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n'eût pas manqué de lo faire entrtr dans le Sacré Collège. Urbain VIII donna a Pierre- Louis l'évêché de Tricnrio, dans la Basilics*, que son frère avait possédé, puis il t'envoya, on qualité de nonce, dnns les Pays-Bas, en Allemagne et a Cologne; il y resta ontesns, estimé et révéré même des protestants.
Caraffa, de retour a Rome, eût été mis au nombre des cardinaux, si les Colonne ne se fussent opposé è son élection. On lui offrit l'archevêché de Cnpoue el Celui d'Urbin, qu'il refusa en disant qu'il se contentait de l'épouse que Dieu lui avait donnée, quelque pauvre qu'elle fût. Il se retira dans son diocèse, y établit un séminaire, et y travailla è remplir tous les devoirs d'un saiut prélat. Après la mort d'Urbain VIII, plusieurs cardinaux pensaient a élever Caraffa h la ne-
f>aulé. Enfin Innocent X, nyant été porté sur e Siège apostolique, revêtit de la pourpre ce prélat, dans la seconde promotion qu'il fit en 1645, et l'envoya h Bologne, en quali'é de légat. Lorsque Innocent X lut mort, la 7 janvier 1655, le cardinal Caraffa entra dam le conclave, et mourut le 15 du môme mois, olors que lonl semblait concourir pour l'élever sur le trône de saint Pierre. Il fut enseveli dans l'église de Jésus des Pères Jésuites, qui vinrent recevoir son corps a la corte de conclave.
CARAFFA ( Jear Pierre), né en 1466, de In dix-septième el dernière branche de m maison, était évèque de Chiéli en 1505. — En 152V, il institua la congrégation dite des Théaline, fut fait cardinal en 1536, archevêque de Naples en 15i0, Pape sous le nom de Paul IV, en 1555, el mourut en 1559 - Voy. Paul IV.
CARAFFA (Charles), neveu du précédent, naquit è Naples le 29 mars 1517. — Il s'attacha d'abord au cardinal Pompée Co'oc»*, puis h Pierre-Louis Fnrnèso, duc de Castro; il porta ensuite les armes sous le marquis dei Vasto, ou du Guast, en Piémont, elsoui le duc de Parme, en Flandre. Un affront qu'il reçut des Espagnols le décida à quitter leur service, el le fit entrer dans l'ordre de Malte. Mais à peine Paul IV eut-il été élevé, el 1555, sur le trône pontifical, que Chirle» Caralfu, son neveu, fut nommé cardinal, légat de Bologne, et ministre d'Etat. U se* couda les ressentiments de son oncle contre les Espagnols qu'il n'aimait pas, el allie" France, en qualité de légat, pour y négocier avec le roi Henri II. Alors, eo 1556, éclata, au sujet des Colonue, une guern contre les Espagnols qui protégeaient cHt« famille, tandis que le Pape la persécutait* La paix se fit, I année suivante, par la médiation du cardinal lui-môme, qu» se renM è Madrid, en qualité Je légal. A son retour h Rome, loi et ses I r ères gouvernèrent »' lyranniquement, que le Pape en étant instruit par un Théatin, les relégua tous en divers lieux. Après la mort de ce Poni'i<s le Pape Pie IV, qui fut élu, fit arrêter l'année suivante, 1560, le cardinal Ch. Caretft. le duc de Palliano, son frère, le comte d A* Jille, beau-frère du duc, el Léonard Cardinu
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Le S mars 1561, teur arrêt lut prononcé; le cardinal fui étranglé, et les trois outres eurent Ih tôle coupée.
CARAFFA (Diouèok), arohevêquod'Ariano (royaume de Nazies), fait cardinal, en 1555, par Paul IV, mourut en lotiO.
CARAFFA ( Alphonse), créé cardinal par son grand-oncle, en 1557, fui arrêté, après la mort de ce Pontife, accusé d'avoir trempé dans le meurtre do sa tante et d'avoir enlevé beaucoup d'argent de la chambre du Pape. — Mais, comme il était d'un naturel fort deux , on loi ht grêce de la vie, en le condamnant a payer soixante mille écus à la chambre apostolique. Il se retira dans son archevêché de Naples, et y mourut de douleur , en 1565, Agé de 25 ans.
CARAFFA (Pierre-Louis), Napolitain, fait cardinal par Renoti XIII. en 1728, fut archevêque de tarisse inpariibus.
CARANDIM (Philippe), Modénois, né en 1729, fut fait cardinal, par Pie VJ, en 1787. Il mourut en 1810.
