NUI
DfCTIONNÂlIŒ
NOl
NOGUETTE. Se disait autrefois (l*nne vendeuse de toiles et dé dentelles, et des filles de boutique employées chez les liugères.
NOIR. Du latin niger. Angl. black; allem. Bchtoarz, Le noir est Tabsence de toutes les couleurs, comme le blanc en forme au contraire la réunion. Il est Teffet de Tabsorption plus on moins parfaite des rayons lumineux. Dans les arts, on appelle noir toute matière colorante , toute pcéparation propre à produire en nous la sensation du noir. En tein-turerie, le noir est une des cinq couleurs simples. Le meilleur qu'on y emploie se prépare avec de la guède et quelques autres ingrédients, et ce noir tire sur le bleu brun. Le noir des chapeliers a pour base la noii de galle. Les corroyeurs ont un premier noir fait de noix de galle, dje bi^re aigre et de ferrnille; et un second noir, composé de noix de galle, de rouf)erose et de gomme arabique. Cest sur celui-ci que se donne le lustre.
NO.R ANIMAL. Yoy. Charbon ahimal»
Os.
NOIR ANIMALISÉ. Noir obtenu par la calcinalion, en vases clos, de mélanges dans lesquels entrent des substances organiques, ^e noir enlève instantanément toute odeur infectante aux matières auxquelles il est mêlé.
NOIR D*ALLEMAGNE. Sorte d'encre typographique que Ton prépare avec de la lie de vin, des noyaux de pêche, de l'ivoire et de l'os, le tout brûlé et calciné « puis lavé et porphyrisé. C'est de ce noir que font usage les imprimeurs entaille-douce. On en fabrique en France qui ne diffère de celui d'Allemagne que par la nature des lies de vin. On fait UQ autre noir d'impression, en soumettant à une forte chaleur le sang sec ou les déchets de cornes traités par la potasse.
NOIR DE CADRAN. Noir d'écaillé broyé avec de l'huile d'aspic.
NOIR DE CORROYEDR ou NOIR DE ROUILLE. Première teinte de noir appliquée sur les cuirs tannés.
NOIR D'ESPAGNE. Noir ainsi nommé parce que ce sont les Espagnols qui l'ont employé les premiers. Ce n'est que du liège brûlé.
NOIR DE FUMÉE. Poudre noire, légère et un peu grasse, qui n'est autre qu'une véritable suie produite par des résines, telles Sue la poix y le goudron, etc., quon brûle ans des chaudières de fer remplies de morceaux de rebut de ces différentes résines. Ce noir entre dans la composition de l'encre des imprimeurs, du cirage, du vernis, etc.; et, mêlé à l'esprit de vin, il s'emploie dans la peinture en détrempe, etc.
NOIR D'IMPRESSION, foy. Noi» d Allb-
MA6N£
NOIR D'IVOIRE. Charbon obtenu par la carbonisation en vaisseaux clos des débris de Tivoire, et aussi, par fraude, des os longs des pieds de mouton.
NOIR DE LAMPE. Noir de fumée d'une grande beauté au'on obtient en brûlant des
huiles dans des quinquets k becs simples, f)lacés au-dessous d'une plaque métallique. Ce noir sert à la fabrication de Tencre de la Chine.
NOIR DE METTEUR EN OEU\'RE. Poudre noire qui provient de l'ivoire brûlé.
NOIR D'OS. Voy, Os.
NOIR DE PÊCHE. Noir que Ton prépare avec les noyaux de ce fruit.
NOIR DE SOIE. Se dit de ia seconda* teinte de noir appliquée sur les cuirs tannés.
NOIR DE TERRE. Sorte de charbon fossile, tendre et gras au toucher, dont les des« sinateurs font usage pour tracer l'esquisse de leurs tableaux et de tontes sortes de dessins sur papier. On l'emploie aussi dans la peinture a fresque.
NOIR DE VELOURS. Voy. Noir d'ivoibe.
NOIR DE VIGNE. Noir qu'on obtient des sarments brûlés.
NOIR EN GRAIN. Poudre grossière do noir animal.
NOIR FIN. Se dit de la poudre fine de noir animal qui, après avoir servi au raffinage du sucre, ne peut plus être employée que comme engrais.
NOIR VÉGÉTAL. Charbon de bois broyé, dont on fait usage pour l'épuration des sirops, la filtration des eaux potables, Tépuration des huiles, la peinture, Part du conftseur, etc.
NOIRCISSEUR. Se disait autrefois des ouvriers qui achevaient la peinture noire ou le vernis des carrosses.
MOIRCISSEUR (teint.). Angl. blackdyer:
allem. schwarzfdrber. Ouvrier qui fait les noirs.
NOIRCISSURE (éeon. rur.). Altération des vins qui nrennent une teinte noire.
NOlR.PLOYANT(métallurg.). Tache brune sur le fer qui indique qu'il est ductile.
NOISERAIE(agron.). Lieu plantéde noyers ou de noisetiers.
NOISETIER. Arbrisseau dont le nom scientiGque est corylus-avellana. On Tapelic aussi, vulgairement coudrier. Son bois sert à faire des fourches, des cercles de barils, des bâtons de lignes des moules pour fabriquer la chandelle dite à la baguette^ et du charbon que les peintres emploient pour esquisser. On extrait aussi du fruit une huile siccative assez bonne è manger et qui sert surtout dans la peinture.
NOISETTE (horl.). Instrument qui sert & river les verges.
NOIX. Du larin nux, fait de noceo, nuire, à cause de l'odeur malfaisante du noyer. On extrait de ce fruit une huile qui peut être mangée; et les anciens employaient son brou à teindre les cheveux et la laine.
NOIX. En menuiserie, on donne ce nom à une rainure dont le fond est arrondi en demi-cercle, et à la languette qui entre dans celle rainure. La fermeture à noix est relie dans laquelle les battants 'opposés d*une porte ou d'une croisée s'assemblent par le genre de rainure dont' il vient d'être parlé. — Clef d'un robinet. — Sorte de roue de