‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 85 sur 248 · PAC · texte numérisé non relu

PAC

I>fi TECHNOLOGIE.

PAiT

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en été, il se dévelopue plus d'ôzono pendant le jour, tandis que c est durant la. nuit qu'il seo prodaii davantage en autonnne et en hifer.

L*ozone attaque h froid le mercure et Tnr- [;eDt; il expulse Tiode de ses combinaisons iJans les iodures; s*unit directement à 1*»loie |)Our former de Tacide azotique, et détermine h surox^dation du protoxyde de plomb, etc.;. mais il disparaît par Taction des ngènts rMocteurs, tels que le charbon, le >ourre, les sels de protoxyde de fer, etc.; et une température de 250 a 300 degrés suffit l<0QT le ramener h Vêlai d oxygène ordinaire. Ce corps est asphj^xiant, ce qui explique les •mideQts qui accompagnent les effets de la foudre.

On obtient Tozone par trois procédés : t* 00 recueillant Toxygène dégagé pendant Tacl'm de fa pile de Volta, et en ayant In pré- (Auiion d'employer des conducteurs de platiné et d'or; 2* en laissant séjourner durant un certain temps, dans un flacon rempli d'air, un blioo de pnosphore en partie recourert [lar l'eau et dont une petite portion est en :oniact avec Tair; 3*" en faisant passer, pen- Jaol loDfftemps» une série d'étincelles elecriques dans un ballon plein doxygène. De lïs trois moyens, le plus simple e^l celui où 'nu fait usage du phosphore.

La Question de rozone no pouvait manluer d'exciter certains savants à s'en empa« er pour expliquer bien des faits dont la duse échappait et échappe encore h leurs ove^tigatioos. Aussi acclamèrent-ils tout Tdbord qu'une diminution plus ou moins onsidérable de i*ozone dans l'atmosphère, tonnait naissance au choléra. C'est une as- |eriion qui ne se trouve appuyée sur aucun -ail péremptoire ;. mais n'importe I voilà un t«iloo d'essai qui donnera de Ta liment h la lodiroferse et c*est tout ce que les savants «iniiandent«

^uivai)t M. Wolf, directeur do l'observalûirc de Berne ,. la dimiaution rapide de ''*^0De contenu dans l'atmosphère, est pres- <iue constamment suivie d une augmenta-

tion considérabfe de mortalité: H. Guillard, médecin américain, établit une relation entre la présence de Tozone dans Tatmosphère et l'apparition des fièvres intermittentes. D'après le docteur Boockel, la malaria se montre toujours avec le zéro de l'ozonoseope; Je même fait se produit lorsque les fièvres paludiennes régnent fortement; et le défaut de l'ozone accompagne presqueconstamment le choléra. Enfin, H. Schœnlein a fait connaître à son tour les remarques suivantes : Pendant une épidémie de grippe, à Berlin, on constata une grande quantité d'ozone dans l'atmosphère; le même phénomène s'offrit dans un cas où régnait, de nombreu^^es affections de poitrine ; tandis que durant une apparition de choléra, l'ozone cessa de se produire.

Il peut se faire que l'absence ou la présence de l'ozone dans l'atmosphère y déter* mine des phénomènes ayant une action plus ou moins immédiate sur l'organisme animal; mais il ne faut pas oublier après cela, que ce corps existe peut-être de toute éternité dans I atmosphère de nos climats où \t a dû subir en tout temps les mômes variations que celles qui fixent aujourd'hui Tattention, et que le choléra, au contraire, est pour nous un visiteur de fraîche date.

OZONOSCOPE. Appareil inventé par H.

Schœnlein, pour apprécier la quantité d'ozone contenue dans l'air. Il consiste en des bandes de papier imprégnées d'un mélange d'amidon et d'iodure de potassium. Suspendues dans un gaz contenant de l'ozone, ces bandes bleuissent quand on les humecte d'eau, et l'intensité plus ou moins grande de leur coloration, fait connaître le plus ou moins d'ozone auquel elles ont été soumises. Voici quelle est l'action du réactif : le [)apier ioduré et amidoné bleuit, parce que 'ozone, en vertu de sa puissante affinité pour les métaux, s'empare du potassium^ lorme de l'oxyde de ce métal, et met ainsi en liberté l'iode, qui exerce alors sur l'amidon son action ordinaire et produit do Yio^ dure d'amidon bleu.

