‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 88 sur 248 · PAF · texte numérisé non relu

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dont les cooleurs étaient diaprées et variées comme celles de la queue du paon.

PAPAVÉRATK. Yoy. Méconatk,

PAPAVÉRINE. Yoy. Nabcotine.

PAPAVÉRIQUE. Voy. Mêconiqur.

PAPELINE. (manuf.). Angl. popelin; allem. paplin. Etoffe de soie qu*on fabriqnail anciennementàAvignon,séjuurdes Papes. On la nomme aujourd'liui popeline. Voy. ce mot.

PAPET. Yoy. Papetto.

PAPETERIE. Angl. paper-mmufaetory ; allem. papiermûhle. Manufacture de papier. — Commerce du papier. — Sorte de nécessaire ou de botte qui renfermedu papier de divers formats et tout ce qu'il faut pour écrire.

PAPETIER. An^l. jpoper maker; allem.

papiermUUer. Celui qui fabrique ou vend du papier.

PAPETTO (monn.). Monnaie d'argent des EUts de FE^Iise. Elle vaut 1 fr. h c.

PAPIER. Du grecndicupoç. en latin papyrus^ parce que la plante de ce nom servait anciennement à fabriquer du papier. Angl.

f)aper; allem. papier. Suivant les opinions es plus accréditées» le papier de soie fut invi.'nté en Chine, vers Tan 201 avant Jésus- Christ; celui de coton, à Constantinople, vers Tan 750 de notre ère ; celui de chiffons |Mir des Grecs réfugiés à BAIe, en 1170 ; les papeteries ne commencèrent è se répandre en France que vers 1340, sous Philippe de Valois; le papier velouté est dû à François de Rouen, qui le fit connaître en 1620; la tnécanigue propre h produire, sans ouvrier, du papier d*une grandeur indéfinie, fut inventée ()ar Louis Robert, mécanicien à Essonne, en 1779; on doit à Tingénieur anglais Edouard Cowper, la machine à découper le papier sans fin ; et le papier maroquiné fut imaginé en Allemagne vers 1804. Le papier appelé pap^vrus, qu on fabriquait en Egypte et qui étaft usité chez la plupart des peu-

[>les anciens, fut détrôné par celui de coton, equel à son tour fut renversé par celui de chiffons. Ceux qui n*adoptent pas sans restriction la date que nous avons indiquée plus haut pour Tinvention de ce dernier papier, rapportent que M. Mierman ayant proposé un prix à celui qui présenterait le plus ancien monument de ce produit, il résulta seulement de Texamendes mémoires publiés à la Haye, en 1767, qu*on en avait fait usage en 1900. Après cela, on pense que les Arabes ayant introduit en Espagne la fabrication du impier de coton, les Espagnols y substituèrent celui de lin on de chiffons, méthode qui I)assa d'abord en France et en Angleterre, et se répandit en Italie au milieu du xiv* siècle.

On a raconté une autre histoire au sujet de Tancienneté de la fabrication du papier. Un MontgoIQer, ancêtre de la famille qui s*e5t fait un renom dans cette industrie, aurait été fait prisonnier, lors de la première croisade, par un Sarrasin dont il aurait appris k fabriquer le papier. A son retour en France, il se serait établi en Auvergne pour y fonder une papeterie dont ses descendants auraient continué Texploitation. Quoi qu*il

en soit de cette origine, ce qni est atété c'est que la France fournit, jusqu'au xvii* siècle, la majeure partie du iwipier con^^ommé en Europe, et que les fabriques d*Angouléme livraient aux imprimeurs d*Elie* Tirs le papier de leurs éditions. Pierre Montgolfier qni, le premier, fit tisser une toile vélin, sans verseures, importa aussi de Hollande le procédé pour broyer les chiffons au moyen de cylindres qui remplacèrent le^ maillets. Didot Saint-Léçer découvrit h son tour le procédé d'une toile continue, ce qui lui suggéra l'idée de la mécanique saa*^ fin, invention qui fut mise définitivement en œuvre par M. Berthe, h Sorel, après les événements de 18U, et dont il nous parait qu'il faut restituer le germe à Louis Robert, cité plus haut. Enfin MM. Firmin Didot appliquèrent plus tard à leur fabrication le séchage à la vapeur, et M. Canson inTenta ie système d'aspiration de l'eau au oioyen de pompes, système d'où il résulte que la plie du papier prend plus promptement de la cersistance è mesure qu'elle s'étend sur la tol>. Aujourd'hui, on compte en France an é^ de 300 machines è papier qui con^omarcl

[)lus de 200,000 kilogrammes de chiffonik et 'exportation dépasse 20 millions de francs. Avant de donner une courte exposition de l'art actuel de fabriquer le papier, nous dirons aussi quelques mots de ce qu'était cette industrie chez les anciens, c'est-à-dire b préparation du papyrus.