CARBONI(Guillaume), Napolitain, évêque de Chitri, fut créé, en ikib, cardinal du tilre de Saiule-Balbino, par le Pape Jean
CARRONNE (François), évéque de Monopoli, né à Naples, fut admis dans le Sacré Collège par le Papo C bain VI, on 1385, et depuis, il contribua beaucoup à l'élection de Boniface IX, qui lui donna l'évôchô de Sabine, et divers gouvernements dans l'Etat ecclésiastique. — Thierry de Niam J'accuse de simonie. Co prélat mourut subitement Je 18 juin 1M)5, et son corps fut porté a Naples, on: l'on voit son lomhenu dans l'église métropolitaine. (Voy. Thierry de Nieni, liv. i et m; — Cucosius; — Carimbert.)
CARDONK (Jacques de), étuil frère de Raymond Folch de Cardnne, vicomte de VdJatnur, lequel épousa dona Juana d'Aragon, et rendit de grands services è Jean II, roi d'Aragon. Jacques de Cardone eut l'évê* ehé dTJrgel vers 1455, et fut fait cardinal par le Pape Pie II, en 1 V61. Il mourut à Cervera, en Catalogne, le I" décembre 1»66. (Fey. Slrita, lib. xvi; — Gobelin, pseudonyme d'iEneas Sylvius, in Comment. PiiJi, tib vu ; — Oscpbre.)
CARDONE (Henri), était de la maison de Folch, el (ils du duc de Cardone. — D'abord évêque d'iîrgel, puis de Barcelone, il jouissait d'une grande faveur è la cour de Charles 1" d'Espagne, qui était en même temps Chartes V, empereur d'Allemagne. Il désirait vivement d'être cardinal. Paul Jove, dont il faut su défier , prétend qu il en acheta le chapeau , que lui donna , en 1527, le Pape Clément VII. 11 ne fut pas longtemps cardinal, étant mort en 1530, Agé seulement de »5 ans. ( Voy. Paul Jove, Vira Pomp. Colonn. ; — Ughelli, ltalia sacra ; —
OXLPHRE.)
CARDONE (François de Souz Foich de), archevêque de SéviHe, né en 1705, fut fait cardinal par le Pape Boiioti XIV, le 5 avril
CAR1LLF. (Gilles). - Voy. Albortoz.—
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Nous donnons ici son éloge par le P. Alby 1164»].
« La piété ne fut jamais, comme quelqunsuns estiment, une vertu molle et incompatible avec la générosité du courage. Celle qui porte les mains blanches dans les combats de l'esprit, el dans le massacre des vices, put bien les conserver innocentes dans les affaires temporelles de la guerre qui ne tendent qu'à !o juste manutention de I Eglise et de l'Etat; et vivre dans l'exercice des armes, comme dans le temple du Dieu des armées. C'est aussi de cetto courageuse piété, et des fleurons immortels de magnanimité, de prudence, do justice et de religion, que le grand el illustre cardinal Albornoz s'est composé un diadème plus beau que s'il eût été rehaussé do perles d'Orient; el plus noble que celui dont ses devanciers avaient jamais couronné leurs tôles.
• Il était issu du sang royal des Albornoz et deLuna ; prenant son origine du côté paternel» d'Alphunse, roi de Léon, et de Jaime?, roi d'Aragon, du côté de sa mère : d'où il tira encore avec le sang les généreuses inclinations qu'il avait à la vertu el à l'honneur. Car quoi que l'on dise que le sang qui nous coule dans les veines est en tous d'une même couleur, mais il n'est pus d'une même valeur, ni d'un même poids dans la balance de l'honneur. El son prit comme sa humé, n'est point taul un ouvrage du bon tempérament du corps que du tempérament des vertus du nos devanciers, qui transmettent leurs génies, et écoulent de bonnes cl louables inclinations a leurs descendants, par lesquelles ila sont comme naturellement plus habiles aux mouvements de la vertu, el plus sensibles aux pointes de la gloire et de l'honnête ambition, que ceux qui n'ont pas ce bonheur de naissance.
• Co fut aussi co qui le piqua dans la première occupation des études, où quelque dessein de son père, et son inclination rengagèrent en sa première jeunesse : car il prolesta souvent qu'il ne mordrait jamais au laurier des muses, s'il ne savait de pouvoir en cotte profession servir honorablement le public. Donc ensuite après avoir pris la première teinture des lettres a Cuenca, ville de sa naissanco au royaume de Tolède, il en sortit pour venir en France* qui était pour lors, comme elle a toujours été, eu réputation d'être la matrice el la source do toutes sortes do sciences. Il s'arrêta eu l'université de Toulouse, où il puisa à loisir toutes les belles connaissances qui mirent pour lors son esprit en estime, el lui acquirent depuis la réputation d'un des plus savants hommes de son temps, où il lit encore voir dans l'exemple d'une rare probité, et d'une piété extraordinaire, que la sagesse divine n'est pas incompatible avec la science; et qu'une élude bien régléo peut occuper utilement l'esprit saus incommoder la vertu.