P. Celle lettre indiquait autrefois, en ty« (graphie, la teixiime feuille d'un livre.

PACaSCHAS. Hoscouade ou sorte de su- 1^ que Ton obtient de la sève des palmiers )ui lies Philippines.

PACHOMÈTRE. Du grec icaxOç, épais, et Hx^ mesure. Instrument propre a mesurer répaisseur du verre des miroirs,

PACKFONG. Voy. Maillechort.

PACKHDIS (comui.).Les Hollandais nom* f^'^Qt ainsi le magasin dans lequel ils gardent leurs marchandises en dépôt jusqu'à ce qu'elles aient acquitté les droits.

PACOTILLE (comm.). Parties de marc^ûises qui forment la cargaison d'un navire. — PoKion plus ou moins considérable

qu'un petit commerçant em(K)rte pour aUe»» trafiquer en pays étranger. — On ap^ielle aussi marcAandtfff de pocc^ltf/e^. celles «jui sont de qualité inférieure et dont on ne peut se défaire qu'à bas prix.

PACOTILLER (comm.)- Prendre une pat* cotille.

PACQUET (métallurg.)^ AngL eemeniing compojtnoti;allem. etment'Comp^Qtition. Mélange de suie, de farine et d'urine, peut tremper le fer et l'acier par cémentation.

PADELIN (verrer.)^ Angl. metting-pol :.aU lem. tigel. Creuset dans lequel on fond la matière de verre.

PADOU (manuf.). Espèce de ruban, de diverses largeurs, dont ta chaîne est en fil

DICTIÛNNAIRB

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de lin ou dechanfrc assez fin, et la trame en soie et souvent en bourre de soie ou de iiloselle. Ce ruban prend son nom de la ville ' de PadouCy en Italie, où Ton ima;;ina sa fabrication; on rappela d*abord ruban de Pa-doue^ puis y par corruption y simplement fadou.

PAENZAIJE (monn.). Monnaie d'argent qui a cours en Porst*. Elle vaut 1 fr. 21 c. On la nomme aussi larin,

PAGE BLANCHE (impr.). Page qui se fait avec des bois et des cadrats.

PAGE DE ROBE. Sorte de petite page în- Ycntée par Mme Tilman, et au moyen de laquelle on peut relever le bas de la robe sans élre obligé de le tenir.

PAGIAVELLE (comm.). Se dit pour désigner un certain nombre de pièces de marchandises que, dans les Indes orientales, on Tiîud en i;ros.

PAGINATION (impr.). Anjgl. W.; allem.

f&ginirung. Série iii^s numéros des pages d*un livre.

PAGINER (impr.). Numéroter les pages d'un livre ou placer les folios.

PAGNE ou RABAGNE. Sorte d'étoffe fabriquée avec les libres du palmier. — On donne aussi le nom de pogne à une toile de colon ordinairement teinte en bleu ou en rouge, ou bien rayée, dont les nègres et les Indiens qui vont nus, s'enveloppent le corps, depuis la ceinture jusqu'aux genoux.

PAGNON (manuf.). Drap noir très-fin et raliné à Tenvers, ({u'on fabrique h Sedan.

PAGNONES (mécan.). Angi.wheel-axles:

ailem. radspmdeln. Pièces de bois qui forment la fusée ou le rouet d'un moulin.

PAGODE (archit.). Du ncrsan pout^ idole, et gheda^ maison. Temple chez la plujiart des peuples de l'Asie, et dont la mode fit pendant un temps, en Europe, une décoration de parc ou de jardin. La pagode orientale consiste ordinairement en un pavillon formant le sanctuaire de Kidole, et en deux apentis, l'un devant, l'autre derrière, pour recevoir le public. Au-dessus du pavillon 5*é1ève le plus souvent une con>trnclion de forme pyramidale et surchargée d'ornements plus ou moins bizarres.

