centimètres de haut, et qui est si abondante que les animaux qui la portent ne peuvent pas se relever seuls quand ils sont f^ouchés sur le dos. On sait combien les fabricants recherchent aujourd'hui ces laines longues et soyeuses. »
Les fabriques françaises ont été longtemps obligées de s'approvisionner de laines en pays étrangers, particulièrement en Espagne et en Allemagne; mais actuellement la France subvient elle-même, pour la majeure partie, à sa consommation; elle ne s'adresse a TEspagne que quand les basses sortes manquent, et à la Saxe pour les produits extra-fins. Les provinces qui, chez nous, fournissent les laines fines, sont la Brie, la Picardie, la Beauce, le Soissonnais» la Normandie, la Bourgogne, le Berri, et quelques localités des environs de Paris. La Brie produit des laines fortes, pleines, d'une nervure régulière, et plutôt fine que très-fine après lavag^e marchand; ces laines ont une nuance tirant sur le jaune et s'emploient dans tous les genres de fabrication. La Picardie donne aussi des laines fortes, pleines, fines, d'une nervure régulière après lavage marchand, et qui ont souvent une légère teinte ardoisée. Les laines du Soissonnais ont de l'analogie avec celles de la Brie, mais elles sont communément plus maigres; et^ comme ^Ups se
E résentent fortes et hautes, on en extrait eaucoupde parties propres à être peignées. Celles de^ la Beauce sont fines, basses de mèche, d'une faible nervure, très-douces an toucher, et blanches après leur lavage. Celles de la Bourgogne, de la Normandie et du Berri, peu en usage dans les fabriques d'EIbeuf et de Louvier, sont blanches après lavage marchand, très-hautes de mèches, dures, fortes, maigres de brin et d'une nervure irrégulière; mais elles conviennent aux manufactures de laines peignées. Dans le commerce, on donne le nom d'écouailles aux laines qui proviennent d'animaux morts par maladie ou à la boucherie, et ces sortes de laines sont employées pour des flanelles, des circassiennes, etc.
L'emploi qu'on fait de la laine remonte aux temps les plus reculés; mais l'industrie à laquelle elle donne lieu a été très-lente dans ses progrès. Les manufactures de tissus de laine furent établies en France vers 1665, et la race des moutons mérinos introduite par Turgot, en 1785. Les machines usitées pour le cardage y furent mises en activité de 1809 à 1812, et celles pour le filage en 1825. On y importa aussi la chèvre du Tibet, et Ton s'occupe d'y acclimater le lama, la vigogne et le yak. Enfin l'exposition de 1856, qui nous a mis à même d'admirer les belles* races ovines de Dishiey, de Costwold, de Soulhdown, etc., engagera probablement nos grands propriétaires à se livrer à l'élève de ces animaux qui fournissent de si magnifiques toisons. L'industrie des tissus de laine se divise en quatre classes principales : les draps et les couvertures; les tapis et les chflles; les étoffes proprement dites, et les tricots. La production de la laine en France est d'environ 50,000,000 de kilogrammes, et nous en importons en outre pour au delà de 10,000,000 de francs.
LAINE DE FER (chim.). Oxyde de zinc qui se sublime durant la fusion de certains minerais de fer.
LAINE DE SALAMANDRE. L'un des noms vulgaires donnés à l'amiante.
LAINE DES BOIS ou mieux LAINE DE PIN. M. de Pannewitz est l'inventeur d'un procédé, au moyen duquel on tire des feuilles mêmes du pin une substance filamenteuse qu'on peut substituer aux ouates de coton et de laine, dans les couvertures en piqué. On croit s'être assuré que sous l'influence de cette sorte de laine, aucune espèce d'insectes parasites ne se loge dans les lits, et Todeur aromatique qu'elle répand est à la fois agréable et saine. Les feuilles asciculaires des conifères sont composées d'un faisceau de fibres extrêmement fines, agglutinées par une substance résineuse; et lorsque, par la coction et l'emploi de certains réactifs, on a dissous cette matière, il est' facile alors de séparer les fibres les unes des autres, de les laver et de les dégager de tout corps étranger. Selon le mode de traitement qu'elle reçoit, la substance laineuse acquiert plus ou moins de finesse. Elle peut être filée et tissée; la plus fine donne un fil qui res^
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semble à celui da chanvre et qui a la même force; filée, tissée et peignée comme le drap, elle fournit un produit qui peut être employé comme lapis de pieds, housses de cheyaux, etc.; môlée à une trame de toile, elle est propre à faire des couvertures de lit. Enfin, le résidu liquide que laisse la coction des feuilles de pin, exerce une action salutaire lorsqu'on en fait usage sous forme de bain; la partie membraneuse qu'on obtient par filtration, lors du lavage de la fibre, sert a former des briques qui, après leur dessiccation, donnent un combustible et produisent un gaz d*éclairaçe; et l'on a calculé que le rendement de mille quintaux de laine ae pin, fournit une quantité de combustible dont la valeur est égale à celle de 60 mètres cubes de bois de pin.
LAINE PHILOSOPHIQUE (cbim.). Nom sous lequel les chimistes désignaient autrefois l'oxyde de zinc, parce qu'il se présente sous forme de flocons, ayant de la ressemblance avec la laine.
LAlNÉ (manuf.). On dit, en termes de fabrique, un drap lainé^ une étoffe lainée,
LAINER (manuf.). Angl. napvtng; allem.
karddtichtn. Tirer la laine sur la superficie d'un drap, le garnir au moyen des chardons.
LAIMKRIE. Angl. woollen goods ; allem.
wollengiiter. Nom collectif de toutes les es-
Î)èces de laine. — Fabrication des étoffes de aine. — Atelier où on laine le drap. — Lieu où l'on vend la laine.
LAlNEUR (manuf.). Ouvritrqui garnit les draps avec la croix des chardons.
LAINEDSK (manuf). Angl. gig-machine ; allem. rauhmaschine. Machine qu'on a substituée aux létes de chardons, aux brosses et am cardes pour lainer les draps.
LAINIËH (manuf.). Angl. wool-worker :
allem. wollarbeiter. Ouvrier en laines, ou marchand qui fait le commerce des laines.
lAIS. Zone de terrain que la mer, les fleuves ou les rivières forment, par alluvion, sur le sol riverain. Ce mot est opposé à re- (at«, qui signifie le terrain que les eaux atMndonnent sur une rive, en se reportant vers l'autre.
LAIS (eaux et for.). Jeune baliveau de TAge du bois, qu'on laisse quand on coupe un taillis, afin qu'il devienne haute futaie.
LAISSE (chapell.^. Du latin laxa^ laisser. Cordon de chapeautait de crin, de fil ou de soie. — On donne aussi ce nom à la eorde qui sert à conduire un chien.
LAISSÉ (ruban.). En termes de rubanier on nomme ainsi tous les points blancs d'un patron qui désignent les hautes lisses, c'està-dire les endroits où il faut passer les trames à cAté des bouclettes des hautes lisses, et non dedans.
LAIT. Du latin lae. Liquide sécrété par les glandes mammaires des femelles des mammifères, et qui est destiné à. nourrir les petits. Ce liquide est le plus communément blanc, opaque, d*une légère odeur particulière, d'une saveur douce, sucrée et agréable et un peu plus pesant que l'eau. Il est essentiellement formé de caséine» de beurre.
de saccharine ou sucre , d'eau et de certains sels; et il résulte des expériences microscopiques dues à M. le docteur Donné, qu'il est composé de globules sphériques d'autant plus nombreux que le lait se trouve plus riche en parties solides. Le lait diffère non-seulement selon les espèces d'animaux qui le produisent, mais encore chez le même individu, suivant le climat qu'il habite, la saison, le travail et l'alimentation. Pour ce qui est de celle-ci, l'odeurde Toignonetde l'ail, celle du chou et du navet, Tamertume de l'absinthe, et le parfum de certaines fleurs passent dans le lait. 11 est aussi des plantes tinctoriales, telles que le safran, la garance, le pastel, etc. , qui changent ou modifient sa teinte. Abandonné dans un lieu frais, tranquille, et au contact de l'air, le lait se couvre bientôt d'une couche jaunâtreappelée crème; et lorsqu'au lait écrémé on ajoute de la présure, ou bien si on le laisse en repos pendant une certaine durée, il s'y produit alors un coagulum blanc, d'une matière solide, quiest connue sous les noms de cailléoix de easéum. EnOn, le liquide iaunftlre dans lequel ce coagulum est déla;^é s'appelle petii lait ou sérum. C'est k Vacide lactique que contient le lait, que celui-ci doit de se coaguler spontanément à l'air; mais l'espritde-vin, les acides et un grand nombre de sels déterminent encore plus rapidement la coagulation, qu'on obtient aussi par l'emploi des fleurs de l'artichaut, du cardon, des chardons, du caiUe-lait, de la grassette, etc. Les alcalis font disparaître le coagulum formé par les acides, ce qui fait que les lai* tiers ajoutent un peu de iMcarbonatedesoude^ au lait pour l'empêcher de tourner en bouillant, ce qui a lieu fréquemment durant les. chaleurs de l'été, ou par un temps orageux^ 11 parait à peu près reconnu que les vaches de certaines localités, de certaines contrées, donnent du lait en plus grande abondance que celles qui vivent en d'autres, lieux; toutefois, cette abondance est un& qualité individuelle qui résulte surtout du* régime. Plus une vache a reçu de soins dans sa jeunesse, et plus sa nourriture a été choisie et suffisante, plus elle rend de lait dans la suite, abondance qui augmente chaque feis qu'elle vêle, jusqu'à TAge de 6 ou 8ans,x)à elle cesse d'être adulte. C'est dans les premières semaines après le port, que le lait 5.C produit en plus grande quantité, mais c'est alorsaussi qu'il est le plus aqueux, et ce n'est qu'ensuite qu'il diminue peu à peu, pour devenir plus riche en beurre, jusqu'à ce qu'il tarisse entièrement, un,, deux ou trois mois avant que la vache mette bas de nouveau. Le veau tette un mois et demi, et pendant ce temps il consomme tout le lait de sa mère. Celle-ci n'en donnant pas durant environ huit semaines, la production se répartit donc sur à peu près trente huit semaines, en quatre périodes inégales, dans une proportion qui dépend de la grosseur de la vache, de la quantité ei de la qualité de la nourriture, ainsi que du régime. Les vaches nourries à l'étable doa--
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nenl, terme moyen, plus de lait que celles qui ^turent, k inoios que ce ne soit dans les prairies alternes, dans les contrées basses et très - fertiles. Les vaches fraiches^ trayanieê se traient trois fois par jour» et les 9ieiUe$'trttyQnU$ deux fois seulement. II jr a de la perte à ne traire que deux fois» lorsque .la sécrétion est très-abondante, car le lait tiré se renouvelle alors très rapidement ; mais lorsque la sécrétion est moins active, on n'obtient guère moins de lait en tra^rant deux fois par jour qu'en trayant trois, ei l'un regagne en qualité ce qu*on peut perdre en quantité. Le produit en lait d'une bonne vache varie suivant sa grosseur, sa nourriture et son régime, de 1,000 à 2,000 litres dans le cours de douze mois, et celles qui en donnent moins de 1,000 ne méritent pas la peine d'être conservées. Les vaches de Hambourg rendent, en 304
f' )urs, 3,557 litres de lait, ce qui donne pour année complète un produit moyen d'environ S litres et 3|3 par jour.
