SIM
fiCTi
tliime sur celui de CoDStantinople, d*ûù Agapei Tavait déposé pour son hérésie, et c|u*il casserait le concile de Gbalcédoine. Vigile Tint donc en Halle, chargé de Tor et de largeat qu'elle )ui donça; mais a^ant troufé hilvère placé sur le Saint-Siège, il dissimula SCS desseins, et alla YÎsiter Bélisaire, général des troupes de TEmpire, qui venait de saccager la Ville de Naples, et lui fit part des intentions de Timpératrice. Le peuple romain se rendit k Bélisaire. Hais Vitigez, rot des Goths, qui avait succédé à Théodat, vint mettre le siège devant Rome. Pendant ce tempS'Ik, rim(>éralrice fit proposer k Silvère le rétablissement d*Anthime et Tabrogation du concile de Chalcédoine ; mais Silvère répondit k cette princesse qu*il ne trahirnit jamais la cause de TEglise. Ne pouvant donc réussir, Théodore fit donner ordre k Bélisaire de chercher quelque prétexte Dour chasser Silvère. Bélisaire, touché de Tinjustice de ce procédé, eut beaucoup de peine k obéir; mais ne voulant pas s*exposer k une disgrâce pour défendre un innocent, et séduit, dit-on, par une somme d'argent que Vigile lui donna, il fit entendre des témoins qui soutinrent faussement que Silvère entretenait des intelligences avec le roi des fiotbs.En conséquence, Silvère fut dépouillé de ses habits pontificaux et de son pa//tum, el revêtu d'une robe de moine. En même temps, un sous-diacre alla trouver le clergé, H lui déclara que Silvère était déposé. Ce Pape, après avoir été ainsi traité, fut envoyé ùti exil k Paiare par Tordre de Bélisaire, qui lit aussitôt mettre Vligile k sa place. L'évôlue de Patare, touche de voir le Pape chassé Je son Siège avec tant dMi^ustice» alla troarer Tempereur pour lui représenter l'indi- ;tiité d*un tel traitement. Justinien ordonna ]u*on ramenât Silvère en Italie, ce qui fut }&é€uté. Mais Vigile, averti de ce retour, fil :«nt auprès de Timpératrice, qu'elle obligea )ôl isaire k livrer Silvère k son ennemi ; ausiilôt Vigile le relégua dans une Ile déserte le la mer de Toscane. Mais, peu de temps iprès, ne se croyant pas en repos tant qu il e verrait respirer, il lui fit retirer le paiu le iribuiation dont il le substantait, et le aissa mourir de faim. On ne lui donne |ti*un an et cinq mois de pontificat. Au reste, I a toujours été regarde de toute TEglise otume Pape légitime jusqu'au dernier molent de sa vie, et est honoré comme saint • ±0 juin, jour anni\ersaire de sa mort, qui lit lieu en 538.
SiUPUCB (Saint). — Né k Tibur, aujour- II ui Tivolr,dans.la Campagne de Rome,il en- 'B <i6 bonne heure dans Tétat ecclésiastique, t devint Tornement du der^ de Rome sous »s Papes saint Léon et saintHilaire.il fut rcJonné le 35 février 468 eut d*ahord k > tu battre les hérétiques macédoniens, et, ar sa fermeté, il empêcha qu*ils ne fissent (?s progrès. Il résista k Tempereur Léon, Ljt voulait l'engager k confirmer le c^non ^ du coDdle de Chalcédoine, qui élevait le éî^e de Constantinople au second rang de aî gnité épiscopale. II gouverna l'élise de
Rome avec une sollicitude vraiment pastorale au milieu des troubles et des désordres qui régnaient dans Tempire.
Ce fut sous son pontificat que Tempire romain, qui croulait déjk depuis quelque temps , tomba sous les coups des Barbares, qui étaient venus fondre sur lui de tous côtés. « Comme ils étaient pour la plupart hérétiques ou païens, » dit M. Pelin, « le saint Pontife ne put que gémir de cette révolution, et ce ne fut pas sans douleur qu'il vit THérule Odoacre proclamé roi de Rome, en 476, par ceux de sa nation. Ce guerrier, devenu mettre de fltalie, se montra hostile aux Catholiques, parce qu'il était arien déclaré. Siraplice défendit avec courage et succès la cause de TEglise; il consola les fidèles et les encouragea k persévérer dans la fui. Son zèle ne s'en tint pas Ik ; par ses soins, les idolAtres et les hérétiques qui inondaient l'Occident furent instruits des vérités chrétiennes et il s'opéra de nombreuses conversions. L'Eglise d Orientne donnait pas moins de sollicitude k Simplice. L'eutychianisme portait partout le trouble et la confusion. » Comme nous le verrons plus loin, ce saint Pontife écrivit k l'empereur Zenon pour l'exhorter k maintenir le concile de Chalcédoine, k rétablir dans le siège d'Alexandrie l'évèque catholique, et k chasser le meurtrier Timothée Elure; il écrivit aussi pour le même sujet k Acace de Constantinople. L'empereur, sollicité par le Pape et les orthodoxes, fit chasser les eutychiens des JEglises dont ils s'étaient emparés. Pierre le Foulon, Jean d'Apamée et Paul d'Ephèse furent de ce nombre. Jean Talaia, qui avait succédé k Timothée Solofacioledans le siège d'Alexandrie, en appela k Simplice. Le Pape écrivit pour lui k Acace.
