CAM DICTI
et d'affection ; il lui donna l'archinrétré de Saint-Pierre, où sur la recommandation du Pontife, il introduisit d'utiles réformes. Gomme Calvo était reconnaissant, ce n'est qu'à l'extrémité qu'il abandonna son bienfaiteur, ponr aller se réunir au concile'de Piso. Les cardinaux, qui se trouvaient dans celle assemblée, lui avaient écrit une lettre injurieuse que Thierry de Niem n conservée. Il concourut à l'élection d'Alexandre V, et mourut le 2 octobre 1411. [Voy. Cucowius in Innoc. VU et Alexand. V; — Ugiibl., Italia sacro; — Albert, Hist. des cardinaux.)
CAMBACÊRÈS ( Etienne -Hubert dr), frère pui'né du prince archichancolier de l'empire, naquit a Montpellier le 11 septembre 1756. — Entré dans la carrière ecclésiastique par vocation, il était chanoine dans celte ville, quand éclata la révolution. Vivant retiré, tout entier à la culture des lettres, il ne s'aperçut pas de la tourmente et ne fut point inquiété. Après le concordat et le rétablissement du culte, il fut porté, lu 11 avril 1802, à l'archevêché de Rouen. S'il le dut a la faveur dont jouissait son frère, il est juste d'ajouter qu'il en était digne, ot
Jpi'il n'était pas au-dessous de ces hautes onctions. L'année d'après, il fut promu au cardinalat, et décoré du cordon de grandofficier de la Légiou-d'honn< ur.Elu candidat au sénat conservateur par le collée électoral do l'Hérault, le princo do l'élise y fut appelé le f février 1805. Après l'a bataille d Austerlitz, 2 décembre 1805, il publia une lettre pastorale pour remercier le Ciel d'avoir encore une fois fait triompher les armes françaises. Toutefois, quand Napoléon 1", adoptant une autre ligne de conduite, eut compromis ses rapports avec le Souverain Pontife, le cardinal se conduisit avec réserve et dignité ; il manifesta sa douleur, et «'abstint d'assister au mariago do Marie-Louise. Le 8 avril 1814, il donna son adhésion aux actes du sénat qui prononçaient la déchéance do Napoléon. Cependant celui-ci le lit entrer, en juin 1815, dans sa nouvelle chambre dus pairs. Après la seconde restauration, cette Eminence ne quitta plus son diocèse, et mourui a Rouen le 25 octobre 1821, dans la 60* année de son âge. Sou successeur lut le prince d« Croy.
CAMBOUT (Pierre de), cardinal de Coislin, d'une ancienne et illustre maison de Bretagne, naquit à Paris en 1636. 11 était fils de Pierre-Cés.ir de Camboust, marquis de Coislin, colonel-général des Suisses et Grisons, lieutenant-général des armées du roi, mort, le 10 juillet 1641, des blessures qu'il avait reçues au siège d'Aire, en Artois, n'étant âgé que de vingt- huit ans. Le jeune Pierre, qui n'avait alors quecinq ans, fut élevé avec le plus grand soin par sa mère, Madeleine Séguier, tille aînéede Picrro Sfguier, chancelier do France, femme distinguée, qui sut inspirer à son fils les sentiments d'honneur et de piéîé qu'il voyait
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dans sa famille. Entré dans la carrière ec* clésiastique, il fut nommé évôque d'Orléans Le nouveau prélat montra, dans son diocèse, une sagesse, une charité, une tolérance, qui lui gagnèrent tous les cœurs. Aprè* la révocation de l'édit de Nantes, en 1685, un régiment de dragons avait été envoyé h Orléans pour forcer à se convertir ies calviniste* qui |>ouvaient y rester. L'évéque logea les officiers dans son palais, gagna les soldats, et fil si bien qu'aucune violenco ne fut exercée contre les religionnaires, qu'il appelait ses diocésains. Créé grand aumônier de France, et commandeur de l'ordre du Saint-Esprit, rl fut élevé au cardinalat, on 1697, par le Pape innocent XII, qui lui assigna le litre de la Trinité in Monte Pincio. Ce prince de l'Eglise mourut, le 5 février 1706, âgé de 69 ans, et emportant les regrets de tous les gens de bien.
CAMPANELLI (Philippe), né dans la Marche d'Ancôoe en 1729, fut fait cardinal par Pio VI en 1789. Il mourut en 1795.