Le lait qui ne se consomme pas immédiatement dans une exploitation rurale se vend, comme chacun sait, soit frais, soit en beurre ou en fromage; mais le meilleur parti qu'on puisse en tirer, c*est de le débiter de la pre* mière manière, parce ^ue dans cet état et dans le voisinage des villes, il se vend pro* portionnellement plus cher ainsi, que sous la forme de beurre ou de fromage. Le lait rend d'autant plus de crème que la vache est mieux nourrie et a vêlé depuis long* temps. On a remarqué aussi que le lait d'une seule et même traite diffère beaucoup de
Sualité, et que c'est celui qu'on obtient à la 0 qui contient la plus forte quantité de crème et de matière caséeuse. Il faut, suivant les circonstances, 10 à 20 et en movenne 15 litres de lait pour faire un demi-kVlogramme de beurre, et 100 kilogrammes de lait rendent 3 kil. 8k de beurre. Dans les riches pâturages des montagnesdu Saisbourg, on estime que la fabrication d'un kilogramme de beurre exi^e 18 kilogrammes de lait. Des vaches nourries au chou, dans la Carinthîe, ont donné en automne un lait si gras qu'il n'en fjillait que 10 kilogrammes pour un kilogramme de t)eurre. Les vaches laitières des environs de Bergues passent six mois de Tannée dans des pâturages gras, sans rentrer à Tétable, et donnent chacune •tt moins 025 grammes de beurre par ionr
Cndant les quatre premiers mois des nerges, puis 430 à 500 grammes en été et 250 è 375 grammes en hiver. Le lait de vache est celui qu'un peut le plus facilement se procurer, celui qui fournit le plus grand nombre de laiteries et qui réunit le plus de
auaiités génériques. Ces qualités dépendent e l'organisation de l'animal, qui, indépendamment du volume de ses mamelles et de la dimension de ses rayons, fournit son lait à la simple compression de la main. Il est facile de distinguer le lait de brebis de celui de vache |iar son toucher gras et par son tfoût. Sa quantité variable selon les années et les saisons, est e&cimée à 375 grammes
par iour pour les oeux traites ; et dans les localités privées de vaches, il sert k faire du beurre peu consistant el facile à rancir, puis des fromages de différentes compositions,
Earmi lesquels se trouve celui de Roquefort, .e lait de chèvre est plus épais que celui de vache, et moins gras que celui de brebis; sa crème est d'un blanc mat ; il fournit pea de beurre; mais son caillé ast abondsol H consistant, et il devient la base d'un commerce assez important. Les fromages da Hont-d'Or en sont en effet composés et oa le fait entrer aussi dans la préparation des fromages de Sassenage.
Parmi les vases employés pour recevoir le lait, le fer-blanc est le naétal qui parait oflrir le plus de sécurité ; mais il faut éviter le transvasement, qui tend toujours à faciliter l'aUération deceliguide. M. David, deNev- York, s'est assure aussi qu*il y avait oo
Srand avantage à substituer des vaisseaui e zinc à ceux d*étain et de la plupart des autres matières dans lesquels on conserve le lait. lia constaté, dit-il, par des essais répétés, que le lait conservé dans le zinc, M se caille que 4 à 5heures plus tard que celui qu'on met dans d*autres vases, ce qui pe^ met à toute la crème de s'en séparer; et cette crème fournit alors du beurre en plusgralide quantité et de meilleu.re aualilé.
M. Braconnot a propose le moyen suivant pour conserver le lait et le ti ansporier aa loin : on prend une quantité quelconque de lait qu'on porte à une température de -l- ^ h -H Ui% et on v ajoute, par chaque litre, oa décilitre d'une'liqueur qu'on forme d'uDltre d'eau contenant 30 grammes d'acide chlor hydrique. Le lait se caille alors com{>lél^ ment, et l'on fait écouler le petit lait pour récueillir seulement le caillé produit; oo mêle celui-ci avec 2 grammes Je carboniu de soude cristallisé, réduit en poudre, |«ar chaque litre de lait en^ployé. La dissolutKa de la masse caillée s'effectue prompteoieit h l'aide d'une chaleur modérée et donne «' viron le quart du lait dont on a fait emplc* on l'introduit dans des bouteilles oudesli^ eaux que l'on remplit exactement en ^ chauffant au bain-marie ; puis oo les bouciie hermétiquement et on les conserve dans ^^ lieu frais. Lorsqu*on vent employer ceiu conserve, ony ajoute le triple de son volutM d*eaa suffisamment sucrée, et l'on se pro* cure ainsi une liaueur semblable au l<it^ d'une saveur agréable.
On trouve aussi dans le commence, soas le nom de laetoline ou /acte'tne» un lait quoa a réduit en pâte sèche par révaporatioo, an moyen de l'air froid qu*on y fait |iasser. et
3u*il suffit dedélayer dans Teau pourrepft^ uire le lait; mais cette préparation e>t moins agréable, dit-on, que celle de ^-f^^ connot. On fait encore usage du procédé w conservation qui suit : on renferme le la» dans des bouteilles propres et ioodore| qu'on bouche solidement avec du 'i^j^',, dont on assure le bouchon avec de la iMt^ ou du fil de fer; puis on étend un pe»^ paille au fond d'une cbaodière et ion f ^'
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pose les bouteiMes de onaQière h éviter le eontact et la casse. On verse alors de Teau froide dans la chaudière, on met celle-ci sur le feu» et dès que Peau jette son premier bouillon, on retire la chaudière pour laisser refroidir lentement. Quand les Liouteilles sont froides, on les conserve dans une caisse remplie de paille qu'on ran^e dans un caveau ou un cellier qui ne soit pas humide, et le lait ainsi réservé garde,. assure-t- on, ses qualités jusqu'au terme de deux an* nées.
Parmi les méthodes de conservation du lait qui ont été proposées dans ces dernières années, il en en est deux qui se distinguent d*une manière toute exceptionnelle, ce sont celles de MM.de Lignac etMabru.Par leprocédé du premier, on fait d'abord évaporer le lait au bain-marie, dans des chaudières plates qui ne contiennent qu'une couche de 1 centimètre de profondeur, et l'on ajoute 60 grammes de sucre par 1,000 grammes de lait; puis celui-ci doit être agité sans relâche jusqu'à ce qu'il ait été réduit au cinauième de son volume. Alors on l'introduit ans des boites de fer-blanc que Ton chauffe encore au bain-marie, à la température de 105% et an bout d'une demi-heure, on soude l'ouverture qui a donné passage à l'air et à la vapeur d'eau. La substance qu'on obtient de la sorte et qui est contenue dans leâ boites, est jaunAtre, sucrée, pAleuse, se délaye aisément dans l'eau pour fournir un liquide qui présente tous les caractères du lait» sauf qu'il se trouve édulcoré: et lorsqu'on veut en faire usage, il suiGt d'ajouter à 1 partie de ce lait concentré, k parties d*eau, quantité égale à celle qui a été soustraite par l'évaporation. Le procédé de M. Mabru consiste i introduire le lait dans des boites métalliques terminées à leur partie supérieure par un tube vertical en plomb, lequel comluunique avec un réservoir qui contient également du lait, c'est-à-dire que toutes les parties de l'appareil se trouvent remplies de ce liquide. On met après cela les boîtes dans un grand vase fermé où Ton fait arriver de la vafieur d'eau; on chauffe le lait à 75 ou 80 degrés, et par suite de la dilatation qi^'ii éprouve, une partie s'élève dans le réservoir supérieur où il demeure à l'abri de l'air par une couche d'huile qui en recouvre la surface. L'air contenu dans le lait se dégage aussi par le tube vertical. A l'expiration d'une heure, on laisse refroidir jusqu'à la température de 20*; puis l'on ferme le vase en comprimant le tube à l'aide d'une pince, et l'on coupe celui-ci au-dessus du point comprimé pour y appliauer de la soudure d'étain. Le lait conservé par < ette méthode n'offre aucun espace vide ; le liquide ne ballotte pas et ne détermine point la séparation du beurre; il se conserve sans aucune a Idition de substance étrangère, et présente même au bout de plusieurs années, à ce qu*oo dit, toutes ses qualités primitives.