« Elanl de retour en son pays il ne do-
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meura pas beaucoup rie mettre ses parents en possession de belles espérances de le voir un jour élevé aux plus hautes charges de l'Eglise, dans Inquelle il avait déjà pris ■es ordres sacrés. Car à peine s'étail-il tait voir à la cour de Tolède , que tant de belles qualités qu'il avait, naturelles et acquises, «niées dans une rare modestie, le mirent en bonne estime auprès d'un chacun, et principalement auprès du roi Alphonse II, qui commandait les royaumes de Caslille et de Léon, prince orné rie tontes grandes qualités : qui le fil son conseiller d'Etat, et pour In singulière opinion qu'il avait de sa probité, ne voulut d'ordinaire ouïr do Messe que la sienne. Et comme il élallà épier l'occasion de le faire pourvoir de quelque dignité ecclésinliquesdnns le royannie, I archevêché de Tolède étant venu a vaquer, il le noria par la faveur do sa bienveillance, i.ù les vœux de toute la cour et les mérites de son extraction, rie sa science et de sa vertu l'appelaient.
c Ce fut pour lors qu'Alboazen, le plus puissant roi des Maures, s'élant jeté aux champs avec une armée d'environ cinq cent mille combattants, avait étourdi d'effroi et d'alarme , non-seulement l'Espagne, mais
3uasi toute l'Europe. Le roi rie Castillc, ans les terres duquel il était descendu, et y assiégeait la ville de Tariffa, comme le plus intéressé avait demandé les secours do tous les rois ses voisins, et des outres princes chrétiens à ce invités, par les pardons que le Pape avait envoyés pour tous ceux qui assisteraient à leurs frais en cette guerre, dont l'archevêque de Tolède eut charge de f.iire la publication, comme légat du Saint- Siège. Et quoique toutes ses troupes assemblées ne fussent nullement comparables aux forces effroyables de ce grand ennemi, il Qt néanmoins marcher ses éîendards contre lui, l'attaqua en bataille rangée, l'enfonça, le rompit, avec un succès si glorieux de ses armes, et un carnage si sanglant des Maures, qu'il en fut tué deux cent mille, ou sur la place, ou en fuyant, sans qu'il en perdît que vingt des siens. Mais il ne se présenta point à ce périlleux combat, qu'après avoir été communié et armé rie la main de l'archevêque Albornoz, qui fut toujours à ses côtés sans jamais le perdre de vue dans cette forêt épaisse d'ennemis , où la chaleur du combat et son courage avec qui il avait autant à combattre qu'avec l'ennemi, l'ayant trop avant engagé avec le péril évident d'être environné et pris prisonnier : il en fut retiré et ramené par l'adresse et par les sages avis du prélat Albornoz en lieu d'assurance.
• Cette bataille étant ainsi heureusement succédée au roi de Castille, il prit courage d'assiéger Algé>iras, ville forte et frontière ries terres des Maures d'Afrique, et de suivre la pointe de la victoire qui marchait devant lui, et lui applaudissait du battement de ses ailes. Il envoya è cet effet l'archevêque Albornoz, ambassadeur en France, où il avait passé une partie de sa jeunesse, pour pratiuuer les secours nécessaires auprès du roi
Philippe de Valois et du Pape Clément Vf, qui tenait son siège en Avignon. A quoi il travailla avenant d'adresse, qu'il obtint une notable somme rie deniers de la libéralité du roi, et du Saint-Père, les décimes des Elats de Castille et de Léon, avec de grands et nouveaux pardons pour tous ceux qui iraient à la guerre contre les Maures : ce qui y attira de France une brave et courageuse noblesse, qui se croisa pour prendre part A l'honneur d'une telle victoire ou d'une glorieuse mort.
« Le succès aussi répondit au dessein; Algésiras fut prse, après une sanglante défaite des Barbares (pli étaient venu» la secourir, et la principale mosquée consacré© par l'archevêque Albornoz h l'honneur u> la triomphante Reine riu ciel, sous le titre de Sainte-Marie ries Palmes. Mais comme Je mi, brûlant d'une incroyable ardeur d'avancer ses conquêtes, plantait un nouveau siège devant la ville rie Gibraltar, une cruelle contagion se mit dans l'armée, qui fil en peu rie temps rie grands ravages; et le roi même (Dieu le voulant ainsi) y mourut, comme meurent les braves, au milieu des palmes et des bonnes odeurs de sa courageuse
Ciélé, de la mort qui couronne toutes les elles vies, et pour le sujol qui fait toutes les belles morts.