Acace ayant donné avis au Pape Simplice du retour de Timothée Slure , déjà déposé, et des troubles qu'il causait k Constantinople pour se faire rétablir dans le siège d'Alexandrie, le Pape écrivit k ce sujet k l'empereur, le 10 janvier M6. En même temps, il écrivit k Acace, le chargeant même, comme son légat, de se joindre aux prêtres et aux moines qui résistaient k Timothée, et de solliciter avec eux Tempereur pour l'excloro d'Alexandrie et empêcher qu'on ne parlât de tenir un nouveau concile. Car, dit-il, on n'en a jamaiê tmu qu€ quand H t'est élevé quelque nouvelle erreur ou quelque doute dans les dogmeê^ afin qu*il fiU éclavrcipar la communion de$ étéquee. Néanmoins , Timothée Elure vint k Alexandrie, et continua à obliger les fidèles de cette Eglise kanathématiser le concile de Chalcédoine;
L'empereur Zenon écrivit au PapeStmplicius. Celui-ci, dans sa réponse, prie Tempereur, avant toutes choses, de délivrer I E* glise d*Alexandrie de l'usurpateur; d'y établir le pasteur légitime; d*6ter de même ceux que l'usurpateur a ordonnés, pour mettre k leur place des évèques catholiques ; enfin, de ne souffrir en aucune manière que l'on |H>rte atteinte au concile do Chalcédoine
suc
DICTIONNAIBC
ni à la leMre de saint Léon. Cette lettre du Pape Simplice est datée du 8 octobre 4T7.
Acace envoya au Pape Simplice le diacre £pipbane , avec une ample relation de tout ce que les hérétiques avaient fait contre la 2 foi et les canons, demandant comment on pourrait secourir les Eglises auxquelles Timothée Eiure avait fait violence h la fa- : veur de la tyrannie de Basilisque. Le Pape répond : Que c^est de l'empereur, après Dieu, qu'il i)iut attendre le secours de TE- ^lise; ()uMI doit publier une ordonnance pour exiler ceux que Timothée a ordonnés, el rétablir les évoques catholiques.
Joignez donc, dit-il, à nos lettres ^ vos inS' tances et celles de tant dévéques^ qui sont VC" nus à Constantinople afin que Timothée et ses sectateurs soient bannis sans retour, La tnétne loi doit comprendre Paul d'Eohise^ Pierre d Antioche^ et tous ceux quiU prétendent avoir ordonnés évéques. Quant à Jean^ autre- ^ois prêtre de Constantinople^ que les hérétiques ont faH (tique dApamée^ et qui, tour^ nant cette entreprise contre son auteur^ a chassé d'Antioche l'usurpateur Pierre et usurpé lui-même cette Eglise : il doit être analhématisé et retranché de la société des Chrétiens^ sans espérance de retour.,. Au reste^ il ne convient pas que nos frères les évéques séjournent longtemps à donstantinople^ surtout maintenant que le peuple de ces Eglises est en alarme à cause de lapersé^ cution passée^ de peur que quelqu'un ne «*ttnagine aue Von veuille donner atteinte au concile de Chalcédoine ; car on tient pour mriolable ce qui a été ordonné par tous Ih évéques,
Ouelqilé temps après le Pape Simplice reçut des lettres de rempereur Zenon et du patriarche Acace, Tinformant du désordre arrivé à Anlioche au sujet d*Etienne. Etienne siéjjcait, comme évèqne de cette villç, depuis un an à peine, lorsque les hérétiques »*élevèrent contre lui, et le tuèrent dans l'église à coups de cannes aiguisées comme des lances» tramèrent le corps dans la ville, le jetèrent dans TOronte. L'empereur frayant appris envoya è Antioche et fit punir les autours de la sédition. Les citoyens envoyèrent des députés pour demander pardon, et prièrent que, pour éviter de pareils désordres, on leur ordonnât un évèque à Constantino()ie; ce que Tempcreur leur accorda. Ainsi Acace, par ordre de l'empereur, or» donna évèque d'Antioche un autre Etienne, que Ton nomme Etienne le Jeune, recomluandable par sa piété aussi bien que son prédécesseur.
