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de tmut que, séduits par sa beaolé et ses agréments» nous ne voulussions plus en sortir. Après avoir traversé une vaste cour plantée de grands arbres, on monte au principal corps de logis, par une trentaine de degrés en belle pierre de taille. Les appartements, spacieux et élevés, étaient d une propreté exquise et d'une fraîcheur délicieuse ; des meubles en laque avec des dessins dorés et d*une variété inânie, des tentures en taffetas jaune et rouge, des tapis lissés en pellicules de bambou et peints des couleurs les plus vives; puis des bronzes antiques, de grandes urnes en porcelaine, des vases élégants où croissaient des fleurs et des arbustes affectant les formes les plus bizarres, tels étaient les ornements que nous rencontrâmes dans cette splendide d(*meure. Derrière la maison était un vaste jardin où l'industrie chinoise avait épuisé toutes ses ressources pour contrefaire Tindépendance de la nature et imiter ses jeux les plus capricieux. Il serait difficile de se former une idée exacte do ces créations curieuses dont le goût s*est depuis lon^emps répandu en Kurope, et auxquelles on a donné mal à propos le nom de jardin anglais. Il existe un petit poëme chinois intitulé :7tfrdtn de Sie* ma^Kouang^ dans lequel cet illustre historien et le grand homme d*Etat du Céleste- Empire s'est plu à décrire lui-même toutes les merveilles de sa demeure champêtre.
Nous reproduirons avec plaisir ce délicieux fragment de la littérature chinoise qui nous fera connaître en môme temps le caractère de son auteur, ce fameux Sse*ma-Kouang, qui joua un rôle si important sous la dynas* lie des Song dans une révolution sociale. « Que d autres, dit Sse-ma-Konang, bAtissent des palais pour enfermer leurs chagrins et étaler leur vanité 1 Je me suis fait une solitude pour amuser mes loisirs et causer avec mes amis. Vingt arpents de terre ont suffi à mon liessein. Au milieu est une grande salle où j*ai rassemblé cinq mille volumes pour interroger la sagesse et converser avec l'antiquité. Du c6té du midi, on trouve un salon au milieu des eaux Qu'amène un petit ruisseau oui descend des collines de l'occident; elles forment un bassin profond, d'où elles s'épandent en cinq branches, comme les griffes d'un léopard, et, avec elles, des cygnes innombrables qui nagent et se jouent de tous côtés.
« Sur le bord de la première, qui se précipite de cascade en cascade, s'élève un rocher escarpé dont la cime, recourbée et suspendue en trompe d'éléphant, soutient en rair un cabinet ouvert pour prendre le frais et voir les rubis dont l'aurore couronne le soleil à son lever.
< La seconde branche se divise, à quelques pas, en deux canaux qui vont serpentant autour d'une galerie bordée d'une double terrasse en feston, dont les palissades de rosiers et de grenadiers forment le balcon. La branche de l'ouest se replie en arc vers le nord d'un portique isolé,où
elle forme mie petite lie; les rives décade lie sont couvertes de sables, de coquillages et de cailloux de diverses couleurs; une partie est plantée d'arbres toujours verts, l'autre est ornée d'une cabane de chaume et de roseaux comme celles ries pécheurs. « Les deux autres branches semblent tour à tour se chercher et se fuir en suivant la fiente d'une prairie émaillée de fleurs dont elles entretiennent la fraîcheur; quelquefois elles sortent de leur lit pour former de petites nappes d'eau encadrées dans un tendre gazon; puis elles quittent le niveau de â prairie et descendent dans des canaux étroits où elles s'engouffrent et se brisent dans un labyrinthe de rochers qui leur disputent le passage, les foui mugir et s'enfuir en écume et en ondes ar- ((entines dans les tortueux détours où ils es forcent d'entrer.
« Au nord de la grande salle sont plusieurs cabinets placés an hasard, les uns sur des monticules qui s'élèvent au-dessus des autres, comme une mère au-dessus de ses enfants; les autres sont col'és 6 la pente d'un coteau; plusieurs occupent les petites gorges que forme la colline et ne sont vus qu'à moitié. Tous les environs sont ombragés par des t)Osqaets de bambous touffus, entrecoupés de sentiers sablés où le soleil ne pénètre jamais, c Du côté de l'orient s'ouvre nne petite plaine divisée en plates-bandes, en carrés et en ovales, qu'un bois de cèdres antiques défend des froids aquilons. Toutes ces divisions sont remplies de plantai odoriférantes, d'herbes médicinales, de fleurs et d'arbrisseanx. Le printemps ne sort jamais de cet endroit délicieux. Une petite fbrèt de grenadiers, de citronniers et d'orangers, toujours chargés de fleurs et de fruits, en termine le coup d'œil h l'horizon. Dans le milieu est un cabinet de verdure où l'on monte par une pente insensible qui en fait plusieurs fois le tour, comme les volutes d une coquille, et arrive, en diminuant, au sommet du tertre sur lequel il est placé. Les bords de cette pente sont tapissés de gazon, qui s élève en siège de distance en distance pour inviter à s'asseoir et h considérer ce parterre sous» tous les points de vue* a A l'occident, une allée de saules à branches pendantes conduit au bord d'un large ruisseatr qui tombe, à quelques pas, du haut d'un rocher couvert de lierre et d'herbes sauvages de diverses couleurs.
Les environs n*offrent qu^une barrière de rochers pointus, bizarrement assemblés* qui s'élèvent en amphithéâtre, d'une manière sauvage et rustique. Quand on arrive au bas, on trouve une grotte profonde qui va en s'élargissant peu à peu, et foc me une espèce de salon irréxulier dont la voûte s élève en dôme. La lumière y entre par une ouverture assez large, d'où pendent des branches de chèvrefeuille et de vigne sauvage. Ce salon est un asilo contre les brûlantes chaleurs de la cant*
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I cule. Des rochers ^pars çh et Ih, des es- I pèces d'estrades creusées dans Tépaisseur I de son enceinte en sont les sièges. Une t petite fontaine, qui sort d*un des c6tés« f remplit le creux d'une grande pierre, d*où c elle tombe en petits niets sur le pavé, « d'où, après avoir serpenté entre les fen- « tes qui fes égarent, ils vont tous se réunir t dans un réservoir préparé pour le bain. I Ce bassin s*enronce sous une voûte, fait i un petit coude et va se décharj^er dans un
< étang qui est au pied de la grotte. Cet « étang ne laisse qu*un sentier étroit entre « lesmbers informes et bizarrement amon*
• celés qui en forment l'enceinte. Dn peuple « entier de lapins les habite, et rend aux f poijjnns innombrables de l'étang les peurs i 90'ofl lui donne.
fQ\ie cette solitude est charmante I La
• n>ii nappe d*eau qu'elle présente est «toute semée de petites ties de roseaux. *Les plus grandes sont des volières rem- « plies de toutes sortes d*oiseaux. On va ai- «sèment des unes aux autres par d'énormes
< cailloux qui sortent de l'eau et par de pe-
< tits ponts de pierre et de bois, distribués « au hasard, les uns en arc, les autres en « zigzag ou en ligne droite, selon Pesnace
• qu'ils remplissent. Quand tes nénupnars « dont les bords de l'étang sont plantés don-;
< nent leurs fleurs, il parait couronné de « pourpre et d^écarlate, comme l'horizon des « mers du Midi quand le soleil y arrive.
< II faut se résoudre à revenir sur ses pas,
• pour sortir de cette solitude, ou è fran- « cbir la cbatne de rochers escarpés qui « renvironnent de toutes parts. On monte « au haut de ce rempart de rochers par un t escalier étroit et rapide, qu'il a fallu creu-
• ser avec le pic, dont les coups sont encore
• marqués. Le cabinet qu'on j trouve pour « se reposer n*a rien que de simple ; mais il
• est assez orné par la vue d'une plaine im- « meose, où le Kiang serpente au milieu « <les villages et des rivières. Les barques
• iODombrables dont ce grand fleuve est
• cnuTerl, les laboureurs épars çà et là dans ■ 'es campagnes, les voyageurs qui remplis-» « sent les chemins animent ce paysage en- < chanté, et les montagnes couleur d'azur, • gai le terminent à l'horizon, reposent la « vue et la récréent. »
PALAIS D'ÉOLK (archit.). On donne ce nom en Italie, è un réservoir d'air destiné à rafraîchir à volonté les appartements.