CAMPEGGI (Laurent), né à Bulogne, en 1474-, descendait d'une ancienne famille, originaire du Dauphiné. Un de ses ancêtres ayant suivi, en 1265, Charles d'Anjou dans Je royaume de Naples, alla se fixer è Bologne, où sa postérité fut toujours honorée. Jean Campeggi, son père, était un savant jurisconsulte, et, lui-même, il professa avec distinction le droit è Padoue. Il s'était marié, avait eu plusieurs enfants; devenu veuf, il embrassa l'état ecclésiastique, où il obtint des emplois considérables. Jules II le nomma auditeur de Bote, évôque de Feltri, et l'envoya, comme nonce, à Milan et en Allemagne. Léon X lui confia, et à Thomas Campeggi, son frère, le gouvernement des villes de Parme et de Plaisance, et le renvoya nonce en Allemagne Lo 1" jui//e( 1517, il le créa cardinal. Campeggi revint è Home en janvier 1519, et l'année suivante, il fut envoyé, comme légat, on Angleterre, pour y lever les décimes destinés à être employés à faire la guerre contre les Turcs. S'il échoua dans celte mission, il sut plaire à Henri VIII, qui lui accorda l'évéché de Salisbury. Sous le ponlilical de Clément VII, il lui de nouveau envoyé en Allemagne, en qualité de légat, pour tacher de mettre tin aux troubles suscités par Luther, et où il lit «les règlements pour la réforme du clergé. En 1528, il alla encore en Angleterre, muni de pleins pouvoirs, pour être juge du divorce d'Henri VIII, qui voulait faire déclarer nul son mariage avec Catherine d'Aragon, afin d'épouser Anne de Boleyn. Lo cardinal Wolsey lui était adjoint; mais celui ci, craignant d'indisposer son maître, ei de perdre sa position de premier ministre, ne voulut pas se prononcer, laissant Campeggi agir seul, comme un des jdus profonds jurisconsultes do son temps. Ce dernier ni de vains efforts pour engager le monarque à ae désister de la poursuite du divorce, puis h roinoà s'y prêter de bon gré; enliu le Pape à tacher de donner satisfaction à Henri, celte satisfaction lui paraissant nécessaire
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pour empêcher ce prince violent et passionné de se détacher, avec ses Elals, de l'Eglise romaine. Ces trois points éloiunl trop dillirilesa obtenir. Campeggi, malgré tous ses talents, ne recueillit de culte négociation que la perte de son évôché de Salisbury, qi»e le défenseur delà foi s'empressa de loi retirer. Campeggi reviut a Rome en 1529. Dès 1523, il était évêque de Bologne. Il se trouvait dans cette ville au couronnement de l'empereur Charles V, puis il la quitta encore pour retourner, comroo légat, eo Allemagne, où il assista à la diète d'Augsbnorg. A son retour, le Pape étant mort, il concourut à l'élection de Paul 111 qui, en 1338, le nomma pour se trouver, en qualité de légal, à Vicence, où devait s'ouvrir un concile. Mais Campeggi mourut à Rome ie 19 juillet 1539. Ce prélat, plein de droiture et d'expérience dans les affaires, était aussi recommandante par ses vertus que par sa science. Il avait écrit quelques ouvrages de droit, qui n'ont pas été publiés. On a plusieurs de ses lettres, qui sont importantes pour l'histoire de son lemps, dans le recueil intitulé : Epistotarum miseellancarum ad Fredtricum Nauteam libri décent, Basilea?, 1550, in-fol. [Voy. Sieomus, De epi$copi$ Ronon. ; — Garimbai, I. i ; — Onupbrb, in Ckronic ; — Sa idéal s, De schism. Angl. ;
— Si «lus , in Comment. ; — Slbidan , in Annal.; — Cguel. liai, sacra; — Sponob, in Annai. eccles. — Albert, Hist. det card.
— Blmildi, Bibl. Bononen$i$.) — Les deux fil es de Laurent Campeggi furent mariées convenablement , ses trois fil* furent trois hommes distingués : Rodolphe, général des Vénitiens ; Jean- Baptiste, évêque de Majorque, l'un des plus savants prélats de son sièc/e et l'alné qui était i
CAUPEGGI (Albxasbrb). Il reçut l'éducation la plus brillante, et le Pape Paul 111 le fit clerc de la chambre, nuis lui donna d'autres emplois, et, en 1541, l'éleva sur le siège épiscopal de Bologne, sa patrie. Le concile de Trente ayant été transféré a Bologne, les prélats s'assemblèrent chez Alexandre et Jean-Baptiste Campeggi ; ou y remarquait cinq prélats de cette famille, proches parents du cardinal Laurent : Thomas et Marc-Antoine, ses frères, l'un, évôque de Fdiri ; et l'autre, de Grosseto ; Jean, évêque de Part-nto, son neveu, fils d'Anloino-Marie. son frère ; et ses fils, Jean-Baptiste, évêque de Majorque , qui prononça au concile de Trente une harangue, De tuenda reliimprimée à Vuuise 1561, iu-4*, et Aleiaodre, évêque de Bologne. Ce dernier fui au»H légal à Avignon, où il lit échouer les desseins des huguenots qui cherchaient a envahir les terres de l'Eglise. Il fut élevé à !a pourpre romaine par le Pape Jules 111 en novembre 1551, et il mourut trois ans après, le 25 septembre 1554, âgé de 48 ans.
CAMPORA (Pibrrb), Modenais, commandeur de l'hôpital du Saint-Esprit in Saxia , créé, en 1616, par lo Pape Paul V, prêtre-cardinal du litre de Saiul-Tliomas, évôque de Cremene. mourut en 1643.
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CAMUS (Etiriik le), évôque de Grenoble, fait cardinal eu 1686 par Inuoceul XI, mourut en 1707.
CANALE (Xavier) . né à Terni en 1695 fut fait cardinal eu 1706 par Clément XIII Il mourut en 1773.
CANALI iFrasçois), né à Pérouse en 1772 fut fait cardinal en 1831 par Grégoire XVI Il mourut en 1835.
CANANI (Jules), Ferrarais, évêque d'Atri, puis de Modène, créé, eu 1583, par le Pape Grégoire XIU , prôtre-cardinal du litre de Saint-Eusèbe, puis de Sainte-Anastasie, mourut en 1592.
