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fermée dans une coque qui est le broii du fruil desséché et qu*u faut casser. On distingue encore, sous le rapport de la qualité, deux espèces de muscades : la musoÈde femelle, qui est ronde» pesante, d'un gris terne, très-aromatique et qui est la plus estimée; puis la muêcade mdle, plus grosse et d*une forme plus allongée» mais dont la saveur est moins aromatique. Celle-ci porte aussi le nom de muscade sauvage^ parce que Tarbre qui la produit crott sans culture. Des musca<ies ayant été trouvées dans des momies d*figyptiens, il faut nécessairement en conclure que ce peuple connaissait le fruit du muscadier; néanmoins ce n*e$t que dans les auteurs arabes, particulièrement Avi* cenne, qu'on le trouve mentionné; et les Européens ne Tout reçu que depuis la découverte du passage aux Indes par le cap de Bonne-Espérance. Longtemps, les Portugais, puis les Hollandais, eurent le monopole du commerce de la muscade; mais le muscadier ayant été transporté par Poivre, en 1770, à riie Bourbon et è Tile de France, d'où il se répandit ensuite à la Martinique et à Cayenne, l'Europe se trouva alfrauchie de ce monopole.
MUSCULATURE (sculpt.). Se dit de l'ensemble des muscles d'une statue.
MUSEAU (menuis.). Angl. prop; allem.
armlehne. Accoudoir d'une stalle.
MUSEAU (serrur.). Partie du panneton d'une clef.
MUSELIÈRE. Bride qui passe sur le nez du cheval et qui est attachée à la têtière. — Morceau de cuir garni de petits clous, qu'on adapte au nez des jeunes poulains pour les empêcher de teter. — Petit appareil qu*on adapte au museau du chien, pour l'empêcher de mordre ou de manger.
MUSEROLLE (seller.). Partie de la bride du cheval qui se place au-dessus du nez*
MUSETTE (inst. de mus.). Sorte de cornemuse, ou instrument à vent et è anches, composée de trois chalumeaux et d'une espèce de vessie ou bourse en peau de mouton que le joueur de cet instrument tient sous son bras sauche, et qu'il enOe comme un ballon, h 1 aide d'un soufflet ou d'un tuyau porte-venl. Le ulus grand des chalumeaux, dit grand bouraont a près de 1 mètre et se jette par-dessus Tépaule gauche; le second, est nommé pe^tt bourdon^ et le troisième est percé de trous qui servent à modifier les intonations par le jeu des doigts. La musette a un timbre aigre et criard, mais qui s'altie parlaitement au caractère des danses de la campagne. Son échelle embrasse trois octaves. Cet instrument était connu des anciens, et les Romains l'a p^)elaient itfrtaWrtculariê. Chez nous, on croit que le nom qu'il porte lui vient d'un certain Colin Maêtt^ jongleur du xiii* siècle, qui Taurait mis en vogUe au moyen Age.
MUSETTE (fabr. de pap.). Défaut du papier qui provient d'une bulle d'air qui s est trouvée comprimée entre la feuille et* te feutre, lors de la fabrication, lorsque la feuille
n'était pas esaciement adhérente au feutre dans toutes ses parties. .
MUSKOFKE (monn.). Petite monnaie d'argent qui a cours en Russie.
MUSQUIER. Ouvrier qui ftibrique de la batiste ou du linon.
MUSQUINIER. Se disait autrefois pour tisserand.
MUSTACHIO (métrolog.). Mesure de capacité pour les liquides, usitée à Venise.
MUT AGE. Du latin mutart^ changer, transformer. Opération qui consiste à mêler de l'acide sulfureux ou du sulfate de cfiaax avec une liqueur sucrée ou vineuse, soit pour mettre obstacle à ce Qu'elle fermente, soit pour en arrêter la fermentation. Ce moyen est également employé pour conser* ver dans les tonneaux le moût de pommes plus longtemps sucré; ei c'est encore afin de prévenir dans les vins, le cidre, etc., une lermentation ultérieure capable de les rendre acides, qu'on fait brûler dans l'intérieur des futailles une mèche soufrée avant de les remplir.