Lorsqu'on veut dépouiller le lait frais du mauvais goût et de l'odeur dé.sagréable que lui impriment certains végétaux^ on le verse
dans un vase d'étain que l'on plonge ensuite dans de l'eau bouillante. La crème ne tarde point alors à monter, et qyand elle a acquis la même température que l'eau on la bat, ce qui produit un beurre parfaitement doux.
Ceux des vendeurs de lait qui sont fripons le falsifient par les movens que voici : la séparation d'une partie de la crème; l'addition d'une certaine quantité d'eau; la coloration par le caramel, les jaunes d'œufs, du jus de carottes, de la décoction de ileurs de souci ou de safran ; l'introduction de substances étrangères, comme l'émulsion d'amandes douces ou de graines de cheaevis; des blancs d'œufs battus avec de l'eau, de la gomme, du sucre, de l'amidon ou de la farine, etc., etc. La falsification par l'eau se reconnaît aisément à l'aide de l'aréomètre appelé piêe-lait (Ve^. ce mot). La densité du lait ^ur varie en effet entre 1,029 et 1,033, tandis quecelle du lait écrémé, qui est toujours plus forte, va de l,033à 1,037. On vérifie aussi la qualité du lait en l'abandonnant dans une épiouvette graduée, dite crémo^ 'mètn^ et en observant la hauteur de la couche de crème qu'il fournit par le repos. — Voy. Babatte, Bborre, Fromage.
LAIT ARTIFICIEL. MM. Gandin et Choumara ont obtenu, du bouillon de viande, un lait crémeux donnante l'aréomètre un poids supérieur à celui du lait ordinaire» ayant une-odeur et une saveur analogues, et formant avec le café et le sucre un breuvage agréable. Voici comment on procède pour obtenir ce lait :on met dans un autoclave ou marmite à Papin, une quantité déterminée d'os frais concassés ; un quart de cette quantité de bonne viande; et cinq ou six fois autant d'eau. On ferme hermétiquement l'autoclave qu'où entoure d'un double fond, et l'on fait circuler dans celui-ci un courant de vapeur qui échauffe le contenu de la marmite à 140 centigrades. Après quarante mi* Dûtes d'ex)K)siiion à cette naute température on ouvre un robinet dont le tube est étroit et duquel s'échappe brusquement un flot de vapeur dont l'arôme rappelle celuidu bouillon ; puis, au bout de quelques secondes, s'écoule un liquide blanc qui est le lait artificiel. Si, après eu avoir recueilli une certaine quantité, on ouvre l'autoclave, on n'y trouve que la viande, les os bouillis et un iiooillon d'une saveur médiocre.
LAIT DE CHAUX. Eau blanche et trouble qui provient du délayage dans l'eau d'une ceitaine quantité de chaux. Celle-ci y reste en suspension, ce qui la distingue de ce qu'on appelle simplement eau de chaux. On fait usage de ce lait comme désinfectant dans les prisons et les hôpitaux; et on s'en sert aussi dans un grand nombre d'opérations industrielles, comme pour déféquer le jus des betteraves à sucre, etc.
LAIT DE LUNE. Angl. rock milL: allem.
ftfr^mt/cA.L'un des noms vulgain^sque porte l'agaric minéral. Celui-ci, qui est la chaux carbonatée spongieuse d'Haûy, est une sub»« tance blanche, légère, friable à l'état sec.
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d*un tissji Iflche et S filaments très-fins. On Ja rencontre dans les fentes de certaines roches calcaires, d*où on la retire le plus communément molle et humide ; et en Suisse, où elle est assez abondante, oti l'emploie pour blanchir les maisons. L'agaric minéral est connu aussi sous les dénominations de farine fottile^ de lait de montagnef de moelle de pierre ^ etc.
LAIT DE MONTAGNE. Voy. Lait db
LUNB.
LAIT DE SOUFRE (chim.). Nom que les chimistes donnaient autrefois h une liqueur laiteuse qiyi résulte de la précipitation d'un sulfhydrate par un acide.
LAIT VÉGÉTAL. Liqueur blanche et émulsire que contiennent un assez grand nombre de yégétaux, tels que plusieurs espèces qui appartiennent aux papayéracées, aux campanulaeées, aux chicoracées, etc. ; et quelques-uns de ces laits ont de l'analogie, par leurs propriétés, avec celui de vache, quoiqu'ils en diffèrent essentiellement par la composition. Dans ce nombre est le auc du galaetodendron utile^ arbre de Caracas, appelé vulgairement arbre à la vache ou palo de vaca. « Sur leflancaride d'un rocher,» dit M. de Humholdt,« croit un arbre dont les feuilles sont sèches et coriaces; ses grosses racines ligneuses pénètrent à peine dans la pierre; ses branches paraissent mortes et desséchées pendant plusieurs mois de l'année; pas une ondée n'arrose son feuillage, mais lorsqu'on perce le tronc, il découle un lait doux et nourrissant. C'est au lever du soleil que la source végétale est la plus abondante. On voit arriver alors de toutes parts les noirs et les indigènes, munis de grandes jattes, pour recvoir le lait qui jaunit et s'épaissit à sa surface. Les uns vident leurs jattes sous l'arbre même, d'autres les portent à leurs enfants : on croit voir la famille d*un pfltre qui distribue le lait de son troupeau. » L'arbre h la vache croit surtout en abondance dans les vallées d'Aragua et de Caucagua, aux environs de Caracas; mais on le rencontre aussi dans tuute la cordillère qui s'étend depuis fiarbula jusqu'au lac maritime de Maracaybo. Lorsque cet artire est^jeune, son lait est épais, répand un parfum balsamique des plus suaves, est agréable au g(»ût et très-nourrissant; mais toutes ces qualités disparaissent à mesure que l'arbre vieillit, et lorsqu'il est parvenu a un Age avancé, son suc au lieu d'être doux, est amer, et son odeur devient presque fétide. Toutefois, il n'en demeure pas moins Tun des végétaux les plus remarquables parmi ceux que le Créateur a destinés à la nourriture de rhomme.
LAIT VIRGINAL. Cosmétique dans lequel on faisait entrer autrefois le baume du Pérou, le storax, l'ambre et la civette; mais que chacun peut pré^tarer simplement aujourd'hui, en versant goutte k goutte de la teinture alcoolique Je benjoin dans de leau commune, jusqu'à ce que la liqueur soit parlaitemeni blanche, c'est-à-dire jusqu'à ce
qu'elle ait une apparence laiteuse. C'estde cette teinte laiteuse et de l'usage qu on bit de cette liqueur pour conserver la fraichenr du teint, que lui est venu le nom qu'élit porte. Toutefois, elle a Pinconvénient assez grave de dessécher la peau et d'y laisser uo enduit résineux qui en bouche les pore^. On donne aussi le nom de lait virgioalià l'extrait de saturne étendu d'eau.
LArrERlfî(écon. rur.). Les considérations qui doivent être observées dans le cboiioa la construction d'un local propre à la conservation du lait et des produits qu'on en obtient, consistent principalement à éviter que le lait ne se caille et ne s'aigrisse en éir, avant qu'on ait enlevé la crème; et en bim, que le froid n'y pénètre trop et ne rende dil^ flcile la préparation qui donne le beurre. Une propreté rigoureuse devient donc indispensable; il laut expulser toute odeur d'acide ou de putréfaction, et maintenirooe température qui soit è peu près constante, en maintenant des moyens bien entendos d'aération. Les caves qui se conservent ï 9 ou 10 degrés de chaleur , dont on peut t^ \ nir les issues fermées, et dans lesquelles il est possible de ménager des ouveriures de manière à pouvoir y exciter au besoin m ventilation, forment de très-bonnes laiteries On en construit aussi d'excellentes qui sont isolées, dont les murs sont épais, les fenêtres petites et grillées; dont l'exposition ii nord entretient la fraîcheur, et qu'on oo* brage par des arbres, afin de rompre Teif' des vents et le rayonnement solaire. U laiterie doit être pourvue de banqueltes^ bois, ou mieux encore, de bancs de piem* sur lesauels onjdépose les terrines à lait,dau le nombre est proportionné à celui des^ ches; et il est utile en outre qu'une u^^ soit placée au centre du local pour facilita' le service. Le sol doit être dallé ou pa^^^ des rigoles doivent être établies pour }«>* mettre un libre écoulement des liquides; h une urovision d'eau doit aussi se trouTer: portée, afin que les vases, les ustensiles e( jusqu'aux dalles et aux banquettes, soient toujours entretenus dans un parfait étal «le propreté. On réserve ensuite une chambre
Particulière pour recevoir les fromages, dooi odeur ne doit jamais pénétrer dans la l^i* terie, oîx elle serait nuisible. Cette chambre doit être garnie de plusieurs rançs de tableur* isolées des murs, et convenablement aér^ jour et nuit; enfin, dans chaque partie deiV tablissement, il faut opposer des moyens efficaces à l'introduction aes rats, des moucbc» et autres animaux à redouter. C'est dans la vallée d'Auge, en Normandie, qu'on trouve, du moins en France, les laiteries les mieux tenues. Quant aux ustensiles dont on vf^^ emploi, ce sont ceux qui servent: 1* à train? les vaches; 2* à couler, contenir et lran<|*•^ ter le lait; 3* à battre la crème et délaiter 'c beurre; i' h saler et fondre le beurre; 5'^ cailler le lait et faire les fromages. Tuu> (t5 ustensiles doivent être passés à Teau tie 1^^ sive bouillante, ensuite à Teau fraicbc,fr^* tés avec une brosse et séchés au soleil» cbi*
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DE TECHNOLOGIE
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que fois qu'on s*en est servi. Voy, Frui-
LAiTEROL(fond.}. Face de devant des creusets dans lesquelles on affine la fonte. Elle Feçoit aussi le nom de chio.