CANILLAC (Ratmoxd ob), deCanillac, dans le Gévaudan, avait une grande connaissance du droit civil et ecclésiastique. — Il fut chanoine régulier de Saint-Augustin, dans le chapitre de Maguclono , dunt l'évêché fut plus lard transféré à Montpellier; et il était prévôt de cette église, lorsque Guillaume de Lsudun, archevêque de Toulouse, étant devenu aveugle, donna sa démission au Pape Clément VI. Raymond de Canillac fut, en 1345, nommé en sa place, et. en 1350, créé cardinal du tilre de Sainte-Croix de Jérusalem, qu'il quitta, sous Innocent VI, pour l'évêché de Palestine. Après la morl d'Innocent VI, en 1362, il réunit onze voix pour être élevé 3ur le siégo pontifical. Il mourut à Avignon le 20 juin 1373 , et fut enseveli dans l'église des frères Mineurs. On lui attribue quelques ouvrages, entre autres, un volume de recueils , Recollectorum liber. (Voy. DtiCHBXB, Histoire des card. franeais; — Frison, Gall.purp. ; — Albert, Hist. des card.; — Saiktb-Martub, Gall. Christ. ; — Balusb, Vitœ Paporum Aveniens.)
CANTELMI (Jacques), né le 27 juin 1645, filsduducdePopoli, d'une des plus anciennes et des plus illustres familles du royaume de Naples, après avoir été inquisiteur è Malte, nonce h Venise, en Pologne et à Vienne, fut encore nonce extraordinaire a la cour de Pempereurel h la dièled'Augsbourg, lorsque l'empereur Joseph 1" y fui élu roi des 'Romains. — Le Pape Alexandre III le décora de la pourpre en 1690. Il fut ensuite archevêque de Capoue, puis de Naples, où il fut un des premiers è se déclarer pour le petitfils de Louis XIV, le roi d'Espagne Philippe V, qu'il eut la joie de recevoir à Naples en 1702. Il y mourut le 11 décembre do la même année, âgé de cinquante-sept ans.
[foy. Lellis, Famiglie diiïapoli;— Scipinne Ammirato, Famiglienapol. ; — Ihhoff, Histoire généalogique d'Italie et d'Espagne ; — le P. Anselme, Mémoires du temps.)
CAPACCINI. — Nous empruntons les lignes suivantes à lUroi de la religion du 24 juin 18'»5 :
« Nous apprenons avec un sentiment de profonde douleur qui sera universellement partagé, la morl du cardinal Capacciui. L'Eglise redira les services éminenls qu'il a rendus au Saint-Siège dans les négociations dilficiles dont l'auguste confiance du Pape l'a successivement chargé en Belgique, à Naples, en Portugal ; les membres du corps diploma-
tes car dînai: x.
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liquequi ont eu h traiter avec lui lorsqu'il remplissait a Rnme le* fonctions de sous-sécrélaire d'Eial, vanteront les vues élevées de sa haute intelligence, la loyauté de sa parole, l'exquise finesse et la pénétration de son esprit; ses amis , tous ceux qui l'ont connu dans l'intimité de la vie, garderont le souvenir inoffaçable de la boulé de son cœur, de l'aimable nbandonde ses manières, delà noble simplicité de «es goûts, de l'inviolable et généreuse fidélité de ses affections. La plus haute dignité eeclésiastiqueavail été la juste récompense d'une vit» consacrée tout entière au service de l'Eglise, quoiqu'il n'eût ambitionné, tout le monde le sait à Rome , que les douceurs et l'obscurité de la retraite. Il a à peine porté pendant quelques semaines l'honneur de la pourpre. Créé cardinal dans le consistoire du 21 avril 1845, il est mort le 15 juin : ses obsèques ont eu lieu le 18 dans l'église de Santa Maria in Aquiro. »
On trouve dans le lonie CXI de l'Ami de la religion des détails sur la mission du cardinal Càpat'ciui eu Hollande.
CAPELLETT1 ou CAPPELLETTI. — Nous lisons dans l'Ami de la religion du 3 juin 1824 :
« On apprend de Rieti que , dans la nuit du 15 au 16 mai , est mort M. le cardinal Benoit Capullelti , évôque de cette ville. Il était ué a Kieti lu 2 novembre 1764 , et fut élevé chez les religieux du Mont-Cassin. Etant entré dans la carrière ecclésiastique , Pie YI le nomma chanoine de Sainte-Mai ie- Majeurc. Pie VII le fit entrer dans le collège des prélats référendaires des deux oignatures, et l'envoya successivement pour gouverner les délégations de Vilcrbe, Morala , Urbin et Pesa ru. Léon XII le nomma gouverneur doKomeen 1828, et le Pape actuel le déclara cardinal le 2 juillet 1832 et le créa évôque de Rieli le 29 juillet de l'année dernière. Le cardinal a succombé à une maladie inllammatoire après avoir reçu tous les secours de la religion. »
CAPIFEUI ouCAPO-Dl-FEKUO (Jébôme), né, à Rome, le 22 juin 1502, fut attaché , jeune encore, au cardinal Alexandre Farnèsc qui, remarquant en lui beaucoup d'aptitude et d'intelligence pour les affaires, l'omploya en différentes circonstances, et le lit connaître au Pape Clément VII, qui le chargea de plusieurs légations. — Le cardinal Alexandre étant devenu Pape sous le nom de Paul III, Jérôme fut envoyé auprès du roi de Portugal, en 1541, pour lui annoncer la convocation du concile à Trente. La même année, il.frjl envoyé comme nonce eu France, et, à son retour, il fut nommé trésorier de la chambro apostolique, et choisi, avec le cardinal Ascagne Sforza, neveu du Souverain Pontife, pour aviser aux mesures h prendre relativement à la guerre que les Turcs faisaient en Uougrie, et qui commençait a menacer l'Italie. Il devint ensuite évôque du Nice, et datairo. Après l'avoir , le 19 décembre 1544, revêtu de la pourpre, Paul III l'envoya de nouveau en France, pour prier lu roi do permettre *"x évôqucs de ses Eia't
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de se rendre à Rologne, où le coutil.', convoqué d'abord à Trente , était transféré. U 'même Pontife l'envoya en France, une troisième fois, en 1547, auprès du roi Henri 11, pour le remercier de ce qu'il avait bien voulu fiancer à Horace Farnèse sa fille naturels, âgée de neuf ans. Le légat Ajoutait que Si Sainteté désirait vivement resserrer, par un lien encore plus étroit , l'amitié qu'il avait our la France. L'historien deThou rapports, celle occasion, que le roi écouta très-froi. dément l'expression decedésir. Sous Paul Ul, Jules Ul et Marcel II, le cardinal CapitVri eut encore la légation de la Romagne, où il publia divers règlements très-sages pour le gouvernement do celle province. Il mourut en 1559, pendant le conclave, âgéde57aus. C'est lui qui fit bâtir h Rome le superbe palais appelé de son nom Capo-di-Fcrro , el que possédait, il y a peu de temps encore, la famille de Spa<la.