Le papyrus est une plante de la famille des cvpéracées, qui porte aujourd'hui le nom cfe eyperu» papyrus^ mais qu'on appelait auparavant papyrus antiquorum. Il parait que, dans l'origine, cette plante ne croissait, ou du moins on supposait qu'elle ne croissait qu'en* Egypte; mais on la rencontre h présent sur les bords du Gançe et de rindus, au confluent du Tigre et de FEnphrale, en Abyssinie, en Ethiopie, en Srrir. à Madagascar, en Sicile, etc. Les ancîrns Egyptiens la nommaient berdi et babmr. H les habitants actuels des bords du Nil, aioM que les populations de l'Abyssinie et de ti Syrie, l'appellent encore ainsi. Le plant d^ papvrus qu'on voit en SicilOt dans les ea^t de la Cyanie, près de Syracuse, fut envoie à Hiéroh par Ptolémée *Evergète, en so^ir qu'il compte à cette heure à |>eu près 3^Sb4 ans d'existence. Les Siciliens Tapi^iellent f tpero. Depuis la ruine de l'ancienne Sjrtcuse, en l.'an 212 avant l'ère chrétieâor, jusqu'en 1570 de cette ère, les habitants «:•* la Sicile ignorèrent pour ainsi dire ou'iN possédaient cette plante, et l'nsaga c|a*<»n pouvait en faire, et ce ne fut qu'en fSC^» qu'un Anglais, Giderflact, leur enseigna a en fabriquer du papier. Quant aux B^ ptiens, le papier de papyrus fut d'atiord ooosidéré chez eux comme sacré on hiératique» et ne fut d'abord usité que pour les écrit» religieux. Varron avait voulu ne faire ne* monter son emploi qu'au temps d'Alexandre le Grand; mais il résulte de recherches modernes^ lesquelles s'appuient sur les téflrw^-gnages d'HomèrCi d'Hésiode^ de Pline, d*

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DE TECHNOLOGIE

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*odole elplosieursdotres, que ce panier exîs- Ait ayant les temps historiques de la Grèce. On se servail, poor sa fabrication, des forces tiges du papyrus dont on séparait les lames minces ijui le composent; et plus eMes ^erapprochaientdu centre, plus elles avaient Je finesse et de blancheur. Anrèsavoir éten- Ju ces lames, on en retranchait les irrégu- Iarité5, puis on les couvrait d*eau trouble du Nil, qui avait comme une consistance de l'olle; sur la première feuille on en appliquait une seconde uosée en travers, de mauièreque les fibres nechacuned'elles se compassent h angle droit, et Ton continuait ainsi )usqa*k ce qu^on eût achevé une pièce de papier. On mettait ensuite celle-ci à la presse, on la faisait sécher, on la battait avec un Diarteau, et on la polissait au moyen d'une defll 00 d'une écaille; enân, pour la rendre îocormptible, on la frottait d'huile de cèdre. Ce papier était de ditférentes grandeurs et de diverses Qualités; le plus commun portait le mm de tinéoiique: Du temps de Pline, la maiu de ce papier était de vingt feuilles. Lorsqu'on le porta à Rome, il reçut, dans (e princiiK?, les noms d'Auguste^ de 5tWe, et même celui du (lapet ier Fauntcua, Au rapfiorl de Pline, le papier Auguste ou augutiat^ était si mince et si transparent, qu'en écrivant sur le verso , on s'exposait à rendre illisible ce qu'on avait tracé sur le recto. On fut quelquefois au dépourvu de papier de papyrus a Rome, ce qui arriva entre autres du temps de Tibère, et il en résulta une telle inquiétude que, pour éviter une sédition, le séaat fut obligé de nommer des commissaires pour le distribuer à chacun selon ses liesoins, et autant que la disette le permettait. Le gouvernement, au surplus, avait soumis le papyrus h des droits extrêmement élevés, et lorsque Théodoric abolit cet impôt, Cassiodore écrivit une lettre de félicitanon sur la liberté dont allait jouir le commerce d'une niaiière si utile. On écrivait sur le papyrus avec des bouts de roseaux, d'où e«i veoo le nom de calamus donné aux plumes à écrire. Les navires marchands trans^» fiaient le (>apier de papyrus d'Egypte dans la Gaule par Marseille. Grégoire de Tours se plaignant des calomnies répandues contre son frère par Félix, évèque de Nantes, lui écrivait ; « Si tu possédais l'évèché de Marseille, tu n'exigerais des vaisseaux qui «lélMirquent dans son port ni huile ni autres ai^rcbaodises; tu ne voudrais que du papter, afin de pouvoir, tout à ton aise, l'emjilover à diffamer les gens de bien : il est mafheureux que la rareté du papier mette des liornes à tes calomnies. »

Oans la Cibrication actuelle du papier» on fait usage des chiffons de coton, de lin ou éSB chanvre; du linge usé et des lambeaux tie. vieux vêtements; puis de la paille de riz, de la paille ordinaire, des varecs, du bois, ete«: mais le meilleur papier se fait avec les efeiffons de lin et de chanvre. Celui de coa^Mi est mou et sans corps ; 'toutefois, en Iricroduisant dans sa pâte 2 ou 5 dixièmes de cbàiToiis de lin ou de chanvre, on en obtient

