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qu'avait eues le cardinal Cibo »io renoncer au grand prieuré de Rome; et l'on prétendait-justifier par là sa conduite en cette occasion; niais ce libelle d'un anonyme fut supprimé et brûlé par ordre du gouverneur de Rome, comme calomnieux et injurieux à la personne du cardinal Cibo. Ce prélat mourut a Rome le 11 janvier 1743 , dans sa soixante-deuxième année.
CICADA (Jkan-Bapti*tb). Génois, créé, on 1551, par le Pape Jules III, prêtre-cardinal du titre de Saint-Clément, puis do Sainte-Agathe, en 1570.
et évêque de Sabine, mourut
CiCERl (Charles), évêque de Côme, dans le Milanais, sa patrie, créé, le 2 septembre 1688, cardinal de la sainte Eglise romaine par le Pape Innocent XI, mourut, en son évêché, le 23 juin 1 09 V , dons sasoixanleet-seizième année.
CIKNFUF.COS (Altarbs), né à Agucrra, an diocèse d'Oviédo , dans les Astunes, le 12 février 1657 , entra dans la société des Jétes , a Salamanuue , le 17 mars 1676 , et fit h profession solennelle des quatre vœux le 24 août 1692. — Il enseigna la philosophie à Compostelle , la théologie à 9alaii nique, l'une et l'aulreavec un grand succès. Lié avec l'amirauté dn CasiiHe, il embrassa «f ec lui le parti de l'archiduc Charles contre Philippe V, ce qui n'empêcha pas celui-ci «le triompher. Il passa alors en Allemagne. Sa pénétration , sa prudence, sou habileté <Jans les affaires engagèrent les empereurs Joseph I" et Charles VI a le charger de négociations importantes auprès des rois de Portugal, Pierre II et Jean V : il s'en acquitta à la satisfaction des deux couronnes. Il partit de Lisbonne le 20 juillet 1715, pour retourner eu Allemagne, où le rappelait l'empereur Charles Vf, pour avoir recours à se» conseils. C'est à la demande de ce prince que le Pape Clément XI le fil entrer dans le Sacré Collège, le 30 septembre 1720. Il y avait longtemps .pie l'empereur faisait solliciter, par ses ministres a Rome, un chapeau de cardinal pour ce Père; mais sa promotion avait rencontré des difficultés, à cause d'un ouvrage de Cienfuegos sur le mystère de la Trinité, ouvrage dans lequel dos docteurs prétendaient qu'il se rencontrait des propositions insoutenables. La barrette lui ayant été envoyée a Vienne, où il était, il la reçut le 6 décembre des mains de l'empereur, qui , immédiatement après sa promotion , lui donna le riche évêché de < la tan* en Sicile , avec les revenus du comté de JMesui'uli, dans la même lie. Le Pape In- «• 1 1 \ III, a l'élection duquel il se trouva, lit la cérémonie «le lui donner le chapeau , dans un consistoire public, le 10 juin 1721 , H <i<- loi fermer et ouvrir la bouche, le 16 suivant; il lui assigna en même temps le titra» de Saint-Barthélémy en l'Ile. Le 30 avril 1722, l'empereur le nomma son chargé «J'affaires auprès du Saint-Siège , en qualité de son minière plénipotentiaire , cl le dé- Dicnos*. des Cabdimalx.