Celte ordination étant contre les règles, rem|)ereur et le patriarche écrivirent au Pape pour le prier de Tapprouver, comme faite par nécessité pour le bien de la paix. Le Pape répondit à l'empereur en ces termes :
Si ion avait suivi ce que fai écrit à mon frire Acace au sujet de Pierre et des auires^on n^aurait pas en de tels crimes à punir; car f avais mandé que l'on vous suppliât de le chasser hors des limites de votrs Empire^ lui et tous ceux qui avaient usurpé les Eglises à
f occasion de la dominaiion i» (m, Ctn pourquoi^ s'il s'en traure qmlfkt rotn.
faites-les chasser dans les pays étmjm i;
})arce que tous avez cru «r pottroir tpM^ es séditions d'Antioche qu*en ordoMuii ■ évèque à Constantinople^ contre FeréùîM^ du concile de Nicée^ a la chargt if réuntri Favenir au concile dOrient Corihûtitt k l évèque d Antioche : Vapàtre tmt Ain conserve votre promesse et votre srrmnt. i<i 914e ce que mon frère Acace a [aUptrfc ordre ne soit pas à Varenir iiiic àalci» C*est pourquoi nous ne pouvons iéiopprwt ce que vous avez fait pour le bien itk}i^ La lettre est datée du 22 juin 479.
Le Pape écrivit è Acace dans le méo^ <»:« lui recommandant surtout que cet «1^2 • ne se renouvela', plus à Tavenir. L*eDf<ff!' suivit l'avis du Pape ^ et envdt» Pur» • Foulon en exil à Pityonte, sur la frosir? TEmpire, dans le Pont; mais Pierre tr :,. ses gardes, et se retira auprès de saini T ^ dore des Euchaltes, que 1 on croit éire '
Sue les Grecs nomment Trichints, in.u rude cilice qu'il portait.
Jean Talaïa ayant été élu patriartiic 't lexandrie, l'empereur Zenon écrivit m?" Simplice une lettre où il déclarait Jeir : digne du siège d'Alexandrie oomne «..paole de parjure», et jugeait aue poorfiv> rer la réunion dès liglises d Çgjpte ii • : plus è propos de rétablir Pierre du* siège. Le Pape Simplice avait déjà rtc « lettre syuodah de Jean » et était prètk . firmer son ordination ; mais il s*8rréu c lettre de l'empereur^ el lui fit réponse. : suspendait l'ordination de Jean; bm^ pour le rétablissement de Pierre, iU^" vait y consentir. // a élé^ disait-il, c«»i • et même chef des hérétiques^ et foi ifs'*plusieurs fois (piH fât chassé aÂUjt^^ La promesse qu il fait à présent dtfr" la vraie foi^ ne peut servir tout au f^m le faire rentrer dans la commmm^* tt l glise^ mais non pas à PéUrer à U dip- sctcerdocCf de peur que, souspretertf feinte abjuration^ il n ait la liberté dm" ' V erreur ; ce qui est dautant pU$ è rf«.«' que Von dit quil est desnasidé pour pr v par ceux mêmes avec lesquels il i*esl n^" séparé de VEglise, Le Fape écririii i-dans le même sens, le 15 juin 428-
L'empereur Zenon» irrité de ce p^'écrivit à Pergamius, doc U*Egv]«c^,r.; verneur Apollonius, de chasser W ■ lexandrie et de mettre Pierre en ptK*^ du siège patriarcal. Alors Acke.i secours des patrons de Pierre, («^' l'empereur de faire le fameux te : :
nommé en grec Henotican^ que Piem souscrire en rentrant dans le sî^^-^ ' drie. Il est adressé à U>iis les été;*'* peuple d'Alexandrie, d*C^p(e« de l lie Panla]>ole.
Cet édit fut envoyé k Alexa&drif.r lettres de Tempereur pour le gocv*" le duc, par Tabbé Amraori et ^' siairea de Pierre Monge, qui Tir gnaieQt. Avant leur déi\art Aca^^e *'' ^
1)69 sm
qiia ayee eni et avec les autre qui se trouvèrent à Constantin reçirrent Thénotique, quoique ils eussent été hérétiques. Il per lire dans les diptyques le noD comme patriarche d'Alexandrie, pie promesse de réunion. Perg Tenait d*ètre déclaré duc d*Egvpt avec les députés, les lettres ue 1 Il trouva que Jean Talaïa avait pi mais Pierre Monge reçut Thénoti non, et le fit recevoir, non-seulen de son parti, mais k ceux du part rius avec lesquels il communiqc occasion d*une fête qu'on oélébrail drie pour parler au peuple dans fit lire rhenotigae publiquement.