t A Alphonse, ayant succédé Pierre, son fils, Agé seulement de quinze ans, il se rare geaau commencement sous l'aile de l'archevêque Albornoz, qui lâcha, avec des soin» fort particuliers, de donner a cet esprit tendre toutes les façons des vertus royales, et de modérer, par ses conseils, (es saillie un peu brusques de sa jeunesse, s'ôtent même servi des connaissances rqu'il avait en France pour le marier avec Blanche rie Bourbon, fille de Pierre, duc de Bourbon, belle, sage et vertueuse princesse, en espérance qu elle adoucirait par ses louables et belles mœurs, l'humeur aigre et allière du roi. Mais dans bien peu rie temps cet esprit, fourré de vices, déploya toutes ses pointes pour les armer contrôla vertu et l'honnêteté rie sa cour ; et, croyant que sa couronne ne pouvait avoir son rond que dans U licence de ses (tassions, après s'être abandonné aux infâmes ordures de toutes sortes de voluptés molles et lascives, il trama secrètement la défaite rie l'archevêque, et J« l'innocente reine, sa femme, qui apportaient quelque sorte rie bride, et d'empêchemeul 1) ses débauches dissolues. Toutefois, le si* crel de ce cruel dessein ayant été communiqué h l'archevêque, qui était grandement aimé de tous les gens de bien qui restaient en celle cour, il avisa prudemment & la sûreté de sa personne, sortit en grande dili-
f;ence d'Espagne, et se retira en Avignon, a Rome do la France, où il fut reçu avec beaucoup d'honneur et de caressa de Clément VI, qui ne tarda guère de récompenser d'un chapeau de cardinal sa vertu si bm» reconnue, et indignement outragée deceui qu'il avait le plus obligés.
« Il trouva en effet véritable, que tout'
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terre sert de patrie. <•! de royaume a la vertu, et q n'en tout, lie»- elle se peut ériger aossi bien un trône d'autorité et de gloire, comme elle y peut rencontrer «on sépulcre. Tout le temps que le Pape Clément vécut, depuis sa promotion, qui ne fut pas long, le cardinal Albornoz fut autant dans le crédit et dans l'emploi, qu'il élait dans l'opinion de Sa Sainteté, pour tant de rares qualités qui reluisaient en sa personne. Et son succosseur, qui fut Innocent VI, le goûta encore davantage, comme il avait aussi avec lui pics de conformité de mœurs, de piété et de doctrine. Ce fut en môme temps, que quasi tout le domaine des Papes, qui leur appartient en Italie, étant devenu comme un grand arbre renversé où l'on court de toutes parts pour en avoir la dépouille, Jean Vie», IJalatesta, Moliano, Orrielaffe, Manfredi, et un nombre d'autres tyranneaux de la faction des Gibelins s'élant accommodés des meilleures places à la faveur de l'empereur Louis de B.ivière, excommunié par quatre Pontifes romains. Ce Pape, porté d'un généreux courage, résolut de travailler au recouvrement de tous ces Biats occupés, et d*y employer le cardinal Albornoz, comme celui qu'il croyait entre tous, pour son expérience, et pour la prudeuce de son esprit vigoureux, être le plus propre à mener a chef ce dessein. A cet effet, il le députa son légal en Italie, avec de très-amples et extraordinaires pouvoirs, et général de la guerre qu'il entreprenait contre les ennemis «Je l'Eglise, et les usurpateurs do son patrimoine. Et comme les armes de la religion et de la justice sont toujours supportées de la faTcur de Dieu et des hommes, le bruit do celte entreprise attira au service de l'Eglise opprimée, une grande quantité de soldais français, anglais^allemands, comme encore un nombre de gens de commandement, et entre autres des parents du cardinal Albornoz* qui vinrent de Castille pour se joindre i lui, et prendre part & toutes ses fortunes.
■ Tous les préparatifs de la guerre mis en état par la diligence du cardinal Albornoz, le Pape se voulut donuer le contentement de voir sou armée en ordre, è laquelle il donna sa bénédiction, et octroya indulgence pléntèreà tous ceux qui mourraient en celle sainte guerre, rendant le Ciel comme responsable de la gloire et du bonheur des événements de son entreprise. Il embrassa après le rardinal avec larmes, lui témoignant avec de grands sentiments, la confiance qu'il avait tant au droit et au mérite de la eause qui lui avait fait prendre les armes, comme en son eounge et en sa sage conduite, à loue! le il commettait l'honneur du Sainliége et les plus précieux intérêts de l'Eglise.