PALAMIDIÈRB. Filet de la forme de celui qui sert à prendre les thons, mais ft plus Refiles mailles.
PALAMFORE (cost.). ChAle à fleurs que orient, eu Orient, les personnes d'un rang levé.
PALANCHB. Morceau de bois légèrement )orbé et ayant une entaille à chaque bout, ui sert h porter deux seaux pleins à la >is.
PALANCHE (manuf.). litoSe grossière ont on double les capotes des matelots.
PALANÇONS (maçonn.). Morceaux de bois ui retiennent les torchis.
PALANCRE ou PALANGRE. Tangue et grosse ligne, soutenue par des bouées, et li laquelle sont attachées des lignes plus petites.
PALANQUIN. Sorte de litière que des hommes portent sur leurs épaules et dont on fait particulièrement usage dans l'Inde et en Chine.
PALASTRE (serrur.). Boîte de fer qui forme la partie extérieure d'une serrure, et dans laquelle sont montées toutes les pièces qui la font agir. Le palastre doit être assez
Erofond pour qu'aucune des pièces n'en déorde le contour, et (]ue lorsqu'il est appliqué et fixé par des vis contre une porte, aucune des parties intérieures ne soit gênée contre le montant qui su()porte la serrure; car, s*il n'en était pas ainsi, on ferait souvent des eflbrts infructueux pour faire jouer la clef. 11 faut en outre que le métal qui forme le palastre ait une force suffisante pour résister, sans ployer ou se tourmenter, à l'effort que la main est obligée de faire pour mettre les pièces et les ressorts de la serrure en jeu.
PALATINE (cost.). Fourrure que les femmes portent sur le cou et les épaules en hiver. Son nom lui vient, dit-on, deja seconde femme du duc d'Orléans , frère de Louis XIV, qui était fille de l'électeur palatin de Bavière, et mit cette fourrure à la mode.
PALATRE. Tôle battue en feuilles.
PALATRE (armur.). Angl. main plate; allem. schlossblech. Partie d une garde sabre qui a h peu près la forme d'une pelle.
PALE (archit.). Du latin pa/a. Se dit des planches ou membrures terminées en pointe» qui servent h faire des encaissements lorsqu'on construit dans l'eau.
PALE (mécan.) Angl. paddle-shaft : allem. schaufeiwelle. Arbre de machine à vaneur.
PALE (meun.). Petite vanne qui sert à ouvrir et à fermer le biez d'un moulin ou la chaussée d'un étang, pour l&cber ou retenir les eaux.
PALÉE fhydraul.). Rang de pieux placés assez près les uns des autres, boulonnés de chevilles de fer, et enfoncés avec le mouton, pour former une digue, soutenir des terres, supporter quelque fardeau do maçonnerie, ou bien les travées d'un pont de bois.
PALEMPUREZ (manuf.). Tapis en toile peinte qu'on tire des Indes orientales.
PALESTINE (impr.). Caractère dont le corps est de 22 points, et qui vient entre le gros parangon et le petit canon.
PALET. Du grec luXaCTcps, ou du latin patulus^ large, étendu. Petit outil en forme do bêche, dont les pêcheurs font usage pour retirer des vers, des coauillages ou dcS| poissons enfouis dans le saole. — On nomme palets de Gascogne^ des âlets de pêche dont on se sert en Languedoc, et qu'on tend en les enfouissant dans le sable.
PALETOT (cost.). De l'espagnol pa/e/oçuo, même signification. Sorte de redingote ou de surtout qui n'était porté autrefois que
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|iar les mfltelols* et dont TiiSAgn s*osl répandu auîaard*hui dans toutes les classes de la société.
PALET112. Du latin palela, dimin. de pala^ pelle. Les horlogers nomment ainsi la petite aile qui« poussée par la roue de rencontre, entretient les vibrations du régulateur. — Chez le sellier, la palette est la saillie antérieure d'une selle a la hussarde. — Ais d*une roue de moulin. — Instrument de cuivre gravé dont le relieur fait usage pour pousser d*un seul coup des filets ou des ornements sur le dos d'un livre. — Instrument de bois avec lequel le potier forme» bat et arrondit son ouvrage. — Espèce de plaque employée par les ouvriers en fer et qui leur sert h maintenir la tète des forêts. — Chez le coutelier, la palette est une pièce de bois revêtue d*acier, où il y a plusieurs truns en €ul-de-sac, pour recevoir le bout d'un forêt, aUn de percer à l'archet, et que l'ouvrier place sur sa poitrine, pour servir de plastron.— Chez le fournaliste, c'est une douve fixée au bout d'un long manche, pour mêler et mélanger la terre glaise avec le ciment. — Espèce de louchet qui sert è remuer, dans les fabriques de pipes, la terre lorsqu'elle est détrempée. — Instrument aui sert à ré(»arer les trous pratiqués dans les marais salants. — Petite plaque du fer garnie d'un manche, que, dans les verreries, on appuie, selon le liesoin, contre diverses parties des pièces aue Ton fabrique. — Par le nom de palette, les facteurs de pianos désignent les touches du clavier, autres que les feintes. — Instrument de bois plat, avec un manche, dont on se sert au lieu de raquette pour jouer à la paume.
PALETTE (dor.). Angl. pallel; allem.
vtrgoldbrtttchen. Outil dont le doreur sur biMS fait usage pour prendre les feuilles d'or et les poser sur Toujet qu*il dore.
PALETTE (impr.). Sorte de spatule de fer garnie d'un manche, dont les imprimeurs se servent pour prendre de l'encre et la porter sur Teucrier.
PALETTE (inst. de ehir.}. Instrument de percussion, semblable h une spatule à long manche et faite d'un bois léger, que l'on a oro )H)sé pour le massage.
PALETTE (peict.). Petite planche trèsmince, d'uD' bois dur et ordinairement de forme ovale, sur laquelle les peintres mettent et mêlent leurs couleurs, puisqu'ils tiennent de la main gauche, à Taide d'un trou pratiqué vers le bord pour y passer le pouc«.
PALETTES. Les roues des bateaux à vapeur sont formées de bras armés à leur extrémité do palettes ou aubes qui viennent tour à tour s'enfoncer dans Teau, et la pressent en faisant l'office de rames qui commun^lCuent au navire un mouvement de proypuision. La dimension, la forme et la position de ces palettes ne sont nullement indifférentes au bon emploi de la force de la machine qui les met en mouvement, aussi ont-elles été l'objet de nombreuses éUides de la part des constructeurs. Un des incon-
vénients les plus graves i éviter est d'empêcher que la palette en sortant de TeiiQ, après avoir produit son effet, n'entrntne avec elle une certaine quantité de liquide dont le poids, en agissant sur la palette en sens inverse du mouvement, oppose une résistance à la marche du navire. Il faut encore faire en sorte que les palettes ne soient ()as tellement rapprochées les unes des autres, que chacune d'elles, en entrant dans Teau, la trouve déjà mise on mouvement par l'effet de la précédente, et fuyant par conséquent devant l'action de la suivante. D'un autre côté, s'il existe trop d'intervalle entre deux palettes consécutives, il est \ craindre que chacune d'elles, entrant tout à coup avec*, vitesse dans une eau tranquille,, ne produise un choc. Ce choc sera d'aut^nt
J>lus considérable que la position de la paetteà ce moment sera plus éloignée de la verticale, et qu'elle présentera une plus grande surface à la fois au liquide. Or, on sait quelle force vive les chocs absorbent inutilement, et même au détriment de la stabilité dos ap-
{)areils. Au milieu d'un grand nombre de bripes et de positions essayées tour h tour pour résoudre le problème, trois princifiales ont paru les plus satisfaisantes, et sont aujourd'hui employées concurremment sur les bateaux français , anglais et américains.