LAITIER ou LITIER (fond.). Angl. dross; allem. schlaeken. Masse vitrifiée, opaque, d*un aspect laiteux ou opalin, qui recouvre la surface du fer fondu et préserve le métal des influences de Tair. Elle déborde par la partie supérieure du creuset pendant que la ioDle s'amasse, jusqu'au moment où celle-ci ayant rempli le creuset, on fait la coulée; plus tes laitiers sont lééers et vitreux, plus lis.sont bien purgés; et lorsqu'ils sont noirs, très-opaques et ternes, c'est signe que le travail de la fonte est mauvais, li résulte d'expériences faites par Vauclin, que les laitiers des minerais de fer contiennent un grand nombre de substances, telles que la silice, l'alumine, la chaux, la magnésie et le charbon ; les oxydes de fer et de manganèse ; et les acides arsénique, phosphorique et cbromique. Il arrive aussi qu'une portion du laitier ou de quelques-unes des substances qu'il contenait, comme par exemfile du phosphore, du chrome, de l'arsenic, etc., qui ont été désacidifiées pendant l'opération, se retrouvent dans la fonte et la rendent cas* santé, soit à froid, soit à chaud. On a remar-
3ué en outre que les minerais de fer qui onnent Ja fonte blanche, fournissent constamment une plus grande qualité de laitier que ceux qui produisent les fontes grise et noire.
Tous les laitiers ne sont pas susceptibles d*ètre utilisés; mais ceux qui ne renferment qu'une faible portion de silicate de fer sont très-réfractaires, résistent également à la chaleur, è l'air et à l'humidité, et peuvent être alors employés à fabriquer des briques propres à la construction de fourneaux et de parties de bAliments inférieures au sol. ILn Suède on fait depuis longtemps usage de ces laitiers, et voici ce que dit Garney à ce sujet : « Un haqt fourneau construit avec des briques de laitier, que Ton peut aussi employer avec un plus ou moins grand avantage h leur revêtement intérieur, offre un véritable perfectionnement. Quelquesunes de ces briques sont si réfractaires, notamment celles que l'on obtient avec les minerais fondus aans une addition considérable de castine, qu'elles surpassent en bonté la plupart des pierres que l'on emploie ordinairement dans la construction des parois des fourneaux. Dans les districts de Danémora et de Lindes, on voit de pareils fourneaux qui soutiennent 8 à 10 fontes sans aucune réparation; tandis que d'autres en briques ordinaires, fondent assez facilemenL Dans les endroits où l'on peut se procurer de ces briques réfractaires, il ne faut donc pas négliger de s'en servir, car on ne peut rien avoir de meilleur et à plus bas
Î>nx. Aussi j'engage tous ceux qui ont un aitier propre è cet usage, à l'employer; car les briques qu'on en retire sont supérieurça è tous autres matériaux ; seulement, il ue
faut pas s'en servir, à moins d'un cas urgent, pour le gueulard^ attendu que l'alternative du froid et du chaud les y détruit bientôt. » Les briques de laitier les plus réfractaires sont celles qui proviennent de minerais froids, non corrosifs et n'exigeant pas de fondants ou en reclamant très-peu; et les laitiers propres k cet usage sont gris, compactes, un peu huileux, è cassure pailleuse et d'un aspect sec. Après ceux-là sont les laitiers blancs, en partie rayonnes et en partie compactes, puis mêlés d'un peu de laitier vert. Les laitiers très-vitreux et verts ne fournissent pas de briques assez réfractaires pour les hauts-fourneaux, mais elles sont excellentes pour la construction. Les minerais è gangue d'actinote, avec an peu de chaux et quelquefois des grenats rouges,
[)roduisent un bon laitier. C'est surtout orsque le fourneau marche en fonte grise que les laitiers sont les meilleurs. Lorsqu'il est surchargé de minerais, au contraire, les laitiers sont de mauvaise qualité. Ceux qui proviennent des premières charges après la coulée, ne sont pas assez fluides ni assez purs, non plus que ceux qu'on obtient lorsqu'il est tombé dans l'ouvrage une grande quantité de minerai : le laitier oui coule sur la dame, et celui qui vient après ta fonte, sont les seuls dont on puisse faire usage avec confiance.
Les briques de laitier se préparent dans un moule en fer, formé d'une plaque de fond, d'un rebord mobile et d'une plaque suf)érieure garnie d'une anse. Au moyen d'une coulée tracée dans le sable au\ recouvre la dame, on fait parvenir le laitier dans le moule, et après avoir posé le couvercle, un ouvrier monte dessus pour le comprimer avec force. Il vaut mieux laisser refroidir la brique dans le moule que de jeler de l'eau sur la plaque supérieure, ce qui peut la faire fendiller.
LAITON. Du gall. lœtwm^tnème signification. Angl. êheet brass; allem. mesiingblech, Alliagedecuivre et de zinc, composé moyennement de Gk parties de cuivre. 33 de zinc, et 3 de plomb et d'étain. Cet alliage est d'un iauneplus ou moins vif, il est ductile, malléable, susceptible d'être rétreint à froid, cassant à chaud, aisément fusible et pouvant être coulé dans des moules. Plongé dans l'eau, il rougit, et sa dureté et sa ténacité diminuent ainsi que sa densité; mais il est moins altérable è l'air que le cuivre pur. Le laiton est employé pour fabriquer des instruments de précision, des pièces d'horlogerie et de mécanique, des épiusles, et le fil qu'on fait avec lui absorbe seul la moitié de cet alliage livré au commerce. On s'en sert aussi avec avantage pour les bottes à étoupes et les coussinets des machines à vapeur; et les- tiibes delà chaudière des locomotives sont communément en laitun.
Ce métal jouit de cette singulière propriété que la trempe, au- lieu de le durcir, comme racler, le rend très-mou ; mais il reprend sa dureté lorsqu'après l'avoir fortement chauffé on le laisse refroidir lentement.
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DIGTlONNAIRfi
Le laiton a une densité plus grande que celle de ses composés, et elle varie de 8,20 à 8,90 environ, selon les proportions de cuivre qu'il renferme. Les pièces qui doivent être tournées, et surtout martelées, élisent un alliage un peu sec, aQn qu'il ne graisse pas les outils; et l'expérience a fait reconnaître que le laiton recherché par les ouvriers pour ce genre de travail, renferme de 61 à 65 de cuivre ; 36 à 38 de zinc; 2,5 à 2,15 de plomb, et 0,25 è 0,M d'étain. Celui qui est destiné h la tréGlerie doit avoir le plus possible de ténacité; et les proportions suivantes dans Pallia^je paraissent offrir des résultats convenablej : cuivre 6i à 65, zinc 33 k 34,étaîn et plomb 0,8. La proportion de cuivre doit ôtre encore augmentée dans le laiton employé pour le travail au marteau, cet alliage ne s'étirant bien qu*autant qu*il renferme environ 70 de cuivre et 30 de zinc.
LAIZE (manuf.). Se dit de la largeur d'une étotfe entre deux lisières, largeur qui offre quelquefois des différences en plus ou eu moins de la mesure légale. Grande laize signifie différence en plus ; petite laize, différence en moins.
LAMBEAU (chapell.). Morceau de toile neuve et forte, taillée en pointe et de la forme des capades, (lu'on place entre chacune pour les empêcher de se joindre, lorsqu'on les bfltit.
LAMBOURDE (charp.). Angl. iummertree; allem. êchwelle. Pièce de bois de sciage, comme un chevron ou une solive, qu on couche et que Ton scelle avec du plâtre et du plâtras sur un plancher, pour y attacher du parquet et des ais. On garnit Tintervaile des lambourdes avec du poussier de charbon, afln d'empêcher que 1 humidité ne fasse déjeter le narquet, ce qui a lieu surtout dans les salles basses. On donne le même nom à des pièces qu'ori met le long des murs et dee poutres, auxquels elles se lient avec des etriers eu fer ou au moyen de corbeaux de bois, de fer ou de pierre ; et cette construction est employée pour soutenir les bouts des solives, lorsqu'elles ne portent point dans les murs ni sur les poutres. Comme les mortaises affaiblissent celles-ci, on préfère leur accoler des lambourdes sur lesquelles les solives portent et viennent s'assembler. — En termes de maçonnerie, on appelle encore lambourde une sorte de pierre qu'on extrait des carrières d'Arcueil et de quelques autres lieux des environs de Paris. Cette pierre est tendre, d'un grain jaune et un peu gros; on l'emploie aux beaux ouvrages, comme celle de Saint-Leu; mais il faut la laisser sécher sur la carrière, afin qu'elle prenne de la consistance et ne soit pas gélève.
LAMBREQUIN (archit.). Découpures en bois ou en tôle, imitant le coutil, et dont on couronne un pavillon, une tente, un .store, et',.
LAMBRIS (menuis.). Du latin ambriee$^ lattes, ou de tmbrex^ tuile. Angl. wainseot; allem. get'dfeL Se dit de tout ouvrage de menuiserie dont on revêt les murs d'un ap*
partement, tant sur les côtés qu'au plafond. On appelle lambri$ de demi-revêtement celui
3ui ne dépasse pas la hauteur de l'attique e la cheminée, et au-dessus duquel on met de la tapisserie; lambris de revêtement, celui qui prend depuis le bas jusqu'au haut ; lambris aappuiy celui qui n'offre que peu d'élévation dans le pourtour d'une pièce; et lambris feint, celui qui se trouve figuré par la peinture. — On donne aussi le nom de lambris aux ouvrages de maçonnerie dont on revêt les murailles sur des lattes. Le lambris de marbre est un revêtement composé de divers compartiments de marbre, avec (VU sans saillies.
LAMBRISSAGE (menuis.). Angl. u>ainscotting: allem. tdfeln. Action de lambrisser.
LAMBRISSER (menuis.). Couvrir un mur d^un lambris.
LAMBRDSQUf. (agron.). Du latin /am- Sru^ca. Vigne devenue sauvage, et qui croît au milieu des buissons et des bois. Ce mot est particulièrement eokployé dans le midi de la France.