• Il ne fut aussi personne qui no se répondit du bon succès de celte guerre sur la sérénité du visage du cardinal, qui semblait tressaillir d'aise, comme un soleil a l'entrée de sa carrière, qui voyant le ciel sous ses pas, se bander contre lui par un mouvement
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do révolte, tire tout droit contre le cours de celte rébellion. Il s'as9iira et son passage de Jean Viscontt , archevêque de Milan, dissimulant accortemenl l'usurpation qu'il avait faite de Bologne, crainte d'élourdir à cette première rencontre la pointe du courage des siens, et la fortune de ses armes. Elant arrivé à San-Domenico,il y reçut les ambassadeurs du marquis de Ferrare qui vinrent lui offrir toutes sortes de bonnes volontés, et de services de la part de leur maître. Pareillement Galeoli Malatesta, pour détourner l'orage qu'il craignait aller fondre sur lui, amusa le cardinal avec de grandes protestations qu'il fît porter h ses ambassadeurs, qu'il ne s'éloignerait jamah du Irès-humble service et du respect qu'il portait an Saint- Siège. Il fut ensuite reçu dans Florence avec toute la splendeur et magnificence qu'il pouvait espérer d'une république extrêmement affectionnée au parti de l'Eglise , qui en témoignage de sa dévotion envers le Saint- Biégo accorda cent cinquante chevaux entretenus a son service. De là il trouva bon de dépécher è Vitcrbe, devers Jeao Vico le plus fort et le plus capital ennemi qu'il avait a combattre, pour fe disposer amiab'ement è la restitution des places qu'il tenait du domaiue de l'Eglise , et en cas de refusMui dénoncer la guerre comme a l'ennemi le plus ouvert du Saint-Siège. Cependant il s'en alla do Florence à Sienne, ayant appris que ht division qui s'y était formée lut pourrait percer l'entrée à se saisir «fe la ville qui avait tenu le parti de Jean Vico, ce qui arriva comme il l'avait projeté. Un pareil accident» peu de jours après, le rendu maître do Pérouse, de laquello il tira , comme de Sienne, un bon nombre do chevaux entretenus. Et après ce, il se disposa avec toutes ses forera assemblées d'attaquer le chef des factieux» et de couper en la racine tous les nerfs de la rébellion.
x C'est merveille comme l'adresse et la prudence éveillée de cet homme extraordinaire ménagea tous ces esprits , tant amis et ennemis couverts, comme douteux et déclarés, faisant jouer toutes sortes de ressorts* de douceurs, de menaces, de ruses et de force pour faire réussir les avantages de ses armes. Il sut accorlemonl tirer à sa solde une partie de la cavalerie mercenaire de Jean Vico, et eu dissiper quelques volontaires, affaiblissant en sorte son ennemi qu'il le contraignit de quitter la campagne pour se leuir dans les places fortes ; jusqu'à ce que l'ayant attiré dehors , pour secourir quelques villes de sa faction assiégées, iJ le mit deux fois en déroute, avec une notable perte des siens. Et comme il ne chômait point de sujets d'avancer ses conquêtes et de donner de l'exercice a ses ennemis, il commença h faire le dégât a l'enlour de Corneto, du Vilerbe, et des autres plus fortes villes : Jella, Orvielo, Amelia, elles autres menus munies dans l'épouvanto et dans la nécessité, ou d'être battues, ou de se rendre, co qu'elles firent : et à leur exemple Ouiane, Eugubc, et autres places gibelines qui
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étaient du domairo de l'Eglise se mirent voir que Ton ne revient point des grands
dans leur devoir. Ce qui fit tellement faillir désordres sons de grandes difficultés. Il ros-
le cœur h Jean Vico, qu'après «voir fait tout tait encore dans l'Italie qualre puissants en»
ce que peut faire un homme de courage en nemis de l'Enliso,Gentile Molliano, seigneur
diverses rencontres, et loul ce que peut en- de Fermo, Bernardin de la Polente, prince
treprendre la prudence humaine, qui n'a pas les yeux de Dieu, il se résolut d'envoyer ses députés au cardinal pour traiter de sa paix, lui proposant plus de prières que de conditions, pour être souffert à vivre en pnix et ou liberté le resie de ses jours
dans quelque petite ville, et qu'avec ce il Ce qui lui succéda heureusement qu'il prit remettrait sur sa foi, et a son pouvoir Cor- Gentile Molliano dans Fermo, après avoir nelo, Viterhe. et tout ce qu'il avait usurpé enduré le siège douze jours: traita d'ac-
de Ravcnne et de Cervie, François Onli*laffe, seigneur de Forli et de Ccsenna, et Jean Mnnfredi , seigneur de Faëaza, contre lesquels il jugea à propos de diviser (miles ses troupes en trois , pour les empêcher de se rallier, et les enfermer dans leurs places.
de places du Saint Siège. Ce que le cardinal lui accorda de gré, et pour attirer le reste des seigneurs gibelins à s'accommoder franchement, il lui donna, sous des otages de sa fidélité, le vicariat do Corneto pour
commodément avec Bernardin de Polenle, moyennant la reddition de ses villes : et finalement faisant passer ses armes victorieuses contre les deux chefs restants du parti gibelin, enflés de quelque secours qui leur
l'espace de douze ans. Ensuite de quoi il était arrivé d'Allemagne, après les avoir
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se rendit maître de Nuceria, de Narni, d'Es-
Eello, d'Assise, de Spolète, et de toute l'Omriu, avec tant de facilité, qu'il semblait que le bonheur le menât par la main, pour lui faire achever la générale déroule de la faction gibeline.