La forme de roue la plus usitée en Amérique, porte le nom de roue à palette brisée. Elle s'obtient en divisant une roue à palettes ordinaires en deux et même trois parties par des plans ()erpendiculaires h son aso. La roue divisée ainsi en trois parties, forme en réalité trois roues distinctes. On les accole les unes aux autres, en les plaçant do telle sorte que l'intervalle compris entre deux palettes de la roue primitive se trouve divisé en trois parties égales par les nou« velles palettes. 11 résulte de cette disposition que le choc, au lieu d'avoir lieu en une seule fois, et sur toute la largeur de la roue, lorsque la palette entre daDs reaii, n'a lieu que par tiers ei successivement. La résistance est ainsi rendue beaucoup plus uniforme. La roue la plus usitée en France et en Angleterre est due à un constructeur anglais, M. Morgen, et se nomme roue à palettes verticales. Dans ce systèone, la palette occupe toute la largeur de la roue : au moment d'entrer dans Peau elle se présente toujours verticalement, et conserve cette position verticale pendant tout le temps qu elle est plongée. Ce résultat s*obtient au moyen d'un excentrique commandé par la machine à vapeur, et qui agit sur les palettes pour leur faire prendre cette position. La troisième espèce de roue, moins usitée que les deux précédentes, se nomme roue à palettes cycloidales. Dans cette dernière, les palettes occupent aussi toute la largeur de la roue; mais au lieu d'être plates, elles sont recourbées parallèlement li Taxe de la roue en forme de cylindre, présentant au liquide sa convexité. Cette disposition présente quelques avantages, pour le cas où
PAL
DE TKCnNOLOGIE.
renfenccropnt lia naTÎre n'est pas toujours le môme, [«ir exemple, pour les paquebots Irunsallanliqucs qui pai-tent chargés de leur combusiible et arrivent allégés au terme de leur ^oni^e,{Encyelopédîe des chemins de fer.) PALÈU.Oulil dont les cordiers font usage. PALICOT. Petit parc tturnant que les pécheurs élablissent dans les endroits où ils supposeniqu'il se trouve beaucoup de poissons.
PALIER (archit.). Du latin paluê, pieu.
Pl8ie*fûriue sur un escalier, sur un perron, «araneMiupe douce ou sur les gradins d*un ihétlre.llya un nalier h nha«|ue étage d'une maison. On appelle pa/terde cammunicalion^ celui i^ai est entre les ap|»artement5de plainm«lel(mi leur est commun; palier circu- Mre,eelQ\ qui se trouve dans la cage d*un e^r^ij^r en limace; et demi-palier ^ celui qui eslafTé,dela longueur des marches.
PAUKR (cbem. «le fer). Portion de par- ^urs (l*4in chemin de fer, où il est horilooial. Ce mot est aussi employé |)0ur désigner, daos les parties à raible pentet la surface du chemin. Ainsi « pour indiquer la hauteur |iar rapport à celle des points environnants, on dira le palier du chemin CM à 5,à 10 mètres au-dessus de Tétiage de telle riîièro, etc.
PALIKK imécaii.). Se dit dans les machines, d*uQ segment de sphère en cuivre, qui bciliio le mouvemenl horizontal de deux {•arties l'une sur Taulre , è une distance nniforroe. C'est une espèce de coussinet ^une grande dimension, qui repose directement sur le sol ou sur de forts bâtis.
PALIÈRE (arcbit.). Première marche d'un escalier.
PALIFlCATiON (archit. hjrdMuL). Du Intinpa/i», pieu, et facere^ faire. Action de fortifier, d'alTcrniir un sol avec des pilotis.
PALJMPSISSTK. Du grec itdX», de nou-
\«ftu, et ^Tc6çt raclé, de ^duit, je racle.
^ dit d'un pardiemiii ou d'un maroquin
^ueion a gratté pour y écrire de nouveau.
'-«gtnre de grattage fut très-fréquent au
iioreo Age ; mais comme il irenlevait
1^ toujours entièrement la trace des an-
'Icônes écritures on put, dans la suite,
'*" faisant revivre celles-ci, se procurer des
if^i^inents d*ouvrages perdus. C'est ainsi
'^ue ie bibliothécaire du Vatican , Angelo
^^1» parvint h retrouver, sous la nouvelle
(friture de {lalimpsestes, des passages d'au-
^urs anciens; et que rhislorien Niebuhr
lira des fialimpsestes de Vérone les Initi"
«/« de Gaîus.
PALINGÉNÊSIE (pbys.). Du greciiaiv, de )Oureau, el y{vo)uii, je nais. Régénération ninotijet, ou artifice d'optique au moyen (uqoe} on fait paraître l'image de cet objet. U P. Kircher, » dit Charles Nodier, « ap« |(^iail ttalingénésic l'art de faire renaître une '"urde ses cendres; et, à l'aide de l'arliflcc ^>AiQt«nant connu sous ce nom, il avait ^'( croire k quelques personnes qu'il postulait ce pouvoir merveilleux. Le diction- •i»re de Trévoui , el môme une encyclo- ^•lic moderne , expliquent très*sérieust'-
menl par la pnlingénésie , rapparition des ombres des morts dans les cimetières, apparitions que les auteurs do ces ouvrages regardent comme un fait constaté. »
PALIS. Petits pieux pointus par un bout, qu'on enfonce h la suite les uns des autres pour former une clôture. — Clôture faite avec des perches ou des claies sèches. — Sorte de filets en nappe simple que Ton tend sur des piquets, comme les manccts. PALISSADE (hortic). Sorte de mur de verdure formé |)ar une réunion d'arbres touffus et taillés au cordeau. — Se dit aussi de certaines barrières faites avec des pieux plantés è côté les uns des autres.
PALISSADËHENT , PALISSADER. Action de former une palissade.
PALISSAGE (hort.). Manière de disposer et de tailler les arbres, pour en former des espaliers. On dislingue deux sortes de palissage : le palissage à la loque et le palissade sur treillage. Le palissage à la loque ^ qui est le meilleur, permet de placer les iK)ints* d'attache où Ton veut, et d'accoler l'arbre au mur dont la température est ainsi mise k profit. Les loques au'on emploie sont en drap, on les fixe dans le plâtre au moyen de clous à tôte dont la pointe doit être assez obtuse pour entraîner un peu de la loque dans l'épaisseur du mur. Le palissage sur treillage se fait avec des liens d'osier qui servent à fixer les branches , mais ces liens ont l'inconvénient de comprimer les branches, ou môme de les étrangler à mesure qu'elles se développent, ce qui oblige de les visiter fréquemment pour les desserrer au besoin.
PALISSANDRE ou PALIXANDRE. Angl.
palixander wood: allcm. palisander. Bois de couleur violette, susceptible de prendre un beau iK)1i et dont Tusage est très-répandu dans l'ébénisterie. Ce bois, dont 1 odeur est agréable, crott dans les forêts de la Gnyane,près des sources du Surinam, et dans les lies do l'Amérique du Sud , d'où il e>t particulièrement importé par les Hollandais. On ie trouve en grosses bûches dans le commerce, oil il se vend au })Oids, et on le connaît sous les noms de bois violet et de palixandre de Sainte-Lucie.
PALISSER. Accomplir le palissage.
PALISSON. Bois refendu dont on se sert pour garnir les entrevoux, les solives, et quelquefois pour barrer les futaiUes.
PALISSON. Yoy. Paisson.
PAUXANDRB. Voy. PALISSANDRE.
PALLADATK (chim.;. Angl. id. ; allem.
palladiums aures salx.Genre de sels produits (lar la combinaison de l'oxydé palladique avec certaines bases.
PALLADEUX (chim.). Oxyde qui forme le premier de^ré d'oxydation du iialkidium. Le sulfure paîladeux est le seul sulfure qu'on connaisse de ce métal ; et les sels pîUadeux sont ceux dans lesquels entre cet oxyde.
PALLADIO- AHMONIQUE (chim.). Se dit d'un sel (lalladiçiue uni è un sel ammoni* que ; et paltadico^otassique^ d'uu sel pat^ ladiquo uni h un sel potassique.
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PALLAD:QUE (diim.). Se dit d'un des oxydes de palladium, et des sels qui correspondent à un oxyde, quant è la composition.
PALLADIUM (chim.). Hu grec isaïUaSiov, nom d*une statue de Pallas. Corps simple» œélalliquey découvert en 1803 par Wollaston. 11 a presque l'éclat et la couleur de l'argent et partage avec le platine un grand nombre des propriétés de ce niétal. 11 «st malléable, très-ductile, presque moitiémoins dense Que Targent, c'est-à-dire n'ayanlqu'une densité de 11,5 environ, qu'il nelond qu'à la flamme du chalumeau. On le rencontre dans les minerais de platine de TOuraL et on lu trouve aussi dans les sables aurifères du Brésil, où il se montre dans les proportions de 5 ou 6 pour 100. Le palladium est employé dans quelques alliai^es.