d'assez bon produit, et le coton lui donne alors plus de blancheur, le rend plus propre à recevoir les empreintes de la gravure. Les chiffons, après avoir été assortis suivant leur finesse, leur couleur ou leur d«>gré d*usure, sont mis en tas dans de grandes raves où ils subissent un commencement de putréfaction dite pourrissage^ qui a pour but de les ramollir , puis ils sont soumis, dans des caisses nommées ptïea, à Taciion de lourds maillets qui les réduisent en une pftte plus ou moins fine. C'est Y effilochage. Cette pâte est après cela blanchie au moyen du chlore, et, lorsquelle a été bien lavée, travaillée derechef dans les piles. Quand elle est fine et homogène, on l'introduit dans une grande cuve où on la réduit en bouillie claire avec de l'eau. Un ouvrier, dit ouvreur^ plonge alors dans cette cuve un châs^^is métallique ou forme^ percé de trous et offrant des traverses appelées vergeuret sur lequel une couche uniforme de pâte s'applique; celle-ci, mise àégoutter, prend une rertaine consistance et donne une feuille continue qu'on presse entre des draps de laine pour l'a dessécher complètement; et quand on a ainsi produit un certain nombre de feuilles, un second ouvrier, le coucheur^ les étend avec soin et en forme des piles qu*on presse de nouveau et qu'on fait ensuite sécher. Après la dessiccation on colle le papier qu'on destine à ne pouvoir boire l'encre, et pour cela on l'imbibe d*une solution de gélatine additionnée d'alun, de colle d'amidon, ou de savon de résine. Voilà comment on procède dans le travail du papier dit d la main. Mais aujourd'hui, dans les principales fabriques, on fait emploi de la machine Ro^ bert^ au moyen de laquelle on obtient le papier en immenses rouleaux on papier sam fin^ qu'on découpe ensuite en feuilles de la dimension convenable. On distingue le papier mécanique de celui qui a été fait à la forme, en ce que le premier n'offre point de vergeures ni de franges sur les bords. Généralement, )e papier se livre au commerce en rames de 20 matna, chacune de 25 feuilhs. Les principales espèces de papier sont les suivantes : le papier coquille ou papier à lettres, le papier écolier^ le papier pourten'' ture^ le papier d'impression^ le papier (Tem" hallage et Te papier d'affiches. Le papier vé- /tn,.qui fut inventé en Angleterre par Baskerville, est remarquable par sa blancheur et son uni ; le papier de soit ou papier Jo* sephf provient d'étoffes de soie usées ou do soie non filée, et prend le nom de son inventeur, Joseph Montgolfier; le papier de Chincy se fait avec la seconde pellicule de récorce de bambou, ou encore avec l'écorce du mûrier, la paille de riz et la pellicule qui garnit inténeurement les parois des cocons de vers h soie; le papier à calquer ou papier végétal^ qui est très-transparent, se fabrique avec de la filasse de lin ou de chanvre, prise en vert ; le papier serpente est un papier végétal remarquable par son extrême transparence et les billets de banque sont formés de deux feuilles de ce pajiier dont le

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DICTIONMAIRC

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friagramme est pris entre elles; le papier gélatine^ autre papier transparent, se prépare avec de la gélatine; le papier grit est confectionné avec une p&te très-commune et de rebut; le papier i emballage est communément fabrique avec des chiffons moitié laine* moitié ûl; le papier à êucre reçoit, pour lui donner du poids, du pifltre et même du sulfate de plomb, ce c|ui devrait faire envoyer au bagne ceux qui le fabriquent et ceux qui en font usage; le papier brouillard est un papier fin et brun qui sert particulièrement pour les papillotes de la coillure; et le papier buvard est un papier non collé, d*une couleur rose ordinairement, qu*oo emploie pour boire Tencre fratchesur le papier écrit. Les papiers colorés sont fabriques comme les papiers blancs, seulement on colore la pflte, avant de remployer, avec de Tindigo, du bleu de Prusse, du curcuma, de la garance, etc.

Le papier fabriqué spécialement pour la taille douce et la typographie, contient ordinairement 25 parties de coton pour 75 de ûl. Le glaçage des papiers vélins destinés aux éditions de luxe doit être peu sensible, attendu que cette dernière préparation diminue leur affinité pour Tencre d'imprimerie. Les papiers à écrire exieent, comme conditions essentielles, une adhérence parfaite des molécules de la pflte, adhérence nui constitue leur solidité et leur sonorité; puis une transparence égale et modérée, un collage habilement conduit qui, tout en leur assurant une grande impermi^abilité, ne les fasse pas pousser au jaune ; et enfin le Klaçage qui demande un soin tout particulier. Trop pressé, le pa|)ierse noircit au contact des leuilles de zi;jc, et sa surface trop unie ne permet plus à la plume de mordre sur son grain. La fabrication française excelle surtout dans cette dernière opération. Les papiers anglais, dont la réputation est universelle, se font surtout remarquer par la solidité et la sonorité métallique de leur pflte; et cette dernière qualité est due au collage à la gélatine, encore usité chez nos voisins d'outre-Mauche, et non, comme quelques-uns Font prétendu , à la nature des eaux employées. Les papiers anglais destinés au lavis et à Taquarelle ont sur ceux préparés en France et dans les autres pays une telle supériorité, que ces derniers ne peuvent soutenir aucune con« currence, même en opposant des prix inférieurs de fabrication. Les qualités de ce pa- {)ier pour peindre sont d*abord Tégalité et a finesse du grain, puis Timperméabilité de son encollage, toutes choses que nos manufacturiers n ont pas su encore obtenir. Toutefois, nous devoius ajouter que la teinture jaunâtre de ce papier tranche désagréablement à côté de la}blancheur éclatante qu'offre celui qu'on tire de Rives, dans Tlsère, d'Angoulême dans la Charente, etc. Ce défaut qui provient aussi du collage i la gélatine, se fait particulièrement remarquer dans les papiers de couleur, qui sont bien loin de présenter les teintes délicates et la trans-

parence de ceux que nous fabriquons* La fabrioation du papier est une branche importante de commerce en Angleterre :

ce pays en retire annuellement environ 32,500,000 francs ; et lorsque, le siècle dernier, il pouvait h peine subvenir à sa consommation, aujourd'hui il exporte, chaque année, l,5CiO,000 kilogrammes, dont la valeur est au moins de 100,000 livres sterling, ou 2,500,000 francs. La France elle-même, qui lui vendait du papier autrefois, est devenue sa tributaire pour celui des estampes. La Grande-Bretagne possède 700 fabriques de pa.pier dans l^ngleterre proprement dite, 80 en Ecosse, et un nombre moindre en Irlande. 27.000 ouvriers sont employés directement à cette fabrication, sans compter les artisausqui travaillent accidentellement. Le fisc perçoit de cette industrie jusqu*à 800,000 livres sterling, ou 20,000,000 de francs, c'est-à-dire un droit trois fois plus fort que la somme totale des salaires que la papeterie paye i'ses ouvriers.

