S7 INTRODUCTION
Et que Teut dire ce grand raisonneur, en nous disant d'une manière conditionnelle que oe frtin^ si nécessaire aux peuples, aurait pu élre^ par une convention universelle^ dans la main du Pape? Elle y fut en effet, non par une convention expresse des peuples, qui est impossible; mais par une convention tacite et universelle, avouée par les princes même comme par les sujets, et qui a produit des avantages incalculables.
Si les Papes ont fait quelquefois plus ou moins que Voltaire ne le désire dans le morceau cité, e*est que rien d*humain n'est parfait, et qu*il n'existe pas de pouvoir qui n*ait jamais abusé de ses forces. Mais si, comme Texigent la justice et la droite raison, on fail abstraction de ces anomalies inévitables, il se trouve que les Papes onl^ en effets réprimé les souverains , protégé les peuples^ apaisé les querelles temporelles par une sage intervenu iion, averti les rois et les peuples de leurs devoirs, et frappé d*anathime les grands attentais qulls n'avaient pu prévenir.
C'était donc une idée tout à fait plausible que celle d'une influence modérée des Souverains Pontifes sur les actes des princes. L'empereur d'Allemagne, même sans Etat^ a bien pu jouir d'une juridiction légitime sur tous les princes formant l'association germanique; pourquoi le Pape ne pourrait-il pas de même afvoir une certaine juridiction sur tous Tes princes de la chrétienté? Il n'y av/iit là certainement rien de contraire à la nature des choses qui n'exclut aucune forme d'association politique.
Il y avait des moments bien hononables pour la cour de Rome. C'est encore Voltaire qui parie. Si les Papes avaient toujours usé ainsi de leur autorité^ ils faussent été les législateurs de l'Europe. (Voltàirb, Essais^ etc., t. II, chap. 60.)
Or, c'est uufait attesté par l'histoire entière de ces temps reculés, que les Papes ont usé sagement et justement de leur autorité assez souvent pour être les législateurs de VEu^ ropCf et c'est tout ce qu'il faut.
Les abus ne signifient rien ; car, « malgré tous les troubles et tous les scandales, il y eut toujours dans les rites de I Eglise romaine, plus de décence, plus de gravité qu'ailleurs; Ton sentait que cette Eglise, quand elle était libre et bien gouvernée, était pour donner des leçons aux autres. Et dans l'opinion des peuples, un évéque de Rome était quelque chose de plus saint que tout autre évéque.
Hais d'où venait donc cette opinion universellei qui avait fait du Pape un être plus qu'humain, dont le pouvoir, purement spirituel, ïaisait tout oublier devant lui ? Il faut être plus qu'aveugle pour ne pas voir que l'établissement d'jj.i)e telle puissance était nécessaire' ment impossible ou divin. » ,
L'influence des Pontifes romains, si heureuse dans ses efforts contre l'islamisme, s est exercée avec non moins de bonheur au milieu des nations chrétiennes pour le soulagement des calamités publiques et l'abolition de la servitude. Représentez-vous l'Europe. au moyen âge, telle que l'avaient faite l'ignorance, l'affaiblissement de l'autorité royale, l'esprit exclusivement guerrier des seigneurs. Alors, comme aujourd'hui, les peuples s'armaient contre les peuples, et le sang chrétien s'épuisait dans des combats sans fin. Alors encore, à défaut d'ennemis étrangers, l'on tirait le glaive contre ses voisins et ses proches. Chaque terre était un royaume; chaque manoir une forteresse; et des vassaux malheureux, froissés par le choc de prétentions rivales, payaient les frais de ces expéditions sanglantes. Au milieu de ces scènes de malheur, yoyez le rôle dévolu aux Souverains Pontifes; placés, par le respect des peuples et des rois, è la tête de la société chrétienne, ils se font médiateurs dans toutes les querelles. Dansia chaleur des discussions, parmi le tumulte des armes, ils font entendre une voix conciliatrice ; et combien de fois, heureux pacificateurs, D'ont-ils pas ramené la concorde dans deux camps prêts à s'entrégcirger? Admirez surtout leurs efforts pour abolir les guerres particuliculières, ou du moins en adoucir les rigueurs. Que de canons dressés, que d'anathèmes lancés par eux ou par les cfmciles tenus sous leur autoritét pour affaiblir et déraciner enfin cette coutume barbare I S'ils n'ont pas réussi tout d'abord, ils ont procuré du moins aux malheureux quelques jours de trêves et de repos; et la continuité de leurs efforts a obtenu, à la longue, un triomphe complet. Vous parlerai-je encore de leurs sévères remontrances aux rois oppresseurs? Les peuples, courbés tous un sceptre de fer, tournaient leurs regards vers le trône pontifical, et le Vicaire de
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Jésas- Christ ne craignait pas de prAter à leurs lamentations la puissance de sa voii et Tautorité de. la religion.