clara en môme temps son conseiller d'Etat intime. Il tn reçut le décret a Rome, le 10 mai, et il prit publiquement ce caractère le 14 juin suivant. Après avoir été sacré, le 26 mai , dans la maison professe des Jésuites, h Rome, par le cardinal d'AIlhan, évêque de Vnccia, assisté des archevêques de Kormo et de Pntrazzo, il prit possession do son évêché de Catano , par procureur, lo 1" octobre do la mflme année 1722. Il fut aussi nommé a l'archevêché de Mont-Réal en Sicile, sur In démission du cardinal Giudice , et il reçut solennellement le palliuin des mains du Pape , le 25 mars 1725 , jour des Rameaux. Il fut déclaré protecteur de la nation sicilienne et d? l'église de l'archiconfrérie de Sainte-Marie de Constantinoplo , des nations sicilienne el maltaise, au lieu du feu cardinal Giudice, el prit possession de celle place le 8 novembre do la même année 1725. H fut aussi comprotecleur d'Allemagne, et des royaumes et domaines héréditaires de la maison d'Autriche, memhro des congrégations du Concile, des Rites, du l'Immunité, desEvèques etdes Réguliers, et do l'Examen dos évêques. Continué dans remploi de ministre plénipotentiaire de l'empereur, il se rendit à l'audience du Pape, et lui présenta ses lettres de créance pour un nouveau terme de trois années, le 21 août 1730. Il mourut è Rome le 19 août 1739. Voici ses principaux ouvrages : I. La vida del vénérable P. Juan Nicto , Salamanlicn'. 1693. in-8"; IL La vida, tir lu des, y mitagros del grande tanto Francisco de Borgia, antes duque quarto de Gandia , y despues tercero gênerai de la Compagnia de Jesu; Matrili, 1702, in-fol. La cardinal avait dédié la Vie de saint François Borgia à l'amiranle de CasiiHe; mais l'épflre dédicaloirc est plus longue que In vie du saint ; ce qui fil dire à un plaisant que Cienfuegos avait dédié à saint François Borgia la Vie de l'amirante de Castille. III. Mnigma theologicum, seu polius œnigmatum compendium in myslerio sanctissimœ Trinitatis ; Vionnaa AuslriflJ, 1717, 2vul. in-fol.; IV. Yitaabscondita sub speciebus Eucharislicis per potissimas sensuum operationes a Christo Domino exereita... intima conjunctio sancle communicantis cum Servaloris nostri anima , tanquam cum motore assumente, postquam desinit sacramentalis prœsentia; Rom.e, 1728, in-fol. Les censeurs romains qui ont approuvé cet ouvrage, font observer que, quoique l'auteur n'ait pas suivi la méthode ordinaire des théologiens, el qu'il se soit livré à différents systèmes qui n'avaient pas encore été proposés, cependant il a évité lout ce qui approcherait même de l'erreur. Il a néanmoins été censuré avec aigreur par un théologien de Tubingen, dans un ouvrage imprimé dans celle ville en 1733. Gérard de Franckenau, dans sa Bibliothèque espagnole, imprimée à Leipsick en 1724, iu-4% qualifie Cienfugos d'un des premiers poètes espagnols de son siècle.
[Voy. son Eloge dans les Berum Italie arum scriptoret, au commencement du lom. X;
CLE
CLE
Voy. aussi Mémoires manuscrits du P.Olois, que le r<-i salait abouché avec BerlramJ
Jésuite.) - flans un bois près de Sainl-Jcnn-d'Angely.
. Ce prince lui nvail olf. rl de l'élever à II
CIENFUEGO»-Y;JO\ELLANOS(Frakçois- '(J|0 moyennant certaines conditions,
Xavier) , né a Oviédo en 17u6, archevêque sur lesquelles on n'est pas d'accord, hormis
de Sûville . fut fait cardinal , en 1826 , par Léon XII. Il mourut en 1847.
CLARELLI PARACCIANI (Nicolas), né à Rieli en 1799, évôque de Monlefiascone , fut fnil cardinal par Grégoire XVI, en 1844. Son Eminence vit encoro aujourd'liui.
CLÉMENT III, précédemment Pallik, on Paui. SCHOLARI, Romain de naissance, fut êïevô nu cardinalat, on 1180, par le Pape Alexandre III, et lut depuis évôque de Préneste. Elu Souverain Pontife a Pise. après Grégoire VIII. il occupa le Sainl-Siége un peu plus de trois ans , du 6 janvier 1188 au 25 mats 1191. (Foy., pour les détails biographiques, le Dictionnaire des Papes.)
CLÉMENT IV, né a Saint-Gilles sur lo
une seule, l'abolition dos Templiers , que Philippe poursuivait à outrance. Bertrand ayant été élu 5 Pérouse le 5 juin 1305, prit le nom de Clément V, et , au grand mécontentement des Italiens, manda les cardinaux a Lyon , où il fut couronné dans l'église de Saint -Just, un dimanche 24 novembre.