CAPISUCCHI (Iban-Astoihb), savant jurisconsulte, né, a Rome, d'une famille ancienne, le 21 oclobro 1515, fut cardiual du litre •!« Saint-Pancrace, puis de Sainte-Croix de Jérusalem , et enfin de Saint -Clément. — D'ubord chanoine du Vatican , et auditeur de rote sous le Papo Paul III, il fut élevé, va 1555, au cardinalat par Paul IV, qui lui donna l'évôché de Lodi, et le mit au nombre «l«i cardinaux préposés pour le service de l'inquisition. Sous Pie V, il fut préfet de la si* gnalure de grâce el gouverneur deGualun, avec le caractère de légat apostolique. 11 mourut le 29 janvier 1569, dans la 54' aimeo de son âge, après avoir publié des Constitulions pour son diocèse de Lodi, et avoir tenu un synode.
CAPISUCCHI (Raimond). fils de Paul Capisucchi, marquis de Pui-Calin, naquit à Rome en 1616. Entré dans l'ordre de Saint-Dominique à l'âge de 14 ans , il enseigna dans celle capitale la philosophie et la théologie. Innocent X le nomma secrétaire de la congrégation de l'Index, puis membre delà congrégation de l'examen dus évêques, el, en 1654, maître du sacré palais. Créé cardinal par Innocent XI, le 1" septembre 168t.il mourut à Rome le 22 avril 1691, âgé de 75 ans. Il a laissé quelques ouvrages de théologie et autres : I. Controversiœ théologie** scholasticœ, morales, etc., ad menions diti Thème* retoluiœ ; IL Appendices ad controverse III. Vita B. Joannis Chisit ; IV. Censura . seu votum de cultu sanctorum Veteris Testât menti; V. Discursus de gradu virtulum «« sanclis canonisandit requisito, etc. Ou a encore de lui une lettre sur l'attrition êuffltanit, lettre insérée au tome 1 do l'ouvrage compose sur le môme sujet par le P. Dupoxquier, Cordélier. (Voy. Prospcr Ma*dosi, Bibl.
— Ughelli , Geneal. Capisuc. ; — Vincem. Abmankus, Hist. Capisucch.; — Dupik, Tab-t univers, des auteurs ecclés.; — Ecoaiio, Sertptoret ord. Prœd. )
C APODE (Pierre de), né à Amalfi, dalle royaume de Naples, fut crée cardinaldiacre, en 1102, par le Papo Célcslin Ul, qu! lui confia trois légations consécutives. — J
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exerça 1* première au royaume de Naples t la seconde en Lotnbardie, et In troisième eu Pologne, où il réforma les abus. Pareille tentative lui avait moins bien réussi dans le royaume de Naples, où il courut risque de la vié. A son retour de Pologne en Italie, arrêté près de Plaisance par quelques soldais, il fat obligé de se racheter. Ta- Pape, indigné de ce que les ciloyens avaient négligé do punir rel attentat, mit leur ville «m interdit, et soumit leurévéqueà l'arehevêque de Revenue. Depuis, Pierre de'.Cnpoue fui encore nommé légal par le Pape Innoceot III, pour M'Imt d'amener à une trêve les rois de France et d'Angleterre. Il y réussit et prêcha la croisade. Daus une assemblée de prélats qu'il convoqua à Dijon, il mit le royaume de France en interdit après le dîrorce de Philippe-Auguste avec Kngelberge, jugement duui ce prince appela au Sainl-Siégo. EnQn le même cardinal était encore légat d'Innocent IU dans cette fameuse croisade où les Lalins se rendirent maîtres de Conslanlinoplc. Après avoir fait quelque séjour en Orient, il revint a Rome, où il mourut en 1209. (Voy. Ciaconius ; — Croxer; — Rose»; — Bovbd; — Dupleix, Hisl. de France ' — Ai ki r y , H ut. des cardinaux.) CAPOCK. — Voy. Louis.
CAPPELLA RI. Voy. Grégoire XVI.
CAPPELLETII. — Voy. Capelletti.