PAGODE (monn.). Monnaie d*or de l'Inde.

Ta pagode au croissant vaut environ 9 fr. ^ c; la pagode à V étoile^ 9 fr. 35 c; et la pagode de Pondichéry^ 8 fr. 32 c.

PAGODE (cost.). Manche large d'une robe tie négligé.

PAILLASSE. Grand sac de toile rempli fie paille, qu'on étend sur le bois de lit pour recevoir les matelas. — Massif en briques sur le sol et sous le manteau de la cheminée d'un laboratoire, et qui reçoit les fourneaux du distillateur. — Dallaze à hauteur d'appui sur lequel on pose les fourneaux et dont on fait usa;;e pour monter les appareils. — Se dit aussi de tout massif monté sur un plancher, et revêtu de plomb, de briques ou de ciment, pour recevoir les eaux qu'on pourrait répandre.

PAILLASSON. Natte de paille, de roseau, de sparte ou de jonc, qu'on place à la porte

d'an afutartement pour s'essi>v^r les pieds- On en lait aussi d'un travail plus ou moins parfait et plus ou moins décorés, pour couvrir le parquet des chambres. — En horticulture, le paillasson est une sorte de claie faite avec ae la paille longue, étendue et attachée sur des piecchcs, dont on couvre les couches et les espaliers afin de les garantir de la gelée. On distingue les paillassons pleins, qui couvrentdirectement les plantes, et les paillassons à claire voie, que l'on place sur les vitraux des serres pour les garantir d'une chaleur trop forte, en brisant ou adoucissant les rayons du soleil.

PAILLE. Du latin palea, même significa-r tion. On nomme ainsi les chaumes desséchées des graminées et particulièrement des c^^réales, telles que le froment, le seigle, Pavoine, l'orge, le riz, etc. Dans l'industrie, on emploie la paille pour les emballages, pour rempailler les chaises, et pour faire des nattes, des paillassons, etc. On fabrique aussi aven elle des jouets d'enfants, des boites, du papier, etc.; la paille du blé liarbu sert è fabriquer, è Florence, les chapeaux dits de pat7/e d'Italie; et la paille de riz re çoil une destination analogue.

PAILLE. Défaut de liaison dans la fusion des métaux et particulièrement du ier.

L'existence d'une paille dans riniérieur (fune pièce de ce dernier métal est très-dangerçuse, car elle altère sa solidité et l'expo.^e à rompre inopinément, lorsqu'elle se trouve soumise à un certain eff^orl. — On donne aussi le nom de paille au défaut qui diminue l'éclat d'un diamant ou d'une pierre précieuse.

PAILLET(serrur.). Angl. bott-spring : ailem. riegelfeder. Petite pièce de fer ou d'acier que I on place entre la platine et le verrou pour lui servir de ressort et le tenir en état lorsqu'il est levé.

PAILLETEUIl. Se dit de celui qui s'occupe à recueillir les paillettes d'or que charrient certaines rivières.

PAILLETTE. Parcelle d'or ou petit grain qu on trouve dans te sable de quelques rivières. — Parcelle d'or, d'argent, de cuivre ou d'acier, ronde et mince» puis percée au milieu, qu'on applique sur une étotTe pour i orner. Les paillettes d'acier se mêlent dans les jais blancs et noirs pour des broderies du petit deuil des femmes. On appellepattlettes comptées, les paillettes arrangées Tune sur l'autre comme de l'argent monnayé ; et paillettes monnayées^ ceiles qui sont entourées d'ornements ou de points de bouillon. — La paillette de soudure est un (»etit morceau de soudure mince prêt à être placé sur l'ouvrage à souder. — Chez le cordonnier» on nomme paillettes deux morceaux de cuir de veau c*oupés en ligne droite d'un c6té, arrondis et amincis du reste |)ar le trancbet, qu'on place à la pointe des entailles des empt'ignes pour les fortifier.