(Voy., pour les détails biographiques, le Dictionnaire des Papes.)
CLÉMENT VI (Pierre-Roger), successeur de Benotl XII, et né en Limousin, était fils de Guillaume, seigneur de Rozicrs, dans le voisinage de Malcmont. — D'abord moine dans l'abbaye de la Chaise-Dieu, en Auvergne, il alla ensuite étudier à Paris, où il fut reçu docteur. Depuis, il fut pourvu du prieuré de Sainl-Bâie, près de Nîmes, par le
Rhône, d'une bonne famille .s'appelait pnpe Jean XXII, à la recommandation du car
dînai de Moriemar. Successivement aube de Fécamp, évéque d'Arras , garde des sceaux du roi Philippe de Valois , archevôquede Rouen, puis de Sens, il fut enfin créé cardinal par le Pape Benott XII, le 18 décembre 1337 Onze jours après la mort de ce Poulife. lo 7 mai 1342, il fut élu paisiblement à Angnon pour lui succéder. {Voy., pour les détails biographiques, le Dictionnaire des Papti)
CLÉMENT VII (Robert de GENÈVE), regardé comme antipape, était fils d'Ame III, comte de Genève. — Il fut successivement chanoine de l'église de Paris, protonnlaire du Sainl-Siége, évêquo de Térouanc et de Cambrai, enfin cardinal du litre des Do«w
avant son exnliaiion Guv le GROS, suivant les uns, Guy FOUCAULT, suivanld'autres. — Il porla d'abord les armes, puis il suivit la profession des lollrcs avec tant de succès , qu'il passait peur un des plus habiles jurisconsultes de son siècle, de sorte que saint Louis le prit pour son secrétaire. Sa femme étant morte en lui laiss.mi deux filles, il embrassa l'étal ecclésiastique, fut archidiacre, et, successivement , évôque du Puy en Velay , et archevêque de Nai bonne. En 1261, Urbain VI lui envoya le chapeau de cardinal , le lit évôque de Sabine , et l'envoya, avec le caractère de légal, en Angleterre , comme le seul homme capable de mettre tin à l'anarchie qui désolait ce royao-
me. B.en que sa mission ne fût pas couron- Apôtres en 1371 , sous le jponlificat de Grénée de succès, la conduite énergique de goireXI, qui l'envoya, comme légal, en Guy appela sur lui l'attention; et, malgré Italie. Après l'élection d'Urbain VI, w
son absence, il fut élu Pape à Pérouse , '.e 5 février 1265, par le suffrage unanime de tous les cardinaux. ( Voy., pour les détails biographiques, lo Dictionnaire des Papes.)
CLÉMENT V (Bertrako de GOTH), naquit à Villandrau, dans le diocèse de Bazas. La maison de Goth , maison noble et ancienne, qui avait été maltraitée par Charles de Valois pendant les guerres contre les Anglais, en avait conservé contre ce prince un ressentiment secret; et c'est ce qui avait engagé Bertrand dans le parti de Boniface VIII contre le roi Philippe le Bel. Il fut nommé successivement par ce Pontife, chanoine , sacristain de Bordeaux , évôque de Coinruingts , et enfin archevêque de Bordeaux^ Benoit XI étant mort le 7 juillet 1304, le siège resta vacant près d'une année, les cardinaux assemblés à Pérouse ne
cardinaux de deçà les monts, prétendant que leurs suffrages n'avaient pas été libre*, qu'ils avaient été arrachés par la violence lorsque le peuple de Rome exerçait sa pression sur le conclave, se retirèrent à Anagrn. et de là à Fondi, où, avec trois cardinaux italiens, ils procédèrent à une nouvelle élection et proclamèrent Pape, le 21 septembre 1378, Robert, homme d'un BW mérite, et â^é seulement de 36 ans. H f»r" le nom de Cément, et son élection commença le grand schisme. (Foy. , pour I»
suite, le Dictionnaire des Papes.)