PALLADOSO-AMMONIQUË (cliim.). Se dit d'un sel palladeux uni à un seLammonique ; paUauoso-barylique^ d'un sel palladeux uni à un sel barytique; paUadosQ" cadmique 9 d'un sel pallatieux uni à un sel cadmique; palladosocalcique ^ d'un^el palladeux uni à un sel calcique; palladoso' magnésique , d'un sel palladeux uni à un sel magnésique ; paltadoso * manganique , d'un sel palladeux uni à un sel manganique ; pa/Zado^o-nicco/t^ue, d'un sel palladeux uni] à un sel niccolique; pa/Zodoso -po(a«- Jt</iie, d^unsel palladeux uni à uuselpotassique; pa/Zodojo -sodîgue 9 d'un sel palladeux uni à un sel sodique; et palladoso^ xinciquCf un sel palladeux uni à un sel zincique.
PALLADURE(chim.). Alliage de palladium et d'un autre métal eo proportion déû- Die!«.
PALLET. Yoy. Palet.
PALLIE (métrolog.). Mesure do capacité employée à Calcutta. Elle correspond à k lit. li centilitres.
PALLIER (teint.). Action d'agiter le liquide d'une cuve, à Taide d'un long crible, aQn de ramener à la surface les substances qui tendent à se déposer.
PALLION (cost.}. Se disait autrefois pour manteau.
PALM (métrolog.). Mesure de longueur usitée en Allemagne. Le palm de Hamix^urg vaut 9 centimètres.
PALMATE (cbim.). Angl. td.; allem.
paiminsaures salz. Genre de sels produits par la combinaison de l'acide palmique avec les bases salifiables.
PALME (manuf.). Du latin po/ma. Se dit des ornements qui entrent communément dans le dessin des chAles, particulièrement ceux de cachemire ou les imitations européennes.
PALME (métrolog.). De l'italien palmo^ paume de la main, mesure commune eu Italie et qui est de l'étendue de la main ouverte. Le palme de Carrare, pour les marbres, vaut 219 millimètres. Celui de Gènes correspond à 245 millimètres. U y a aussi dans les \i0rjs maritimes, en France, un palme qui vaut 29 millimètres.
PALMER. Aplanir les tètes d'aiguilles.
PALMËTTE (mennis.). Angl. palneskped ornamen^ ;allem. palmslengei. Ornement en forme de feuille de palmier, qu'on taihe ou qu'on applique sur une moulure.
PALMEUR. Angl. flattener: allem. breit- ^chlàger. Ouvrier oui palme les aiguilles.
PALMINË (chim.). Substance produite par Faction de Tacido nyponitrique sur Thuile de ricin.
PALMIPÈDE (mér^n.). Du latin palma, palme de la main, et pes, pedis^ pied. On donne le nom d'appareil palmipède a une es-
}»èce de roue à bras articulés, qui imite U orme et le mouvement des pattes de certains oiseaux nageurs. Cette roue a été appliquée à la propulsion du bateau à vapeur.
PALMIQUE (Acidb). Acide produit par Taction des alcalis sur la f)almine.
PALOMBE (corder.). Du latin palumbut, pigeon ramier. Cordage ayant à chacun de ses bouts une porter dans laquelle on introduit le crochet du rouet, après l'avoir passé à travers les fils du toron réunis par un nœud.
PALOMIÈRE. Appareils de filets et autres engins propres à la chasse des pigeons ramiers et des bisets.
PALON. Du latin pa/u5, pieu. Spatule do bois dont le ciricr fait nsage pour remuer la cire dans la chaudière. — On l'emploie aussi dans différents arts pour enlever et remuer la matière qu'on emploie.
PALONNIER etPALONNEAU (carross.).
Pièce de train de voiture, à laquelle dê^ chevaux sont attachés. Cette pièce est jointe au train de devant ou à la volée |>ar un anneau de fer ou par une chaînette de cuir.— On donne aussi ce nom a la piècn de t>ois qui sert à attacher un cheval au manège.
PALOT. En terme de pécheur, c'est la même chose que palet. {Voy. ce mot.) — Se dit aussi des piquets sur lesquels Tes pêcheurs tendent leurs cordes au bord de la mer. — Sorte de pelle à Tusage des tourneurs.
PALOTAGE(agricult.). Opération qui consiste à creuser des tranchées dont la terre est rejetée sur les intervalles, afin d'y ftire une plantation de colza.
PALOTEUR ragricult.). Ouvrier qui travaille avec la bêche et la pelle.
PALOCN. Sorte de mortier dans lequel les noirs de Gambie pilent le grain dont ils se nourrissent.
PALPLANCHE (charp.). Angl. êheetingpile; allem. rammholx. Fort aiadrier en bois, dont l'une des extrémités est entaillée en forme de pointe, et quelquefois armée d'un sabot pour pénétrer plus aisément dans le soi. On en fait usage pour former les enceintes de batardeaux et les crècties dans lesquelles se coule le béton pour la fondation des ouvrages hydrauliques. Les jpalplanches s'assemblent à rainures et languettes, et sont en outre reliées de distance en distance par des pieux.
PALUDEUX (agron.). Du latin palue^paludiSf marais. Qui vit dans les OMiràis.
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Db ifcCHNULUIfllL.
PAN
PALUDIER (salines). Ouvrier qui travaille dans les marais salants.
PAMER (luélallur j. Du grec aiciafia, spasme. Perdre sa trempe. Se dit de Teffet produit sur Tacier, lorsqu^il est chauffé ou forgé trop longtemps.
PAMPÉ (manuf.). On appelait autrefois étoffe pampée celle qui était brodée de pampes ou feuilles de graminées.
PAMPRE f archit.). Du latin pampinux^ môroe signincation. Ornement qui imite une brancne de vigne^ garnie de ses feuilles, de ses vrilles et de ses fruits.
PAN. Du latin panntu^ étoffe, drap. Partie considérable d*un vêtement, — Portion d*un mur. — Un des côtés ou faces d*un ouvrage de maçonnerie, de menuiserie, d'orfèvrerie, etc. , qui a plusieurs angles. — On appelle pan de comble Tun des côtés de la couverture d'un comble; pan coupé^ la surface qui remplace Tangle à la rencontre de deux pans de mur ; et pan de fust, un mur fait de bois.
PAN DE BOIS. Mur construit en pièces de bois convenablement assemblées entre elles, et dont les vides sont remplis de plâtras ou autres garnis. On laite les deux faces, et l'on crépit avec du plfttre. On fait emploi de pans de bois pour faire des cloisons qui divisent les appartements* ou môme pour former des clôtures, lorsqu'on veut économiser le terrain, attendu que ces murs sont beaucoup moins épais que ceux de pierre ou de moellon.
PAN ou EMPAN (métroloç.j. Mesure de.
longueur usitée dans le midi de la France. Elle vaut 2b centimètres.
PANABASE(chim.). Sulfure multiple d antimoine, de cuivre et de fer, qui forme, dans quelques contrées, des gîtes particuliers exploités (U)mme minerais de cuivre.
PANACEAU (pyrotechn.). Lame de bois mince ou de carton qu'on applique , au lieu de liaguette , au cartouche d'une fusée volante.
PANACHE. De l'italien pennachio^ fait du latin pentia, plume. Assemblage de plumes Qottantes dont on orne un casque, un chapeau, etc. — Partie supérieure d'une lampe d*église, qui porte le culot au moyen de
})lasieurs chaînes.— Fond qui sépare une oDiaine sablée en plusieurs parties, — Por- UoD d'une marmite ou d'une chaudière qui n*entre pas dans la maçonnerie du fourneau.
Bouquet de plumes placé aux coins d'un
dais 9 d*un ciel de lit, ou sur la tète d'un cheval. — Ornement de matière quelconque imiiaot un bouquet de plumes.
PANACHE (archit.). Surface triangulaire de la partie d'une voûte qu*on appelle pendentir,.et qui supporte un dôme ou un plafond en coupole.
PANACHE (métrolog.). Mesure de capacité pour les matièies sèches, usitée dans l'Ile de Samos. Bile équivaut à 13 kflogrammes
et demi.
PA?IACHE (sculpt.). Ornement ne plubes d*autruche qu'on a quelquefois introduit dans le chapiteau de l'ordre français, et mis
DlCTIONNAlAB DE TeCUNOLOGIB U.
à la place ne leuilles au chapiteau composé*
PANACHER-BOCQUETIBR. Nom que l'on donnait autrefois aux plumassiers.