PAILLEUX ( métallurg. ). Se dit des métaux qui ont des pailles.

PAILLOLE. S<jrte de filet dont les oiaillat sont étroites et i^iites d'un fil délié.

DE TECHNOLOGIE

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PAILLON. Grosse pailletle faite avec une fiAtile feuille carrée de cuivre battu» trèsuiince el colorée d*un cAtét dont on fait usase pour orner des broderies. — Morceau Me lame d'argent, verni de différentes cou*, leurs. — Chacune des petites lames d*acier dont l'assemblage constitue la chaîne d'une iiioolre. — Lame de cuivre battu» très-mince et colorée d*un côté, dont les joailliers platent de petits morceaux au fond des chatons des pierres précieuses et des crislaiix. — Chez le fabricant de papier, le paillon est uoe poignée de paille qu'on place au tond de la cuve. — Chez le potier d*étain, on. nomme ainsi la goutte d étain fin qu'on fait tomber sur une platine de cuivre, au moyen d'un fer k souder. — Feuilles d'étain minces et rondes qui servent h paillonner \e» ouvrages d'élaiu. — Façon qiue Ton donne aux pièces d'étain avec le paillon. -- On appelle paillon de ioudure^ uu petit morceau de soudure.

PAILLON ( chim, }• Alliage de bismuth, plus faible que Tétain.

PAILLONNER ( étam. }. Faire fondre des paillons d'étain s^f une place de métal en* duite de poix résine, pour rétamer.

PÂlLLOT ( écon. dom. ). Petite paillasse qu'on place par-dessuslagrande, dansun lit u'enfants, pour préserver celle-ci de l'humidité.

PAIN. Du latin panis , fait du grec ff«M, manger t aliment composé de fa* rine, d'eau et de levain. Le meilleur pain, celui qui est le plus léger, le plus facile è différer, est le pain de larine de froment. Après cela on en fait avec le seigle, l'orge, l'avoine, le sarrasin, le riz, le maïs, etc. Ce qu'où appelle le painblancy est fabriqué avec la fleur de la farine de froment; le painbiSf &e fait avec des farines dequaliié inférieure, et sa couleur jauuAtre provient de ce que le sou u'y est pas suffisamment séparé de la farine. Le pain dit de munition^ destiné h la nourriture du soldat, est un mélange de fa riiie de seigle et de froment, eu proportions tiéti rmioées, et il a l'avantage de se conserver plus longtemps frais que les autres esl»èces. Les pains de luxe sont préparés avec «/e la farine de gruau, et à cette classe de l>aiiis appartiennent les pains nommés vien^ nois^ ûikïis lesquels on l'ail entrer 1 partie de lait pour & parties d'eau ; les pains de dtx^ trine^ qui contiennent bpour 100 de glucose ou de dextriue sucrée; et le pain de glaUn^ qu'on Obtient avec du gluten frais,et quiestt surtout À l'usage de!> convalescents. Ou nomme pain anglais, h Paris, un pain trèsblauc et très-poreux qu'on fabrique enajouutnt à la pâte ordinaire du sous-carbonate J'ammoniaque. Ce sel se volatilise pendant •I cuisson, et ne présente aucun inconvé* iient nuTsible. — Voy. Panification.

l^*oiage du pain remonte aux premiers ï^^s de la société, et la Bible eu fait uienlori dès le tem|)S des patriarches. L& levain ruiit connu k l'époque de Moïse, et les Grecs »ti attribuaient l'invention à Pan et h Cérès. I outefuis cet aliment ne consistait, dans l'o-