LAME. Du latin lamina. Se dit, en général, de toute pièce de métal battu et étendu plus en lonç qu'en large,,et de manière à ce
3ue cette pièce soit mince et déliée. Il y a es lames d'épée, de sabre, de poignard, de couteaux, de canifs, de rasoirs, d'instruments de chirurgie, d'instruments aratoires, etc., etc. Le lapidaire fait usage d'une lame pour hacher sa roue. — L'ardoisier appelle 7amc à deux tranchants l'instrument dont il fait usage pour diviser les ardoises. — En rubanerie, la lame percée est une barre étroite et mince attachée par les deux bouts dessus ou dessous les deux barres de long du métier à frange. — Chez le fabricant de gaze, on désigne par le nom de lames et cantrelames des tringles de bois qui servent h tirer ou à baisser les lisses. — En hydraulique, une lame d'eau est un jet aplati, tel qu'en vomissent les animaux qui ornent les fontaines.
LAME (horlog.). Anj^l. sprinaband; allem. Stahlfederstreifen. Petite bande de métal , longue et très-mince, et particulièrement la bande d'acier dont est formé le grand ressort d'une montre ou d'une pendule.
LAME (monn.). Angl. vlachet; allem.
sain. Boucle mince de métal, or ou argent, formée et ietée en moule d'une épaisseur relative à I espèce de monnaie que l'on veut fabriquer. Jeter en lames, c'est verser les matières d'or et d'argent en bain dans les châssis oà elles s'étendent en plaques.
LAMES DES LISSES (manuf.). Dans un métier de tisserand, quel qu'il soit, il se trouve autant de lisses qu'il y a de fils dans la chaîne, et ces lisses sont supportées, en plus ou moins grand nombre, par des tringles en bois qu'on nomme lisserons. On donne le nom de lame à l'ensemble d'une certaine quantité de lisses et de lisserons; et la totalité des lames qui servent au tis^ sage d^une étoffe, est désignée par la dénomination de remise, de harnais ou A'éqUi^ *paQe.
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'es4 LAIIÊ (mannf.). En termes d'oardisseur, ^l^'^^'n appelle iloffe tam^e celle qui est enrichie ^'^i^e lames de métal, or ou argent.
it Si' • LAMELLE. Petite laine.
/<^^ LAMETTE. Pièce de fer qui est Tune des iiMc:;')arties du soufflet de forge. — En termes U'?3 rourdisseurjes lamettes sont de petites la- OiiHines de bois très-mînces qui servent à souui).: enir les carreaux des lisses passant entre mres calquerons, lames qui s'usent moins que iùiia corde.
ë<>r LAMIER (manuf^. Angl. lame-maker; OL'.Ilem. lahnmacher, ouvrier qui prépare la anirrame d*or oud*argent oui doit être employée
lans le tissage des riches étoffes.
QjV LAMINAGE ou ÉTIRAGE. Angl. drawing ; ^ : illem. itreiehen. On entend parce mot Teni; ^semble des procédés au moyen desquels on ^ 'éduit les métaut en grandes feuilles ou la- ^ [lies très-minces; et la machine avec la- ^Ipielie cette opération a lieu, s'appelle /amt- //^'lotr. Longtemps on ne réduisit ainsi en y,, ouille le métal qu*à Taide du marteau, et ce ' le fut qu'en 1653, qu'Antoine Bruckner in- ;./enla le laminoir, et l'appliqua pour la pre- ; nière fois, selon le dire de quelques-uns, . .i la Monnaie de Paris. Cependant, te progrès Je celte invention fut lent; l'Angleterre n'en ' it usage qu'en 1663, époque à laquelle on ' ëiablil un laminoir à Sbew, près de Riche- : mond; mais aujourd'hui, cette machine a de y puissants représentants dans toutes les grandes forges. Plus expéditif que l'étirage au fiiarleau, le laminage donne aussi des formes plus régulières et des déchets moins considérables, ce qui justifie pleinement remploi qu'on en fait; et il est même certaines formes qu'on ne saurait guère obtenir convenablement par un autre procédé, comme par exemple les rails en fer forgé.
LAMINER. Donner à une laoïede métat une éjiaisseur uniforme par une compression toujours égale. — Réduire le fer eu barres, en le faisant passer par des cylindres.
LAMINERIE. Atelier où on lamine les métaux.
LAMINEUR. Ouvrier qui lamine.
LAMINOIR. Du latin fomtna, lame. Angl.
flaliing mill : àllem. plaUmuMe. Machine à iacniner qui fui inventée, en 1553, par Antoine Bruckner. Elle se compose de deux cvlindres à révolution, soit en acier, soit en fonte de fer ; d'un b&ti en fer, appelé cage^ qui porte les cylindres ; et de roues à engrenages , cylindriques , qui se trouvent tîiées sur les tourillons des cylindres, en dehors de la cage. Les cylindres sont horizontaux, lisses, d'un parallélisme rigoureux; leur distance peut être accrue ou diminuée h volonté au moyen de vis de pression ; enfin, ils tournent à l'aide de roues à engrenagOy et toujours en sens inverse l'un de !*autre. Lorsqu'on engage entre eux le bout j*uoe masse métallique dont Tépaisseur est l»lus considérable que la distance des deux louleaux, sans que pourtant il v ait trop d'excès, cette masse, par suite du frotteaienl sur les deux faces, est entraînée à pas-
DE TECHNOLOGIE
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ser 'tout entière entre les cylindres, et s'y amincit alors en augmentant de longueur. A6n- d'atteindre d'extrêmes minceurs, on fait passer au laminoir plusieurs feuilles en même temiis, et c'est de la sorte qu'on obtient la tôle. On lamine à froid, quand le métal est mou et ductile, comme 1 or, Tar^ gent, le cuivre, le zinc, le plomb et Tétain ; et à chaud, quand le métal est dur, comme le fer et l'acier. Le moteur du laminoir est, soit une simple manivelle, soit un cheval, ou bien la vapeur ou une chute d'eau. Les cylindres dans lesquels on fait passer la loup^, à sa sortie des feux d'ailinerie, pour en former des barres destinées à faire des rails de chemin de fer, ces cylindres, disons-nous, sont de deux espèces, et portent les noms de cylindres dégrossisieurs et cylindres étireurs. Ils sont en fonte fruitée, et on les coule en coquille pour leur donner une grande dureté. Les dégrossisseurs ont des cannelures ovales et quelquefois rectangulaires, à angles arrondis. Ils servent à réduire la loupe en grosses barres que Ton porte ensuite aux cvlindres étireurs, où eU les reçoivent leur lorme définitive en pas* sant successivement par une série de can» nelures de plus en plus petites, et dont la forme se rapproche de plus en plus de celle que doit avoir la barre amenée à l'état d& rail ; et la longueur des rails ainsi obtenus est ordinairement de 4. à 5 mètres.
La perfection d^an laminoir dépend surtout des cylindres : ceux-ci doivent être non-seulement très-rigoureusement cylindriques et ronds, mais encore d*une grande dureté et sans la moindre gergure. Pour les obtenir tels, particulièrement les gros, il faut les couler dans des. moules en fonte, alaises intérieurement, et offrant des parois épaisses de 0*162 è 0*216. La fonte que l'on coule dans ce moule froid y est subitement prise à la surface, et forme une croûte d'en* viron 0*027, excessivement dure, qu*on ne parvient que diiTicilement à entaoïer avec des outils d'acier fondu présentés de travers et non en long. Encore iaut-il que le cylindre tourne avec une extrême lenteur, deux tours par minute, pour que Toutil ne se trouve pas détrempe à l'instant. On achève de les polir à l'émeri. Les petits laminoirs fabriqués à Lyon, qui jouissent d*une certaine renommée, sont coulés en acier fondu au lieu de fonte.
LAMPADAIRE. Du grec X«fAirec? , lampe.
Support Quelconque, ou instrument propre h suspendre des lampes. Se dit aussi d'une réunion de mèches de lampes, dont l'effet est de multiplier les lumières.
LAMPANT (comm.). On appelle huile lampantCt celle qui est très-claire, c'est-à-dire parfaitement purifiée.
LAMPAS (manuf.). Etoffe de soie qu'on retirait primitivement de la Chine, et qu'on fabrique aujourd'hui dans divers lieux. Cette étoffe est à grands dessins de couleur différente de celle du fond, et l'on en fait particulièrement usage pour l'ameubleihent.
LAMPATE (chim.). Angl. id.; allem.
lAM
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lampensœure. Genre de sels qai résultent de la combinaison de Tacide lampiqae avec des bases.
LAMPE. Du grec >afMract même signiBcation. Ançl. lamp; allem. lampe. Appareil de formes diverses qui sert à éclairer» et dont les anciens attribuaient rinvention, les uns è Vulcaint les autres aux Egyptiens. Le premier perfectionnement de cet ustensile ne date que de 1789, époque & laquelle Argand, médecin et physicien de Genève, imagina les mèches c;^'lindriques à double courant d*air, invention que le public s*avisa d*attribuer à un nommé Quinquet, ouvrier d'Argand, d*où est venu le nom de quinquet donné à fancien modèlot muni de ces mèches. Vint ensuite la /oflCr« astrale de Bordier-Marcet, laquelle, à cc«i?onne et suspendue, laissait tomber sa lumière de haut en bas sans porter d^ombre par ses appuis; plus tard, en 1803, Thorloger Carcel, de Paris, inventa les lampes à mouvement d'horlogerie, qui obtinrent tout d'abord une grande vogue, et furent perfectionnées depuis par MM. Careau, Gollen, Gagneau et plusieurs autres encore ; les frères. Girard appliquèrent les premiers aux lampes le princiue de la fontaine hydrostatique, et M. Thilorier réussit i son tour à produire l'ascension de Thuile h Taide de liqueur plus dense ; Fres-
Gt usage d'un système analogue pour Téclairage des théAtres ; enfin, dans les derniers temps Levavasseur, Hadrot et Neubur- Çer ont perfectionné la lampe modérateur inventée par M. Franchot ; M. Chabrié a fait connaître la lampe solaire ; et d'autres artistes se sont livrés à des efforts incessants dans le but de faire toujours progresser ce genre d'industrie. Cependant, il faut bien le dire, malgré cette louable émulation, il n'est pas de lampe qui n'offre un inconvénient quelconque, pas une qui remplisse rigoureusement tes promesses de la réclame qui la recommande.
