‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 65 sur 248 · NIT · texte numérisé non relu

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y grave dabord les figures, et Pod remplit ensuite ces figures avec un émail qu'on obtient en faisant fondre, dans un creuset, 38 parties d'argent, 72 de cuivre, 50 de plomb, 36 de borax, et 384 de soufre. On coule le produit dans Teau ; on le lave avec une dissolution faible de sel ammoniac , puis avec de Teau légèrement gommée; on applique le nielle en consistance de pâte; on chauffe ensuite la plaaue jusqu'au rouge brun, et dès cjue le mélange est suOisamment fondu et fait corps avec le métal, on retire la pièce du feu, et l'on enlève, à la lime douce, le nielle qui dépasse les traits de la gravure ; enfin, on polit la surface par les moyens ordinaires. Le niellaçe remonte au vu* siècle, et l'on croit qu'il fut importé d'Orient en Italie. Il fut d'abord appliqué aux ornements des vases sacrés, ainsi qu'aux armes des chevaliers, et dans le xv* siècle les artistes italiens le pratiquaient avec une grande distinction. Néglige quelque temps après la gravure en taille douce a laquelle il avait conduit, il fut remis ^n vogue par Benvenuto Cellini qui excella dans cet art et en parie en ces termes : « L'an 1515, ditil, je me mis h apprendre l'orfèvrerie. Alors l'art de graver les nielles était tout h fait abandonné, et aujourd'hui à Florence, parmi nos orfèvres, peu s'en faut qu'il ne son entièrement inconnu. Ayant entendu dire par d'anciens orfèvres combien ce genre d industrie était agréable, et surtout combien Marco Finiguerra, orfèvre florentin, avait excellé dans l'art de nieller, je fis les plus grands efforts pour marcher sur les traces de cet habile artiste, et je ne me bornai pas seulement à apprendre à graver les nielles. » Avec le xvi* siècle disparut encore derechef en Europe le niellage; mais il subsista chez les Orientaux. Les Russes s'en sont emparés de nos jours, pour l'appliquer à la décoration des tabatières improprement appelées tabatières de platine; et, en 1830, MM. Wagner et Mention ouvrirent à Paris un atelier d'où sortirent des nielles très-remarquables. Ladoration de$ Mages de Finiguerra çst l'une des nielles les plus célèbres.

NIELLER (grav.). Orner de nielles. Remplir les traits de la gravure sur métaux d'une couleur noire.

NIELLEDR (grav.). Graveur de nielles.

NIËLLURE (grav.). Art ^de graver des nielles. Se dit pour niellage,

NIFE (ardois.j. Surface supérieure d'un banc d'ardoises.

NIGAUTEAU ou NIGOTEAU (archit.).

Quart de tuile placé le loug d'un solin ou d'une ruelle.

NILLE. Bois qui entoure le manche d'une manivelle , afin d'empôcher que le fer en tournant dans la main ne la blesse. — Manivelle d'une bobine. — Petite roue de bois allongée qui sert aux boyaudiers pour retordre les boyaux. — Se disait autrefois d'un piton carré, enfer, qui étant rivé aux croisillons et aux traverses des vitraux d'é-j glise, servait à retenir les panneaux. .^

NIM (manuf.). Espèce de drap qu'on ter briquait autrefois dans le Languedoc.

NIOBIUM (chim.). Métal encore peu connu qu'on a récemment observé à l'état d'acide et de chlorure dans certains columbites.

NIOU (métrol.). Mesure linéaire des Siamois.

NIPPE. Le respa^ol fuiype«, cartes k jouer. Terme générique qui s'emploie le

f>lus généralement au pluriel, et comprend es meubles et les vêtements, mais plus particulièrement ceux-ci.

NIPPIS (corom.). Sorte de toile au'on fabrique aux lies Philippines ainsi qu à Mariaf^ascar, avec le fil pris dans le cœur des baisiers et des bananiers, et qai'conserve toujours une eouleur jaune.

NISE (ardois.). Surface supérieure d'nn banc horizontal d'ardoises.

NISFIÉ (monn.). Monnaie d'or de l'empire ottoman, qui vaut h francs 36 centimes.

NISPIE (monn.). Monnaie d'or de Turquie dont la valeur est 5 francs 28 centimes.

NITRANILATE (chim.). Sel produit par la combinaison de l'acide nitraniliqueavec une base

NITRANIUQUE (Acide). Du latin nilrum, nilre, et arul^ indigo. Acide produit par l'action de l'acide nitrique sur 1 indigo.

NITRATATION (chim.). Conversion en nitrate.

NITRATES (chim.). Du latin m/rum, nitre. Angl. nitrate: allem. salpetersaures salx. Sels formés par la combinaison de l^eicide nitrique ou azotique avec les bases et qui reçoivent aussi le nom d'azotates.

Tous ces sels se décomposen t par la chaleur en développant des vapeurs rutilantes d'à* cide hyponitrique; quand on les projette sur un charbon incandescent, ils produisent une vive déflagration; et la plupart d'entre eux sont solubles dans l'eau. Le nitrate Sammoniac est un sel cristallisé en prismes blancs, déliquescents, dont on fait usage pour la préparation du protoxy4e d'azote. Le nitrate d'argent se présente en cristaux incolores et transparents, composés d'acide nitrique et d'oxyde d'argent, NO»,AgO; on l'obtient en faisant dissoudre l'argent dans l'acide nitrique; mais il noircit peu à peu au contact de la lumièreenseréduisantenpartie. Fondu et couléen petits tingotsoucylindres, il constitue

ce qu'on appelle \h pierre infernale^ dontlw chirurgiens font usage pour ronger les chairs baveuses. I^ dissolution de ce nitrate est promptement décomposée par les matières organiques, et cette propriété a détermiod sou emploi pour teindre les cheveux et |)Our marquer le linge. Gest en abandonnant du mercure dans cette dissolution, qu'il se produit un amalgame d*areent, cristallisé en forme de végétation, qu on a nommé arhr^ de Diane. Glaser a parle le premier, en 1663, de la préparation du nitrate d'argent. On s^ sert comme blanc de fard d'un nitrate de bismuth basique, NO»,Bi*ON qu'on obtient en ajoutant beaucoup d'eau à la solution du bismuth dans l'acide niti'ique, et qui se pré* , sente sous la forme d'une poudre blancfae a

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