En Amérique, il y a quarante ans, 3 hommes, en travaillant à la main, pouvaient à Ï)eine fabriquer i)ar jour 11^,000 petites feuiles de papier ; maintenant, dans un seul jour, ils peuvent en produire 60,000. On a calculé que si le papier fabriqué en un an par 6 machines seulement pouvait être mis en longueur, la feuille ferait le tour du globe. )ans aucun pays, hi consommation du pa- Bier n'est aussi considérable qu'aux Etatsnis. En France , avec 35,000,000 d'habitants, on ne produit par an que 20,000 tonnes, dont un septième est pour l'exportation; en Angleterre, avec 28,000,000 d*habitants, on n*en produit que 66,000 tonnes ; tandis qu'aux Etats-Unis , la quantité égale presque les produits réunis de la France et de l'Angleterre. Une grande partie de ce papier est consommée par les 2,(00 journaux de tout genre qui ont surgi dans la Nouvel le- Angleterre, et les livres absorbent le reste. On estime que le capital engagé maintenant dans le commerce des livres, a Boston seulement, n'est pas moindre de 3,000,000 de dollars ou 15,000,000 de francs Cette ville compte près de 100 libraires et plus de 50 éditeurs distincts. Il y a à New-York 444 libraires et 133 éditeurs; et en Pensyivanie, 402 de la première catégorie et 72 de la seconde. Les trois grandes cités de Boston , New- York et Philadelphie sont les grands centres de publication, par conséquent de consommation de papier ; mais c est à New -York surtout que le capital engagé dans ce genre de commerce est le plus considérable.

Les fabriques de papier les plus renommées en France sont celles d'Essonne, d'Annonay, d'Angoulême, de Mesnil dans l'Eure, des Vosges, de Saint-Mauc près Paris, etc.

PAPIER DE SÛRETÉ. Sorte de papier dont on fait usage pour prévenir les faux, en ce qu'il accuse les moindres traces d'altération dans l'écriture qu'il porte. Biea des essais ont été tentés pour arriver è une production parfaite de ce genre do papier»

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DE TËCHNOLOGIf!:.

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mais aucan, jusqu^à ce jour, ne paraît avoir iitteint le but poursuivi. On cite toutefois les [lapiers de sûreté fabriqués par M. Mosartde Paris «lesquels contiennent dans leur pâte un fiiagramme très - fin, indélébile, et pri^sentent imprimée sur les deux faces une vignette très-délicate, inimitable h la main et oui se détruit très-facilement; puis le fond de haxardde M. Paul Dupont. (Yoy. ce mot.) Mais on s'accorde assez généraleinenl à croire que les encres indélébiles valent encore mieux que les papiers de sûreté.

PAPIER DE VERRE. Papier enduit de poudre de verre* dont on fait usage pour )K>Ur les pièces de bois ou de métal qui doivent être finies et ajustées avec beaucoup k de soin. Il agit comme une lime douce pour enleter les petites aspérités qui restent 9 affres le travail des instruments d*acier.

PAPIKR DORÉ ET ARGENTÉ. On emploie pour le préparer dea| procédés différents : Tun consiste h appliquer des feuilles ^ d'or ou d'argent sur une assiette ; Tautre à j répandre du bronze en poudre.

PAPIER MËDICAMENTË. Ce papier con - ., siste en des matières topiques et adhésives ,^ qu*on y applique, {>our le placer ensuite sur des parties malades. On prépare de ces papiers avec des .substances épispatiques de diverses natures, telles que les cantharides on le garou associés k la cire ou à des produits gras. Selon Tenduit qui les revôt, ou leur destination , ces papiers prennent les noms de papier isésieant^ papier à cautère , papier épi$paiique^ etc.

PAPIER-PARCHEMIN. M. E.Gaineestrau- ^ leur du procédé suivant, au moyen duquel on communique au papier ordinaire lapropriété du parchemin, procédé dont M. Barlow a rendu comf >te à la société royale de Londres. On prend du papier non collé, on le plonge dans UD mélaDgeiormédedeux|partiesaacide sulfurique concentré etd*unepartie d*eau ; on le relire immédiatement, et on le lave dans Teau ordinaire. Dès ce moment le papier ne boit plus et peut supporter récriture ; «le plus, il prend Mne ténacité telle, qu une bande annulaire de 2 centimètres de largeur supporte sans se rompre de 30 è 50 kilol^ramuies, tandis qu'une bande annulaire de parchemin de même dimension et môme loids» supporte à peine 25 kilogrammes. La papier-fwnrchemin absorbe une certaine quantité d'eau, mais il ne se laisse pas tra- %erser par elle; ce liquide ne le désagrège \^^^ et la chaleur et l'humidité ne l'altèrent l*ofnt. Le |K)ids du papier ne s*accrolt pas îiaas Topération qui vient d'être dite, ce qui |/rouTe qu'il ne retient pas diacide suliurtqae. La ténacité du papier-parchemin et sa ressemblance avec le Iparchemin véritable le readent très-préférable au papier ordiitaîre» «tans tous les cas où il importe d'obtenir à la fois de la force et de la durée, Cfcume lorsau*il s'agit des actes publics, «ies /jolices d'assurances, des certiucats léi^'iux^ des livres qui fatiguent beaucoup, etc. '^ ^ '"apiiareuce du vélin; on |)euts'ou servir

avec avantage dans la reliure; et il convient également à la peinture à Thuile. Le même procétié appliqué à des cartes, à des gravures lithographiques et autres, leur donne une surface très-polie, qui se salit diOicilement et qu'on nettoie sans peine et sans danger.