PANACHIER. Ouvrier qui fait des pana^ ches et des aigrettes.
PANAGE (agricult.). Sorte de pAturage/jui consiste dans le parcours des forêts par les porcs, pour s'y nourrir de glands et de fal-* nés. On nomme droit de panage celui de nourrir ainsi les porcs dans les forêts.
PANATELLA ou PANETELA. Cigare très* long et très-mince.
PANCARPE (archit.). Du grec «aiv, tout, et xapn6ç, fruit. Guirlande de fleur9 et de fruits.
PANELLE (comm.). Espèce de sucre brut qu'on tire des Antilles.
PANÉMONE. Du grec icâv, tout, et ëvt\u}ç, vent. Moteur éolique inventé aux EUits- Unis, en 1854, par M. Curtis. Cette machine, qui tourue et se meut h tout vent, est appliquée à l'ascension de Peau, à la mouture des grains, à la fabrication des huiles, etc.
PANERÉE (écon. rur.). Se dit du contenu d'un panier entièrement rempli.
PANETIÈRE. Petit sac dans lequel les bergers mettent leur pain et leurs provisions de la journée pour aller conduire Jeurs troupeaux au pâturage.
PANETON (boutang.). Petit panier d'osier, garni intérieurement d'une toile , dans lequel on met la pflte à laquelle on a donné la forme et le volume d'un pain. On dit aussi bannelon
PANGFILS (manuf.). Sorte d'étoffe qu'on fabrique en Chine.
PANHARMONICON ou PANHAKMONI- QUE (inst. de mus.). Du grec icdlv, tout, et{ âpl&ovix6c, harmonique, c'est-à-dire qui produit l'harmonie universelle. Espèce d'orgue à cylindre qui fait entendre les sons des di-* vers instruments à vent, tels que la flûte, la clarinette, le basson, le cer, le trombone, le serpent, la trompette, etc. On est même parvenu à lui faire imiter la voix humaine.
PANHYDROMÈTRE (phys.). Du grec icAv, tout,06a)p, eau, et liixpov, mesure. Instrument propre è mesurer la pesanteur spécifique de toute espèce de liquides.
PANiClÈRES (agricult.). Nom que l'on donne, dans le défiartement de l'Am, à des sols d'excellente qualité, sur lesquels il est d'usage de faire succéder alternativement et sans aucune interruption, c'est-i-dire sans jachère , le froment au maïs et le maïs au froment.
PANIER (vanner.). Du latin panarium, parce que, dans l'origine, le oanier servait è transporter le pain. Ustensile portatif d'osier, de jonc, etc., destiné à reisevoir des provisions et des marchandises. 11 y en a 6^ diverses formes, découverts ou munis de couvercles, avec ou sans anses, et de toutes lès dimensions. — Se dit aussi de pièces de bois entrelacées, dans lesquelles on transporte les verres de vitrier. — On appe41e panier de wuiçon une sorte de vase tl'osîei* à claire-voie ,) qui sert i passer le plâtre ev gros, et l'on débi^ne par le nom de ptûtn
PAN
Dici lu^^iAm£
PAN
4iS
ai panier, celui qui a élé ainsi passé. —Le panier à bouteilles esl un panier à comparliincMils, dans lequel on met des bouleilles. — Le panier aux verres el le panier à l*ar^ genterie sont aussi des paniers à compartiments. — Le panier à ouvrage esl une petite corbeille dans laquelle les femmes déposent leurs ouvrages à raiguille. — Le panier à espadon est une sorte de garde en osier qui garnit une lame de bois dont on se sert pour apprendre à tirer l'espadon. — Le.pomer à palisser est celui dans lequel on met les clous nécessaires pour les palissades, et que Ton assujettit devant soi au moyen d'une sangle. — Le panier anglais est un nanier dans lequel on fait vovager avec sécurité des arbres en pleine végétation. — Le mot panier désigne encore les ruches d'abeilles qui sont en osier. — Puis une petite corbeille dans laquelle les joueurs placés à une table déposent leurs enjeux. — ËnGn , or donnait ce nom , autrefois , h une espèce de jupon garni de verges de baleines, qui soutenait et étendait les jupes et la robe des femmes à droite et à gauche , mode dont le ridicule est surpassé, à notre époque, par les jupons en crinoline où se nichent les émancipées de toutes classes.
PANIER (ardiit.). Voy. Anse de panier.
PANIFL4BLE. Dont on peut faire du pain. PANIFICATION (boulang.). Du latin panis, pain, et facere^ faire. Conversion des matières farineuses en pain. Dans la pratique vulgaire, les procèdes principaux de paniQcaiion sont les suivants. Le pétrin, où se prépare la pAte, est ordinairement une trémie en bois de cbène bien assemblée; un cou- -^erde h charnière sert à la recouvrir, et elle ist solidement fixée sur l« sol et attachée LU muf du fournil. C'est dans l'intérieur de cette trémie que le pétrisseur mélange les levains fFojf. ce mot), l'eau et la farine destinés à fournir le pain , et qu'au moyen des diverses opérations mécaniques qu'il fait subira la pAte, il lui donne les caractères convenables. A chacune des préparations, le l>étri$5eur verse donc dans le pétrin le levain, sur lequel il coule la quantité d'eau que l'habitude lui fait juger nécessaire, et il divise ce levain au moven des mains, après quoi il doit introduire dans la masse liquide, la quantité de farine destinée à fournir la pâte convenable. Cette farine descend de la chambre à farine ^ placée au-dessus du fournil, an moyen d'une manche en toile, dont la partie inférieure s'ouvre dans le pétrin, et que l'on relève en y fornrant une anse lorsqu'on cesse de s'en servir. Mais le plus communément on accumule, dans une partie du pétrin , une assez grande quantité de farine pour servir â plusieurs opérations, et, à laide d'une planche, le pétrisseur en étend sur le fond du pétrin la proportion qui lui est nécessaire, séparant le reste au moyen d'une fontaine qu il cale extérieurement avec de la farine, afin d*empècher qu'il ne pénètre de Teaudans la masse , ce gui lormcrait des agglomérations difficiles à aétiuire. Qaelqueiois, et ce moyen préférable
est surtout employé pour .es pétrins mécaniques , on verse la farina au moyen d'une poche en fer-blanc, qui sert à la répandre dans le pétrin au fur et à mesure du besoin. Le délayage étant achevé, le pétrisseur introduit peu à peu la farine en la délayant aussi, et la mélangeant à partir de la droite è la gauche du pétrin, et, lorsqu*il a agi successivement sur toute la masse , il recommence le même mode de travail de gauche à droite. Ces opérations sont désignées sous le nom de frasage et contre-f rasage. L'ouvrier soumet ensuite la pflte a trois mouvements différents en pratiquant le pétrissage. II la malaxe pour mêler le plus exactement possible les parties qui la composent, en y ajoutant la quantité de farine nécessaire ; puis il la divise en six ou sept pAtons, qu'il travaille successivement de la même manière, en la tournant fréquemment sur ellemême pour renouveler les surfaces; et il la saisit enfin par parties en l'étirant et ne travaillant que la quantité qu'il peut tenir entre les mains. Quand il a pétri ces diverses parties, il les réunit en une même masse qu'il replie plusieurs fois sur elle-même ; il la soulève è diverses reprises et la jette avec force dans le pétrin; et termine en* la réunissant à l'une des extrémités, presque toujours à gauche du pétrin , où il la met en planche.
Ces différentes opérations ont pour bnt d'obtenir un mélange intime de la farine, de l'eau et du levain, et d'éviter qu'aucune partie de la farine ne reste en poudre sèche ou incomplètement saturée d'eau; mais, en dépit des soins du pétrisseur, il arrive fréquemment que des portions de farine s'humectent A l'extérieur, s'agglomèrent et forment une espèce de géodo dans laquelle on trouve la farine A peine humide. C'est ce qui constitue les marrons que Ton rencontre dans le pain, lesquels n'offrent pas seulement l'inconvénient de présenter des noyaux désagréables dans la manducation , mais altèrent encore plus ou moins le rendement de la farine en pain.
