‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 67 sur 248 · JA · texte numérisé non relu

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qii*on appelle anssV aeide azotique. Le chimiste arabe Geber est le premier qui, au ix* siècle» ait mentionné Tacide nitrique et son emploi comme dissoUani. Vint ensuite Raymond Lulle qui donna à cet acide le nom d'eau'forie^ pour rappeler sa propriété de dissoudre les métaux; mats ce ne fut qu^en 178b que Carendisb fit connaître la véritable composition de cette snbslance.De nos jours* c'est-à-dire en 1851, M. Deville est parvenu k isoler l'acide nitrique ahydre. A l'état de pureté, l'acide nitrique se présente sous la îbrme d'un liquide blanc, d'une odeur désagréable, très-corrosif, et qui répand de légères fumées blanches au contact de l'air. 11 attaque fortement les tissus organiques qu'il colore en jaune, et bout à 86 degrés en se décomposant en partie et se chargeant d'acide byponitrique qui le colore en jaune. Lorsqu'il est étendu d'eau, il constitue l'eai*forte du commerce ou l>ou seconde des bijoutiers et autres artisans; et il cesse de fuinei^ à l'air, dès qu'il est mêlé d'eau k la moitié de son poids. Comme il cède facilement son oxygène aux substances sur lesquelles on le uiit agir, on utilise cette pro^ iiriété dans les laboratoires ainsi que dans les arts, pour préparer une foule de substances, pour dissoudre les métaux, faire l'essai des monnaies, opérer le départ de l'or, pour graver sur cuivre, pour la dorure sur laiton et autres métaux, etc. On l'emploie aussi pour teindre certains tissus organiques, comme la soie par exemple; et les chapeliers s'en servent pour dissoudre le mercure destiné au sécrétage des poils. L'acide nitric|ue s'obtient aisément par la distillation^ u nitre ou d'un autre nitrate avec l'acide sulfurique; et ce procédé fut indiqué dès la fin du xv' siècle par Basile Valentin.

NITRITE (cbim.). Genre de sels qu'on nomme aussi azotites et qu*on obtient en privant certains nitrates, par l'aclion de la cha« leur, d'une partie de leur ocygène. On suppose en eux la présence d'un acide moins oxygéné que l'acide nitrique, c'est-à-dire l'acide nitreux, NO*. Quano on verse de l'acide sulfurique sur les nitrites ils dégagent des vapeurs rutilantes, ce qui distingue ces sels des nitrates qui , dans la môme circons-* tance, ne développent que des vapeurs incolores d'acide nitrique.

NITRO-AÉRIBN (chim.). S'est dit d'un corps hypothétique qu'on admettait autrefois dans l'air. On supposait alors que ce corps, composé de molécules très-tenues, se trouvait en lutte incessante avec les corps combustibles, et que cette lutte donnait lieu à tous les phénomènes de combustion, ainsi qu'à tous les changements produits.

NlTROBBNZIDEouNITROBENZlNE |chim.). Ângl. td.; allero. nitrobenzid. Combinaison d'acide nitrique et de benzide ou benzine.

NITROGÈNE (chim.). Dugrecm^o«, nitre, et yir»k%Ê, produire. Nom que Ton a donné à l'azote, parce que le nitreestune combinaison d'acide azotique et de potasse. — Voy, Azote.

NITROUÉMATATE (cblm.). Angl.td..i.

nitrohfiminsauree salz. Genre de sels induits par la combinaison de l'aciOe Ditrô^ matique avec une base.

NITROHÉMATIQUE (cbim.). Dû r" viTAov , nitre , et tui^^ sang. Se dit «j .: acide qui produit des sels d'un rouge &:•

S;uin. On les obtient en faisant agir do m* àte ferreux, de l'eau et de l'hydrate bar;;que, sur l'acide nitropicriqu«*.

NlTR0-HYDR0CHLORlQDE(cbim. Vc que l'on donne à l'eau régale. Foy.acxL

NITROLEUCATE (chiro.). Du gmi-r*, nilre, et Ifuxivu, craie. Angl. ni/riinit*;'. allem. nitroleucin$aure$ $alx. Sel produit;;? l'action de l'acide nitrique sur ii le. cine.