« Jean Vico défait, le cardinal pensa moins à orner et è flatter sa victoire qu'à poursuivre sa pointe. Il tourna quant et quant tousses desseins à faire puissamment
battus en diverses rencontres, les contrai, gnil do se rendre à la discrétion du vainqueur qui les punit plus doucement qu'ils n'avaient mérité, abandonnant le châtiment de leur folie è leur propre conscience. Et avec ce avant mis fin a la guerre d'Italie, établi de tons gouverneurs dans toutes les places, et laissé pour son lieutenant général Androùyn, abbé de Cluny, il prit le chemin d'Avignon , pour venir recueillir
la guerre h Galeoti Malalcsta, seigneur de dans un honorable repos quelques fruits de Riroini, qui avait été de nouveau solennel- ses pénibles travaux.
Jement excommunié; et qui, prévoyant bien que tout l'orage de la guerre allait fondre sur lui, s'était appuyé des Gibelin* de la Rnmagno et de ta Marche d'Anrône, et avait si fort enflé ses troupes qu'il s'était comme rendu redoutable au cardinal, de qui l'armée était faible auprès de celle de *on ennemi : mais cette plus grande résistance ne servit qu'a fournir de plus riche matière au triomphe de son courage, et è faire connaître que U peine de dompter un ennemi moindre que celui-ci, n'était pas un exercice digne de sa vertu. Il commença è l'affaiblir en lui soustrayant par divers artifices l'appui d'une partie de ses alliés, et ayant reconnu l'ardente passion qu'il avait de donner une bataille pour l'avanlage de *a cavalerie en laqucllo il se reliait : il trouva un expédient de faire division des troupes gibelines, en partageant les siennes, lesquelles il rejoignit si à propos au-dessus des ennemis, qui se trouvant le plus fort au jour de la bataille a laquelle il avait attiré l'iirméo du général Galeoti, il fondit sur lui comme la foudre, le rompit à la première charge, le fit prisonnier, et acheva la victoire, taillant en piècos tant ceux qui tirent quelque résistance, comme les fuyards. Il usa néanmoins par le conseil du Pape do rlémencc envers les Malalesta, leur laissant la jouissance de Rimiui , de Fano et de Pefaro pour dix ans, en payant chaque année ïix mille ducats do tribut au Pape, et reniant toutes les villes qu'ils tenaient autour le Rimini en la Romagne et en la Marche 1 Ancône usurpées sur le Saint-Siège.
• Toute la suite de celte guerre fil bien si exquise sévérité de tourments, qu'il défi
« Il ne se peut dire avec combien d'honneur, de joie et d'applaudissements il fut reçu d'un chacun. Le Pape lui-même, accompagné du collège des cardinaux, l'aile recevoir à une demi-licuo do h ville, et t'amena loger dans son propre palais, marchant entre les acclamations des peuples, comme en triomphe, non pas tant des ennemis do Saint-Siège vaincus, que de lu sup<rbc, le vice ordinaire des vainqueurs, qu'il condamnait par sa modestie II fut loué en plein consistoire du Pape, qui voulut être le panégyriste de ses belles actions, ordonnant que lui vivant, l'Italie serait soumise à son commandement absolu, et pour comble d'hon»
neur, qu'il porterait dorénavant le litre glorieux do Père de l'Eglise.
« Il semblait quo tant do lauriers que le cardinal Albornoz avail cueillis en Italie, lui eussent préparé de l'ombre et du repos pour longtemps. Mais quelques nouveau!
soulèvements arrivés en Italie, par la mauvaise conduite do l'abbé do Cluny, obligèrent le Papo h l'y renvoyer avec la charge de légal et de lieutenant général du Saint-Siège, pour les réprimer; ce qu'il fit avec tant d honneur et de succès, que les factieux, éluurdis des soudains éclairs de sa venue, devinrent suppliants pour la conservation de leurs vies cl leurs moyens. Bl cependant son esprit qui ne pouvait demeurer oisif, cherchant quelque honorable sujet pour s'occuper en Italie, trouva la malheureuse et infâme secte des Fraticetli, de la quelle il fit uno si exacte perquisition, et procéda contre ceux qui lurent convaincus avec une
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vra dans peu de temps le momie de cet opprobre.