rigine, qu'en une simple galette plate, semblable è celles de cassave qu'on fait encore aujourd'hui dans l'Amérique, ou encore h œWes des Arabes nomades , galette qu'on faisait cuire sous la cendre ou sur un gril. Les Romains primitifs mangeaient le blé soit en grain, soit à l'état de bouillie, et ne suirent pratiquera panification d'une manière convenable, que vers l'époque de la prise de Rome par les Gaulois. Dans la suite ils icomptèrent un assez grand nombre de vajriétés de pains. Ainsi, ils avaient lepatnau- \tophyre^ gros pain de ménauc ; le sHiginem 'qu'on faisait de la plus belle fleur de fnv \ment; le pain bis venait après lui ; le ffain tnilitaire était un pain grossier, mal pétrit et cuit sous la cendre ; le pain civil était ainsi appelé parce qu'on le distribuait au peuple au lieu de blé, et il portait au^si le nom de couronne: le pain fiscal se distribuait aux frais du trésor ; le pain azyme était un pain sans levain; le pain astrologique^ une sorte de beignet; le pain artophi^Sf un pain cuit dans une tourtière ; et le pain trempé, celui qu'on appliquait sur le visage, en forme de masque, pour entretenir la fraîcheur du teint. Juvénal le nomme cutoria.

£n France, on distinguait aussi, autrefois, beaucoup de sortes de pains. Tels étaient le pain balle, espèce grossière qui contenait la balle du blé; le patn de brode^ fuit d'un mélange de froment et de seigle; le pain broyé dont la pâte était soigneusement pétrie et que les boulangers employaient pour ce

au'on appelle le chef-d'œuvre, en termes e métiers; le pain da cAaii/y, pain blanc de choix ; l^plain chœsne, que I on disait être le pain des chanoines; le pain curial, qu'on servait aux seigneurs, le paind'escuier, destiné è la nourriture des serviteurs ; le patn 9noly, espèce de pain mollet; le pain faitis ou félix, sotie de pain bis; le pain ferez, genre de gaufre ; le pain oubliire, espèce d'oublié; lepain perdu, pain qu'on trempait dans un brouet pour le faire frire ensuite h la poêle ; le pain à la reine, dans lequel il entrait de la levure de bière et du sel; le pain de GeniiUy, où l'on mettait du beurre: les paina à la mode, à la Monlauron et de Segovie, dont la pAte était péirieavec une par tie de lait; le pain dérive, qui n'avait poini de biseau ou du moins très-peu; le pair chaland, qui était très-blanc et fait de pâte broyée ; le pain de Gonesse, renommé è cause de sa légèreté qu'on attribuait à la qualité des eaux de la commune de ce nomi le pain de cuisson, quou faisait chez sui ; le pain de brasse, sorte de gros pain è Tusage des domestiques; le pain mouton* petit paii> mollet, doré avec du jaune d'muf, recouveH de quelques grains de froment, et que l'on distribuait le jour de l'an ; ïepain mi-mollei qu'on préparait avec la pAte la plus molle ; le pain brié, fait avec de la pâte très-ferine

Sétri»Àvec les pieds et avec la brie; le pain e mie, propre à être émietté et à paner le^ viandes ; le pain de table, petit pain qu'on plaçait sur la table è côlé de cliaque couvert; ÏG pain chapelé, [letit pain dont ou avait en-

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DICTIONNAIRl!.

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lev6 Ia plus grande partie de la croate ; le pain ferrée qui était brûlé par-dessous; le pain doux levé, dont la pâte n*avait |>as bien fermenté; le pain gras-cuit^ dont ia pâte était mate ; le pain de chapelle^ petit pain faitavcc une pâte bien battue et très- légère, et qu*on assaisonnait communément de neurre ou de lait; et le pain de chapitre^ qui était le plus soigné et le plus mollet parmi les pains mollets.

