‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 77 sur 248 · PO · texte numérisé non relu

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lièremeiKde ta Hongrie; maison en recueille aussi en Saie, aux lies Féroë et en Islande. OPALEK (raiBn.): Répartir les cristaux âe sucre dans loute la masse que contient une ferme.

OPAQDK. Qui n*est pas transparenti qui fte transmet pas la lumière au traders de sa masse.

OPE (arcbit.>. Du grec ôic^, trou. Se dit du trou qui se trouve sur le mur, après l'enlèvement des bouhHis qui ont servi à l^écbafaudage. — Se dit aussi de Touverture qui est entre les métopes, et remplie par Textrémité d'une solive décorée d'un Iriglyphe. OPÉRATION (impr.}. Se dit d'une composition en plus petits caractères que le texte ; ou bien de chiffres simples ou composés, rangés selon les règles arithmétiques ; ou enfin d'un parangonnage un peu compliqué, a vec on sans accolades.

OPUICLËIDE (instr. de mus.). Du grec a9Ki serpent, et xXc(ç, clef. Instrument à vent et en cuivre^ d'origine banovrienne, qui fut introduit en France, vers 1820, par îfM. l.abbaye et Halary, et que depuis' lors M. Sax a perfectionné. L'opbicléide se joue avec une embouchure ouverte ou l)Ocal, et cet instrument a remplacé avec avantage le ser-* I^eat d'autrefois; mais c'est encore néanmoins un serpent qui a reçu des clefs. On distingue Vophicléide ténor ^ qui est le i>lus usité; lophieUide alto ; Hiophicléide Stu$e ou monstre, dont la longueur toute dé- ^weioppée atteint presque k mètres. L'étendue «Dusicale de ces trois instruments est à peu j>rès celle des voix auxquelles ils corresjiOQdeDt; et les morceaux se notent ciommoaiiémeni sur la clef de fa ou d'ut pour To- 0:^i<.léide basse, puis sur les clefs de /b, d'ti^ ou de sol pour les deux antres. Dans la musique d'église et la musique militaire, rophicléide basse remplit le rôle de t^tolonce fie ou boête.

OPIDM (commj. Ou grec 6iRov,faitdeôinSç, suc. Sac épaissi de diverses espèces de pavots, mais plus particulièrement du papaver si^mniftrum que Ton cultive pour obtenir ce />r«dujt. On le recueille à l'aide d'incisions £iJ4esaux capsules non encore mûres, d'où il découle alors sous la forme d'un suc laite ajx qui se concrète promptement, et il se fai # remarquer par son odeur vireusê et sa ^«reur amère. On le prépare surtout en Ptf rquie et dans l'Inde, et il nous arrive en ii9^5es plus ou moins dures. Dans le comii^rce, on distingue Vopium de 5mynia, que on considère comme le meilleur; puisvientent Vopium de Conetantinovle et Vovium 'Egypte.

Dmns l'Asie Mineure, et surtout dans les n virons de la petite Tille iï AÂoum-Karafisser, dont le nom signifie château noir de opium, le oavot donne une récolte très-imurtante. On y cultive principalement le oir, et sa prospérité tient, dit-on, à l'abmce de pluie pendant la dernière moitié Ji mois de iuin. Quelques jours après que ^ /><îiale$ du pavot sont tombés, on va feo- ^ â es capsules boriiontalemeutt ayant Tat-

tention de. ne point pénétrer dans l'intérieur. Le suc qui en découle alors est appelé opium en larmes. Le lendemain, on enlève, avec de larges couteaux, ce suc qui a épaissi et bruni à l^ir; on le dépose dans de petits vases de terre; on le pile en l'humectant avec de la salive, car on craindrait de l'altérer en y mettant de l'eau; puis, enveloppé dans des feuilles sèches, il est ainsi expédié à Constantinople, où le gouvernement a le monopole do ce produit, et vend de tSO à 200 fiastres î'oke, ce cjui lui revient seulement 80, encore se livre-t-il souvent, pour se montrer digne de la qualité de marchand, à la falsification de cette substance, en y introduisant du bol d'Arménie. L'opium le plus estimé est celui que donne le pavot à graines blanches.