• Dans toute lampe, quel que soit son système, on distingue : 1* l^miche^ qui plonge dans l'huile et où s'opère la combustion; 2* le ftfc, qui porte la mèche et où aboutit l'huile ; 3* te réservoir^ qui contient Thuile, et d'où par une disposition ou un mécanisme particulier, elle arrive au bec et à la uièche. Dans les lampes les plus vulgaires et par conséquent les plus simples, la mèche est pleine ou plate, et plonge dans Thuile |>ar son extrémité inférieure; mais dans les lampes perfectionnées elle est circulaire, c'est-è-dire fixée, à Taide d'un anneau, dans deux cylindres concentriques qui se trouvent en communication avec le réservoir ; et de plus, elle est attachée à un pignon s'en^renant avec une crémaillère, ce qui permet d'élever ou d'abaisser cette mèche à volonté. On Axe en outre, sur le bec, une cheminée en verre, étranglée ou coudée vers le bast atin d'établir un tirage et rendre aiubi la combustion plus complète, et la
flamme plus égale et plus UaiK:- recouvre le tout, soit d'an çiolt soit d'un réflecteur ou aHHiÂ-j^m. .
rées sous le rapport de TappareiL les lampes en trois classes s 1' ir< réservoir de niveau avec )e liée ; t pes à réservoir supérieur; 3* \t\ . réservoir inférieur.
Dans les lampes à réservoir de «.r-i le beCf la partie de la mècfae eniLa::-. toujours se trouver à une Irès--^ tance de la surface de Thnlfev qa alors jusqu'à la flamme* par le seu ' la capillarité, comme on en yoU un e:
dans la veilleuse ordinaire, et à i"€V i appartiennent la lampe astrale de h.
Marcet, la lampe sinombre de PbiM^;- Parmi les lampes à réservoir svêpértr*qui était la plus usuelle naguère e^t | quet^ qu'on n'emploie plus aujour^ comme attache pour éclairer les ex*et la même classe comprend aas^i s •' à tringle^ dont le ré:>ervoir est cgc i ment à double botte, et où l'huile se ' < soutenue par la pression de Pair. '. - \ dire qu'à mesure qu*une portion d'i r nètre, il s'écoule une quantité corrodante d'huile pour alimenter la s.- Quant aux lampes à réservoir inférinr fait, à Taide d une pompe foulant^*, :: , Thuile contenue dans le pied de la '.* dans un autre réservoir placé à la ts de la mèche, lorsque le niveau de Vh^ ce dernier réservoir vient à baisserchimie, on appelle ftu de lampe^ un fea et lent produit par une lampe allumée t quelque vaisseau. ■
LAMPE A AIR INFLAMMABLE O ^j
signe par ce nom la lampe qui proo. \ gaz hydrogène au fur et à mesure ^ ^ combustion.
LAMPE A ESPRIT-DE-VIN. Elle «-4 pose d'une espèce de fiole remplie dV^ i de-vin et d'une longue mèche qui f^ * I dans ce liquide. On fait usage de cette v | pe, dans les laboratoires, comme d*uc * . mobile propre à chauffer certaines >»
tances délicates ; elle ne donne ni fuc»** odeur désagréable, et o'n y a recour^ i dans l'économie domestique. Lorsqu' I s'en sert point, on la recouvre d*ua cbs^ de verre, afin d'empêcher la liqueur de:* vaporer.
LAMPE A GAZ. On appelle ainsi ^ sortes de lampes : celles où l'on brtS'c gaz comprimé, et celles dans lesquels* remplace l'huile par de l'hydrogèoe liqi^ nom que porte un mé!ange d^spriN*^' " et d'essence de térébenthine ou dh»"'* naphte. Ces corps sont très-riches en <i'* boue, et donnent alors un vif écl«t J * flamme de l'alcool.
LAMPE CARCEL. Elle a pour syslènx^ mouvement d'horlogerie adapté au pi^too^ la pompe, et qui rend permanente l'^ sion de l'huile autour des parties de la>^ che où s'opère la combustion.
r LAMPE D'ARGAND. Nom priDilif ')<''
pte^J/^l
^ LKM DE TECHNOLOGIE.
le\m\^^ qu'on nomme géoéralement aujourréibn'Ju mais à tort, quinquet.
leCÎ!! \MPF DK CASSIODORE. Elle est cons-
LAU
^^^^.e d'après un système analogue à celui
'5 en ïror
de DirMV^^*°*P® d*Argand,.et fut inventée en 562 ^rvûirT'' Cassiodore, moine du monastère de nfrirL. i''ère. Cardan perfectionna cette lampe 1576, et lui donna son nom.
fiférieur.
;?^'^'^AMPE D'ÉMAILLEUR. Yoy. Emailleur, àrtit ûe.^ ^mpkdeSDRETÊou LAMPE DE DAVY, imm,.Q jampe^ inventée en 1815 par Humphry ' f"^^*^ -y, a été perfectionnée par MM. Roberts, à iâtet.)5glQ^ Dumesnil, Combes» etc. Elle est À ', cmmi.^gQ jç5 ouvriers qui travaillent dans les euseofiijes^ et qui peuvent, avec elle, se préseri( h la^, (lu danger des explosions que produit npe nW.'is les houillères, particulièrement I inflampesàmrxioi^ du ^rûou ou gaz hydrogène carboné. us [/ior elque bien établi que puisse être en effet, emploiî. 15 une houillère, la ventilation, objet de la f /)OQré. s haute importance, les mineurs peuvent 55e cou; trou ver momentanément placés dans un Jeré^riranl formé d*un mélange explosif, et botte, îi. And ou connaît la violente détonation que ipreij^lduit Tinflammation de quelques litres d qu'a:-, ilement d'un mélange d*bydrogèue carie mi Méet d*oxygènet on peut se faire une idée mr i^ ce qui resuite de l'inflammation d*une I jmraosphèredegaz détonant oui remplit des lepo&vteries plus ou moins étendues dans une dsnskiioe. Si donc une lampe se trouve alors erro-r; acée dans une atmosphère semblable, i*inuekiAUïUïàiion du mélange est inévitable, et Ton ijr riei;.i!Ut à peine iespérer de sauver la vie des r^A^'ineurs qui se trouvent dans les galeries nnBi^^y (utiles par le gaz. Cependant il est impostile à ces ouvriers de travailler sans rece- ..ffij^iir la clarté d'une lumière artiQcielle, et, i^ins le principe, on n'avait trouvé d*autre : oyen à opposer aux chances d'accidents ''^^^ jede produire un jet continuel d'étincel- ^s, par le choc d'une masse de pierres silidE-^^ mses, sur un morceau d'acier. Mais ce moj^en i^^-R remédiai! nullementàtous les anciens in- '^^'ônvénients, il en créait môme de nouveaux. ^^' *est aa milieu de cet état d'anxiété, que le s'^^himiste Humphry Davy imagina sa lampe ffr lu lanterne de sûreté. Celle-ci se compose ' 7une lampe è huile, enveloppée dans une /Vorle de cage en gaze métallique. Quand le j^ aineur, muni de cette lanterne, se trouve j^ lans an milieu inflammable, l'explosion n'a i ieu alors qu'au sein de la cage, parce que a toile métallique refroidit assez la flamme produite par l'explosion, pour l'empôcber de se propager au debors. On fixe commu- '. Jiéoaent sur la mèche de la lampe plusieurs Gis de platine roulés en spirale, qui demeurent incandescents après que la lampe a été éteinte par l'explosion, et répandent ainsi une lueur assez vive pour guider le mineur dans l'obscurité et lui permettre de fuir. Les lampes de sûreté donnant peu de clarté, à cause de l'enveloppe métallique qui entoure Ja flaoïme, on remédie en partie à cet incouvénient, en adaptant des réflecteurs en écain derrière la flamme.
LAMPE DOCIMATIQUE ou LAMPE A
lampe. Sorte d'éolipyle dont on fait usage pour souder certains métaux.
LAMPE ÉCONOMIQUE. On appelle ainsi une lampe disposée de manière à ce qu'on puisse y brûler, sans aucune fumée, toute espèce d'huile ou de graisse.
LAMPE HORLOGE. Elle est de l'invention de MM. Flantin et Kohaut, et offre le double avantage de marquer l'heure et de s'éteindre d'elle-même.
LAMPE HYDROSTATIQUE. Lam^pe dans laquelle l'huile arrive à la surface par le seul effet de la'pesanteurd'unecolonned'eau chargée de sels qui pèse sur l'huile, et sans réservoir supérieur à la flamme. Cette lampe est établie surceprinciped'hydrostaliqued'après lequel lorsquedeux vases, qui communiquent entre eux, sont remplis de liquidés de densités différentes et se font équilibre, les hauteurs des deux liquides sont en raison inver* se de leurs densités. Il suit de là qu'on peut faire monter l'huile à laided'un liquide plus dense, de ipanière à ce Qu'elle vienne cons« tamment alimenter la mèche, et l'on obtient ce résultat en faisant emploi, par exemple, d'une dissolution de sulfate de zinc.
LAMPE IGNIFÈRB. Sorte de lampe qui s'allume d'elle-même, et qui fut inventée, en 1818, par Louis-Joseph Loque, de Paris.
LAMPE JOBARD ou LAMPE POUR UN.