NITROLEDCIQDE (chim.% Sedilfu acide proiluit par Taclian de l'acide Diuvf.sur la leucine.

NITROMÈTRE (phys.). Du grec n-s»

tre, et lûrpw^ mesure. Ançl. et allem.»'* meter. Instrument propre a essayer le^ t pôtres du commerce.

NITROKORIATR (chim. ). Selfonw' la combinaison de 1 acide nilromariK avec une base.

NITROMURIATIQUE (chim.). Do r yhp9v^ nitre, et du latin muria^ saumor*^ disait autrefois de l'eau régale^ aujoon'^ acide bydrochloro-nitrique.

NITRONAPHTHAUDE (chim.). Coœr qu'on obtient en traitant la uapbthalioe » 1 acide nitrique.

NITROPiCRATE(chim.). Du grec r* nitre, et ««poc, amer. Se dit d'un ^eon sels formés par l'action de l'acide nicrop que sur les bases salitiables. Ces sels, qji appelle aussi carbazotates^ ont une cou!?. jaune, ils fondent d'abord sur le feu, p> détonnent fortement. ^

NITROPICRIQUE (acide). Du grec »•* nitre, et inxpoç, amer. Acide produit psr tion de l'acide nitrique sur Findigo, ia v cine, l'huile de goudron, etc. Il e^i ^ amer. On le nomme aussi aeideniiropkx^' que et sa formule est C"H"(NO*)*. Uemployé dans la teinture.

NITROSACCHARATE (chim.). Dur^ WTi»ov, nitre, et vùxx^P* sucre. Genre dese^*' duit par l'action de l'acide oitrosaccharT*'

sur une base. ,

NlTROSACCHARI0DB(Acn>«).Aci*r-

duit par l'action de l'acide nitrique »sf ' sucre de gélatine.

NITR08DLFATE (cbim.). Angl. wf»** phate; allem. nitroschwefeUaura t»^^ produit par la combinaison de Vecidt m^ ' sulfurique avec une base. , ^

NITROSULFURIQUE (Acidi). AcW« P ticulier qui n'a pas encore été isol^.

NITROXANTHIQUE (cbim.). 1>" ^^ vit^w, nitre. et ?«v«6ç, jaune. Se dit fl«', quefois de l'acide nitropicrique, àciu'*' sa couleur jaune. , .

MTRURE (cbim.). Combinaison du m^

gène ou de 1 azote avec un corps ^^^r'u.

NIVEAU. Par corruption de li9io$,^\*

tin libella, libtUum, pour signifier hî'-

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laiance. lastrament qui serl à reconnaître li un plan est borizonlal. Les uns attribuent on invention h Dédale» vers fan 1301 avant ésus-Christ; les autres à Théodore de Sanos, arcbitecle. Tan 718 aussi avant )*ère chrétienne. On appelle surface de niveau, loule surface perpendiculaire à la direction lie la pesanteur. La ligne de niveau et le plan de niveau, sont une ligne ou un plan parallèle k celui de Thorizon. On dit que deux ou plusieurs points sont de niveau lursqu*ils sont situés dans un môme plan horizoQtal, soit que ce plan existe réellement, soit qu on se le figure par la pensée. Dans la pratique» le mot niveau est quelquefois employé comme synonyme de bauleur.

MVEAU A AIR ou A BULLE D*AIR.