Nous ne rechercherons pas Torigine de cette influence extraordinaire que les Papes ont exercée sur les plus fiers potentats, bien qu'elle soit peut-être facile à découvrir. Celte influence est un fait notoire; elle élait également reconnue par les peuples et par les rois; elle s'exerçait sans contestation sur l'Europe soumise; et, si Ton admet en principe raction réciproque des Etats sur leurs destinées, suivant leurs forces respectives ou le caractère de leurs souverains, nous ne voyons pas ce que l'on trouverait à redire à l'intervention des Papes dans les affaires de la chrétienté, intervention réclamée, longtemps par l'opinion gé* néralo et toujours employée pour le bonheur public.^
La barbarie et des guerres interminables ayant effacé tous les principes, réduit la sonve* raineté d'Europe h un certain élat de fluctuation qu'.on a jamais vu, et créé des déserta de toutes parts, il était avantageux qu'une puissance supérieure eût une certaine influence sur cette souveraineté ; or, comme les Papes étaient supérieurs par la sagesse et par la science, et qu'ils commandaient d'ailleurs à toule la science qui existait en ce temps-là, la force des choses les investit, d'elle-même et sans contradiction, de cette supériorité dont on ne pouvait se passer. Le principe très -vrai, (a jouoerattie^tfvûn^ de Dieu, renl'ermait d'ailleurs ces idées, 'et il se forma enfin une opinion réellement universelle, qui attribuait aux Papes une certaine compétence sur les questions de souveraineté. Cette idée était très-haute f t valait mieux que tous nos sophismes. Les Papes ne se mêlaient nul* lement de gêner les princes sages dans l'exercice de leurs fonctions, encore moins de Iroobler l'ordre des successions souveraines, tant que les choses allaient suivant les règles ordinaires et connues ; c'est lorsqu'il y avait grand abus, grand crime ou grand doute, que le Souverain Pontife interposais son autorité. Or, comment nous lirons-nous d'affaires en cas semblables, nous qui re|sarJons nos pères en pitié? Par la révolte, les guerres civiles et tous les maux qui en résultent. En vérité, il u*y a pas de quoi se vanter. Si le Pape avait décidé le procès contre les ligueurs, il aurait adjugé le royaume de France à ce grand prince, d la charge par lui d'en professer la religion; il aurait jugé comme la Pro- Tidence Ta jugé, mais les préliminaires eussent été un peu différents.
Il est bien important d'observer comnoent ces mêmes idées qui entraînèrent jadis des peuples barbares, ont pu réunir dans ces derniers siècles l'assentiment de trois hommes tels que Bellarmin, Hobbes et Leibnitz (2).
Et peu importe ici que le Pape ait eu cette primauté de droit divin et de droit Aumoin, pourvu qu'il soit constant que, pendant plusieurs siècles, il a exercé dans l'Occident, avec le consentement et l'applaudissement universel, une puissance assurément très-étendoe. Il y a même plusieurs hooimes célèbres parmi les protestants qui ont cru qu'on pouvait laisser ce droit au Pape, et qu'il était inutile à l'Eglise si l'on retranchait quelqoes abus. (Lbibniti, Oper.^ t. IV, part, ii, p. 420.} »
La théorie seule serait donc inébranlable, mais que peut-on répondre aux iaits qui sont tout dans des questions de politique et de gouvernement 7
Personne ne doutait et les souverains mêmes ne doutaient pas de cette puissance des Papes, et Leibnitz observe avec beaucoup de vérité et de finesse a son ordinaire, que l'empereur Frédéric, disant au Pape Alexandre 111, non à eouâ, mots à Pierre^ confessait la puissance des Pontifes sur les rois, et n*en contestait que l'abus. (Lbisniti, tftîd., p. 401.)
Cette observation peut être généralisée. Les princes frappés par Tanathème des Papes, n'en contestaient que la justice, de manière qu'ils étaient constamment prêts à s'en servir contre leurs ennemis, ce qu'ils ne pouvaient Eairt sans confesser manifeatement la légitimité du pouvoir.
Voltaire, a|>rès avoir raconté à sa manière l'exeommnnication de Robert de France, remarque que Cempereur Otkon Ili aimtm fnî-mAna mu toneile oA rescommmUcati^ M
2) Les •rfavenU «le Bellarmin qoi, de la suppesillon qae les Pspes ont la juri^iiclioii sur le spirilo^lf e «la^lf ont une direttion su itioini indirerie sur le temporel, n*onl pas paru méprisables i Hobb^
lai-même. ElfertiTemcni, il est cetUle, etc. (Liibniti, Oper., t. IT, part, ni, p.iOl, In-V; Ptméetéi LnMt%. iii-8\ L U, p. 406.)