CLÉMENT VII (Jules de MÉDICIS). po life légitime, «Mail (ils naturel et posthume de Julien de Médicis, tué à Florence p»r les Pazzi , en 1478 , et d'une dame qui se fil reconnaître épouse légitime après la mort de Julien. — Il était chevalier de Rhndei
pouvant parvenir à s'entendre. Les Iialiens lorsquo le Pape Léon X, son cousin,
le fil
ue voulaient nommer aucun Français que l'archevêque de Bordeaux, qu'ils savaient être l'ennemi du roi do Franco, et sujet du roi d'Angleterre. Le cardinal d'Ostie , qui en avait averti le roi Philippe le Bel, donna son consentement à cette élection, dès qu'il sut
entrer dans la carrière ecclésiastique. I* créa cardinal en 1513, l'envoya , en quam* de légat, à Bologne, et lui donna les arenevôcfiés de Florence , d'Embrun , de furbonne , l'évôché de Marseille, etc. Pendant le courl oonliûcat d'Adrien VI, auquel H
«ar, CLE DES (X
surcéda , Joie* de Médiris jouit du même crédit qu'il Avait eu sous Léon X. (Voy., pour In suit*1, li» Dictionnaire des Papes.)
CLÉMENT VIII (Hippolytk A LDOHR AN- FINI), né à Fano, dans l'Etal ecclésiastique, était (ils de Sylvestre Aldobrandini , savant jurisconsulte qui, obligé de s'exiler de Florence, sa pairie, par suite des discordes qui la déchiraient, alla enseignor le droit è Pis.*, et frère du cardinal Jean Aldobrandini, devenu grand pénitencier par la cession de saint Charles Borromée. — Hippolyte, auditeur de Rote, puis référendaire du Pape Si no V, fut promu au cardinalat par ce Pontife, en 1585; Tannée suivante il succéda, dans la dignité de grand pénitencier, «iu cardinal Buoncompagnoni. Il fut aussi légat en Pologne, et occupa plusieurs autres emplois qui le conduisirent au Souverain Pontificat , auquel il parvint lo 30 janvier 1592, après la mort d'Ionocent IX. (Voy., pour la suite, le Dictionnaire des Papes.)
C CEMENT IX, dont le nom était Jules ROSPIGLIOSI, naquit, en 1590, d'unefamillo u^lde , à Pisloie , en Toscane. Urbain VIII, qui exce'lait è juger les hommes, l'avait attaché, en qualité d'audileur, à son neveu, le cardinal Bnrberini, légat en France; il l'envoya ensuite, avec le caractère de nonce, en Espagne, où il fut continué pendant onze ans. Le Roi Catholique lui donna souvent des marques de son estime; il alla même jusqu'à le prier de nommer une de ses filles au baplème. Après la mort d'Urbain VIII, en lèifc, Rospigliosi, rappelé de la nonciature, lut nommé au gouvernement de Rome par le Sacré Collège, pendant te conclave qui éleva au pontificat Alexandre VII. Celui-ci le créa cardinal après l'avoir fait son secrétaire. Lo Pontife étant mort, Rospigliosi lui succéda sur le trône rie saint Pierre, le 20 juin 1667. (Voy., pour la suitp, le Dictionnaire des- Papes.)
CLÉMENT X, sorti d'une ancienne famille de Rome, s'appelait, avanl son exaltation. Emile A LTIERI.— D'abord évôque de Camerino, il fut ensuite envoyé à Naples par Urbain VIII, en qualité de nonce, puis rappelé par Innocent X, qui le dépouilla de ses biens. 11 reprit faveur sous Alexandre VU, qui lui confia la nonciature de Pologne, et fui fait cardinal, le 29 novembre 1669, par le Pape Clément IX. son prédécesseur, qui, étant au lit de mort, se hâta de le revêtir de la pourpre. (Voy., pour la suite, le Dictionnaire des Papes.)
CLbMENT XI (Jean-Fr'ançois ALBANI), oé.le 22 juillet 10V9, à Pesaro, fut fait cardioal par Alexandre VIII , en 1690. (Voy., pour les détails , la noiiee de son neveu Anmbal Albani. (Voy. aussi le Dictionnaire des Papes.)