PAPIER PEINT ou PAPIER DE TENTURE.

Papier qu'on fabrique par grandes bandes portant des dessins, et qui servent k tapisser des appartements. Les dessins sont faits avec des couleurs d'application qu'on imprime sur le papier, après l'avoir enduit de colle de Flandre. Ceux de ces papiers qui imitent le velours et qu'on appelle ton" ti$$es^ sont faits par lapplication de tontures de drap que Ton teint ne diverses couleurs et dont on saupoudre légèrement la surface du papier qu'on a préalablement humectée avec de ta colle. L'art de fabriquer les papiers peints nous est venu de la Chine» et on les a substitués, dès la fin du xvii* siècle, aux étoffes de laine et de soie qui décoraient les appartements. Importés d'ak>ord en Angleterre, ces papiers furent ensuite soumis en France à de nombreux perfectionnements ; et Ton attribue à Jean Papillon, manufact* turier de Paris, d'en avoir fondé le premier une fabrique en 1688. Vers la fin du dernier siècle, Réveillon s'acquit une grande renommée dans cette industrie ; et aujourd'hui, en France, les fabriques les plus en réputation sont celles de Paris et de Rixheim dans le département dti Haut-Rhin.

PAPIER RÉACTIF. On nomme ainsi, en chimie, des papiers colorés en bleu par la teinture du tournesol, ou en jaune par le curcuma , et .qui servent à reconnaître si certaines liqueurs sont d^s alcalis. Les acides teignent le tournesol en rouge, et les alcalis ont la propriété de brunir le curcuma et de ramener au bleu le tournesol rougi })ar les acides.

PAPIER TELLIÈRE. Papier qui, fabriqué par son ordre, portait les armes de Le Tellier, ministre sous Louis XIV, et servait pour la rédaction des mémoires, des pétitions, etc. Aujourd'hui, ce papier est appelé papier ministre.

PAPIER TIMBRÉ ou PAPIER MARQUE.

Papier qui porte le timbre de TEtat et qu'on emploie pour les actes judiciaires, les obligations commerciales, etc.

PAPIER-TONTISSE. Voy. Papier pbint.

PAPILLE. Du latin papilla^ mamelon. Se dit des petits grains qui sont sur le chagrin

PAPILLON (chem. de fer). Du latin poptlio. Registre mobile autour d'un axe, comme les clefs des poêles de nos appartements, et qui sert à modérer et même à arrêter au besoin le tirage de la cheminée des locomotives. Il est percé d*un trou k son centre pour laisser passer fa vapeur qui s'échappe de la cheminée, même lorsque celle-ci est fermée aux gaz sortant dli foyer.

PAPILLOTAGE (ironr.). Angk slurring:

allem. schmitxen. Feuille sur laquelle le caractère a mantué double, ou a laissé de pe-

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lites taches noires aux eitrémitésdes pages et des lignes.

PAPILLOTAGB (peint.). Se dit de Teffei d*un tableau qui fatigue les yeux en les éblouissant par des lumières trop brillantes et des couleurs trop vives

PAPILLOTE (conGs.). Dragée de sucre ou de chocolat enveloppée dans un morceau de papier.

PAPYRILITHE. Ciment employé pour stucs, moulages» enduits et dallages. Inventé par M. Semesle, de Paris, il fut admis à Tex* position universelle de 1855.

PAPYROGRAPHE. Du grecicdicupoç, papier, et Yp^sPf^f j*écris. Celui qui exerce la papyrographie.

PAPYROGRAPHIE. Art d'imprimer en lithoi^raphie sur le papier ou le carton.

PAPYROGRAPHIQUB. Qui a rapport k la papyrographie.

PAQOaGE (comm.). Arrangement de poisson salé dans les barils où on renferme.

PAQU£R(comm.). Arranger, par couches, du poisson salé dans des barils.

PAQUET (imp.). Angl. ilip; allem. sfuck. Page de composition sans folio ni ligne de pied.

PAQUET (Tebmpbau). Se dit, dans les arts mécaniques, d'une cimentation accidentelle au moven de laquelle on acide le fer et on le rend susceptible d'ôtre trempé.

PAQUETIER (imp.). Compositeur qui travaille en paquet.

PAQUEUR. Celui qui paque les poissons salés.

PARA (chim.). Du grec mpà, h côté. Particule inséparable quon a proposé de placer avant la dénomination des corps dont la composition élémentaire est semblable, et qui cependant jouissent de propriétés différentes. C'est ce qu*on appelle corps Uomé" riquei^ comme les acides tartrique et paratartrique, les acides phosphorique et paraphosphorique.

PARA (métrolog.). Mesure de capacité pour les matières sèches, dont les Portugais faisaient usage dans les Indes-Orientales.

PARA (monn.). Monnaie turque qui vaut un peu plus de 8 centimes. — Quarantième l^artie de la piastre de Smyrne.

PARABOLE. Du grec napaiSàk)^, j'égale.