On servait à table» dans les premiers siècles de la monarchie, une sorte de pain qu'on employait en guise de plat ou d'assiette,

Bmr poser et couper les autres aliments, umecté ainsi par le jus des viandes et des sauces, il se mangeait ensuite comme un gâteau. On nommait c<' pain un tranchoir. Au sacre des rois, on faisait une très-grande quantité de ces pains, en farine commune, que l'on présentait aui convives, seulement pour ia forme, et qu'on distribuait ensuite aux pauvres. Lorsque Louis XII fut sacré, on servit 1,291^ douzaines de ces |)ains, et cette cérémonie s'observa encore au sacre de Charles IX. Les espèces de pains étaient fort nombreuses aux xir et xiii* siècles : il y avait entre autres, le pain du Pa|>e,le pain de la cour, le pain des pairs, etc. On distinguait aussi lespainf matinaux^ qui se ser« ▼aient à déjeuner ; ceux du Saint-Esprit^

Su'on donnait aux pauvres dans la semaine e la Pentecôte ; les pains dCétrennes que les paroissiens offraient au curé; lespatn» de Abèi, sorte de redevance; et \es pains féo» dauXf autre redevance qui s'acquittait h diverses époques de Tannée.

Les premiers règlements sur la fabrication du pain, remontent au règne desaint Louis; mais le premier édit applicable h tout le royaume ne date que de 1567, et on le doit au chancelier de 1 Hôpital. Depuis lors on a iouvent varié dans la manière d'arrêter le prix du pain. Amourd'hui, l'administration municipale de Paris, admet que 100 kilogrammes de farine rendent 130 kilogrammes en pain blanc, et cette base admise, le tarif du pain est établi suivant la moyenne du prix de la forineè la halle au blé. Ce tarif est flxé tons les quinze jours par le préfet de police. Oo ne soumet point a la taxe les pains île luxe, ceux de 1 kilogramme ou d'un poids inférieur, et ceux de 2 kilogrammes dont la longueur dépasse 70 centimètres.

Les céréales ayant fréquemment fait défaut |H)ur la fabrication du pain, on a dû s'occuper plus d'une fois du moyen de leur substituer en tout ou en parties d'autres substances, et de nombreux essais ont été faits à ce sujet. En 1761, par exemple, Faignet introduisit* la pomme de terre dans lapaniGcalion; en 1764, Paruientier fabriqua du pain avec de la fécule de marron d'Inde; eo 1791, on en fit avec du gland en Allemagne, ce qui s'était déjà présenté en Suisse en 1628, eten France dans l'année 1709; un mélange de riz et de froment produisit, en 1795, un excellent pain ; on en prépara, en 1800, avec des vesces, de ^avoine et des fê» ves: le mats fui employé en 18(^5; le '•/ifcn-

deni en 1811, par Leroy et Valette; la cUlaigne, dans cette môme année, par Go«h mazi de Florence ; en 1809, oo 6t 4q piia avec de la moelle de sapin^ à Surinam ;ca 181^1, on se servit de la ekàtaigm d(m fo Suède; en 1817, on introduisit daDsle(tiii de la farine de poi9 ; en 1826, M. Lesson pr^ senta à l'Académie des sciences, do raio&u avec de la racine de fougère ; en 1832, oi mélangea à la farine de froment une bnae de graines de pavot: en 1833, )lli.P«îei et Persoz ûrent du pain oui contenait Sfi. 100 de dextrine ; et en 1»7, on eulrecwm à la fécule d*ordAû, matière qu'on afaii dé^ employée en 1791. Enfin, on fabrique di

fiain, en Norw^^ge.avecdesécorccsd'artirw; es Lapons ont de la farine qui protifv d'une roche formée d'infusoires; ei loi compose aussi cet aliment avecdusonseal.

des semences du pied de veau coomucb racines du soucbet, etc.

PAIN. On nomdae ainsi cerUines fûttances mises en masse, comme le socrf •> cire, le savon, etc. — Le painsaligmfi une mas5:e de sel en forme de |»«in.-l<

{min de trouille, un tourteau restant i^ 'extraction. — Le painde vendange, la nw de celle-ci qui surnage sur la cuveao-^ sous du chapeau. — Le pain de n«nii*^* fragment de pierre d'ardoise. — Le ^i*» vieux oing^ la masse de vieux oing dont ••• fait usage pour graisser les roues des «^ tures. — Lepatn de lie^ la lie sècbe qv^ vinaigriers tirent de leurs presses, aprb«' avoir exprimé le vin pour faire du finn^ — Le patn de liquation, le gAteau de la^ qui demeure sur le fourneau de liquiuo^ après que le plomb et l'argent en onté(é> gagés. — Le patn (f acier, une sorte dan* qtfon lire d'Allemagne. — Le pain fén»

un morceau d*émail pré|iaréetfonûéciiii*< un petit pain plat.