« Bologne seule, la plus riche el la plus noble ville de la Romagne, rescait en Italie du domaine de l'Egliseentredes mains étrangères, tenue par les vicomtes de Milan, el à eux accordée pour quelques années de Tarou du Samt-Siég.», plutôt par la nécessité des affaires, que par raison el par devoir
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qu'il était prêt a l0 rendre dès le lendemain. Le Jour suivant il fit conduire devant le palais du Pape un chariot tiré par quatre bœufs tout chargé des clefs des villes et des places qu'il avait regagnées et conquises pour le Saint-Siège : puis étant monté vers le Pape.il le pria de regarder par les fenêtres, et qu'il verrait à quoi il avait employé le
«on revenu d'Espagne qui de bonne fortune lui furent pour lors apportés ; faisant, comme il avait toujours fait, courber l'intérêt au «prviee d'une glorieuse et héroïque vertu. Mais la reddition de celte ville lui attira S'tr
les bras une nouvelle guerre de R.riu.W ... , , , , ,
i Î n-S £?JiïtJu\ lorsqu'on lui sortie du monde. Il fit un testament rempli
Tn^iiSJuS^A^^J^1 dH,.P8^ Viélà et de religion dans lequel il fondait ej qualité de lettres de ses amis, qui l'appe- particulièrement co beau et magnifique
™J ^rî;/?,nTC8,U- .qu,aV,lU q»l « voit encore aujourd'hui à
,K>ur 5«* «rends mérites ja meilleure part Bologne; el trois mois après mourut heti-
« Ce grand homme ne fit pas comme ceux qui tiennent la retraite de la cour ainsi qu'un supplice, il la demanda comme une faveur particulière au Saint-Père, pour prendre quelque loisir de se préparer à la mort. Donc s'élant retiré à Viterbo, il n'y fut pas
eux prétentions du pontificat. Il eut néan moins le cœur si généreux et si résolu h rési*ier è ce mouvement chatouilleux, qu'il ne bougea point d'Italie, protestant qu'il nVslimait pas tant le pontificat pour sa personne, comme l'intérêt, et Is conservation df l'honneur du Saiut-Siége. Aussi son séjour, après doux victoires obtenues sur le vicomte de Milan, retint tous les factieux dans lo devoir, calma toute l'Italie, et acquit au Saint- Siège la possession paisible de Bologne, de laquelle il reçut pour |»résent en témoignage qu'il lui avait acquis la liberté et les
reusement l'an 1367, s'étant bâti avant que de mourir un tombeau étoffé des pierres de toutes les belles et héroïques vertus.
« Le Pape fut si sensiblement louché de la nouvelle de sa mort, qu'il se tint deui jours entiers enfermé sa us vouloir être visité de personne. Cependant son corps, ainsi qu'il l'avait ordonné, fut porté a Assise dans l'église de Saint-François : et delà à Tolède,
Îuatrc cents lieues durant, sur les épaules 'une infinité de personnes d'honneur, qui s'aidèrent a porter son brancarl ; è ce invitées . par l'indulgence pléniôre octroyée par lo
une couronne d or chargée de pierre- pape en forme du grand Jubilé, à tous ceux ries posée sur un casque couvert de velours, qui se soumettraient à ce pieux office; auquel surmonté d un anRe d argent, tenant une voulut avoir part Henri, roi de Caslille, qui «(•ee en la main droite, et une pomme è la avait succédé à Pierre le Cruel, avec les gauche : présent qui lui fut si agréable, qu'il principaux seigneurs de sa cour : sur les "r.^-.^.T*!*.1!.^^0 l(Jau,re "«arque épaules desquels, couverte de pourpre, la
vertu triompha comme sur un chariot de
sur les armes de sa maison.
• Enfin tout le domaine de l'Eglise étant retiré d'entre les griffe» des harpies Iqut l'avaient envahi a, I absence des Papes, et toute l'Italie jouissant d'une profonde paii, il y appela le Pape Urbain V, nouvellement créé, qui avait d'extrêmes désirs d'y remettre le eiége des Pontifes. Ce fut pour lors à sa venue, que Borne quittant ledeuildesoixanle ans, se para des atours de sa gloire, et épa«
gloire.
T01BJSAU DO CARDUUt ALBOl.lOX.
JExié'm cardiualis S. Crads seectabili vlrmte li. l'elri palrinioitiam tyrannie* sxvilia ra bien le variisiurbiuibus agilatmn, recnperata |>rwiiuu liberiaie iu uiia pace quiescii.