CAPPOCHI (Retkibr), né à Viterbe, élait religieux de l'ordre de Sainl-Benott, quand il fut appelé à l'évêchéde Viterbe. Le Pape /onorentlll le Gt cardinal en 1212. Honorius III l'envoya, comme léga',en Toscane. Grégoire t\ le continua dans cet emploi , et Innocent IV, qu'il avait accompagné su concile général de Lyon de '1245, renvoya en Italie, pour y publier les censures contre l'empereur Frédéric 11, et retenir dans le devoir les villes soumises au Saint-Siège, — 11 reçut depuis le gouvernement du patrimoine de Saint-Pierre, el mourut à Viterbr, en 1252, après y avoir fait diverses fcnulittious d'églises et de monastère?. (Voy. <>m imiue et encornes, in Vit. Pontif.i — Bloncs, A. C. 1220; — Aubehy, Uni. des card ; — Uguelli, liai, iacra.)
CAPPOCHI (Pierre), lut créé cardinal, en HV\, par le Pape Innocent IV, qui, l'ayant emmené avec lui en France, s'en servit uli- 'eiceui au concile de Lyon.— Il l'envoya en Allmnagne, où il se trouva, en 12WJ, a la «iieie de Francfort, dans laquelle Guillaume «e Hollande lui élu empereur contre Frédéric U, mission dont il s'acquitta heureusement. Lorsqu'il fut de retour a Rome, il *il LiUr l'église de Notre-Dame do la Place, Sfoi est aujourd'hui aux Servîtes. Il mourut
«l card. ; — M ARTINELLI.)
UPPOCH1 (Nicolas), évoque dUrgel en ^, était petit-neveu du Pape Honorius IV. >n | ère l'avait envoyé à Pérouse, où il *udia dvec succès le droit civil et le droit
Diction n. des Cardinal x.
canonique. Depuis, étant venu à Avigruru, où était alors le Saint-Siège, il s'y fil estimer, et, en 1350, il fut rréé cardinal par le Papo Clément VI. En 1356, le cardinal Talleyraud do Périgord et lui, furent envoyés en Franco . pour y régler les différends qui existaient entre lo roi Jean el Edouard III, roi d'Angleterre. Leurs efforts furent inutiles, el la funeste bataille de Poitiers décida de cette guerre. Le cardinal Cappochi concourut à l'élection d'Urbain V, qu'il suivit b Rome. C'est alors qu'il fondu un collège h Pérouse, un monastère à Monle-Marcino pour les religieux de la congrégalion du Mont des Oliviers, et divers autres édifices sacrés. 11 mourut saintement a Mnnte-Fiascone le 10 juillet 13G8. Son corps, transporté A Rome, fut enseveli dans l'église de Sainte-Marie- Majeure, où se voit son épitnphe. (Voy. Martinblli ; — Onuphre; — Bosquit; — Aubert, ttist. des card.)
CAPPONI(Louts), Florentin, fait, en 1608, par le Pape Paul V, di.icro-cardinal du titre de Sainle-Agalhc, puis prêtre du litre do Saint-Charles, de Sainl Pierre-ès-Liens et du Saint:Lnurent in Lucinn, archevêque de Ravenne, mourut en f650.
CAPRAN1CA (Dominique), Romain, étudia a Padoito ot a Bologne sous les plus célèbres jurisconsultes, et s'acquit la réputation d'un des plus savants nommes de son temps. — Le Pape Martin V lui confia divers emplois considérables, eulre autres lo
Souverncment d'Imold, cl lo nomma carinal en 1426 ; mais comme ce Pontife mourut avant do lui avoir remis les insignes do celte dignité, on refusa de l'admettre dans le conclave. Eugène IV céda aux prétentions des cardinaux contre Cnpranica, qui s'en plaignit au concile de Bâle, et se lit décerner les honneurs dus à sa dignité. Enfin Eugène IV le reconnut comme cardinal, et lui donna la légation de la Marche d'Ancônc, avec le gouvernement de Pérouse. Nicolas V l'aima, et lui confia les missions les plus importantes; deux fois il l'envoya, en qualité do légat, auprès d'Alphonse V, r<>i d'Aragon. Il fut encoro grand pénitencier. Calixte III, successeur de Nicolas, avait aussi la plus grande estime pour Capranica, qui eùl peut-être été élu en sa place, s'il lui eût survécu; mais ils moururent en même lemps, le 14 août H58. Ce prélat avait une riche bibliothèque, qu'il laissa pour l'usage d'un collège fondé par lui à Rome. Son corps fut inhumé chez les Dominicains de la Minerve, où l'on voit son tombeau. Capranica, estimé pour son érudition, son expérience des affaires, el la pureté de ses mœurs, avait pour secrétaire, au concile de Bâle, le célèbre jEneas Sylvius , qui fui, depuis, le P.ipe Pie II. On a de ce prélat quelques ouvrages, entre autres : Instruction pour le gouvernement du pontificat ; De l'art de bien mourir; Discours à Alphonse, roi de Naples. (Voy, Ciaconius, in Add.; — Vie* TOREL.et Onuphre, Martin V; — Saimt-Antonin, (il. 22, eh. 16 ; — Platine, Calixte III ; — AtocftS Sylvius, sous le pseudonyme
CAR
CAR
G-îÛ
deftoleiin, Comment. I. i; — Spondb, Annal.)