CLÉMENT XII (Laurent CORSIN1), né le 7 avril 1662, d'une ancienne et illustre famille de Florence, fut déclaré, en 1690, préfet de la signature de grâce, puis nonce apostolique a la cour de Vienne , et arche* véque de Nicomédie ; mais il n'alla point à
mis AUX. CLE cso
collo nonciature, l'empereur ayant refusé de le recevoir en qualité de nonce. Depuis, clerc de la chambre apostolique, trésorier général en 1696, il fut continué dans cette charge par Clément XI, qui le créa cardinal le 17 mai 1706. — Dépuié de la congrégation du Concile en 1723, il passa dans l'ordre des évêques, et, en 1726, fut déclaré préfet de la signature do justice. Après le mort de Benoll XIII, il fui élu , le 12 juillet 1730, Souverain Pontife. (Voy., pour la suite, le Dictionnaire des Papes.)
CLÉMENT XIH(Cbarles REZZONICO) naquit à Venise le 17 mnrs 1693. — Evôque de Padoue, et créé cardinal, en 1737, par Clément XII, il prit le nom de ce Pontife lorsqu'il monta sur le Sainl-Siége, lu 6 juillet 1758, après Benoît XIV. [Voy., pour la suile, le Dictionnaire des Papes.)
CLEMENT XIV (Laurent GANGANELLI) naquit en 1705. (Voy. quelques détails sur son cardinalat, à l'art. Ganganelli, et pour la suile, le Dictionnaire des Papes.)
CI.ERMONT-LODEVE (François - Guillaume de Castelnau de) dut son élévation è son mérite et a la protection du cardinal Georges d'Amboise, son oocle. — Vif et entreprenant, il eut d'abord l'évêché d'Agdo, puis celui de Valence, ensuite l'archevêché de Narbonne, et enfin celui d'Auch. Le Pape Jules II l'élevé à la dignité de cardinal en 1503, et, en 1507, il fut ambassadeur, pour le roi Louis XII, auprès du même Pontife, qui était mal disposé pour la France. Lo cardinal de Clermont déploya un grand zèle dans ses fonctions. Il fut ar/èté. enfermé dans une tour du château Saint- Ange. Rendu à la liberté, il souscrivit, en 1511 , a la bulle do convocation du concile de Latran. Il obtint ensuite la légalion d'Avignon, où il mourut, en 1540, doyen des cardinaux.
(Voy. Frizon, Gallia purpurala : — Aubery, Histoire des cardinaux ; — Guichardin; — d'Autun; — Sainte-Marthe , Gai' lia Chrisliana; — Mémoires de Castclna*;— le Laboureur.)
CLERMONT-TONNERRE (Akkb Antoine- Jules, cardinal db) naquit à Paris loi" janvier 1749. — Entré, jeune encore, dans la carrièro ecclésiastique, il fit partie de 'a maison et de la société de Sorbonne. Après avoir été reçu licencié, il fut grand-vicaire de Besançon et investi de l'abbayo do Monstier-nn-Der, au diocèse de Cliâlons. Il fut envoyé comme député du second ordru à l'assemblée du clergé do 1772. En 1779, reçu membre de l'académie de Besançon, il choisit, pour sujet de son discours do réception, l'éloge de l'imprimerie, et proclama Gtillemberg le premier des bienfaiteurs de l'humanité. Il est probable que, s'il eût eu le même suiet à traiter quelques années plus tard , il n'eût pas manqué d'en faire ressortir les dangers a côté des bienfaits, et d'ajouter que, dans les inventions humaines , le mal rient irop souvent se mêler au
bien. Le ik avril 1782, il fut sacré évéque de ChAlons-sur-Marnc , en remplacement de M. de J nigué, qui venait d'être nommé archevêque de Pari*. Le nouveau prélat se trouvait ainsi un des sept pairs ecclésiastiques. C'est seulement alors qu'l se ût recevoir docteur en Sorbonne. Député aux étals généraux de 1789, i) ne se sépara jamais de ses collègues , et signa toutes les protestations du côté droit, notamment l'Exposition des principes sur la constitution civile du clergé. Quant à sa Lettre pastorale du 14 janvier 1791, et son Instruction pastorale et ordonnance du 28 mai suivant, elles ont été attribuées à son grand vieniro, l'abbé de Boulogne, depuis évôque de Troyes ; non point