Angl. parabola; allem. parabel. Ligne cour* be qui résulte de la section d'un cône cou|>é par un plan |)araUèlement h ses c^ôtés. Ce qui la caractérise particulièrement, c'est que tous SOS points sont également distants du foyer, pris sur son axe, et d'une ligne appelée dirtctrice^ perpendiculaire k l'axe et aussi éloignée du sommet de la courbe que ce point lui-même l'est du fover. La directrice et le foyer de la parabole'étant donnés, il est aisé de décrire cette courbe dont les applications sont nombreuses dans les arts mécaniques.

^ PARACHEVER. Se dit.chea le doreur, de l'action d'étendre, sur l'argent ou le cuivre qu'on veut dorer, l'or moulu on le vif-ar-f

Ent amalgamés ensemble avec l'avivoir ou gratte*006se. •- Chez le teinturier, ce mot

se dit des noirs qui se commeDcent avec le guesde, l'indigo et le pastel, suivant leut qualité, et qui se finissent avec de la galle et de la couperose.

PARACHUTE, (aérost.). Du grec %^i, contre, et du français chute. Angl. varoehut', allem. fallschirm. Machine adaptée aux aérostats, et qui, en ralentissant la vitesse de leur descente, ^raranlit les aéronautes ^t dangers d'une chute précipitée. Cette mi* chine fut inventée par Sébastien Lenor. mand, qui en fit la première expérience en 1783, à Montpellier; puis Garoerin en lit connaître une autre en 1802. Le pararhvi» a la forme d'un vaste parapluie formé ét% fuseaux cousus ensemble et aboutissant n centre de la machine, oà se trouve pl«^ une rondelle de bois autour de laquelle ^ réunissent quatre cordes oui servent k sootenir la nacelle d'osier ou se tient l'a^ naute. 36 petites cordes soutiennent « rayons les coutures des fuseaux de taflftts et viennent se nouer à 18 ficelles attadi^i la nacelle, et ces ficelles sont destioéM empocher le parachute de se rebrousse! v^^* l'effort de l'air. Un autre cercle d*uov^ léger, d'un mètre et demi de rayon, coomtrique au parachute, le maintient tant »*. peu ouvert pour en aider le déveiO|»pea«it fors de la descente ; et Ion substitue i i\ rondelle centrale unechnminée, afind>rter les dangereuses oscillations de U si* celle. De cette manière. Pair |>eul s^érhapr^* rapidement, et cela sans nuire k la ré^i^ lance qui modère la vitesse de la chute U résistance de l'air croissant avec la sarfi'* du corps mis en mouvement, il en résu:' que si cette surface a une certaine élen^tK. le mouvement uniforme s'établit plus tr^ de l'origine du mouvement, et ,1a vit<f5^ constante de la chute se trouve alors b'^: moins rapide. C'est ainsi que l'on peut nlentir à son gré la descente d'un poiJ< r. le soutenant dans l'air |>ar un grand <)er<loppement de surface ; et un parachute i.< 5 mètres de largeur suffit pour rendre tn^douce la descente d'un poids de lOO iii> grammes.

PARACHUTE (horlog.). Pièce destiné* i empêcher l'axe au balancier d'une muoîr** de ressentir la violence de quelque cri brusque qui tendrait k le rompre. On ^''* que I axe du balancier est la partie la r <-'' délicate et la plus fragile de Tappare** << qu'il se casse avec facilité lorsqu'on lst5i< tomber une montre, ou qu'elle reçoit qoeùf»coup ; mais on évite souvent cet accideac ex faisant porter le coqueret par une pièce -i ** cier faisant ressort et dont l'élasticité parr le coup. C'est ce qu'on appelle un farsriifc.^» Aussi les montres de prix en sooi-el^t^

firesque toujours pourvues ; cepeodaai^|^ a 'inconvénient de nuire, par sa flexibiuia même, h l'exactitude rigoureuse de la inarche, ce qui fait qu'on sacrifie «ne aoa*iu essentielle k la crainte d'un dégât pins ^^ moins douteux. Ce vice que nous $ign*** '^ fait qu'on se garde bien de metire <J«'> l^f^ chutes- aux chronomètres; il arri»* '^ •^

PAR

DE TËCFINOLOGIE.

PAR

leurs, en outre, qu on n*est pas toujours assuré que le parachute remplit son objet» parce que la tige d*acîer formant ressort et devant céder à rimpulsion brusque, ne plie i)A8 aussi aisément dans tous les sens.

PARACHUTE CUFFAT. Du nom de son inventeur. Appareil qui a pour objet de garantir des chutes les ouvriers qui descendent et remontent dans les puits de mines. Il se compose de guides en lorme d*échelles qui longent le puits, et du parachute firoprement dit qui surmonte le vase d*estraction. Si le cable de sus(>ension vient à se rompre, des ressorts se détendent et lancent en dehors deux pênes on verroux qui, venanl rei>oser sur les échelles des guides, arrêtent Aitssitdt tout le systèma

PARACROTTË. Du grec izapà, contre, et do français crotte. Appareil qui sert à garantir les bas et lesfp^ntalons de la boue qu'on soulève en mèrchant. — Bande de cuir bouilli qu*on pose de chaque côté de la portière d*une voiture, afin que les vêlements ne puissent pas toucher les roues, lorsqu*on iBonte dans cette voiture ou qu'on en descend- PARACYANATE. Voy. Fuluinatb.

PARACYANIQUE. T'oy. Fulminique.

PARACYANURIQUE (chim.). Se dit d*ua âciiie qui ressemble au cyanurique.

PARADIÈRE. Nom que les pécheurs de la Méditerranée donnent à une sorte de Blet qu*iis établissent en pleine eau, et qui forme une enceinte au moyen ûes pieux sur lesquels il est tendu.