CAPRANICA (Aivgk), fière du précédent, évêque du Rieli, el légat à Bologne, aimait les lettres, comme son frère, et avait, parmi les gens de sa maison, des hommes d'an rare savoir, entre autres, jEneas Sylvius, lequel ayant été élevé sur le Saint-Siège, revêtit de la pourpre romaine Ange Capranico en 1460. Ce cardinal était un homme d'une grande vertu; il mourut a Rome en 1V78, et fut inhumé dans le même tombeau que son frère. (Voy. Gobklir, ou plutôt jEneas Sylmus, in Comment. PU ll,\.u;- Onupuhb;
— Aubbrt, Met. des cardinaux.) CAPRANO. — Nous lisons dans VAmi de
la religion du 11 mars 1834?
« Un savant et pieux rarJinal vient de succomber A une grave et longue maladie; S E. le cardinal Pierre Caprano est mort le 24 février après midi. Il était né a Home le 8 février 1759; il fut professeur de théologie el «l'histoire ecclésiastique, el bibliothécaire dans l'université grégorienne. Pie VU le fit son cami'rier secret, el secrétaire de la congrégation pour la correction des livres de l'Eglise d'Orient. Le même Pontife le nomma archevêque d'iconium, et Léon XII lui donna la place de secrétaire de la Propagande; nlece importante, où M. Caprano a rendu d éminenls services à la religion et au Saint-Siège. Fait cardinal le 2 octobre 1826. mais réservé alors in petto, il ne fut déclaré <|ue dans le consistoire du 15 décembre 1826, et reçut le titre des Saints Nérée et Achillée. Pie VIII nomma depuis le cardinal Caprano préfet de la congrégation de l'Index, charge que Son Eminence remplit avec autant de capacité que de xèle. Sa résignation chrétienne dans la maladie, o été un sujet d'édification pour tous ceux qui t'approchaient.-»
CAPRARA (ALBXAfumc), Bolonais, auditeur de Rote, créé cardinal du titre des Saints-Néréeet Achillée en 1706, par Clément XI, Papedel700à 1721, et qui créa 76 cardinaux, mourut eu 1711.
CAPRARA (Corneille), né à Bologne en 1703, fut fait cardinal, par Clément XIH en 1761. Il mourut en 1765.
CAPRARA (Jean-Raptiste), né a Bologne,
10 29 mai 1733, de François, comte de Mnntecocolli, et de Marie-Victoire, dernier rejeton de la maison Caprarn, prit, dans le monde, le nom de sa famille maternelle.
— Entré, jeune encore, dans l'état ecclésiastique, il s'attacha particulièrement à l'étude de la jurisprudence. Benoit XIV eut occasion de le connaître; il comprit sa valeur, et le nomma vice-légal de Ravenne, bien qu'il n'eût pas encore 25 ans. El 1767,
11 fut envoyé par-Clément XIII, avec le caractère de nonce, a Cologne ; par ses manières distinguées, il s'y fit remarquer de l'impératrice Marie-Thérèse, qui lui ûl obtenir de Pie VI, en 1775, la nonciature de Lucerue. Au milieu de peuples de langue et de religion dilfé rentes, il sut calmer les esprits, et se laire estimer do tous. Appelé,
en 1785, à la nonciature de Vienne, il fui accueilli avec distinction par l'empereur Joseph II, et par son principal minisire, le prince de Kaunitz. Dn des faubourgs de relie grande ville avait été inondé par un débordement du Danube; le prélat s'empressa de distribuer tout ce dont il pouvait disposer, aux victimes de l'inondation; c'était pour lui une règle d'appliquer aux pauvres une bonne partie de son pal ri moine et des revenus qu'il tenait de l'Eglise. Le 18 juin 1792, il fut créé par Pie VI cardinal» prêtre du titre deSainl-Onuphre, et, en 1793, rappelé à Rome. La révolution française y avait tourné loules les lêtes, et cette a^italion des esprits produisit sur le nouveau cardinal la fil us profonde impression. Nom* roé, en 1800, è I évêché d'iéii, el apprenant que son diocè-e élail désolé par une affreuse discite, il part de Rome, en janvier, malgré le froid le plus rigoureui, ayant héie d'aller soulager tant de misères. Il parcourt les viHes et les campagnes, se dépouille di tout ce qu'il a, emprunte des sommes considérables pour acheter des vivres, qa'il distribue eux indigents. C'est au milieu de ces actes de dévouement, si honorables pour sou caractère que, par un bref du 4 septembre 1801. il élail nommé légat alatert, en France. Sa mission auprès du gouvernement consulaire avail pour objet le rétablissement du culte. Le cardinal fui bientôt d'accord avec Napoléon, et le concordai allait Militaire un des grands besoins du temps.
Le 18 avril 1802, jour de Pâques, le premier consul el tous les grands corps delKW é'nienl réunis dans l'église de N «ire-Dame. Le cardinal célébra la Messe, entonna le Te Deum, et le culte élail réiab'i en Franc*- Le 28 juin 1805, il sacra roi j'italie Nm"0léon dans l'église métropolitaine de Bilan dont il était orchevêque. Les relations. qm existèrent longtemps entre ce cardinal elle gouvernement français furent toujours, <l< pari et d'autre, bienveillantes et amicale*. Ce noble prélat, devenu aveugle el infirme, s'éteignit a Paris le 21 juin 1810, dans h 78' année. Un décret impérial ordonna qo» serait enseveli dans l'église de Sainle-Getieviève.
CARACC10LI. — Voy. Bernard.