MUTER. Pratiquer l'opération du mutage.
MUTISME. Du latin mutui^ muet. Soufrage du vin.
MUTSIE (métrolog.). Petite mesure pour les liqueurs, usitée a Amsterdam.
MUTT (métrolog.). Mesure de capacité pour les matières sèches, employée dans divers cantons de la Suisse. Le miitt d'Appenzell vaut 91 lit. 36; celui d'Arau, 90 ht. 07; celui de Berne, 168 lit. 13; celui de Lucerne, 139 lit. 01, celui de Soleure, 158 lit. 92; celui de Saint-Gall et de Zurich, 88 lit. 12. Le miitt d'Autriche, mesure de compte, vaut SO metzen.
MUTULE (archit.). Du latin mutului^ pierre en saillie. Ornement propre è la corniche de l'ordre dorique. C'est un modillon carrà qui représente au-dessous du laraiier l'extrémité des chevrons.
MYCÉLION. Du grec |iûxi\Çt champignon.
Substance blanche et filamenteuse, qui parait Aire l'état rudimentaire des cbampi- !;nons, et qu'on désigne communément sous e nom de blanc de aiampignans,
MYÉLOCONE (chiro.j. Du grec (lueXd;, moelle, et x6vtç, poussière. Graisse solide (]^u'on extrait du cerveau, ou sorte de stéarine cérébrale pulvérulente.
MYRIAGRAMME ( métrolog. ). du grec l&upidç, dix mille, et ypà^yia^ gramme. Poids de dix mille grammes, ou environ vingt livres et demie.
M YRIALITRB (métrolog.). Du grec pptdc, dix mille, el XCxpa, litre. Mesura ue dix mille litres.
MYRIAMÈTRE (métrolog.). Du grec ppidç, dix mille, et iJiTpov, mesure. Mesure Itinéraire qui vaut dix mille mètres, ou environ deux lieues de poste.
HYRIARE (métrolog.). Du grec |iupm,dit mille, et âp4w, labourer. Etendue de dii mille ares ou d'un kilomètre car ré, qui équi- \ vaut à peu près à 196 arpents.
M YRIASTERE (métrolog.). Du grec |»upiiif,
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DE TECHNOLOGIE
MAN
dix mille, et arr^oV, solide. Mesure de dix mille stères.
MYRICINE (chim.j. Du grec f&Opov, onguent. Substance solide, d*un blanc grisfltre et fusible à 65 deçrés» goi reste, lorsqu'on traite par l'alcool Douillant la cire des mvricas ainsi que celle des abeilles. Cette substance est encore sans usage.
MYRISICTINK (chim.}. Substance cristalline qui se dépose dans l'huile de girofle.
MYROBOLAN (comm.). Du grec fiO/»ov, onguent, et fiâl§noÇf gland. Fruits desséchés de diverses espaces de badamier, ierminaliat qu'on apporte de l'Amérique et de l'Inde, et qu'on emploie en médecine comme purgatib. Dans le commerce, on distingne les myrobolans en citrins, emblics, kébulis, bélerins et indis ou de l'Inde. Les citrint sont ci*un jaune rougeAtre, d*un goût astringent et désagréable, et ont la forme des prunes de roirat)elle, puis ils renferment une amande. Les emblie$ sont noirAtres et chagrinés, de la grosseur d'une noix de Galle, et faciles à diviser en quartiers. Les kébulis sont ceux qu'on tiredu laboul ou Caboul. Les bélerins sont è noyau, de la grosseur d*une muscade, d*un jaune rougeAtre au dehors et jaunAtres en dedans. Les indii sont de la gro.sseur du bout d'un doigt d'enfant, noirs en dehors et
en dedans, très-durs et d'un goût aigrelet.