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prononcée, (Voltaiar, Essaie etc., loœ. 11, cbap. 39.} L*empereur confessait donc l'autorité du Pape ; et c*est une chose bien singulière que les critiques modernes ne veulent pas 8*apercevoirde la contradiction manifeste où ils tombent, en observant tous (i*une commune voix, que cequHl y avait de plus déplorable dans ces grands jugements^ c*é(ait l'aveuglemenê des prifices qui n'en contestaient pas la légitimité et qui souvent les invoquaient oux^ fnêtneSm
Mais si les princes étaient d'accord, tout le monde était donc d'accord^ et il ne s'agira plus que des abus qui se trouvent partout.
Philippe Auguste, a qui le Pape venait de transférer le royaume d'Angleterre en héritage perpétuel » ne publia point alors qu'il n'appartenait pas au Pape de donner des couronnes.. Lui-même avait été excommunié quelques années auparavant , parce qu'il avait voulu changer de femme. Il avait déclaré alors les censures de Rome insolentes et abusives. Il pensa tout différemment lorsqu'il se vit l'exécuteur d'une balle qui lui donnait l'Angleterre. (1d., t6td., cbap. 60.)
C'est-à-dire que l'autorilé des Papes sur les rois n'était contestée que par celui qu'elle frappait: Il n'y eut donc jamais d'autorité plus légitime, comme jamais il n'y en eut de moins oonlestée.
La diète de Forcheim ayant déposé, en 10T7, l'empereur Henri IV, et nommé à sa place Bodolpbe, duc de Souabe, le Pape assembla un concile à Rome pour juger les prétentions des deux rivaux : ceux-ci jurèrent par la bouche de leurs ambassadeurs de s'en tenir à la décision des légats (D. Maimboubg, ad annutn 1077), et l'élection de Rodolphe fut confirmée. C'est alors que parut sur le diadème le vers célèbre :
La pierre a choisi Pierre, et Pierre fa choisi (3).
Henri V, après son couronnement comme roi d'Italie, fait en 1110 un traité avec le Pape, |)ar lequel l'empereur abandonne ses prétentions sur les investitures, d condition que le PapCf de son côté^ lui céderait les duchés, les comtés^ les marquisats^ les terres^ ainsi que (es droits de justice, de monnaie et autres dont les évéques d'Allemagne étaient en possession.
En 1209, Otbon de Saxe s'étant jeté sur les terres du Saint-Siège, contre les lois les plus sacrées de la justice, et même contre ses engagements les plus solennels, il est excommunié. Le roi de France et toute l'Allemagne prennent parti contre lui : il est déposé en 1211 par les électeurs, qui nomment à sa place Frédéric II.
Et ce même Frédéric II ayant été déposé en 1228, saint Louis fait représenter au Papa que si Cempereur avajt réellement mérité d^étre déposé, il n'aurait dû Vétre que dans un concile général, c'est-à-dire, au fond, par le Pape mieux informé.
En 1215« Frédéric II est excommunié et déposé au concile général de Lyon.
En 1335, l''em()ereur Louis de Bavière, excommunié par le Pape, envoie des ambassadeurs à Avignon, pour solliciter son absolution ; ils y retournèrent pour le même objet en 1338, accompagnés par ceux du roi de France.
En 1346, le Pape excommunie de nouveau Louis de Bavière, et de concert avec le roi de France, il fait nommer Charles de Moravie, etc. (k).
Voltaire a fait un long chapitre pour établir que les Papes ont donné tous les royaumes d'Europe avec le consentement des rois et des peuples. 11 cite un roi de Danemarck disant au Pape, en 1329 : Le royaume de Danemarck, comme vous le savez, Tris^Saint-Père, ne dépend que de F Eglise romaine, à laquelle il paye tributs et non de V empire. (Voltaire, Essai sur les mœurs, etc., t. III, ch. 63.)
Voltaire continue ces mêmes détails dans le chapitre suivant; puis il écrit à la marge, avec une profondeur étourdissante : Grande preuve que les Papes donnaient tous les royaumes.
(3) Petra (c*eti Jésai-Cliriii) dédit Peiro, Petrus diadema Rodolphe.
(4) Tous ces faiu iool universellement connus. On peut les vérifier, sous les années qui leur amrtienneot, dans Pounige de Maimbourg, qui est bien fait, Histoire de la déeadenee de Cempire, etc. ; dans les Annales de t Italie de Muratori ; et généralement dans tons les livres historiques relatifs à ceue époque.
DicTi02f!f. o^ Papes. S
45 INTRODUCTION. iU
Pour cette folst je .^uis parfailemenl de son Avis. Leê Papes donnaient ioui lei royaumer, donc ili donnaient toui les royaumes. C*est un des plus beaux raisonnements de Voltaire. (Essaie etc., t. III, ch. 64.)