PARAFEU (verrer.). Angl. êereen : àWem.

ofenschirm. Petit mur élevé devant les ouvreaux.

PARAFFIN. Vernis noirqu*on extrait de la tuurbe.

PARAFFINE (chim.). Du latin pamm, peu» et offinii^ qui a de Taffinité. Substance solide ayant des caractères physiques analogues à ceux du blanc de naleine, dont la densité est de 0,870, et qui est fusible vers U*. Sa composition est exactement celle de rhydrogène bicarboné, OHS et elle pourraiU Si«uf la condition du prix, remplacer la cire ei le blanc de baleine dans la fabrication des bougies. La paraffine, observée Kur la première fois en 1831, par Reichench» s'obtient des huiles pesantes, derniers proouitsde la distillation sèche du bois, des schistes bitumineux ou des débris d'animaux ; et, sous le nom d*oxokérite ou cire foÊsile^ on la rencontre dans la nature et prtfsque pure, en Moldavie, où Ton en fabrique des bougies.

PAR A(^E (mécan.). Opération de l'iyuslage des pièces métalliques qui a pour but de redresser les surfaces cylindriques à base circulaire, ou les surfaces planes pour lesquelles on ne peut employer la machine à raboler. Tels sont, par exemple, les intérieurs des mortaises. Le parage s'exécute aujourd'hui À Taide d'une machine très-ingénieuse appelée mMhine à parer, et qui sert aussi 2^ découper les tôles suivant des dessins (^nlournéSi ce qui ne pourrait s'obte-

nir avec la cisaille, propre seulement à faire des coupures en ligne droite.

PARAGRAPHE (impr.). Du grec mpà,

[)rès, autour, et rpdçb), j écris. Signe que 'on figure ainsi |, et que l'on pince queN quefois en tète d'un paragraphe.

PARaGRÊLE (phys. agricult.). Du grec 'noLçâ, contre, et au français grêle. Cet appareil, dont l'invention date en France de 1819, est dû è un nommé Lanostole, d'Amiens, et fut perfectionné par le professeur Thollard, de Tarlies. Le paragrèle consiste en une perche longue d'environ 7 mètres et d'une grosseur propre à la rendre solide. On la dé|)ouitle exactement de son écorce pour l'empêcher de pourrir et de servir de retraite aux insectes, puis on applique sur elle des cordons de paille de froment ou de seigle coupée dans un état de maturité parfaite. Ces cordons se préparent en humectant la paille avec de l'eau de pluie, et en la tressant au moyen de quatre cordons com-

f^osés chacun de trois petites nattes, puis en brmant du tout un cable d'environ 3k millimètres de diamètre. Plus la corde est serrée et plus elle est durable. Cette corde est enduite d'un vernis préparé avec de la gom« me élastique, dissoute dans de l'essence de térébenthinè.On attache d'abord la corde sur la perche par ses deux extrémités avec du fil de laiton, de manière a ce qu'elle soit bien tendue : puis, de KO en 50 centimètres, on place des liens de même métal. On fixe aussi, verticalement, au sein de la corde, un petit cordonnet de lin é'cru, et, À la partie supérieure, une verge métallique de laiton de 5 millimètres de diamètre, terminée en pointe, longue au moins de 27 centimètres, et communiquant directement avec le cordonnet. L*appareil ainsi disposé se fixe solidement sur les habitations champêtres, sur des arbres ou sur des pieux en chône enfoncés solidement en terre. On place les paragrêles è 25 ou 30 mètres de distance les uns des autres, vers l'approche de Téquinoxe du printemps, pour les enlever après la moisson. Durant les années 1821 à 1827, où l'on a fait emploi de ces appareils dans les contrées pyrénéennes, celles-ci furent, aiton, è l'abrt de la grêle, c'est-à-dire que les nuages qui en étaient chargés se résolve* renl en pluie. Leur usage, toutefois, ne parait pas avoir été accueilli avec faveur jtar le plus grand nombre des agronomes. Disons, après cela, que cet appareil n'est nullement une découverte récente : on trouve dans un capitulaire de l'an 789, un article qui prosent l'usage de planter de longues perches aiguës au milieu des champs, pour conjurer la grêle, et d'y appendre des billets : Nec chartoê per perticas acuta appendent propter grandinem^ porte le texte.

PARAH (métrolog.). Mesure de capacité

[»our les matières sèches, qui est usitée dans 'Inde, et vaut 110 litres Iz centilitres.

PARAH (monn.). Petite monnaie d Egypte qui équivaut à 3 centimes et demi, et qu on appelle aussi mediu.

PARAISON (verrerO- Forme particulière

l*AR

DtCTîONXAIRS

PAR

qu'on lionne au vcrro fondu en ic roulant 8or le nuirlire, tnndis qu'on le souille.

PAR AISONNEil (verrcr). SoulUcr le Terre.

PARAISONMER (Terrer.). OuTher Terrier qui fait \a (laraîson, qui souille les glaces à miroir.

PARAJOUR. Objet qui, dans un panorama, projette sur les spectateurs une ombre ferme, ainsi que sur les corps qui les euTironnent. La lumière nYclaire que le tableau.

PARALLACriQUK. Un donne le nom de tunette parailaciique h une machine qui se compose d*un axe dirigé Ters le fiAle du ipuiid'*, et d*uiie lunette qui |ieut s'incliner sur cet axe et suivre le mouvement diurne des astres sur le parallèle qu'ils décrivent. — Lu règle parailaciique est un iiislniment dont Ptoléniée lit usage |K>ur calculer la pa* raîlaxc de la lune.

