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ceux qui manquaient è lear devoir. Il aimail cependant qu'on se défendit » avec respect toutefois , *et en alléguant de bonnes raisons. Au seul nom de Sixte-Quint est tellement attachée Tidée d'un grand prince, qu'on ne saurait rien ajouter à l'impression qu'il réveille. Malgré les vives douleurs de sa dernière maladie, il mourut debout et travaillant sans relâche au bien de la religion et de l'Etat, après avoir néanmoins satisfait^ avec beaucoup de piété , à tous les devoirs de chrétien. Jamais Pape n'a formé de plus grands projets que Sixte-Quint, et peu les ont exécutés avec tant deforce elde grandeur. SOTER (Saint) succéda à saint Anicet, en l'an 168, sous l'empereur Marc-Aurèie. — II était naiif de Fondi, dans la terre de Labour, et flis de Concordius. Il se montra le père des pauvres et d<?s malheureux. Non content de laire sentir è Rome et aux provinces voisines les effets de son immense charité, il envoya des secours jusqu'à Corinthe; et saint Denis, qui était alors évéque de celte ville , lui témoigna sa reconnaissance et celle de son troupeau , par une lettre en réponse à eerie que Soler avait adressée aux Corinthiens ; cette lettre était si édifiante, qu'on la lisait avec celle de fflint Clément dans l'assemblée des fidèles. Il employa toute sa vigilance et ses soins à découvrir les besoins spirituels et corporels des fidèles. Harcliant sur les [)as des saints Papes qui l'avaient précédé, il envoya des aum6nes aux églises des diverses villes, et il joignit k ces charités des instructions trèssalutaires dans les lettres qu'il leur écrivit, pour les exhorter à demeurer fermes dans la foi et unis entre eux avec les évoques et les prêtres qui les gouvernaient. Sa charité s'étendit principalement sur ceux qui souffraient pour la cause de Jésus-Christ, soit dans les prisons, soit dans les mines, et qui se trouvaient souvent abandonnés et destitués de tout secours. 11 n'avait pas moins de sollicitude pour détourner tout ce qui aurait pu donner atteinte à la pureté de la foi, que les hérétiques cherchaient à corrompre. Il s'opposa fortement aux montanistes ou catapbryges, dont l'hérésie commençait k paraître. (Test en l'année 171 , troisième du pontificat de saint Soter, qu'on fixe le commencement de cette hérésie. Montan,
3ui en fut l'auteur, était né en Phry^ie, et ésirait ardemment les premières dignités dé l'Eglise, quoiuue sa qualité de néophyte et d'eunuque dût l'empêcher d'y prétendre, il parvint bientAl k séduire Priscille et Maxiiuilltî, femmes nobles et riches, qui se donnèrent pour prophétesses. Les montanistes avaient la prétention d'enseigner et de pratiquer une religion plus parfaite que celle de Jésus-Christ et des apôtres. Ils se vantaient d'avoir reçu la plénitude de l'Esprit de Dieu, qui auparavant ne s'était communi-
3ué qu*en partis ; en sorte que la perfection e la vérité n'existait que dans leur secte et cela par l'effet d'une révélation nouvelle, qui servait de complément k la révélation chrétienne. Dieu, selon eux, avait accommodé
jusqu'alors ses préceptes aux circonsianres et k la faiblesse des nommes; mais n'ayant pu sauver le monde ni par Moïse et les prophètes, ni même par riacarnatioa de Jésu»- Ghrist , il était enfin descendu par le Saiot- Esprit dans les auteurs de la nouvelle doctrine afin de consommer son ouvrage eo répandant par eux la plénitude de la grâce et de la lumière. Saint Soter dut coml^ttre une telle hérésie, qui devint plus lard IV casion de plusieurs conciles tenus dans la Phrygie et les provinces voisines. Cette hérésie corrompit plusieurs Eglises, et subsistait encore au v* siècle. Elle s'étendit aussi en d*autres provinces et ne tarda pas à se diviser en plusieurs branches , telles que les procliens, etc.
On rapporte k la même époque, sous le pontifical de saint Soter, le commenceroenl de deux autres hérésies, dérivées en partie du système des gnostiques : celle des encraiites, qui eut pourchef Tatien, et celle deBardesane.
Tatien, d'obord parfaitement orlhodoie, admit ensuite, comme Valentin, plusieurs puissances invisibles émanées du Dieu suprême ; et , comme Marcion , il supposait un autre principe qui avait créé le monde, à l'exception de la lumière, proiiuite par !« bon principe. Il regardait la aiatière couime essentiellement mauvaise, prétendant expliquer ainsi l'origine du mal ; et c'est d'après cette idée qu'il faisait profession de bair le corps, qu'il ordonnait Tabstinence du vin et de la chair des animaux , qu'il condamnait le mariage comme une débauche introduite par le démon. Comme les autres gnostiques, Tatien soutenait que Jésus-Christ n'avait eu qu'un corps aoparent ; il n'adnQetlail qu'une partie de l'Ancien Testament, et il est le premier qui ait enseigné, contre la croyance générale de l'Eglise, qu*Adaai n'é« tait point sauvé.
Bardesane se montra d'abord fortement attaché k la doctrine catholique. Pressé par Marc-Aurèle d'abandonner la religion chrétienne, il lui résista courageusement, il composa pour la défense de la foi plusieurs ouvrages contre les hérétiques de son temps et particulièrement contre les erreurs de Marcion. Ses ouvrages furent en grande partie traduits en grec et sont fort estimés. Mais enfin Bardesane se laissa entraîner aux erreurs des gnostiques et devint Tauteurd'une secte quisubsista longtemps en Syrie. Coœoie («uxyiladmettaildeux principes de toutes choses, l'un qui était la sourcede tout bien, raulro essentiellement mauvais et cause de tout le . mal qui existe dans le monde. Le bon priiH cipe avait créé les âmes pures et les arait unies k un corps subtil et aérien ; ensuite le principe du mal éiait venu k bout de les séduire , et les avait enfermées dans un corps matériel et corruptible : ce qui produisait la lutte des passions et de la raison. Bardesane supposait donc le corps mauvais par sa nature, et c'est pourquoi il niait la résurrectioa de la chair cl ne voulait admettre en Jésus-Christ qu'un corps aérien ou céleste.
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DES PAPES