Lui-même encore a cité ailleurs le puissant Charles-Quint demandant au Pape une dis-* pense pour joindre le titre de roi de Naples à celui d*empereur. (/6td., cb. 123 )
L*origine divine de la souyerainelé, et la légitimité individuelle conférée et déclarée par
le Vicaire de Jésns-Cbrist, étaient des idées si enracinées dans tous les espri ts, que Livon»
roi de la petite Arménie, envoya faire hommage à Temperenr et au Pape, en 1243. Il fut
eouronné à Mayence par Tarcbevéque de cette ville. (Haimboubo, Histoire de la décO'
ibtice, etc., ann. 1242.) Au commencement de ce même siècle, Joannice, roi des Bulgares, se soumet à TEglise
^maine, envoie des ambassadeurs à Innocent 111 , pour lui prêter obéissance filiale et lui dcttaader la couronne royale, comme ses prédécesseurs ravalent autrefois reçue du Saint- Siège. (Id., Bisloire du schisme des Grees^ t. II, liv. iv, ann. 1201.)
En 1075, Démétrius, chassé du trftne de Russie, en appelle au Pape , comme an juge de 40US les Chrétiens. (Voltuh, Ann. de Fempereur, 1. 1, p. 178.)
Et pour terminer par quelque chose de plus frappant peut-être, rappelons que dans le XVI* siècle encore, Henri VII, roi d'Angleterre , prince passablement instruit de ses droits, demandait cependant la confirmation de son titre au Pape Innocent VII qui la loi accordait pàT une bulle que Bacon a citée. (Bacon, Hist. de Henri Yll^ p. 29 de la trad. franc.)
Il D*y a rien de si piquant que de Toir les Papes justifiés par leurs accusateurs qui ne s'en doutent pas. Ecoulons encore Voltaire : « Tout prince, » dit-il, « qui Toulait usurper on recouvrer un domaine , s^adressait au Pape comme k son maître. Aucun nouveau prince ci*osait se d re souverain, et ne pouvait être reconnu des autres princes sans la perniissioD do Pape ; et le fondement de toute l'histoire du moyen âge , est toujours que les Papes se croient seigneurs suzerains de tous les Etats, sans en excepter aucun. • (Voltaieb, Essai sur •es mesurs^ t. III , ch. 64.)
Je n'en veux pas davantage; la légitimité du pouvoir est démontrée. L'auteur des Lettres sur thistoire , plus animé pent*être contre les Papes que Voltaire même , dont toute la haine était pour ainsi dire superficielle , s'est vu conduit au même résultat, c'est-à-dire a justifier complètement les Papes en croyant les accuser.
c Malheureusement, » dit-il , « presque tous les souverains, par un aveuglement inconcevable, travaillaient eux-mêmes à accréditer dans l'opinion publique une arme qui n'avait et qui ne pouvait avoir de force que par cette opinion.
« Quand elle attaquait un de leurs rivaux et de leurs ennemis, non-seulement ils l'approuvaient, mais ils provoquaient quelquefois l'excommunication ; et en se chargeant eaxmêmes d'exécuter la sentence qui dépouillait un souverain de ses Etats, ils.soumettaieot les leurs à cette juridiction usurpée^ » {Lettres sur TAù/otre, t. II , lett. 41, p. 413, in-8*.)
Il cite ailleurs un grand exemple de zo d:oit public, et, en l'attaquant, il achève de la iusUfier. « Il semblait réservé, dit-il, « à ce funeste traité (la ligue de Cambrai) de renferoer tous les Tices. Le droit d'excommunication en matière temporelle y fut reconnu par ieux souverains, et il fut stipulé que Jules fulminerait un interdit sur Venise , si dans ]uarante jours elle ne rendait pas ses usurpations. » (/frtd., t. III, lett. 62, p. 233.)
Dès que les peuples et les rois étaient d'accord sur l'autorité des Papes, tous les raisonne meiOs modernes tomt>ent, d'autant plus que la théorie la plus certaine vient à l'appui des usages anciens.
Je me résome. Nulle souveraineté n'est illimitée dans toute la force du terme, et même nulle souveraineté ne peut Têtre ; toujours et partout elle a été restreinte de quelque manière. La plus naturelle et la moins dangereuse, chez les nations surtout neuves et féroces, c*Atait sans doute une intervention quelconque de la puissance spirituelle. L'hypothèse de toutes les souverainetés chrétiennes réunies par la fraternité religieuse en une sorte de réimUique universelle, sous la suprématie mesurée du pouvoir spirituel suprême ; cette hypothèse, dis-je, n'avait rien de choquant et pouvait même se présenter è ta raison* comme supérieure è l'institution des Ampbictyons. Je ne vois pas que les temps modernes