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fluides et peu homogènes qu'ils ne pourraient se soutenir d*eux*mèmes, quelle que {ù\ leur inclinaison. On est quelauefois obligé de proléger les remblais par nés murs de soutènement» soit pour ne pas les laisser s^étendre sur des propriétés dont Tacquisition serait trop dispendieuse* soit pour les défendre contre le mouvement des eaui aux abords de la mer et des rivières. Dans ce dernier cas on peut souvent remplacer les murs de soutènement par de simples perrés ou enrochements, el par des fascinages qui sont toujours moins aispendieux. Le calcul de l'épaisseur à donner aux murs de soutè^ nemeot pour résister à la poussée des terres, est fort délicat; car cette é|)aisseur varie avec la nature et la hauteur des terres è soutenir, ainsi qu*avec rinclinaison que Ton peut donner à la paroi extérieure du mur. (Félix TouRNBux.)
HURÀILLE (maçonn.). Du latin murui.
Mur épais et dune certaine élévation. Ou appelle muraille quipoussef celle qui bombe et menace ruine. — Se dit, en Provence, de Tenceinte des pêcheries.
MURAILLE. Se dit d'un souterrain, d'une tranchée ou d'un remblai, dont on soutient les terres par des murs.
MURAI LLEMENT. Angl. roruih-ualling.
Travail qui a pour objet de fortifier des ouvrages par la construction de mar$. — Maçonnerie en briques dont on revêt quelquefois les puits d'une mine.
MURAL, Quart de cercle fixé sur un mur,
MURE (pellet.). Nom que Ton donnait autrefois è une espèce de fourrure préparée avec de l'hermine.
MUREAU [mélallurg.). Maçonnerie de la tujère d'un fourneau de forge.
MURIATE (chim.). Du lalin muria^ saumure. Terme qui servait k désigner, a';Cr\3foîs, les sels qu'on appelle aujourd'hui chiorures ou chlortfdrates. Le muriaie de fonde «stle sel marin, le muriate d^ammoniaque^ le sel ammoniac.
MURIATE (chim.). Se disait autrefois d'une base combinée avec l'acide muriatique.
MURIATIQUE. Voy. Cblorhtmiqub.
MURJATUM (chim.). Nom que l'on donnait, avant l'établissement de la théorie chloristique, au radical hypothétique et inconnu de l'acide muriatique, qu'on supposait produire cet acide par sa combinaison avec Toxygène.
MIJRIDE (chim.). Nom sous lequel on avait d'abord désigné le bronze.
MURIE. Du latin muria^ saumure. Eau qui contient du sel gemme.
MURIER. Du latin moruê^ dérivé du grec (laOpoç, noir, obscur. Arbre qui forme le type de la famille des moréacées, et dont deux espèces offrent de l'intérêt pour l'industrie : le mûrier noir, morue fityra, et le mûrier blanc, morue alba. Le bois du premier e^yt employé par les ébénistes et les tourneurs; avec son éitorce, quand elle a été rouée, on des cordes ; et l'on peut aussi en fabri-
quer du papier. Le mûrier blanc est princi- [lalement cultivé pour la récolte de sa feuille qui sert de nourriture aux vers è soie.
voy. SÂBIGOLB.
MURIOSULFATE (chim.). Sel produit par la dissolution de l'étain dans Tacide sulfurique et l'acide muriatique. On dit aujourd'hui chloroeulfate.
MDRIOSULFURIQUE (teinture). Se dit d'une solution d'étain dans l'acide sulfuriqoe et l'acide muriatique, dont on fait usage pour .la teinture écarlate. On dit aujourd'hui chloroeulfurique,
MURIR (agricult.). Par l'expression impropre mûrir la terre^ les cultivateurs entendent l'effet que produisent les gaz atmosphériques sur une terre amenée du fond h la surface, au moyen d'un labour profond, et qui n'est productive qu'après une exposition plus ou moins longue à l'air et aux météores.
MURRHIN. Sorte de vase antique.
MUSC (comm.). Substance qu on obtient d'un animal de même nom^moechue moechiferue^ du genre chevrotain, qui habite les montagnes de l'Asie orientale, et que l'on trouve en Chine, au Thibet, au Bengale, en Tartarie, au Tonquin, etc. La substance dont il est question, demi-Huide chez l'animal vivant et plus ou moins solide après sa mort, se trouve contenue dans une poche particulière placée sous le ventre du mâle et formant une dépendance du canal de l'urètre. Les poches de musc qu'on rencontre dans le commerce et qui sont dans des bottes de plomb, se distinguent en trois sortes : le muée tonquin^ qui est le plus estimé et vient de la Chine ; le muec Jcabordin^ qu'on tire du Thibet; et le muec du Bengale. Ce produit est communément en grains irréguliers d'un brun rougeâtre, doux et onctueux au toucher, légèrement humide, et on l'emploie comme parfum. Son odeur est tellement persistante que 5 centigrammes seulement peuvent parrumer un appartement durant 20 années, sans qu'au bout de ce temps il ait perdu sensiblement de son poids. Le musc est fourni aussi par d'autres animaux que le moschus, et de ce nombre sont le pécari, l'ondatra, le desman, etc.; et l'on peut s'en procurer d'artiQciel, en traitant une partie d'huile de ricin rectiflée, par quatre parties d'acide nitrique pur. Enfin , l'on donne le nom de muec indigène, h la fiente de vache séchée au soleil, qui, dans cet état, répand en effet une odeur de musc très-prononcée, et sert à engourdir les essaims <|'abeilles dont on veut enlever les gflteaux.
MUSCADE (comm.). Fruit du muscadier, murietica aromalica^ arbre qui croit partictilièrement dans le groupe de Banda, archi • pel des Holuques. On trouve trois sortes de muscades dans le commerce : la muecade rondCf la miiscada longue et la muecade e» coque. La première, qui est de la grosseur d'une petite noix, est sillonnée en tous sens, et marbrée de rouge vif intérieurement. La seconde est moins aromatique et d'une saveur moins niquante. La troisième jesl en-
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