Cette lampe, qui figurait à l'exposition de 1855, et que M. Louis Figuier ap()elle aussi lampe du pauvre^ se compose simplement d'un verre à pied dans lequel on verse de l'huile; d*un porte-mèche fixé à la paroi du verre par une queue à ressort et qui fait plonger la mèche dans le liquide , puis d'un couvercle métallique percé d'un trou à son centre et qui ferme la partie. supérieure du verre. Cette espèce de chapeau modère et dirige le courant d'air, de manière que l'alimentation, à l'inverse de ce qui se passe dans les autres lampes, s'introduit dans l'appareil per descensum et prévient la formation d'un champignon sur la mèche, ainsi que cela a lieu dans les veilleuses ordinaires. Par l'emploi de ce système d'éclairage, on ne brûle que pour un centime d'huile par heure. Si l'on s'absente, ou si l'on veut se livrer au sommeil, on pose tout bonnement sur l'ouverture du couvercle un obturateur quelconque, et la lampe se transforme en une veilleuse qui ne consomme plus qu'un centime d'huile par nuit; mais à laquelle on peut à volonté restituer la lumière primitive , en enlevant l'obturateur. Lorsqu'on couvre cette lampe d'un réflecteur en papier, on se procure, malgré la faible consomma** tion d'huile, un éclairage qui permet le travail, la lecture, etc.; toutefois, une seule personne peut jouir convenablement de cet avantage, d'où est venu à l'appareil inventé par M. Jobard, la dénomination de leunp9 pour un.
LAMPE MODÉRATEUR. Inventée par H. Francbot, en 1836. Son système consiste en un ressort è spirale, portant un large piston, qui presse sur la surface de l'huile
SOUDER.. Ang}. $Qldering4amp;àllem.lti(h' et ta fait monter dans un tuhe étroit qui
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aboutit à la mèche. Le tube porte à Tintérieur une tringle coniaue et mobile qui modère l'ascension de Tnaile. M. Neuburger Ajouta à cette disposition, en 18S3, un cric fc coulisse qui permet d'utiliser toute la hauteur du cylindre et procure è la lampe une durée de 12 h ik heures.
LAMPE PHILOSOPHIQUE. Fiole munie d'un tube eflilé, dans taguell^ on met de la limaille de zinc, de l'acide sulfurique et de l*eau, de manière à donner naissance h de l'hydrogène qui se dégage par rextrémiié du tube et que Ton enflamme à sa sortie.
LAMPEPHOTO-ÉLECTRIQDE. Cette lampe est de l'invention de MM. Lacassagne et Tniers et a pour objet de remplacer la lumière au gaz pour 1 éclairage des villes. Les appareils se composent de deux parties distinctes: la lampe pholo- électrique pro» prementdite,et le régutaieur électro-métrique. Le système de la lampe repose sur le déplacement, en temps utile, d*une certaine
3 uantiié de mercure qui se trouve contenu ans un réservoir placé au-dessus du niveau du cylindre récepteur. Celui-ci renferme un flotteur qui repose sur le bain métallique, et est surmonte d'un électrode de carbone; et il est enr rapport avec le conducteur po^itifile la pile, puis en resard d'un autre électrode de carbone Rié à la tige de la lampe. Ce flotteur a pour fonction de monter toutes les fois que Técart des pointes en regard augmente par l'effet de la combustion ; et ce mouvement estdftau déplacement du mercure, lequel s'opère, en temps utile aussi, à l'aide d'un Organe spécial. Quant au régulateur électro-métrique, il doit remplir les trois conditions i^uivantes : obtenir des courants électriques toujours réguliers et invariables quelles aue soient l'inconstance de la batterie employée et les influences météorologiques; pouvoir modérer en toutes pro- Eorlions l'intensilé du courant électrique de ipile mise en activité; et rendre compte enfin, à chaque instant, de la quantité d'électricité dynamique employée à un travail quelconque.
LAMPE PNEUMATIQUE. On désigne ainsi la lampe dans laquelle l'huile monte par l'effet de la pression atmosphérique.
LAMPE PVROPNEUMATIQUE. Genre de lampe qui procure instantanément du feu parle gaz uydrogène extrait de l'eau au moyen du zinc, et enflammé par l'électricité ou par le platine spongieux.
LAMPE SOLAIRE. Lampe qui produit une lumière très-vive, par Teffetd'un étranglement qu'on fait subir à la flamme un peu au-dessus de la mèche. Celle flamme se trouvant ain^i forcément mélangée avec Tair, il en résulte que les parties charbonneuses non encore brûlées ae coosument avec un grande clarté.
LAMPERON. Petit tuyau ou languette qui tient la mèche dans une lampe.
LAMPION. Petit vase de matière quelconque dans lequel on met de l'huile ou du suif, pour former une illumination. —.Vase de verre qu'on suspend au milieu de^ lampes
d'éçlise, entre le panache et le culot. — Petite lampe qui, dans la marine, se place dans les lanternes dont on fait usage.
LAMPIQUE (Acidb). Attgl. lampie acid; allem. lampentœure. Acide qui se produit par Taction d'un fil de platine incandescent placé au-dessus d'une lampe à esprit-de-vin. On pense qu'il est formé par la combinaison de l'acide acétique avec une partie des éléments de l'alcool, dont on ne peut les séparer.
LAMPISTE. Celui qui fabriqueou qui vend des lampes. Lorsque le chef d'un Jatelier de lampisterie a adopté uneforme et unedimension pour la lampe qu'il se propose de construire, il commence par tracer le calibre de chacune des pièces qui doivent former le bec ; il en fait autant pour toutes celles qui sont nécessairesàla construction du pied, du gardevue, etc. ; puis il découpe en fer*bianc tous ces calibres et les donne è un ouvrier intelligent qui en appliquantchacunede ces pièces sur des tenilles de fer-blanr, trace avec une pointe les traits sur lesquels il doit couper avec des cisailles; et il ne prend un nouveau calibre qu'è près avoir tracé un assez grand nombre de pièces sur le premier. Il découpe ensuite tontes les pièces et les passe è un ouvrier nui les contourne et les confectionne selon la forme qu'elles doivent avoir. On agit de même pour chaque calibre de la même lampe; un ouvrier spécial n'est occupé que d'une partie : l'un forme les becs, Tautre les pieds, un troisième assemble les becs avec les réservoirs, et ainsi de suite jusqu*k ce que la lampe soit entièrement fabriquée. Los crémaillères, les pignons, les porte-mèches, etc. f sont aussi préparés par des ouvriers h part qui les livrent aux lam-
Eistes et que ceux-ci placent eux-mêmes, es pieds qui ne sont pas en fer-blanc, les cristaux dont on décore quelquefois les lampes, les elobes, etc., ne sont pas non plus du ressort du lampiste, et il se les procura chez les manufacturiers qui les fabriquent. LAMPISTERIE. Se dit de ce qui concerne la fabrication des appareils d'éclairante. M. Sainte«Preuve s'exprime ainsi au sujet de cette industrie : « La fabrication des appareils d'éclairage a pris une telle extension et fait tant de progrès, que c'est aujourd'hui l'une des ulus importantes et des plus savantes industries parisiennes. Cette fabrication exige, pour être bien conduite, la connaissance d un certain nombre de notions dô pbysiaue, de mécanique et de chimie, et malgré les progrès rapides faits par la lampisterie, il reste encore tant à faire dans cet art, que les industriels qui exercent cette profession ont besoin de connaissances fort étendues pour se maintenir au premier rang et pour apprécier à leur valeur les nouvelles découvertes. La lampisterie embrasse aujourd'hui non-seulement les appareils propres à la combustion de l'huile, mais encore ceux qui servent à l'éclairage au gaz, et nous pourrions même dire, les lustres et les flambeaux qui doivent recevoir des bougies. »
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DE TECHNOLOGIE
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LAMPOURDE. Petite masse de graisse ou de saint qui se trouve au bout des mèches de la toison des moutons de la Camargue.
LAMPRESSE. Nappe de filet dont les mailles n*ont qu'an pouce et demi d'ouverture» ou 0"^ M05» et dont les pécheurs de la Loire font usage pour prendre les lamproies. LAMPROMETRE (pnys.). Du grec "kafiirplç, brillant» et fifr^ov, mesure. Instrument propre à mesurer l'intensité de la lumière.
LANCE. Du latin lancea^ même signification. Arme offensive qui se compose d'un long manche de bois ou hampe^ et d'une lame d'acier acérée, le plus souvent en forme de dard à deux tranchants. — Espèce de spatule dont les modeleurs font usage pour travailler le stuc, le plâtre, etc. — Barre de fer avec laquelle le chaufournier plonge entre les pierres dont le four à chaux est chargé, afin de faciliter le passage de la flamme qui doit atteindre toutes les pierres et en dégager l'acide carbonique. — Sorte de panier d'osier, employé pour la pêche, dont l'ouverture est ronde et garnie de brins du môme bois qui rentrent en dedans en se rapprochant, d*où il résulte que le poisson qui pénètre pour aller manger l'appât qui se trouve au Dout de l'engin, ne peut plus sortir de celui-ci. Ce panier porte aussi les noms de nasit^ nasson^ tiause, bire^ boisseaUf bouteille^ etc.
LANCE A PEU (pyrotechn.). Sorte de fusée emmanchée qui sert h mettre le feu à des pièces d'artifice. — On donnait autrefois le même nom è un appareil dont on faisait usage pour mettre le leu à une pièce d'artillerie, lequel appareil consistait en des baguettes de bois qu'on trempait dans une dissol ution de nitrate de plomb qui brûle lentement comme de l'amadou.
LANCE DE HADRICEAU (inst. de chir.).
Instrument terminé en nique, aigu et tranchant sur les côtés, quon employait jadis j>our ouvrir la tête du fœtus mort et arrêté au passage.