CARACCIOLI (Nicolas- Moscbin), de Illustre famille napolitaine de ce nom, pfIt l'habit de religieux dans l'ordre deSaiel-Do* minique , fut inquisiteur de la foi dans le royaume de Naples, el ensuite arcbe»eq»e de Messine. — Urbnio VI lu créa, en 137". cardinal de la sainte Eglise romaine : ce cardinal mourut è Rome, eu odeur de sainteté, le 29 juillet 1389.
CARACCIOLI (Conrad). de la f»m»Me do précédent, patriarche de <Jrado, en IH)i" archevêque de Nicosie et évêque de alaU»1fut, en 1405, revêlu de la pourpre !©nu"f par le Pape Innocent VU. — Il se lroa»*J au concile de Pise,è l'élection d'Alexandre». Il fut depuis légat dans la Lombardie, « mourut a Bologne le 15 février 1411- .
CARACCIOLI (Ihiiioo), de lo mêirc foœiiie
CAR
CAR
que les précédents, lit» du due d'Airona, créé, en 1066, cardinalq»rêlre de la sainte Eglise romaine du titra de Sainl-C'ément, mnurut le 30 janvier 1685, archevêque de Naples.
CARACCIOLI (Marin), Tut, dès son jeune Jge, envoyé A Milau. Ayant acheté ses élu les, il entra dans la maison du cardinal A«cagno Sforce. Le duc. de Milan, Maxtiuilien Sforce, l'envoya, en 1515, au concile de Latran, où il parut sous le nom du prolonolaire Caraccioli. Mais, les Français, après la bataille de Mnrignan, ayant dépouillé du Milanais Maximilieu, Caraccioli se vit contraint de chercher un nouveau patron. Il le trouva dans la personne du Pane Léon X, qui l'envoya en Allemagne, en 1520, avec le caractère de nonce. L'empereur Charles-Quint eut occasion d'apprécier sa capacité; il l'attira a son service, et l'envoya à Venise, comme son Ambassadeur. Il s acquitta do culte mission avec intelligence; l'empereur en témoigna hautement sa satisfaction, et non-soulemenl il lut procura le chapeau de cardinal, qui lui fut décerné, en 1535, par le Pape Paul III, mais il lui confirma encore le don du comté de Galéra et de quelques autres terres eu Lomberdie, et le nomma à l'évêché de Cala ne eu Sicile. Quelque temps après sa promotion au cardinalat, le Souverain Pontife lui conféra une légation auprès de l'empereur, et ce prince lui donna le gouvernement du Milanais. Mais à peine le cardinal en eut-il t>Hs possession, qu'il mourut lo 28 janvier 1338, dans la 69' année de son âge. (Voy. «Icichabdi*. Hi$i.t liv. xv, xvi et xvn ; — Paul love, Uitt.: — Ugbelli; — Victorel. ; — Sarsovi*, Famit. liai )
CARACCIOLI (Ik.iigo), naquit, le 9 juillet 1642, d'une des familles les plus anciennes et Jes plus illustres du royaume de Naples. — Aurès avoir été inquisiteur général du Sainl- Siége apostolique A Malte, ilïul failsecrétaire de te congrégation des évêques et des réguliers, on février 1690, et évô jued'A versa, au royaume de Naples, le 23 février 1697. Clément XI le créa cardinal le 29 mai 1715, et lui assigna le titre presbytéral de Saint-Thomas im Parient. Cecardiual, malgré son grand âge, se rendit de sou évèché h Home, Te 18 mai 1730, oient™, le il, au conclave dans lequel fut élu Clément XII. A la sortie de ce conclave, ii te i élira d.ms le monastère des Bénédictins du Mont-Vierge, où il mourut après une Ion* gue maladie le 6 septembre 1730, dans la 69' année de son Age, el la 16* de son cardinalat. Son corps fut porté dans l'église de Notre- Dame de la Victoire des Carmes déchaussés, où il resta eu dépôt jusqu'au 11 septembre .732, qu'il fut transporté a A versa, aux termes de son testament.
CARACCIOLI (Nicolas) de la même maisou que le précédent, mais d'uue autre branche, naquit le 8 novembre 1656. Il lut successivement gouverneur de la Marche <1 Aucone, nouce A Florence, archevêque de
Thossalunique, mis dans In congrégation du Baon-governo en décembre 1701, fait archevêque de Capoue en 1703, vice-gérant de Rome en 1712, et nommé, eu 171%, pour exorcer par intérim la charge de vicaire do Rome et de son district, vacante par la mort du cardinal Carpegna.du vivant duquel il en faisait déjà les fonctions, A cause de la ma ladie de ce cardinal. Clément XI le créa cardinal le 16 décembre 1715, et lui donna le chapeau avec les cérémonies accoutumées lo 19 du même mois. Le li:re presbytéral de Saint-M.-Ttin des Monts lui fut assigné lo 5 février 1716. Nonosbîaut sa promotion au cardinalat, il continua d'exercer la charge de vice-gérant jusqu'au 15 avril 1717, et celle de vicaire de Rome, jusqu'au 31 octobre suivant, le cardinal Paraciani, qui eu était titulaire, étant arrivé ce jour-là pour en prendre possession. Le cardinal Cnraccioli, qui était des congrégations des Evoques et des Réguliers, des Rites, de l'Immunité, de l'Examen des évêques, et de la Visite apostolique, mourut à Capouo le 7 février 1729, dans la 70* année de son Age el la 13* de sou cardinalat.