Il anathématisa le concile de €1 et la lettre de saint Léon ; il 6ta < qnes les noms de Proterius et de Solofaoiole, y mit ceux de Diosc Timothée Elure. Il déterra le coi roolhée Solofaoiole, Tèta de Péglise hors de la ville, dans un lieu dése de Consiantinople, averti par G il*Aniiocbe, et par d'autres; emba cette conduite de Pierre Monge , ei gens pour éclaircir cette affaire ; mi les assura qu'il n'en était rien , et Acace une lettre où il dp|)rouve < ment le concile de Chalcédoine, se | seulement du zèle indiscret et de la 4le son peuple, qui veut le gouvern q«e de lui obéir.
Il écrivit de même au Pape Simpli «P4)rouvait le eoncile de Cnalcédoint ciue, dans le même temps, il voulût 4ler au peuple d'Alexandrie qu'il le Cette conduite double lui aliéna p personnes de son propre parti. Dès cnencement il y en eut qui se séparé lui, parce qu'en recevant l'hénotiquc iiathématisait pas le concile de Chalc On les appela acéphales, c'esC-k-dii chef, parce qu'ils s'assemblaient sépa et ne suivaient point leur palriarc quoiqu'ensuile il anathémaiisAt le con me voulurent point c-omrouniquer av<
Jean Talaïa étant chassé d'Alexand h Antiocpe trouver Illus, maUre des < h qui il raconta ce qui s'était passé, son conseil, il s'adressa k Calendioi triarched'Antioche. Il prit de lui des .«ynodales en sa faveur, et appela ai Simplîce, comme avait fait saint Alh liitaul arrivé k Rome, il fut très-bien rt Pape, qui écrivit })Our lui k Acace de tantinople, mais Acace lui ré|)ondit qi connaissait point Jean pour évëque Icxandrie, qu'il avait reçu Pierre li dans sa communion, en vertu de l'hénc de Zenon, et qu'il l'avait fait, contre Ta^ Pape k la vérité, mais |)our la paix d glise et par ordre de l'empereur.
Le Pape, mécontent d'Acace, lui rép qu'il n'avait pas dû recevoir k sa comme un hérétique condamné, et qu'il ne sul pas que Pierre Honge embrassât la cou oion de l'Eglise catholique suivant Thé
irCTIONIfAIRE
If»
été atiénés itront réiablis à ta diligence de Sévir êf qui fera aussi rendre ks trois ^porls du revenu ^ta Gaudence s'est appropriées pendant trots ans. Cn partage et cei emploi des reve&us ecclésiastiques sont à remarquer.
Le Pape saisi SîmpHee eut pour succès* seuF s»irU Félix II.
SIRICE (Saint), trente-huitième Pontife, éiait Romain de naissance et fils de Tiburce. — Il fut élu , pour succéder k saint Damase, tel" janvier â85. Le jeune empereur Vahenlinien.qui résidait à Milan « applaudit à cette élection, et tit expédier un rescrit, où il est dit qu'Drsin, qui n'avait pas encore renoncé à ses prétentions, était rejeté ))ar le |)euple, et Siriee choisi d'une voix unanime.