AngJ. air-level. Le principe sur lequel est fondé cet instrument est celui qu'une i)ulle J air renfermée dans un liquide» tend coi)sammeut. à caui»e de sa légèreté, à en occuper la lyariïe la plus élevée. Le liquide dont in fait usage pour la construction du niveau I bulle d*air est communément de l'alcool )u de rétber qu*on renferme dans un tube ie verre légèreonent courbé en forme annulaire, et Ton colore le liquide» afin de rendre la bulle plus apparente. Le tube étant fermé par ses deux extrémités et posé sur un plan de manière à lui présenter la concavité de sa courbure» il en résulte que si celte courbure est exactement symétrique et le plan parfaitement horizontaU la bulle - (i*air viendra se placer dans la partie supérieure» précisément au milieu du tube. Si, m contraire, le [)lan sur lequel repose le ube n'était pas rigoureusement bonzontai» a bulle s'écarterait à droite ou à gauche, en eus iuverse de l'inclinaison. Des divisions racées sur le tube de Terre, perpendiculaiement k sa longueur» permettent de voir le combien la bulle s*est écartée du milieu, ^t de Vy ramener en soulevant un peu l'une ^e5 extrémités du tube. On peut faire usage (i« ce niveau comme de celui du maçon eu ^u cbarpentiep, et il a sur celui-ci Tavan- ^e d'être plus portatif et beaucoup plus »récis. Pour s*eo servir sans l'exposer à se H'i^er, on renferme dans une monture de uivre dont la base est un plan exactement parallèle à la position qu'occupe la bulle l'air lorsqu'elle est au milieu du tube ; et est ce plan qu'on pose sur les surfaces ont on veut vérifier rhorizontalité par la osition de la bulle d'air. L'application la lus importante de cette espèce de niveau» st celle qui concerne les opérations de niellement.

NIVEAU A ÉQUERRE. Instrument qui emplit I office de niveau, d*équerre et de ^K>e à jambes.

NIVEAU A LUNETTE. Instrument d'une rande précision; qui se compose de trois orties principales : une lunette» un niveau

bulle d*air» et une monture convenat>le- ^(^at disposée pour remploi de l'appati/.

NIVEAU A PEUPENDir,ULE. Il est fonJé

sur le principe que tout plan perpendiculaire è la direction de la pesanteur, indiquée par un fil à plomb, est horizontal. L'instrument consiste en une éguerre dont la base représente le plan horizontal; et un fil à plomb» attaché a son sommet» vient tomber au milieu de la base. En plaçant celle-ci sur une surface» on reconnaît donc qu'elle est bien horizontale, lors()uelenià plomb tombe exactement au milieu de cette Ease. Ce niveau peut servir aussi à mesurer l'inclinaison d'une surface qui ne serait pas horizontale. Pour obtenir ce résultat, if suffit de tracer» sur la base, des divisions, et lorsque l'équerre est en place, si le fil à plomb ne tombe pas au milieu, on estime par le nombre des divisions dont il s'en écarte, à droite ou è gauche» le degré et le sens de l'inolinaison de la surface. Il est évident qui* cet instrument ne peut servir à mesurer avec -exactitude les différences de niveau qu'entre.des points peu éloignés et offrant entre eux d'assez fortes inclinaisons ; mais avec un peu d'expérience néanmoins» il est aisé d'en faire usage pour apprécier d'une manière assez satisfaisante les pentes générales du terrain.

NIVEAU-CERCLE. Appareil inventé par Lenoir en 1820» et qui forme» par ses combinaisons, quatre instruments distincts.

NIVEAU D'EAU. Angl. level; allem. ummserioage. Tous les liquides» lorsqu'ils peuveut s'établir librement en repos « jouissent de cette double propriété, que leur surface se confond avec un plan horizontal» et que» s'ils sont contenus dans deux vases commu* niquaut entre eux, ils tendent à s'^ mettre de niveau» tant qu*un obstacle artificiel ne s'oppose pas à ce qu ils s'élèvent aussi haut dans un vase auedans l'autre. C'est ce principe qui sert de base k la construction de la presse hydraulique et du niveau d'eau.

Celui-ci consiste en un tuyau cylindrique» de cuivre ou de ferblanc» oui se recourbée ongle droit è ses deux extrémités» et se termine par deux fioles en verre blanc bien net. Le milieu du tuyau est garni d'une douille posée eif sens inverse desdeux fioles ; elle est destinée h recevoir la tige du pied sur leouel on monte Tinstrument pour le mettre a portée de l'observateur; et ce pied est ordinairement composé de trois branches en bois, vissées comme un prisme triangulaire oui se termine par la tige» autour de laquelle le niveau peut tourner de manière à faire tout le tour de Thorizon. Lorsqu'on veut faire usage du niveau d'eau, on le place sur son pied, en ayant le soin de rendre la tige aussi verticale que possit>le ; on y verse de l'eau en quantité Auffisante pour remplir tout le tuvau et la moitié ou les {leux tiers des deux fioles de verre ; et l'on achève ensuite de rendre la tige tout k fait verticale, résultat que l'on reconnaît avoir obtenu lorsque la hauteur de l'eau ne varie plus en faisant faire à l'instrument le tour de l'horizon. On doit avoir l'attention aussi de chasser de Tinlérieur du tuyau toutes les bulles d'air qui peuvent y être contenues, et^ pour

ii!