C'est en ajoutant successivement aux levains des quantités nouvelles d'eau el de farine, que l'on arrive A la confection de la pAte destinée au tournage. On agit donc, A chaque levain, sur une masse toujours croissante, et, dès lors, l'espace dans lequel s'opère le travail doit s'accroître dans un rapport convenable. Dans les pétrins A bras , il est aisé de limiter cet espace au moyen d'une fontaine ; mais il n'en est pas toujours de même dans certains pétrins mécaniques, ce qui offre de grands inconvénients |>our une bonne fabrication. En effet, si le levain se trouvait étendu sur une trop grande surface, l'ouvrier le travaillerait plus difficilement, la pAte se refroidirait, et le trop grand contact avec l'air y déterminerait on excès de transformation de l'alcool en acide acétique, toutes circonstances défavorables pour le résultat du travail. Lorsqu'après avoit mêlé ensemble les quantités de levain, d'eau et de farine nécessaires pour une opération.
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le |H*trissear a terminé son travail sur la masse de pâle qu*il doit convertir en pain, il l'aiMddoooe quelque temps en pbncAe, après quoi il la tourne; pour cela il étend sur la (ai>Je du pétrin des pfltuns du poids nécessaire, les roule en les saupoudrant avec un peu de brine , et, si le pain doit être fendu ùnkgriguef il appuie son bras sur la masse en la divisant en deux parties, puis retourne re pâtan et le place dans son paneton , où il l'aModooDe pour qu'il y prenne de l'appréi. Si la farine est de bonne nature, la pAte bien laite, et la température convenable, les pfllons poussent beaucoup et uniformément; mais si après que la surface s*est gonQée, elle s'abisse dans une çrande partie de son étendue, c*esl que. la farine alors est de mauvais» qualité, ou bien qu'elle renferme en Mélange d'autres substances que le froment, coaimet pàr exemple, la fécule de pomme tle terre, qui, ajoutée à la farine, présente ce raraclère d^une manière très-prononcée. D^^qiie le four est chaud convenablement, et que Tapprôt de la pite est suffisant, le gfindre l'enfourne; pour cela il renverse eliaqae pAton sur une pelle en bois longue ei étroite, et garnie d un long manche qui serl à porter ces pfltons dans les diverses f>arties du four; et comme la pite adhére- Miti la pelle, «m la fleure légèrement avec ou i^u de son avant de renverser les panetons. Si les pains doivent porter plusieurs fcQies, l'ouvrier pratique à leur surface, au ffloveo d'un coateau, des fissures profondes ; ei i'our produire les cavités que l'on remaripie sur d'autres, comme les pains ronds, il frodait avec le pouce une forte dépression. La (>èie, subitement portée à la température éleréequi règne dans le four, se dessèche UQ peu k la surface ; les lèvres de la plaie ou la portion de pâte déprimée n'ont pas le leaipsde se souder ni de reprendre leur pre- ^m forme ; et dès lors les (Mtins conservent **mtesles modiScations qui ont été apportées ^ \^ surlace de la pâte.
. Oa se livre depuis longtemps à des expé- '"jeuces pour periectionner, et surtout pour simplifier les procédés de la panification; <<uts il ne parait pas que le problème soit eccore résolu d'une manière satisfaisante, t>uûqa'ii continue à préoccuper les inveneurs. Parmi les méthodes dont il est quesiou aujourd'hui, nous citerons seulement ^ quatre suivantes, sur lesquelles il a été Bit des rapports favorables.
M. Cb. de Waet, l'auteur de l'une d'elles, t résume en ces termes : « Mon panifica- 'tir est basé sur la production d'une force lutrîce gratuite , par le moyen d'un four A 'ire le pain h chauflàge extérieur et conau, produisant la vapeur nécessaire au ^rvice des divers api>areils que nous allons loiDérer. Le blé, amené au pied de l'usine, t immédiatement déversé dans un réser* >ir de la capacité d'une charge de voiture tlinaire ; des godets transportent aussitôt s céréales dans un conservateur où le blé t incessamment mis en mouvement; un ta^e bien entendu empêche qu'en s'échauf-
faut, il ne facilite l'éclosion des larves d'insectes qui en absorbent la partie la plus nutritive. Le conservateur fournît, à mesure des besoins du service, le blé nécessaire k la manipulation; ce blé, avant d'être livrée la mouture, est soumis à l'action d'un épuratenr perfectionné qui en sépare les parties hétérogènes, ainsi que les impuretés qui s'y rencontrent. Les graines étrangères et les criblures viennent se placer dans des réservoirs , d'où elles sont tirées pour être moulues et converties en un pain salubre, propre è l'usage des chevaux , des bestiaux et des chiens; une certaine quantité de son et de farine de féveroles, d'orge ou de seigle, est mélangée è cette composition, afin de la rendre assimilable et nutritive. Les blés et céréales sont soumis à la mouture au moyen d'un système de moulin, qui exige une force motrice moindre que celle du système de mouture actuellement en usage. Aussitôt que le blé est converti en farine , cette dernière est transportée dans un blutoir où les KIlicules et les sons se trouvent séparés; ï différentes qualités de farines , ainsi que les sons, se rendent dans des réservoirs et des magasins spéciaux pour y être conservés jusQu'au moment du service. La Ssiriue mélangée, qui est destinée à la panification, est traos|)ortée dans un système de comptabilité mécanique qui détermine, au moyen d'un cadran indicateur, la quantité exacte de farine mise en manipulation, dont le produit doit être rigoureusement justifié; ce système empêche la dilapidation des denrées; dans les manutentions administratives, tant civiles que militaires,' le comptable peut, d'uil coup d'œil, délerminer la situalion du magasin, et procéder avec sécurité à la vérification des entrées et des sorties.
« Une pompe, desservie au moyen du moteur du système, fournil l'eau nécessaire au service de la production de vapeur et du travail de la manutention. Il importe d'em- [iloyer l'eau dans toute sa pureté, tant pour 'usaçe du générateur que pour celui ae la l»anitication, qui exige l'emploi d'une eau dans les meilleures conditions hvgiéniques; celle-ci est soumise à l'action d*un filtre, et conduite à la chaudière placée au-dessous du foyer, afin de lui communiquer le degré de calorique nécessaire au mélange de la panification. Un réservoir destiné au mélange des eaux h la température convenable est disposé h la |)0rtée du pétrisseur ; un indicateur flotteur y désigne la quantité de liquide, un thermomètre dénote sa température; à la partie supérieure de ce réservoir se trouve placé un saleur destiné è contenir le sel liquéfié nécessaire h la panification, un uèse-sel détermine le degré de cette dissolution. Le pétrisseur mécanique qui est^emuloyé dans notre système, est un pétrissenr a bras, forgé et disposé de manière à supprimer absolument le contact des mains dans la manipulation des pâtes; cet appareil, çiui se compose de plusieurs bras métalliques, disposés en section d'hélice, diffère du système Bolland, qui est reconnu supé-
PAN
PAN
rieur k ce qui s*cst fail jii$qu*à ce jour, fiar UD niouvetuoni irrégulier relativement à la marche de l'hélice; il est d*ane grande puis- ^ocede travail et d'un effet merveilleux; en peu c|e minutes, une masse égale à une fournée de (pain, y reçoit la manipulation convenable, d*un travail fini, supérieur à celui du geindre le plus vigoureux et le plus habile.
« Une introduction variable de vapeur perdue est annexée i cet appareil, de manière à pouvoir aisément remplacer la somme de calorique que Faction des bras métalliques distrait de la pAte, et dont Tabsence neutraliserait la fermentation utile. Un préjugé s^est répandu au sujet de l'emploi des parties métalliques; le fer, la fonte étant bons conducteurs, «la fermentation se ralentissait, et la routine de dire : {a pdune lève pas^ parce que le eontaei de» mains de Vouvrier rCoait plus. Aussitôt que la pâte a été convenablement manipulée, un des côtés du pétrisseur est soulevé, et, par un léger mouvement de rotation imprime k Taxe du pétrisseur, la pAte est précipitée dans un ap{>areil de forme cylindrique ayant è Tune de ses extrémités une ouverture graduée; un plateau d'un diamètre égal è celui du cylindre, muni d'un plan dentelé, reçoit un mouvement horizontal ; ce même mouvement est transmis par un engrenage conique à un plateau horizontal fixé sur un arbre à pivot. Ce plateau, qui est divisé en un certain nombre de corn- .jiartiments, reçoit des panetons vides ; audessus de chaque compartiment, des lames triangulaires fixées è l'axe pivotai du plateau viennent effleurer successivement l'ouverture graduée du cylindre, et font tomber ainsi, uans chaaue paneton, une quantité de pite déterminée suivant la densité de ce corps, de manière à obtenir, après cuisson, des pains de 2, 3 ou 4 kilogrammes.