Ce saint Pape fit connaître sa sagesse et sa capacité, dès le commencement de son pon- Imcat, par les réponses qu'il fit aux consultations qu'Himéiius, évêquede Tarragone, métropolitain d'Espagne, avait envoyées à saint Damase, et qui n'avaient été reçues à Kome qu'après sa mort. La lettre qui coniieat ces réponses est très-célèbre. C'est la première de ce genre qui soit venue jusqu'à nous, et que I%n nomme déeritales ; ip^xc^ que cfr sont des décisions qui ont force de loi» et que, pour l'ordinaire, elles étaient le résultat d'un concile. Après avoir dit qu'il avait communiqué la consultation à Tassemr blée»des Pères, c'est-k-dire aux é vaques qui avaient assisté à son élection , il fait part, selon Fttsage d'alors, k Himérius de sa promotion. Ensuite il propose des règles pour réformer divers abus qui régnaient dans les Eglises d'Espagne. Quant au baptême, saint Siriee défend de rebaptiser les ariens, suivant les décrets envoyés par le Pape Libère, adirés la cassation du concile de Rimini. Ils soni reçus fdii'il^ commîtes autres hérétiques^ par la seule invocation du Saint-Esprit et ^imposition des, mains faite par VévéquCf c^est^ irdire qu^on leur donnera la confirmation. En Espagne chacun baptisait quand il le jugeait à propos, k Noël, a TEpiphanie, aux létes des apôtres et des martyrs. Le Pape saint Siriee condamne cet abus ; et, conformément k l'usage de toutes les Eglises, il ordonne de ne baptiser qu'à Pâques et pendant les cinquante jours suivants iusqu'a la Pentecôte : Encore ne doit-on baptiser alors^ que ceux qui auront été choisis , qui auront donné leur nom au moins quarante jours aupara* vanif eest'à'dire avant le Carême^ et qui auront été purifiés par les exorcismes, les oraisons journalières et les jeûnes. Dans le reste de 1 année Ion ne pouvait observer si régulièrement ces saintes préparations. Mais oour les' enfants qui ne peuvent encore par^ ler^ et ceux qui se trouvent en quelque néces-' site 9 comme dans un naufrage , une incursion d'ennemta , un siège ou une maladie désespé^ r/e, nous voulons^ dit le Pape, que ceux qui demmndent le baptême en ces occasions , le reçoivent au même moment ; de peur que si quelmun meurt sans le baptême , nous ne répopiions dfi la perte de son âme au péril de
la nôtre. L^exoeption pour les petits enfiinl* est remarquable et montre raotiqoité de notre usa}$e de les baptiser en tout temps
Ensuite vient la question de la pénitence, où le Pape s'exprime ainsi : Les apostats qui retournent à l'idolâtrie sont privés des sacrements: seulement ils seront réconciliés à la mortf s^ils passent tout le reste de leur vie en pénitence. Ceux qui , après avoir fait péni^ tenccj retournent au péché ^ soit en portant les armes, ou exerçant des charges ^ soit en fréquentant des spectacles, ou contractant de nouveaux' mariages : ceux-là , n'ayant plus le remède de la pénitence , ne participeront qu'aux prières des fidèles , et recevront le ttotiaue à ta mort, encore qu'ils se soient rornges. La milice et le mariage étaient défendus aux pénitents publics ; de sorte que c'était un nouveau péché, si, pendant le cours de (a pénitence; ils s'engageaient dans le service, contractaient mariage ou usaient du mariage déjà contracté. Et ce que le Pape dit ici : après avoir fait pénitence ^ se peut entendre après -a plus grande partie, avant le dernier deçré et l'absolution reçue. Les moines et les religieuses , qui , au mépris de leur profes^ sion , auront contracté des mariages sacrilé* ges et condamnés par les lois civiles et ecclé^ élastiques f doivent être chassés de la communauté, des monastères et des assemblées de V Eglise , et enfermés dans des prisons , pour y pleurer leurs péchés et ne recevoir la cQm^ munion quà la mort. On peut remarquer ici qu'il y avait dès lors en Espagne des communautés religieuses, outre ce qui a déjà été observé sur le concile de Saragosse ; et que les mariages des personnes de c^tte profession étaient condamnés par le concours des deux puissances. Il est défendu d'époux ser une fille fiancée à un autre; et o'esl tint espèce de sacrilège de violer la bénédiction des fiançailles.
Puis viennent les règles sur les ordina-^ tions. Il y avait en Espagne des prêtres el des diacres, qui» longtemps après leur ordi*^ nation, vivaient avec leurs femmes ou avec d'autres; en sorte qu'ils en avaient des enfants, et alléguaient, pour prétexte de leor incontinence l'exemple des prêtres de Paneienne Loi. A quoi le Pape répond que ces anciens usaient du mariage , parce que les ministres de l'autel ne pouvaient être d'une au'tre famille : et toutefois ils se séparaient de leurs femmes dans le temps de leur service. Mais Jésus^Christ étant venu perfectionner la loi, les prêtres et les diacres sont obligés, par une loi invioMlCf à garder du jour de leur ordination la sobriété et la continence f pour plaire à Dieu dans les sacrifices qu'ils offrent tous les jours. Ceux donc qui ont pèche par ignorance et reconnaissent leur faute , demeureront dans Fordre oit ils sont , à la charge d^observer la continence à l'avenir : ceux fut voudront défendre leur erreur , seront prirù de toute fonction ecclésiastique : caçnî est dit en généreU pour les évêques , les prêtres et dior crée. On n examinait pas assez les ordinants» principalement sur la bigamie : c'est poi^ quoi le Pape donne les règles suivantes i