MYRRHE (comm.). Du grec fiOp>, fait de l'arabe mor^ amer. Gomme-résine, en larmes ou en grains jaunes ou rougeAtres, translucides, d'une odeur aromatique agréable, mais d'une saveur amère et Acre. On tire cette gomme d'Arabie et de. la côte d'Ajan, où elle est produite par une espèce de térébinthacée, le bahamodendron mtprrka. Les Arabes la mAchent habituellement et la considèrent comme un spécifique contre une foule de maladies. En Europe on t'emploie aussi comme toniaue; son eau distillée est préconisée contre les affections de poitrine, et elle sert à des fumigations, comme l'encens
HYRTHB ou MYRTE. Arbrisseau tou^ jours vert dont le nom scientifique est myrtui communié , et qui croit spontanément dans les contrés voisines de la Méditerranée. Rn Orient et en Corse, ce végétal parvient à la taille d'un arbre de moyenne grandeur et atteint un Age très-avancé. Les tiges droites du myrthe servent à faire des tuyaux de pipe; son bois, qui est dur, est propre à divers ouvrages de tour, et son écorce est employée en Orient pour le tannage des cuirs.
MYTËN (monn.). Monnaie de Bruxelles.
N. Cette lettre était la maraue*de l'ancienne monnaie frappée k Montpellier. Simple ou surmontée d'une couronne sur les monnaies ouornementsderempire français, elledésiçne Napoléon. En chimie, l'N indique le mtre ou nitrogine; et comme signe d'ordrer elle exprima le quatorzième objet d'une série.
NAC (manufO- Ancienne étoffe.
NACARAT. De l'espagnol nacarado^ fait de fuicar, nacre. Belle couleur d'uo rouge clair, entre le cerise et le rose.
NACARAT (manuf.). Sorte de crépon et de linon teint en nacarat dont les femmes se servent pour se farder, après l'avoir un peu trempé dans l'eau. Cette étoffe est aussi désignée sous le nom de nacarai de Portugal.
NACELLE. Du latin fuivtce/ia, pour naotcufo, petit vaisseau. Ce mot désigne, en architecture, une moulure en demi-ovale dans les profils. — En aérostatique, la nacelle est une espèce de panier suspendu au-dessous U'uo ballon, et dans lequel se placent les personnes qui font une ascension.
NACRE (comm.). De Tespa^nol nacar, nacre, ou de l'arabe fiaAor, coquille. Substance animalisée, dure, éclatante, blanche ou argentée, qu'offre l'intérieur d'un assez grand uombre de coquilles, comme les baliotides, les turbos,lesanodontes,lespintadines, etc., et qui reflète diverses nuances, comme la fK>urpre et Tazur. On distin(;ue, dans le comhKTce, la nacre franehê^ qui vient de l'Inde, de Ceylan et du Japon, dont le blanc est
éclatant, et la partie nacrée bordée d'une H-
Î;ne bleuAtre, enveloppée elle-même par une lande jaune un peu large; la nacre bâtarde blanche, qui vient du Levant, et dont Tiris se compose de rouge et de vert ; la nacre bâh tarde noire, d'un blanc bleu ou noirAtre,avec un iris composé de rouge, de bleu et d'un peu de vert ; puis Yoreille de filer, qu'on recueille dans toutes les mers, et la burgaw dtne, qui vient des Antilles. Les nacres .rapportent brutes en Europe, elles se vendent au poids, et leur prix varie suivant leur beauté et leur grandeur. On fait un emploi assez considérable de la nacre pour les ouvrages de marqueterie, de tabletterie fine, de bijouterie, etc. On en couvre des boUes et des tabatières, et l'on en fait des étuis, des dés, des éventails, des boutons, des jetons, etc. On travaille particulièrement la nacre en Angleterre, en Hollande et en France. Dans ce dernier pays, c'est surtout è Paris et dans les départements voisins qu'on s'occupe de celte industrie, dont les opérations sont assez compliquées. La nacre passe en effet par les mams d'un scieur ou débiteur^ d'un émouleur, d'un redresseur^ d'un découpeur, d'un façonneur, d'un graveur, etc. Ce diverses opérations développent une poussière Ane contre laquelle les ouvriers ont à se mettre en garde, car elle peut déterminer cher eux de violentes bronchites et 0*^ ophtalmies.
NACRER. Donner k un objet le bn du nacre.— On fait usage d'un petit pois^uu