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NIV

cela, on le frappe légèrement avec la main, ou bien on le place verticalement en bouchant la fiole» qui se trouvera ainsi dans le bas» et laissant Tautre ouverte. C'est une précaution convenable enfin de verser Teau «rès-douceroent dans le tube, parce que, lorsqu'elle y arrive tumultueusement, elle peut envelopper des bulles d'air que l'on a de la peine ensuite à chasser, et qui nuisent à la justesse des opérations.

Quand l'instrument a été mis en place suivant les instructions qui viennent d'être données, et que les deux fioles sont ouvertes, le liquide ne tarde pas à se mettre en repos. Il montera donc à la même hauteur dans ces deux fioles, qui font ici l'office de vases communiquant librement f^ar l'intermédiaire du tube métallique, et il y affectera des surfaces horizontales situées dans le même plan. Si Ton sup()0$e alors que l'on vise de manière que les rayons parlant de l'œil de l'observateur, touchent a la fois les deux' surfaces du liquide, tous les objets que Ton découvre dans le plan imaginaire ainsi obtenu, sont dans le même plan horizontal que la surface du liquide dans les deux fioles. Toutefois, la détermination de ce plan tangent n'est pas d'une rigueur mathématique , car, en vertu de Tattraction moléculaire, l'eau contenue dans les fioles s'élève le long de leurs parois, en formant un petit onglet annulaire, qui laisse quelque incertitude sur la vraie situation de la surface (générale du liquide; mais on diminue cette incertitude en s'éloignant à quelque distance de l'instrument pour viser, et en employant des fioles aussi larges que possible , sans rendre cependant l'instrument trop volumineux. On lie doit considérer, au surplus, comme bien déterminée par le niveau d eau,

Sue la hauteur des points qui ne sont pas joignes de plus de M à 50 mètres de la station; et, pour des distances plus considérables, il faut avoir recours au niveau è bulle d'air et è lunettes. Le niveau présente quelques inconvénients. Lorsqu'il fait du vent, la surface du liquide dans les fioles est agitée, et il peut monter plus d'un côté que de l'autre, ce qui altère l'horizontalité desdeux surfaces. Quand on opère par une température un peu trop froide, il arrive que. l'eau gèle dans le niveau. Seulement, on peut remédier è ce dernier etfet en se .servant d'alcool pur ou mélangé avec de l'eau , lequel a la propriété de se maintenir à l'état liquide à une température inférieure à celle de la congélation de l'eau.

Nous ne terminerons point cet article, sans faire mention d'une idée que H. Laurant a consignée dans VA mi des sciences. Selon lui, le problème des inondations, qui fixe en ce moment les préoccupations du gouvernement, se trouverait complètement résolu si l'on prescrivait sur tous les terrains cultivés, sans exception , le labour et le piochaae par sillons horizontaux. D'après les calculs de l'auteur, les inondations disparaîtraient entièrement par cette méthode, attendu que le sillon horizontal retiendrait

ou faciliterait Tabsorption de 0*,03 cubes d'eau de pluie par mètre carré de superficie, et que cette quantité suffirait pour prévenir tout courant, sans que pour cela un seul atome de terre fût entraîné. ^ Ainsi donc,i ajoute M. Laurant, « que le niveau à eau devienne le compagnon inséparable de la charrue et de la pioche ; que le rustique travailleur, familiarisé bientôt avec ce modeste instrument, trace ses sillons en prenant de temps à autre quelques points de repère horizontaux, et l'on verra nos fertiles vallées jouir d'une sécurité jusqu'alors inconnue, tandis que nos collines fourniront une ré^ coite plus abondante. »

NIVEAU DE MACHINE A VAPEDE. AngU water mark; allem. wassermarke. Tube en verre qu'on applique contre la chaudière, et qui est en communication avec elle. Ce tube se trouve placé sous les yeux du mécanicien, et, en vertu de la propriété des liquides, de s*élever h la même hauteur dans les vases communiquants , il «sert è indiquer constamment la hauteur de Teau dans la chaudière. Néanmoins, l'indication fournie par ce tube n*est pas la seule à laquelle on s'en rapporte pour un objet de cette importance, car elle pourrait n'être pas toujours exacte; la communication du tube avec la chaudière peut se trouver interceptée par des corps étrangers, le tube lui-même peut se briser, etc. — Foy. Robinrt, Plomgkuh.