« Jean Genès Sépulveda a écrit amplement des louanges du cardinal Albornoz ; Jules
nouit son sein de réjouissance, pour recevoir Hortin, et Antoine Sandère en leurs Eloge*. dans son siège primitif, le successeur de Le chevalier de l'Escale a donné sa Vie en saint Pierre. Le cardinal Albornoz l'accom- français. »
pagiia en son entrée triomphante, et parligea CÀRILLO (Alpoonsb) , né à Cuença, en Es-
avee lui les acclamations du peuple, qui le pagne, étaii filsdeGomezCarillo, gouverneur
bénissait comme le père de l'Eglise, et le de Jenn II, roi de Caslille. L'antipape B«r.oil
fondateur du repos public. Et après tout, XIII le lit cardinal en H09 ; mais Carillo l'a-
cjfnme il arrive souvent que les obligations bandonna pour so réunir aux prélats qui cont-
meoreol plutôt que ceux qui les acquièrent: posaient le concile de Constance. Martin V,
\* Pape sollicité par quelques émulateurs de la gloire du cardinal lui lit dire que l'on jugeait être è propos qu'il rendit quelque compte de l'administration du revenu de quinze ans du domaine du Saint-Siège. A g uoi le cardinal ayant gracieusement répondu
I ayant confirmé dans sa dignité en 1M8, l'envoya è Bologne, en qualiiéde légnt. Depuis, le concile de BAlele nomma légal d'Avignon; mais le Pape Eugène IV y avait déjà envoyé le cardinal de Foix, qui se rendit maître de cette ville à main armée. Carillo retourna a
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Râle, où il mourut le ik mars H3a>. (Voy. SruNDB, Annales; — Aubeby, Hist. des cardinaux.)
CAKILLO (Alphonse) , Espagnol, fui créé, en 1*40, prêtre cardinal du titre de saint Eustache, par Félix V, anti-pape de 1A39 à 1447. Ht. qui nomma 26 cardinaux.
CAROZMAN. — Voy. Mathieu.
CAHPEGNA (Ulbic), né A Urbin, le 25 mai 1595. était fils du comte Thomas Carpegna et de Vittoria Landriana. — Evêque deGubio, en 1630, il fut promu an cardinalat, parle Pape Urbain VIII, le 28 novembre 163V. Evêque do Todi, en 1638, d'Albano, eu 1666, de Fraseali, en 1671, puis de PaleMrine, de Sabine et de Porto; il mourut sous-doyen du Sacré Collège, le 24 janvier 1679, Agé de 8b ans. Il fut inhumé A Saint- André délia Valte , dans la chapelle des Barberins.
CARPEGNA (GaspabdJ, Romain, archevêque de Nicée, dataire du Pape Clément X qui le créa cerdina1, en 1670, puis vice* chancelier, vicaire du Saini-Siége, évêque de Sabine, mourut en 1711.
CARRARA (Fbançois), né A Bergame. en 1716, fut fait cardinal par Pie VI, eu 1785. Il mourut en 1793.
CARRETTO (Charles-Dominique), dit /a Cardinal de Final, était fils de Gnléfis, marquis de Final, et frère d'Alphonse I", marquis de Final, de Fabrice, grand mattre de Rhodes, et de Louis, évôque deCabors. — Il s'éleva, par son mérite, à la cour de France, sous le roi Louis XII. Le Pape Jules II, qui n'aimait guère ce prince, accorda pourtant, en 1504, A sa recommandation, le chapeau de cardinal A Charles de Carretto. Il n oublia rien pour l'attirer A Rome et pour lui manifester son estime. Carretto ne fut pas ingrat a tant de bontés; il prit fortement le parti du Saint-Siège au concile do Pise;et, au concile de Latran, il agit avec autant de zèle que de prudence pour établir l'union entre les princes chrétiens. Successivement évêque deCabors, archevêque de Reims et de Tours, îl mourut A Rome en août 1511. Bembo le mentionne dans ses ouvrages, et il nous reste de|ce savant cardinal une lettre écrile.au nom du Pape Léon X, A Fabrice Carretto, grand maître de Rhodes,
Kiur lui apprendre la mort du cardinal de son frère. [Voy. Bfmho, Hist. Yen., lib.ii, et Episl., lib.ix;— Folieta, in Elog.; — Guicbabdin, I. x. — Saiste-AIabthb, Gai' lia Christ.; — Aubeby , Hist. des tard.; — Onupbrb;— Victor kl. ; — Uouelli.)
CARVAGIO EL MENDOZA (Paul de).
Portugais, grand inquisiteur et président du pénal de Lisbonne, fut fait cardinal, en 1769, parClémenl XIV.— Il mourut en 1770. Il était le frère du fameux Pombal, et il valait moins encore, dit le cardinal Pacca dans ses Mémoires.
CARVAJAL (Jean), évêque de Placenlia, en Espagne, naquit A Truxilln, dans l'Es tramadure espagnole. Après avoir fait des éludes solides, il passa, jeune encore, a Rome où il fut auditeur de Rote, puis gou-