On sait que cette substance est pour les Orientaux une source de délices I Ils prennent souvent Topium à la dose de plusieurs gros par jours; et dès lors, à ce qu'on raconte, les sensations les plus agréables, les images les plus séduisantes viennent les absorber. Ils se livrent k la gaieté la plus folle et aux actes les plus extravagants; heureux toutefois si des accès de frénésie ne succèdent point aux premières douceurs de leur enivrement. Cet état dure quelques heures, puis il est remplacé par l'abattement, la langueur, la stupidité et enfin le sommeil. L'usage de l'opium qui de l'Inde s'est introduit en Chine, y est l'objet d'un commerce clandestin, d'une spéculation d'empoisonnement dont les Anglais recueillent des bénéfices énormes; et ces exploiteurs sans morale et sans pudeur, ont toujours à l'embouchum de la rivière de Canton, des navires qui m font pas d'autre trafic que celui de cette substance. Les Chinois et les Japonais fument le plus communément l'opium; mais en Perse, on le prend principalement en décoction, dans des lieux publics, comme on fait du café en Europe. Dans l'Inde, on donne le nom de Thériakis è ceux qui avalent l'opium, soit en pilules, soit en liqueur. Ils commencent par | grain et augmentent progressivement la dose jusqu'à 60 grains et plus par jour, ayant soin de ne point boire après avoir avalé cette substance, dans la crainte de se donner de violentes coKiques. En peu d'années, on voit leur teint pAlir, leurs forces s'abattre, et une maigreur extrême devient le prélude du marasme qui les attend. Un tériakU lorsqu'il commence jeune Tusage de l'opium, ne dépasse guère sa trentième ou sa trente-sixième année; mais celte passion devient si forte, que la certitude même des infirmités et de la mort ne peut l'en détourner.

OPOPANAX (comm.). Du grec ôicéç, suc, et du latin pasttnaca^ panais. Gomme résine fétide que I on obtient par incision du collet de la racine du pastinaca opopanax^ et qui nous vient de la Syrie sous forme de jjrumeaux irréguliers, d'un rouge brun, d une odeur désagréable et d'une saveur amère et àcre^ Cette gomme 'est employée comme médicament et on 1» dit antispasmodique

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OPPOSITION (arcbit.). Unl^iineppoêUio.

Différence d*ornemenl ou de dimension qu'on établit entre les parties d*un édiGce, afin que les unes fassent ressortir les autres par le contrasta.

OPSIOMÈTRE. Du grée ^iç, vue, et pLcxp^c», mesurer. Instrument qui sert à déterminctr les limites de la Yue.

OPTICIEN. Celui qui fabrigue des lunettes el des instruments de précision.

OPTICOGRÂPHE. Dugrecd^ix^.optiquet et TP^T^iv, écrire. Qui est tracé à Taide de la loupe. — Loupe dont on fait usage pour écrire. — Celui qui écrit sur Toptique.

OPTICOGRAPHIE. Traité sur l'optique.

, OPTICOGRAPHIQUE. Qui appartient à l'optique ou à Topticographie.

OPTICOMÈIRE. Du grecdmix^, optique, ^ yJxptn^ mesure. Instrument propre à mesurer rétendue de la vue de chaque indp- Yidu«afin de faciliter le choix des lunettes

OPTICOHÈTRE. Art d'apprécier le d^ré de la tue, au moyen de l'optic-omètre.

OPTlCOMÉTRlQU£.Qui a rapport k l'opticométrie ou è l'o^ticomètre.