« Un apprenti place incessamment les panetons remplis de pAte sur une étagère munie de roues et sur un rail ; il les remplace par des panetons vides qui, remplis à leur tour, viennent prendre place sur l'étagère que l'on glisse ensuite sous le four. La fermeatatiOQ convenablement terminée, le contenu des panetons est successivement posé par l'aide sur la pelle à enfourner, et le gein^ dre procède à l'enfournement. De 38 è US minutes suffisent ordinairement à la cuisson de 2 kilogrammes, 15 minutes sont nécessaires pour laisser reprendre au four le calorique que la cuisson et le défouroement
née dont le pain est moiùs cuit. Le pain cnit par le moyen de notre mode n'est jamais enduit de poussière ni de oindre; en un mot, le blé est entré dans la manutention au moyen de la machine t il en est sorti panifié ^ sans avoir subi aucun contact humain. Nous ajouterons que l'ensemble du système offre une simplification remarquable de moyens et d'appareils. L'économie d'établissement a dû être de notre part Tobjet d'un travail long et opiniAtre; il importait essentiellement au succès de la découverte que l'ensemble du système pût être d'un prix minime, «fin d'en propager l'adoption et de faire profiter la masse la plus considérable de tous les avantages qui résultent d'une innovation basée sur les premiers éléments d'économie politique et sociale. »
M. Gaillardet nous a fait connaître aussi un système de four automatique, inventé par M. Berdan, et qui fonctionne aujourd'hui avec un succès complet h Brooklyn , ville de nie Longue, située vis-è-vis de New -York. H Ce four miraculeux est tout simplement construit en briques, comme tons les' fours, mais il a une longueur de dix «huit pieds anglais sûr seize de largeur, et trente-deux pieds d'élévation, divisés en deux étages. La ^ft la première innovation, les fours étant, jusqu'à présent , bien moins hauts que larges. Sous le four est un fourneau <lont la chaleur est conduite par des tubes de terre réfractaire à travers Tenceinte du four, et ce fourneau est construit de telle façon que la chaleur peut être réglée et tenue constamment à la môme température, au moyen d'un registre automatique attaché à un morceau de métal qui ouvie et ferme l'apparoil, suivant que le métal éprouve un mouvement de contraction ou d'expansion. Le mercure marquait 292degrés Fahrenheit (127,22 centigrades] au moment de ma visite et de celle de divers hommes de la presse de New-York, auxquels je m'étais joint. Le four Berdan a
2uatre portes ou entrées, deux au premier tage et deux au second. Dans l'intérieur du four est une chaîne sans fin, désignée je crois, en France, sous le titre de chaîne de Vaucanson, è laquelle sont fixés des bras, et sur laquelle trente-deux plates-formes sont placées à deux pieds de distance environ. Cette chaîne peut être mue soit à la main, soit par la vapeur; ce dernier moteur a été employé àBrooklyn comme plus économi(}ue, une machine existant déjà sur les lieux. La chaîne de Vaucanson opère ses révolutions
lui ont fait perdre; on peut donc évaluer .|ierpendiculairement dans le four avec une
que chaque i>anificateui* doit produire, en moyenne, ^ journées de 110 kilogrammes de pain chacune, soit environ 2,640 kilogrammes de pain par 24 heures. Le four continu, qui est construit, partie en briques réfractaires et partie en fonte creuse, présente le triple avantage d*offrir des produits aviint chacun le degré de cuisson propre è chaque goût; ainsi la partie antérenre du four présente 30 pour 100 [de Ipain fort cuit, la partie du centre otTre 40 pour 100 de pain justement cuit, enCn 30 pour 100 de la four^
vitesse calculée, de façon qu*il suffise d'un simple tour pour cuire le pain. Par le moyen d'un cylindre conique, le temps de chaque révolution peut être réglé à une fraction «ie minute. Les trente-deux plates^formes supportent trente-deux larges cuves ou iMssios de pAte préparée suivant les procédés ordinaires, et chaque cuve contient soixante miches de pAte, ce qui fait que 1,920 miches de pain de auatre à cinq livres se trouvent cuites pàT cna(|ue révolution de chaîne, en même temps et du même coup. A rextérieur
PAN
DE TECHNOLOGIE
PAI
Oi
et près des portes du four, soni deux chariols on caissons de service, et portes el caissons sont mus par le même moteur que la chaîne Vaucanson.
c Telle est, aussi eiactemeni que Ipuisse )e faire an profane en fait de science roécaoiqae, la description du four automatique au repos. Lorsqu'il est mis en mouvement, une des portes se lève d'elle-môme, une cuve tide tombe du four et est placée sur le caisson de service, qui la dirige vers la porte située de Taotre côté du four. Une cuve oontenaot soixante miches de pÂle est placée sur ce caisson. La porte en face de laquelle e$t le caisson s'ouvre, et la cuve chargée entre aossitôt <lans le four. La porte se referme immédiatement sur elle, et la cuve commeoce sa révolution sur la chaîne h la Vau- C80500. Aussitôt que cette porte est close, Taotre porte s*ouvre, une autre cuve vide en sort, reçoit instantanément sa charçe de ttite, va prendre la station, comme celle qui Ta précédée, à la première porte, et ainsi de suite jusqu'à ce que les trente-deux caissons soient remplis, les cuves entrant toujours par une porte et sortant par Fautre. Du moment où toutes les cuves sont chargées, une cuve de pain cuit sort et se décharge elle-même à une porte du four, aussi vite que la pâte a été chargée è l'autre porte. Les tniis grandes économies réalisées par le four aiiiomatique consistent : i* dans la concentration, sous lin seul toit, d^ine besogne •ftii, dans Brooklyn, était divisée entre 300 i>t./ui.ingers et 300 loyers de 1,000 dollars par An ; 2* dans la diminution du travail manuel : 50 hommes suffisent à faire, chez M. Berdan, <t» que 1,^M ouvriers sont employés à fi«ire chez 300 lK)ulangers ; 3* dans la réduclicjn du combustible, qui n'est pas moins dtisne de considération. Lés boulangers de Jtr-ooklyn brûlaient individuellement pour 1 dollar environ (5 fr. 30 c.) de charbon de ia ttfi (anthracite), soit 300 dollars par jour. L.^ four et les machines de M. Berdan ne c^Nisomment par jour qu'une tonne du môme diarbon valant de 5 à 6 dollars. »
H. Louis Césari, de Crémone, a inventé, en 1856, une machine è fabriquer le pain. Oite machine est composée d'une caisse exléneure en orme, contenant un gros cylindre en fer cannelé qui, tournant au moyen d'une manivelle* travaille la pflte sur une forte plaque de fer courbée. L'appareil contient »n outre un instrument propre à raffiner *lus ou moins la |)Âie. 11 suffit de mettre ians la machine de la farine mouillée avec (e i*eaii, pour qu'en 15 minutes on obtienne (oe |»Aie convenable à la préparation d'un uintal de pain biscuit, et, en 1 minute, mvriagramme de pain français, d'une telle eautét dit-on, que le travail de 10 ouvriers e pourrait amener un meilleur résultat.
L^ procédé de M. Mége-Mourriès, dont académie des sciences a été récemment ntretenue, a essentiellement pour objet le ancbimeot du pain préparé avec des farines ^ qualité médiocre, c'est-à-dire d'obtenir, rcc uoo farine ordinaire, un rendement
plus considérable nue celui que Ton se procure par les procédés anciens. Pour arriver à ce résultat , il fait usage de l'acide carbonique. Dans le même but« on emploie en Amérique la crôme de tarti^ ou acide tartrique. H. Mége-Mourriès introduit dans une portion de pAte une faible quantité de sucre et de levure; par suite de la fermentation alcoolique qui s'établit alors, le sucre se trouve décomposé; et il se forme un peu d'alcool et une portion notable d'acide carbonique qui retient la pAte. C'est en mélangeant cette pflte avec celle qu'on a préparée pour la cuisson, qu'on parvient a la décoloration totale de la farine emuloj^ée. On mêle une partie de farine chargée ainsi artificiellement de gaz carbonique, à environ deux parties et demie de pflte ordinaire. En suivant le système de panification de M, Mége-Mourriès, on convertit en beau pain blanc 84 à 85 kilogrammes de farine, provenant de 100 kilogrammes de blé, c'est-ih djre qu'on bénéficie de 16 b 17 kilogrammes de farine ou de pain blanc, sur le sj^stème ancien de la boulangerie ; et le pain qui provient du nouveau procédé parait su()érieur en qualité. Le problème depuis longtemps poursuivi d'obtenir un pain blanc .savoureux avec des farines peu blutées paraîtrait donc à peu près résolu par les expériences de M. Mége-Mourriès, expériences dont les résultats satisfaisants sont garantis par d'honorables autorités. 11 est donc possible d'espérer qu'on en viendra h ne plus fabriquer qu'une seule sorte de pain pour l'alimentation , et qu'on fera disparaître les catégories dites de pain blanc et de pain bis. — Koy. Levain et Pain.