NIVEAU DE PENTE. Instrument qui ne difTère du niveau à bulle d'air ordinaire,

3 n'en ce que la lunette peut se mouvoir ans un plan vertical , lorsaue l'instrument a été mis en station et réglé. Une alidade, qui marche avec la lunette, parcourt un cercle gradué, également vertical* et permet de compter le nombre de degrés dont il a fallu. faire monter ou descendre la lunette , pour viser le |>oint dont on veut connaître la hauteur, et de déterminer ainsi l'anale d'inclinaison. Connaissant la distance de ce point è la station, on en déduit la différence de niveau avec le lieu d'observation par un calcul trigonométrique. Le niveau de pente est particulièrement employé dans le pays de montaiçnes.

NIVEAU DE RÉFLEXION (phys.). Se Mit d*une surface d'eau assez étendue, qui représente renversés les objets que nous voyons naturellement droits, d*où il résulte

3ue cette surface se trouve par conséquent e niveau avec le point où Tobjet et son image paraissent seuls s'unir.

NIVEAU DES CANONNIERS. Instrument dont on fait usage pour niveler les canons et les mortiers. Il consiste en une plaque trian* gulaire, au bas de laquelle est un cercle de (5 degrés divisé en degrés.

NIVELER. Angl. to tevel; allem. nivelUren. Rendre un plan uni et horizontal.

NIVELETTE (chem. de fer). Petit voyant semblable à celui d'une mire ordinaire et monté sur un pied*droit, qui sert è régler la pente d'une chaussée entre des points rapprochés.

NIVELEUR. Angl. leveller; àllem. nivelli-

DE TECHNOLOGIE

KOG

. Celai qui exécute les opérations da nilement. Ce nom <fésîgne particulièrement lérateur placé au nÎTeau^ et ses aides it appelés porte-mirei.

«IVELLEIIENT. Angl. levelling: allem.

ickmachung. On entend par ce mot :

Taction de ramener à un môme niveau BTérentes surfaces; 2* celle de déterminer hauteur d*un point relativement à la surse des eaux dormantes. On fait usage» pour vêler, de divers instruments appelés nivaux (Foy. ces mots). La ligne horizontale le donne le nifellemeat se nomme le ni' au apparttUf c*est une tangente à Tare de Tcle formé par la superficie d'une eau tranaille qui s'étendrait entre les deux points bservés, laquelle superficie se nomme alors oueke de niv$au ou niveau vrai. La ligne u niveau vrai et celle du niveau apparent écartent d'autant plus l'une de lautre, j'ellessont prolongées davantage « et lorsle rëcartement dépasse 2 à 300 mètres » il ivieot nécessaire d'en tenir compte dans s nivellements. Le nivellement des terins à parois verticales s'opère en mesurant rectement leur hauteur au moyen de cAoii, de ficeUei ou de règles dont on compte

longueur. Pour les parois fortement inicées, on fait usage du fil à plomb et de ri» ^a que Ton pose successivement dans des )sitions horizontales on verticales. Les rèes horizontales servent k évaluer la distance \ plan des divers points, et l'on compte sur s règles verticales la hauteur dont il faut lonter ou descendre pour passer de l'un à lutre; on s'assure de la verticalité des rèes au moyen du fil à plomb. Les règles )nzontales sont placées à l'aide du niveau