PAIN ( chim. ). On appelle pain rf^*^ pain d'olives, pain de roses^ etc., la »ï^ formée du résidu des noix, des olifes. f^ roses, etc., après qu'on en a extrait rt»-' ou l'arôme.

PAIN A CACHETER. Petit pain, $i» ^ vain comme Toublie, mince comme ''^ feuille de papier, et coloré diversee^^ dont on foit usage \\ow cacheter les Ic^^ Pour fabriquer ce produit, on délajt i^ de l'eau de source et à froid, une ceft'ai quantité de belle fleur de farine, d" ^ nière è ce qu'il n'y ait aucun gruinef' ^ que le mélange forme une bouillie t^*^* claire. On colore cette bouillie en roaf^- ^-^ bleu, en jaune, en vert, en lilas, etc.;»'* toujours avec des matières qui n*aieot t^cun danger, attendu que les pains ï cart;^ ter doivent être portés ii la bourbe pour '' humecter. On ne laisse pas fenpeoirf ' f»Aie, mais on l'emploie dès qu>lle est 1*7" parée, et l'on faitusa^e pour cela d'or k dans le genre de celui appelé gaufrier i fait chautfer le fer au point convenal'f. le graisse légèrement à l'intériear afr< beurre et Ion y verse une cuiller^ ^ j* pAle ou bouillie préparée. On présente

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DB TECHNOLOGIE

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ferqui'lqoAa înâlanto Kur iefeu, afin de faire cuire la pâte, «ans altérer toutefois la couleur qo'on lui a donnée, et on laisse refroi ilireiuièrement à Tair. Le pain qui en ré snlledoit ôtre solide et cassant; il doitavoir l'éfiaisseur que lui donne le moule, celle d'une carte à jouer, et on découpe ensuite, à Taide d'an instrument rond et tranchant, toute la plaque de la grandeur usitée, ce qui (ormo alors ces petits pains ronds que tout le monde Goonall.

Ou fait aussi, avec de la gélatine, des pains à cacheter tran.iparenls qui collent beaucoup mieux que ceux dont il vient d*ôtre|iarlé,et l'on procède h leur fabrication de U manière suivante: On fait dissoudre de la gélaline dans une quantité d'eau sufûsatite iiouT qxxBf lorsqu'elle est froide, elle ioil consistante. On la verse chaude, sur unefiïm enfermée dans un cadre de métal dom la bordure n*ait que Tépaisseur qu*on reui donner aux pains ; après avoir un peu cliaufTé celte glace àla vapeur de Teau houillanle, on la graisse légèrement avec du beme^ puis on verse dessus la gélatine liauide,eton la recouvre d'une seconde glace (ihaoffée et graissée comme la première, et assez grande pour reposer sur la borduredu L-adre. Cette seconde glace force la gélatine às'éleodre uniformément et àconserver une égale épaisseur dans toute son étendue; on laisse refroidir le tout, après quoi on en retire une plaque transparente et diaphane comme un verre. Cette plaque se découpe de k môme manière que celle de pâte de farine, et la i;élaline se colore aussi avec les mêmes suiisiances.

PAIN DE LAINE ( im(>r. }. Tas de laine ajaut la forme d*un pain de sucre, et qui MTtà garnir Tintérieur des balles.