OPTIQUE. Du çrec ^tç, Toe, ou d'diwix^, dérif é de aicTOfiat, Je vois. Partie de la physique qui s'i»ccupe des lois de la lumière et de • kl vision. L'étude de cette branche se divise comme suit : la ealoptrique ou réflexion de la lumière, k ktuueUe se rattachent les miroirs de toutes les formes ; la diQptrique ou réfraction de la lumière , qui comprend tous les phénomènes que présentent les rayons en traversant les prismes, les indices de réfraelion el les propriétés des lentilles; la décomposition et la reromposition de !a lumière, comme en offrent des exemples le spectre solaire, les couleurs, les raies de apeelre» la dispersion et l'achromatisme; la vistoo et les instrument^ d'optique; enfin, les ioterftrenoes et la diffraction, la double réfraction I et la polarisation. L'histoire de l'optique remonte jusqu'à Platon, époque où Ton faisait déjk usage de miroirs de métal et de verres ardents. Empêdocle est le premier qui ait écrit sur la lumière ; vinrent ensuite, sur le même sujçt, un traité attribué à Euclideet un livre de Ptolémée; puis, au XI* siècle, l'astronome arabe Alhaxen publia sur Tootique un ouvrage dans leuuel on trouve les premières notions sur la lumière réfléchie et réfractée. Toutefois , ce ne fut qu'au milieu du xvr siècle, que cette science parvint à s^asseoir sur des bases régulières. Alors, Maurolico de Messine fit connaître sa Ihéorie sur le mécanisme de la vision, et le -Napolitain Porta inventa la chambre obscure. Plus lard, en 1631, Descartes enseigna, dans sa Dioptrique^ les lois de la réfrac- .lioa; en 1667, Barrow donna ses leçanê d'optique; en 161S, Huygbens exposa , dans son Irmté d$ la lumière, sa théorie des ondulations ; enfin , Newton » dans son Traité f^pHquêt publié en 1704, démontra sa découverte importante de la décomposition de la lumière en sept rayons primitifs. A dater de ce jour, l'optique ne devait plus marcher que M progrès en progrès ; Euier s'efforça

de faire prévaloir sa théorie de Vimiêêiom sur celle des ondtêlations f et inventa les lunettes achromatiques , qui furent perfectionnées

iiar l'Anglais Dollong; Thomas Young et •'resnel se rendirent célèbres par leurs iravaus sur les interférences; la double réfraction découverte par Huygens fut démontrée exacte par les expériences de Malus, Wollaston, Fresnel , Biot, Arago, Brewsler, etc.; puis, de nos jours. Malus, Biot et d'autres physiciens encore se sont livrés a des travauisur la polarisation et ont appliqué la fonnaissance de ses phénomènes a l'analyse chimique. La photographie est à noire épo« que le couronnement de cette brillante carrière de l'optique et de la puissance des rayons chimiçiues.

OR. Du latin aurum. Angl. et allem. gold. Corfis simple métallique, d'une couleur jaune et brillante, et le plus malléable et le plus dnctile des métaux. On f)eut le réduire en feuilles d'un neuf-cent-millième de mètre d'épaisseur, lesquelles, vues contre le Jour, paraissent vertes; avec 65 milligrammes d'or, on pourrait couvrir une surface de 368 mètres carrés; et 2 grammes sufliseot pour couvrir un til d'argent de âOO myriamètres de longueur. Ce métal est peu tenace : un fil de 2 millimètres de diamètre rompt sous un poids de 68 kilogramoies. Sa pesanteur spécifique est de 19,257, celui de l'eau étant 1. Il est inaltérable à l'air. L'or est moins fusible que l'argent et le enivre; on évalue à 1,200 degrés la température où il entre en fusion ; il offre la plus grande affinité pour le mercure, avec lequel li forme un amalgame d'oik on le sépare aisément; il est dissous par l'eau régale; el forme, en se combinant avec divers cotys , des aurates et des aurures. Enfin» il cristallise dans le système cubique, et^comme tous les autres mélani ductiles, il n'est pas susceptible d'être clivé. Dans la nature , l'or ne se rencontre qu'à Tétat natif ou allié à d'autres métaux, notamment à l'argent, au palladium,au rhodium ou au tellure. Les anciens le tiraient <!e l'Inde, de la Thrace, de la Maeédoine et de TArabie. On le rencontre quelquefois daos des filons de quartz, comme au mont Rose dans le Piémont, au pays de Salzbourg, dans quelques provinces du Brésil, du Mexique, du Pérou, etc., pois à ia Gardette dans la vallée d'Oisans, en Dauphiné, etc.; mais plus fréquemment il se montre d'une manière accidentelle, o<imme dans les mines d*argent de ia Hongrie, du Pérou, de la Nouvelle-Grenade , du Mexique et dans les mines de cuivre du Harlz et de ta Suède. Toutefois, c'est particulièrement dans les terrains d'alluvions de l'Amérique , de l'Asie centrale et de l'Océanie, que l'or se trouve en plus d'abondance h la surface de la terre, oà on le recueille en paillettes, en grains ou en pépites d'un poids plus ou moins remarquanle. On a trouvé à Vingover, en Australie, deux pépites de 188 et 230 onces, presque à la surface du sol. Plusieurs rivières, en France, charrient quelques pailleties d*ort ooiûme l'Ariége, le Gardon et le Rhin,

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