perpendieule ou du niveau à bulle d'air, is nivellements qui doivent avoir une ande longueur et sur lesquels la plus pete erreur pourrait occasionner de graves iconvénients , se font au niveau à bulle oir; et Ton ne se sert du niveau d*eaic que oar les opérations qui n'embrassent qu'une lédioi-re étendue. Ainsi, lorsqu'il ne s'agit ue de connaître les inflexions du sol sur 'quel on veut construire une usine, afin e^itimer le cube des terrassements que son ^blissement nécessitera, le niveau d'eau ifBt; mais il n'en est pas de même dans le acé d'une ligne de chemin de fer, par iemple. Ici les pentes doivent être ri^ouiusement calculées ; on ne peut déterminer ur distribution que par la connaissance la lus minutieuse du sol Que la ligne doit ircourir; et, dans ce cas, le niveau à bulle air est le seul dontX)n puisse faire emploi, i moins pour niveler Taxe du projet. On ne ?ut , dans ce genre de nivellement, se perieUre l'usage du niveau d'eau que pour )unaUre les hauteurs des points situés à roite et à gauche dans la zone des travaux, t seulement par rapport aux points de l'axe otit la hauteur a été rigoureusement déterntiée par le niveau à bulle d'air.

On appelle nivellement par rayonnement^ elui q^^Dn obtient sans changer de place ; t nivellement par cheminement ^ celui qui a

lieu en allant de station en station pour déterminer la hauteur des divers points de la ligne. — Par nivellement barométrique^ on entend la partie des sciences physiques et mathématiques qui s'occupe de mesurer l'altitude des points culminants; la profondeur des points les plus inférieurs de la surface du globe ; et qui traite enfin des règles à l'aide desquelles on parvient à établir d'une manière aussi rigoureuse aue possible, et ces altitudes et ces profondeurs. — En architecture, le nivellement consiste è établir une surface horizontale sur le terrain, soit pour y asseoir des constructions , snit pour en faire dériver des pentes ou plans inclinés suivant des proportions exactes.

NOC. Petit tuyau de bois placé sous une digue ou sous un chemin, pour l'écoulement des eaux. .— Se dit aussi aes gouttières qui reçoivent Veau des toits.

KODULEUX. Du latin nodue^ nœud. Qui est garni de petits nœuds.

NOEUDS. Du latin nodus. Enlacement fait avec toute espèce de corde, de ruban, de fil, etc. 9 mais principalement avec la corde, surtout dans la marine, oii l'on distingue des nœuds plats , des nœuds d'écoute , des nemds de 6oiiitiie, Aes ^ nemds de hauban ^ le ncmd d'épissure 9 etc. — Dans les arts, on connaît encore, parmi les nœuds de corde, le nœud droit , le nœud du tisserand^ le nceud de fno* rtne, le nœuddu réverbère f la ehatne du bas^ le ncBud de V artificier t etc. — L'oiseleur fait des nœuds coulants qu'il désigne sous les noms de coulants fixes ^ coulants douolest coulants à chaînette^ coulants de canucin^ etc. — Pour le chirurgien, le ncsud aemballeur est celui dont il fait usage lorsqu'il s'agit d'arrêter les hémorrhagies de l'artère temporale ou de ses branches. — Dans la construction, on nomme nesuds les parties saillantes dans lesquelles passe la branche ou l'axe de l'espèce de charnière qui est appelée fiche à nœuds, — Le nœud de soudure est le renflement que forme la soudure employée à réunir deux tuyaux de métal. — Chez le sculpteur, les nœuds sont les parties dures qui se rencontrent dans le bois, dans le marbre et dans la pierre. — Le nœud de char^ rue est une espèce de nœud coulant à plusieurs circonvolutions, que l'on fait autour d'une pièce de bois pour la tirer ou la soulever.— Dans l'ancienne verrerie, ce root signifiait un Kros bouton qui demeurait au milieu des plats de verre soufflés, bouton qui recevait aussi les noms de boudiné , de nombril et d'œil de bœuf, — Enfin , chez les ouvriers en métaux, on entend par nœuds les diverses divisions qui se font dans les charnières des compas et des fiches ou couples des portes ou fenêtres par où passe le clou de la rivure.

NOEUD (phys.). Point fixe où une corde vibrante se divise en aliquotes qui rendent un son ou relation harmonique avec celui de la corde entière.

NOGUET (vann.). Grand panier d'osier, très-plat, et soutenu par une seule aose transversale.

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