2ue M. de Clermonl-Tonnerre ne fût en tat de les écrire; mais ce prélat, rempli de sajroir, fatigué des luttes de tribune ou découragé A la vue de l'avenir, se serait reposé Je ce soin sur un autre. Il ne quitta la France qu'après la clôture de l'Assemblée nationale et se réfugia en Allemagne. En 1*798, il fut encore un des signataires do l'Instruction sur les atteintes portées à la religion. Quand, en 1801, s'agita la question du concordat entre Pie Vil et Napoléon, l'évêque de ChAlons s'empressa d'envoyer sa démission de son siège, qui lui était demandée comme aux autres évêques de France. Il revint alors dans sa patrie, et y reçut la pension que faisait le gouvernement aux évêqurs démissionnaires. Resté sans eirploi jusqu'en 1814, il fut nommé pair de France par Louis XVIII après la Hestauration, et, en 1817, réintégré sur son ancien sit^ge du ChAlons; mais celte nomination n'eut pas do suite, le siège de ChAlons n'ayant été rétabli que idus tard. On lui destina alors l'archevêché de Cambrai, rétabli par le concordai de 1817, et qu'on ne voulait point donner à Mgr Belmas, qui avait prêté serment à la constitution civile du clergé. Mois il fallait la démission de ce prélat. Il fut inflexible et ne se prêta A aucune des ouvertures qui lui furent faites, disant qu'il voulait mourir, comme il est mort en effet, évôque de Cambrai» el dans un Age très-avancé. En 1820, l'ancien évê-
Îue de ChAlons fut élevé A l'archevêché de buloose, et , en 1822, au cardinalat. L'année suivante il se rendit A Rome el fil parlie du conclave qui décerna le Souverain Pontiticat à Léon XII. Le nouveau cardinal en reçut le titre presbyléral de la Trinité In monte Pincio. C'est la même année qu'il publia la Lettre pastorale, datée du 15 octobre 1823, A Rome, et dans laquelle, entre autres vœux , il exprimait le uôsir de voir rétablir certaines fêtes, les conciles et les ordres religieux. Celle lettre souleva tous les échos de ce qu'on appelait alors le libéralisme; elle fut déférée au conseil d'Etat qui la supprima, en déclarant qu'il y avait abus dans la lettre. Elle trouva toutefois de chaleureux défenseurs , el notamment dans deux hommes qui furent des membres distingués de l'épiscopat français. L'un , M, Favel. mort évêaue d'Orléans, publia un
DICTIONNAIRE. CLU g*
Examen impartial de ravis du conseil d*£tat; l'autre, M. Clausel de Montais, nommé peu après A l'évôché de Chartres, répandit sa brochure : Des appels comme d'abus. Lorsque l'opinion égarée eut arraché les ordonnances do 1828 , dirigées principalement contre les petits séminaires et les Jésuites, l'épiscopat français tout entier se concerta pour adresser des remontrances au gouvernement. Le cardinal de Clermonl-Tonnerre fut chargé de remettre le Mémoire au roi Charles X. Celte démarche ne resla pas tout A fait stérile; quelques -concessions furent faites A l'épiscopat. Après la mort de Léon XII , le cardinal , malgré son grand Age, voulut se rendre au sein du Sacré Collège. Il se luxa le fémur pendant le voyage, et persista néanmoins dans sa résolution. Il prit part au conclave d'où Pie VIII sortit Souverain Pontife. Rentré dans son diocèse, il fut emporté, après quelques jours de maladie, le 21 février 1830. Ce doyen de l'épiscopat français, homme généreux el de manières nobles, s'était toujours signalé pBr son zèle pour la religion.