CARACC10LO (Jean CosSTA»T%Nnpolitoin.
né en 1715, fui fait cardinal par Clément Xlli en 1759. Il mourut en 1780.
CARACCIOLO (Dieuo Issiqo), Napolitain, né enl759,évêquedePaleslrine, fol fait cardinal par Pie VII eu 1800. Il mourut en
CARACCIOLO (Philippr-Giudicb), né A Naples en 1785, oralorion et archevêque de Nanles, fut fait cardinal par Grégoire XVI eu 1832. Il mourut en 1844.
CARAFA DI TRAJF.TTO (Fbusçok), Nj-
{tolitain, né en 1722, fut tait cardinal |>ar dément XIV en 1773. Il mourut en 1818.
CARAFA Dl BELVEDERE (Makis), né A Naples en 1764, fut fait cardinal-Jiacre par Pie VII en 1801.
CARAFA Dl TRAETTO (Domijioub) né A Naples en 1805, archevêque de Béuéveut, fut fait cardinal en 1844. Sou Emiiience vit encore aujourd'hui.
CARAFFA (Philippe) (5), Napolitain, évêquede Bologne, créé, eu 1378, prêtre-cardinal du tilru de Snni-Marliii aux Monts, par le Pape Urbain VI, mourut de la pesle lu 22 mai 1389.
CARAFFA (Charles), évêque d'A versa, nonce apostolique eu Suisse, A Venise el b Vienne, créé, en 1664, par Alexandre VII, cardinal-prêtre du titre de Sainle-Susanne; el légat de Bologue, mourut le 19 octobre
CARAFFA(FoRTUSB),évêqued'Aversa,fail cardinal, en 1686, par Innocent XI, mourut en janvier 1697, Agé de 72 an».
CARAFFA (Olivier), de la même maison, mais d'une autre brauche que les précédents, fut, en 1464, créé cardinal par Paul IL II était général des dix-neui galères, que le Pap« Sixte IV envoya, en 1472, contre les Turcs,
(5) Puar les Carafe, non* avons dérogé A l'orJre chronologique, suivant en cela l'exemple desaeirea
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el lesquelles so joignirent à la flotte vénitienne., qui était de quarante-sept galôros, el fc colle de Ferdinand qui était de dix-sept.— Celte flolle, composée de quatro-Yingl-quatorzo toiles, on comprenant deux galères de Rhodes, ne fit point d'autres conquêtes que celle de Smyrne et du port de Siitnlia. Olivier, archevêque de Naples, qui avait eu le titre de l'évêcbé d'AIbo, le changea pour celui de Sabine, et enfin pour celui d'Ostic, comme doyen des cardinaux. Il mourut à Rome, âgé de plus de 80 ans, le 20 janvier 151t. C'est lui qui fit entrer dans l'état ecclésiastique Jean-Pierre Caraffa, son neveu à ]a mode de Bretagne, qui Tut, depuis, le Pape Paul IV. — Alexandre, son frère jumeau, lui succéda dans l'archevêché de Naples, qui fut enenile uccupé par leur neveu.
CARAFFA (Viwcent). — Il était déjà évêq ie de Rimini. Le Pape Clément VU In fil cardinal on 1527 : il eut encore les évêr.hés d'Albano et de Pnloslrine, et mourut en 15V0. Après Vincent, le siège de Naples lut encore occupé par des Caraffa.
CARAFFA (Antoinb), de la même maison que les précédents, mais de la huitième branche, rut élevé avec soin par le Pape Paul IV, son parent, et eut pour maitre le célèbre Sirlet. Il avait été pourvu d'un canonicat de Saint-Pierre, qui lui fut retiré après la mort de Paul IV. La disgrâce de sa famille lui fit chercher un asile à Padoue, où il se livra tout entier h l'élude. Lo Pape Pie V, élu en 1566, le rapmda h Rome, el le revêtit de la pourpre en 1568. Quelque temps après, te nouveau cardinal fui nommé président de la congrégation établie pour la correelion des Bibles, et dune autre congrégation qui avait pour objet l'interprétation du concile de Trente. Il lut encore bibliothécaire apostolique sous Grégoire XIII, et mourut en 1591. Celle Emiuence corrigea la Bible des Septante, et y ajouta des notes; elle a recueilli les décrétâtes des Papes en trois volumes, et traduit du grec en latin quelquos ouvrages, entre autres : Commentar. Theodoret. in psalm.; S. Gregorii Naxianxeni oralionei.
CARAFFA (Dbcio), fut nonce è Bruxelles, auprès de l'archiduc Albert, puis en Espagne, avec la qualité d'archevêque de Damas.
Paul V le lit cardinal en 1611, puis archevêque de Naples en 1618; il mourut en 1626.
CARAFFA (Pierre-Louis), de la quinzième branche de sa maison, naquit à Naples le 16 juillet 1561. Après avoir étudié à Venise et è Naples la jurisprudence el la théologie, il obtitit a Rome la charge de référendaire de l'une et de l'autre siguature. Lo Pa|>e Paul V l'envoya, en qualité de vice-légal, aFerrare, où il resta six ans, considéré comme le père du peuple, et l'oracle de la justice. En 1621, lePupe Grégoire XV l'euvoya comme gouverneur à Ferme. Comme Caraffa prenait congé de lui : Allez, lui dit ce Pontife, gouvernez avec voire prudence ordinaire , et «o«rvenez-vous que le gouvernement que je vous confie tel un degré pour arriver à ta pourpre. Si ce Poiilifo eût vécu plus longtemps, il