PANIFIKR (boulang.). Qu latin panû.
pain, et facere^ faire. Fabriquer du pain.
PANISTON (manuf.). Sorte de laine drapée que Ton fabrique en France.
PANiN AIRE (manuf.). Basane écrue qui recouvre l'étoffe déjà tissée, pendant que le tisserand achève sa pièce.
PANNE. Cuvier de bois dont on fait usage^ dans l'Anjou , pour la lessive. — La partie du marteau qui est opposée au gros l)0ut.
PANNE (charp.). Aogl. parlin: allem.
pfelte. Pièce de bois placée horizontalement sur la char|>ente d'un comble, pour porter les chevrons. On appelle panne brisée^ celle qui contient le pied des cnevrons à l'endroit où le comble est brisé.
PANNE (manuf.). Du latin pannus , toute sorte d'étoffes. Angl. feather shay: allem. pelzsammet. Etoffe veloutée de soie, de fil » de laine, de colon ou de poi\ de chèvre, qui, par la longueur des poils, tient le milieu entre le velours et la pluche. On la fabri-
!|ue [particulièrement h Amiens, et l'on en ait des vêtements pour les domestiques.
PANNEAU. Angl. pafin«{; allem. /cM. Petit pan. Se dit , en termes de chapelier, d'une sorte de chevalet sur lequel porte la chanterelle à l'eitrémité de l'arçon, et qui serl h bander la corde, (|uand l'ouvrier veut faire va;ruer l'étoffe. — Filet uour urendrc du gi-
PAN
PAN
bier. —En peinture, le nanneau est une planche dressée pour exécuter un tableau sur t)Ois. — En sculpture, on nomme panneau de êculpture les ornements sculptés dans un panneau. — Chez le sellier, les panneaux sont deux coussinets qu'on met aux cfttés d*une selle, sous les arçons, pour empêcher que le cheval ne se blesse. — Pièce ae cuir rembourrée de paille ou de bourre qui embrasse le dos des bêtes de somme et sur laquelle sont posés les fûts du bAt. — En menuiserie, le panneau est un champ ou surface enfermée dans une bordure ou ornée de moulures. —Modèle de bois pour le tailleur. — Le panneau de alace est celui i)Our lequel on emploie une glace au lieu de Dois. — f^ panneau de vitrer un compartiment de pièces de verre. — Le panneau de fer^ l'ensemble des ornements fixés dans le cadre d'un balcon , d'une rampe ou d'une porte de fer. — Le panneau d'ornement ^ celui qui offre an tatueau de fleurs ou de fruits, et enrichit un lambris, un plafond. — Le pan* neau flexible^ celui qui est fait sur carton ou fer-bianc, afin de pouvoir être enbnxie appliqué sur une face concave, convexe ou cylindrique.
PANNEAU (architect.). Se dit de chacune des faces d'une pierre taillée. On nomme panneau de douelle^ celui qui fait la curvité d'un voussoir; panneau de têie^ celui qui est au-devant; et panneau de litf celui qui est caché dans les joints. Ce mot désigne aussi la planche ou feuille de métal, découpée suivant la forme exacte de profil d'une pierre, et servant è la tailler
PANNEAUX (manuf.). Roues de champ placées verticalement dans la machine à friser les étoffes.
PANNER. Creuser une feuille de métal avec la panne d'un marteau.
PANNERESSE. Yoy. Cabreaux.
PANNETERIE. Se disait autrefois pour vannerie.
PANNETIN (comm.). Sorte de papier qu'on fabrique en Hollande.
PANNETON (serrur.). Angl. bakingtin; allem. bartform. Partie de la clef qui entre dans la serrure et en fait mouvoir toutes les iiarties, pour ouvrir ou fermer une porte, lorsqu'on tourne dans un sens ou dans l'autre. On appelle nannelon d'espagnolene la {tairiie saillante de l'espagnolette qui sert à èrmer les deux volets de la fenêtre, en entrant dans l'agrafe posée sur l'un, et appuyant sur l'autre.
PANNETON. Voy. Paneton.
PANN01R(épingî.). .Angl. heading hammer; allem. koppiammer. Marteau avec lequel on forme la tête des épingles.
PANOPTIQUË (archit.). Du grecicAv, tout, et 5ffT0(Aai, voir. Genre de construction .qui fut proposée par Jérémie Beniham, célèbre publiciste anglais. Elle consiste à bAlir de telle manière que d'un point de l'éditice l'œil puisse embrasser toutes les parties de l'inlérieur.
PANORAMA. Du crée icâv, tout, et 6pdai,]e vois, spectacle. Tableau d'optique dont Tio-
vention est due au professeur Breysig, de Dantzig,'et date de 1790. Cette invention ftit importée en Angleterre, en 1798, par Robert Barker« et en France, en 1799, par l'Américain Robert Fultoo. En 1816, Pierre Prévost, de Paris, apporta des perfectionneroenu dans l'art de peindre les panoramas, et eut pour émules MM. Thaver, Bouton « Daguerre et Langlois. Le tableau est circulaire et continu, et disposé de manière que le spectateur qui est au centre, voit les objets représentés comme si, placés sur une hauteur, il découvrait tout l'horizon. Il est suspendu aux murs d'un bâtiment construit en forme de rotonde, et éclairé par une lumière qui tombe d'en haut sans èire aperçue du spectateur, ce qui, bien eiécuté, produit une grande illusion. Toutefois, il demeure vrai que pour celui qui possède parfaitement les règles de la perspective, la discordance oui rèene dans les diverses distances est telle, quelle se fait souvent sentir d'une manière pénible en causant d'abord une sorte d'étourdissement ou de mal de tète*
PANORAMIQUE ou PANORAMATIQUB.
On nomme ainsi la vue qui représente un horizon entier.
PANOROGRAPHE (phys.j. Du grec icav, tout,ôpdb), je vois, etfpàfpa), je décris. Instrument inventé en 1824, et à l'aide duquel on obtient instantanément, sur une surface plane, le développement de la vue perspective des objets qui entourent l'horizon.
PANOSSAKE. Sorte d*étoffe que fabriquent les nègres des bords de la Gambie.
PANOSSARK Espèce de pagne dont les Indiens se servent pour se couvrir de la ceinture en bas.
PANOUFLE. Se dit, en langage populaire, d*un morceau de peau de mouton avec sa laine, dont on garnit les sabots.
PANPOURCEAU. Fort piquet qui soutient le Ulet des chasseurs aux pluviers.
PANSE. Du latin pantex^ même signification. La partie la plus large d'une cornue, d'un matras ou d'une bouteille. — Endroit où le collier d'un cheval est le plus large par derrière. — La panse d'une cloche est le bord, l'endroit où le battant va frapper. — Dans le commerce, on appelle panse de vaehe le linge ouvré qui se fabrique eo Picardie.
P ANSPERMIE (phys.). Du grec icdtv, tout , et onép(Aa, semence. — Système de certains naturalistes qui prétendent que les germes des corps organisés sont disséminés ^lartout, et n'attendent que les circonstances favorables pour se développer.
PANSTÉRÉORAMA. Du grec na>i , tout, orepe^ç, solide, et bpayia, vue. 'Représentation en relief d'un monument, d'une ville, etc.
PANSTÉRÉORAMIQUE. Qui est en relief, ou qui a rapport au paastéréorama.
PANTALÉON (iostr. de mus.). Espèce de clavecin vertical, inventé en 1718 par Pantaléon Hetienstreil, et dont le corps est plus étroit que celui du claveciu ordinaire. — Sorte
FAW
DE TËClINOLOr.lË