PâIN D'ËPICE ( comm. ). Sorte de gAteau iju on fabrique avec de la farine de seigle, 'ie la mélasse, du miel et diverses substantifs aromatiques, telles que Tangélique, Téc<irc«de citron, Tauis, le raisin deCorinthe, >c néroli, etc. La pâte en est très-variée : lantôi homogèoe, tantôt grenue, molle ou l^o^t tantôt massive et coriace. Ce genre du /lajn, qui nous vient des Grecs qui Tavaieut eux-mêmes importé d*Asîe, a pour l'fiocifial centre de fabrication en France, la ^l'fede Reims; puis viennent A rras, Charges, Douai, Lille, Nancv, Orléans, Paris, rHbiriers. La Belgique fabrique aussi de ce lam et en fait une consommation considé- ^Ide. En Suisse, Bâie jouit d'une grande rclotiimée pour ses pains d'épices secs et gla- ^^ qui portent le nom de UckerUts, PAINES ( corrov.). Morceaux de drap ou l'ctotle do laine, dont les corrojeurs iuut t^'jrgi|)on.

PAIROL. Grand chnuHron de cuivre, f AISSEAU ( manuf. ). Espèce de verge u'un fabriquait aulrcluis dans le Langue* uc. — Se dit aussi pour échalas.

PAJSSELAUE (agricult.). Action de pais-

l'AISSELER (agricuU,). Garnir une vijjuc ^ |âi>beaux ou écbales.

PAISSELIÈUE ( a^ron. ). Lieu fermé par des pieux.— Se disait aussi, autrefois, de la pÂture des pOFCs.

PAISSELURE ( agricult. ). Menq chanvre dont on fait usage pour lier les paisseaux h la vigne.

. PAISSON (agricult.). Endroit que les bestiaux et les bétes fauves paissent et broutent, principalement dans les forêts. — Action de palire le gland et la faine.

PAISSON ou PALISSON (gant.). Outil oui sert au gantier pour déborder et ouvrir les peaux, aiin de les rendre plus douces. Il est en fer ou acier mince, mais ne coupe pas; sa forme est circulaire, et il est large aenviron 16 centimètres, puis monté sur un pied en bois. — On donne le même nom n un outil de tanneur, fer arrondi en manière de cercle aminci et non tranchant, qui sert au même usage que celui du gantier.

PAISSONNER. Employer le paisson

PAISSONNIER. Celui qui mène les bes« tiaux au paisson.

PAJOTAGE (mécan.). Se dit de la subversion des jantelles d'un moulin dans Tean.

PAL. Du latin folufn. Angl. pale ; alleni. pfahL Pieu en bois ou en fer aiguisé par uti bout.

PALABES (agricult.). Espèce de bêche employée dans Te département de Lot-et- Garonne.

PALAGRIE (agricult.). Nom que |>orte une sorte de pioche dont ou fait usage dans le département du Gers.

PALAIS (archit.). Du mot latin polo^ttifii, qui désignait la demeure impériale qu*Auguste se fit élever h Rome sur le mont Palatin. On entend par |uilais, une habitation plus ou moins somptueuse destinée à recevoir un souverain, un prince, un grand seigneur. Chaque nation possède des palais plus ou moi lis renommés. LEspagne en avait de célèbres qu*a valent construits les Maures; ces édifices se distinguaient non-seulement parle style pittoresque de leur architecture^ mais encore par la magnificence de tout ce qui les entourait et particulièrement des jartlins^Tel était, entre autres, le fameux Alhambra,è Grenade. Mais les Maures ne sont pas le seul peuple oriental qui ait a(>porté dans la construction de ses ^lais toutes les ressources de son imagination et celles de ses richesses : Tlnde aussi offre des merveilles en ce genre; la Chine, dès les temps les plus reculés « s*esl distinguée dans l'art de créer des habitations féeriques; et aujourd'hui même encore, on admire celles qui sont répandues sur son immense territoire. Le missionnaire Hue, revenu récemment du Céleste-Empire, nous donne une^idée, dans son intéressante relation, de ce c|u'est un palais chinois actuel, de ce qu'il était autrefois.

« Cent été vraiment grand dommage, ditil, de quitter Rien-Tcheou sans voir son uiagnifitjue palais communal. Aussitôt que nous PeûiUes parcouru, il nous vint en pensée que^ si les maudarius avaient fait tant ilc dillîiullés i»our nous y laii>cr outrer, c'éiaC

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