LANCE DE SONDE (marin.). Instrument de fer dont les ingénieurs hydrographes de la marine font usage pour reconnaître la nature du fond de la mer. On en distingue de deux espèces : la lance simple et la grande lance. La première est une espèce de flèche barbelée enfer, pointue par l'extrémité inférieure et retenue au moyen d*un c&bie. Elle sert à s'assurer de la différence des fanils de roches des fonds pierreux, des roches plates de celles qui sont inégales, des fonds de sables de ceux qui sont formés de coquilles brisées, des fonds de vase, etc. La seconde est garnie, vers son milieu, d'un plomb de forme conique, et dont le poids ^arie de 25 à 50 kilogrammes, afin gue la l>otnte et la lance pénètre plus proiondéfuent. La partie basse de cette lance est enaillée» barbelée de traits en forme de peties dentelures, et la longueur de l'instrulient est d'environ 2 mètres.
LANCETTE. Petit couteau à lame courte ^t ai gué que les bouchers enfoncent dans la moixe des bœufs pour les abattre. — Lame
DlCT102fN. PK TBGHNOLOOlfi. IL
semblable à un grattoir dont les ouvriers en f)aille, en carton et en papier font usage pour couper et tailler les matières qu'Us emploient.
LANCETTE (grav.). Angl. burin; allem.
Grabitichel. Lame tranchante des deux côtés et très-aiguë, dont les graveurs en bois se servent pour évider les planches qu'ils mettent en œuvre.
LANCETTE (inst. de chir.). Instrument qui sert h ouvrir la veine, à vacciner et à percer de petits abcès. On y distingue deux parties : la lame^ qui est mince, tranchante sur ses bords et très-acérée; et la chdiêe^ formée de deux lamelles d'écaillé, de corne ou de nacre, qui sont mobiles sur la lame qu'elles sont appelées à conserver. La partie non tranchanle de la lame est appelée talon. 11 3^ a plusieurs sortes de lancettes : la toncette à grains d'orge^ qui est sans pointe et sert pour les grosses veines ; la lancette à grain d' avoine f qui est à pointe et plus allengée que la précédente; et la lancette à langue de serpent, dont la pointe très-aiguë sert à atteindre les veines profondes.
LANCIÈRË. Ouverture par où l'eau s écx)ule quand les moulins ne vont pas.
LANCIS (arohiL). Se dit de la réparation que Ton fait d'un mur dégradé, en faisant pénétrer, le plus avant possible, des moeU Ions ou des pierres dans les parties dépouillées. On donne le même nom 1*" aux pierres (]u'on emploie pour la réparation; 2* aux jambages d'une porte ou d'une croisée ; entin, on appelle lancis^e tableau^ celui qui est au parement d'un mur, et lancis de técoin^ çon celui qui est au dedans.
LANÇOIH (archit.). Séparation de deux ou plusieurs tuyaux dans une fourche de cheminée.
LANÇOIRfhydraul.). Pale qui arrête l'eau d'un moulin, et qu'on lève quand on veut le faire moudre ou faire écouler l'eau du canal.
LANÇONNIER (maçonn.). Chevrons à mortaise sur lesquels on pose et fixe le moule destiné à la construction d'un mur en pisé.
LANDAU (carross. ). Voiture à quatre roues suspenuue sur des ressorts, souvent a six places, et recouverte d'une calotte eu panneaux qui s'ouvre à charnière, moitié en avant, moitié en arrière, de sorte qu'on peut avec elle sedécouvrir comme avec la calèche, mais se mettre beaucoup mieux à l'abri des intempéries. Cette voiture est plus lourde que la calèche, mais elle est bien plus commode pour les voyages, attendu que sa ca-. lotte, lorsqu'elle est fermée et agrafée, forme une impériale solide qui peut recevoir une vache pleine d'effets. Il résulte toutefois des dispositions particulières de ce véhicule, que sa construction exige de l'habileté et le plus grand soin.
LANDAULET (carross.}. Petit landau ou sorte de voiture anglaise.
LANDIER. Voy. Hatier.
LANE. Se dit, en termes de pécheur, de 1 étendue d'un cours d'eau dans lequel oa
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DlCnONNAIRE
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laisse 'dériver les filets destinés à prendre les saumons et les aloses.
LANER. foy. Lainer.
LANEUR. Voy. Lainbur.
LANGE (carton.). Morceau de drap on de $erge sur lequel on renverse les feuilles de carton dont les formes sont chargées.
LANGJaxyrTE. Machine qui sert à triturer l'or.
LANGON. Les pécheurs nomment ainsi une perche dont le bout est armé de poinles barbelées et dont ils se servent pour harpe- '1er le poisson.
LANGOUSTIER ott LANGOUSTIÈRE. Filet à grandes mailles dont on fait usage pour pêcheries langoustes.
LANGODTI (cosi.). Pièce d'étoffe avec laquelle les Indiens se couvrent le haut des cuisses.
LANGUE DE CARPE. Outil d'acier et tranchant dont font emploi le graveur, l'arquebusier, le menuisier, Tébéniste» le tourneur, etc.
LANGUETTE. Petite soupape à ressort ^ui sert è ouvrir et fermer les trous de certains instruments à rent. — Partie de tuyau d'orgue qui est taillée en biseau et sert à couper «t è rendre le vent qui entre dedans. Elle remplit l'office de langue è la bouche des tuyaux pour les faire parler. — Chez Torfévre, la languette est un petit morceau d'argent ou d'or, taillé en biseau, qu'on laisse en saillie à chaque pièce que 1 on fond, et qui sert à faire l'essai avant de marquer la pièce du poinçon légaK — En architecture, on appelle languette de chausse d'aisance^ une cloison de dalles de pierre dure qui sépare une chausse d aisance à chaque étage, t'usqu'à hauteur de devanture ou au plus »as. — En hydraulique, la languette depuits est une dalle de pierre qui, sous un mur mitoyen, partage également un puits entre deux propriétaires voisins et descend plus bas que le niveau du sol. — La languette de menuiserie est une espèce de tenon continu sur la rive d'un ais, réduit environ au tiers de l'épaisseur, pour entrer dans une rainure. '
LANaUETTE (impr.). Pièce de fer tresmince qui se trouve riv<^e au petit tympan, afin de le rendre immobile ; on la nomme aussi oreille.
LANGUETTE (mécan.). An|/1. tongue: allem. zunge. Toute pièce ^ui a la forme d'une petite langue. — Aiguille élevée sur le tléau d'une balance, et qui sert à marquer réquilibie quand elle est à plomb. — Trou
Kr où passe la languette qui fait équi- >re.
LANGU£YEUR.Nom que porte le préposé
3ui, dans les marchés, doit visiter la langue es porcs, afin qu'il n'en soit (las vendu de ladres
LANICE. Foy. Bourrb
LANIÈRE. Du latin laniare, déchirer Sorte de courroie longue et étroite.
LANILLE (manuf.). Etoffe de laine qui se fabrique en Flandre.
LANQUERRE. G¥bs bourrelet de peau dont on se sert pour s'aider à nager.
LANTERNE. Du latin lateo, je suis caché, ou du celtique letem, qui signifie aussi lanterne. Sorte d'ustensile qui fut, dit-on, introduit en Europe, vers l'an 871, [)ar Alfred le Grand, roi d'Angleterre, et qui se fabrique en fer-blanc ou en cuivre, avec un verre ou un morceau de corne transparent sur le devant. Il est aussi de ces lanternes qui éclairent sur trois ou quatre faces, et d'autres que l'on construit en toile, en gaze, et même en papier. Ce dernier système nous vient des chinois, etcomme eux nous l'employons pour les illuminations en variant les couleurs du papier.Dans Torigine de l'éclairage des rues on donna le nom de lanterne au réverbère employé à cet usage. On appelle /at»terne sourde^ une petite lanterne en métal dont la lumière ne sort qu'au travers d'un verre bombé qu'on recouvre è volonté d'une sorte de volet.
LANTERNE ( archit.). Sorte de tourelle, ouverte par les côtés, et qu'on place fré.quemment sur le comble d'une église ou de tout autre édifice, particulièrement au-dessus d'un dôme. Ces tourelles sont percées de fenêtres, et communément ornées de colonnes. On voit des exemples de ces constructions aux dômes de Saint-Pierre à Rome, de Saint-Paul è Londres, et des Invalides e< du Panthéon à Paris. Le parc de Saint-Cloud est orné aussi d'une lanterne improprement appelée lanterne de Diogène : c'est une reproduction d'un monument antique d'Atbè nés, la lanterne de Démosthènes.
LANTERNE ( mécan. }. An^l. ttallower, allem. DreMing. Le mécanicien donne l€ nom de lanterne è ce que l'horloger nomme pignon. Elle est formée de deux plateau s tournés, sur le bord desquels on a percé au tant de trous qu'on veuty placer de fuseaux qui tiennent heu de dents. Ces fuseaux son< cylindriques et portent des pivots à leuiâ deux extrémités, lesquels pivota sont le plui souvent rivés sur les plateaux, ce qui rend alors les fuseaux immobiles. Mais quelquefois aussi les pivots sont libres dans les trou^ des plateaux, de sorte que les fuseaux peu- Tent tourner sur eux-mêmes, et cette dernière construction tend à diminuer les frottements de l'engrenage. La lanterne est fixéo sur son axe à la hauteur convenable, pour
Qu'elle se présente devant la dent delà rouo ans laquelle elle doit engrener. Ce n*est que dans les grandes machines qu'on remplace les pignons, par des lanternes. ^~ On donne aussi ce nom à la roue du cric qui se trouve en haut du madrier des plombiers. — La lanterne des fabricants de balances est une botte en assemblage de meouiserie, dont les montants et les traverses sont en bois et les panneaux en verre. Ils placent au milieu de cette boile une balance très-sensible, nommée trébuchet^ exécutée avec uno extrême perfection, afin de peser des objets
Erécieux ou faire l'essai des' monnaies. -— e boutonnier-passemeutier désigne par le nom de lanternes, deux petits cônes troa-
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