PA RA LLftLK (opl.).Du grecT»pi}L>.T;>oç, Tiin c-oiitro Tautre. On appelle rayons paralUUs^ roux qui partent iVnw noint lumineux situé i une distaii«'c infinie de Tœil.

PARALLf^lLK A VIS (çrav). Angl. parailel-rultr: allem. paralleliineaL Outii dont lu graveur en lettres fait usage |W)ur tracer ;iur une planche do iLétal des |iarallèles de toute espèce.

I>ARALL(:IJP1PÈDE (géom. chim. miner.). Du grec TiapsXÀr/Ao;, |iarallèlo, èrî, sur. et î:£6sov, surface, place. Solide terminé |>ar six parallélogrammes, dont les op|K)sés sont seinblabics, égaux et parallèles entre eux.

PARALLELISME. Etat de deux lignes ou deux plans parallèles. On dit, par exemple, le parallélii^me des essieux.

PARALLÉLOGRAMME (géom. mécan.).

Du grec :»paAXT2/.oç, parallèle, et Ypd|i(t9, ligne. Figure plane tcruiin^*e par quatre lignes droites, et dont tes côtés opitosés sont |iaraltèles. Cette figure, d*un iréquent usage dans les arts, prend le nom de rectangle lorsque ses quatre angles sont droits, et do loiange ou de rkombe^ quand ils ne sont pas droits. C'est un carrée lorsque ses quatre côtés sont ôgaux et ses quatre angles droits. La diagonal^, ilu fiaralléfogramme est la ligne qui joint les sommets do deux angles opposés. Dans tout parallélogramme les côtés opposés et les angles opposés sont respectivement égaux; les deux angles adjacents à un même côté sont supplémentaires Tun de l'autre, ou leur somme éuuivaut à deux angles droits; et les deux oiagonales se cou- 1»ent respectivement en deux parties égales, /aire d un parallélogramme est égale au produit de sa base (lar sa liauteur, ou, plus généralement, au produit d'un quelconque do ses cotés par la perpendiculaire qui mesure la distance de ce côté au côté opposé; et la somme des carrés de ses deux diagonales est éi|uivalente à la somme des carrés d&s quatre cotés. On nomme parallélogrammes des forces^ le théorème do statique gui sert à trouver la résultante d'un nombre quelconque de forces, à l'aide de parallélogrammes (|u'onconstruitavecchacuncd*elles.

1^ parallélogramme de Newton est celui que cet homme célèbre avait imaginé pour trou-

ver les premiers termes de la série en x, qui donùe la valeur de y lorsque ces deux variables entrent dans une équation algébrique uonnée. ^

PARALLÉLOGRAMME ARTICULÉ (mach.

h vap.). Angl.jpara//f/ moiion; allem. parais Ulbewegung, Dans les machines à simple elfet, tantôt c'est le piston qui, descendant i»ar l'efTet de la pression de l'atmosphère, iire le balancier après lui, tantôt c'est le l)atancier qui, iiar l'effet du contre-poids placé à son autre extrémité, tira le piston après lui. Mais dans aucun cas la ti^e du piston ne pousse devant elle le balancier. Il suffît, dans ces machines, d'une chaîne flexible pour lier la tige du piston et la tète du balancier : elle tienne un excellent moyen de traction. Mais la liaison ne |ieut plus être la même lorsque la machine est k double effet; car alors la tige du piston tire et pousse alternativement devant elle la tète du balancier. Il faut donc f|ue le lien établi entre ces deux pièces soit rigide et d'une longueur invariable. Le premier moyen proposé par Papin, en 1695, |H>ur satisfaire à cette condition, était de terminer la tige du piston en forme de eréniaillièro et d'armer la tète du Ijalancier d'un arc de cercle vertical également denté et engrenant avec elle. C'est à cet appareil imparfait et inadmissible pour de grands efforts ou fiour des vitesses un peu considérables, que Walt substitua, en ITSfc, le nouvel appareil connu sous le nom de parallélo" gramme articulé. Il consiste en un parallélogramme dont les quatre côtés sont unis entre eux par <ies tourrillons, autour desquels ils |»euvent tourner sans cesser d'être parallèles deux à deux. Un des côtés du [taraiiélogramme coïncide avec la direction du lialancier, et la tî^e du piston est fixée à l'un des ansles inférieurs avec lequel elle vient s'articuler. Le second des deux angles inférieurs est lié à une verge rigide, inextensible, et qui peut se mouvoir autour d'un centre fixe. La lixité de ce centre force le parallélogramme à se déformer inévitablement durant les oscillations du balancier, puisqu'il est soumis à la fois à deux efforts de traction différents. L'angle auquel est fixée la tige du piston décrit, par suite de cette déformation, une courbe en forme de 8 trèsallonçé. L'invention de Watt consiste à avoir choisi le centre du mouvement de la verge rigide de manière que cette courbe s'approche le plus possible d'une ligne droite verticale, dans la portion comprise entre les limites de l'oscillation du Ijalancier. (£ncyclop.des chem. de fer.)

PA R A LLÉLOG R A PHE. Du grec ^tapdXXtiXoç, parallèle, et ypâ^cj, j'écris. Instrument propre à tracer des lignes parallèles.

PARAMALÉATE (chim.). Sel produit par la combinaison de l'acide paramaléique avec une base salitiable.

PARAMALÉIQUE (Acide). Acide obtenu par la distillation sèche de l'acide roaliaire.

PARAMËCONIQUE (Acidb). Acide qu'on obtient en faisant i>ouillir l'acide méconique dans l'eau.

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DE TECHNOLOGIE

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