CLESIUS on db CLOSS (Bernard), né dans
le Tyrol, s'avança A la cour de l'empereur Maximilien I", qui l'admit dans son conseil et lui procura l'évôché de Trente dans le Tyrol. — Après la mort de ce prince, eo 1519, il continua A servir Charles V, petitûls et successeur de ce prince. En 1526, il se trouvait A la diète de Spire, et Charles V lui obtint le chapeau de cardinal, que lui donna, en 1530, le Pape Clément VII. Celle dignité rehaussa son crédit en Allemagne, où il résista avec énergie aux entreprises des protostanls. Il ût exéculer de grands travaux A Trente, et mourut subitement en «liant prendre possession de i'évèché de Brixen, le 28 juillet 1539, dans la 55* année de son Age. (Voy. Slbidan, I. vi ; — Hundws, in Met. Salib., — Garimbert; — Uguïuj;- Cuconius; — Acbert )
CLUGNY (Ferbi de), né A Autun, d'une famille noble, était chanoine el oflitïil d'Aulun, conseiller du grand conseil de Philippe le Bon, duc de Bourgogne el matlre des requêtes ordinaire A sa cour, lorsque ce prince le chargea d'assister» au nom du clergé, A la rédaction de la coutume du duché de Bourgogne; toutefois, il ne put remplir ces fonctions, le duc l'ayant, peu après, H56, envoyé en ambassade A Rome, auprès du Pape Calixle III, avec Geoffroy de Toisy, seigneur de Mimeure. — Depuis il fut encore envoyé, avec le duc de Clèves,à Mantoue, auprès du Pape Pie 11, pour se concerter sur les moyens de faire la guerre aux Turcs, el pour déposer, aux pieds du Souverain Pontife les hommages du duc son maître. En 1*59, il obtint du Pape Pie II des lettres apostoliques, contenant ratification et confirmation du traité d'Arrosetde tout ce qui avait été fait par le Pape Eugène et par sos successeurs, prédécesseur! de Pie 11, lesquelles il envoya A la chancre des comptes de Bourgogne, qui luiendono» acte. En celle miirue aonée, 1W9, le duc de
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Bourgogne lui accorda un brevet pour ôlre promu à celui des deux évéchés d'Autun ou de Mâcon qui viendrait a vaquer le premier. Perri de Cluoy fui aussi lieutenant du chancelier de Bourgogne, en la cour de la chancellerie de Bourgogne, au siège d'Aulun, comme on le voit par une commission qu'il décerna, en cette qualité, aux moines de Saint-Martin d'Autun, le 2 décembre 1459. Le 8 novembre 1465, il M, avec le chapitre de l'église cathédrale d'Autun, un acte par lequel il fut permis de faire bâlir, dans l'église cathédrale, one chapelle pour sa sépulture, et il y fonda plusieurs anniversaires. Cette chapelle, convenablement décorée, fut appelée la chapelle dorée, nom sous lequel elle est encore connue aujourd'hui. Dans le titre de celte fondation , Clugny est qualifié docteur ôs-droil, chaooitie et abbé de Saint-Etienue de l'Étrier, en l'église d'Autun, chanoine et archidiacre de Fauverney, en l'église de Besançon et officiai d'Autun. En janvier 1465, il était le troisième des ambassadeurs envoyés par le comte de Charolais.depuis Charles leTéméraire, duc de Bourgogne, auprès du roi Louis XI en la ville de Melun. Les deux premiers étaient le maréchal de Bourgogue et le bailli de Saint- Quentin, et le quatrième, Jean Carondelet. Clugny, qui était aussi protonotaire du Saint-Siège apostolique, fut encore oo des dépotés chargés, en 1468, de négocier la paix de Péronue, et à Sentis, en 1473. En 1468, il avait disputé, mais sans succès, le doyenné de l'égliso d'Amiens. Toutefois, il rrsséde daos la suite un certain nombre o'al.bayes en commande, fut prévôt de l'église collégiale de Saint-Bar- Ihéieinyde Béthune, chanoine do Cambrai, archidiacre d'Ardennes en l'église de Liège, etc. Le duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, du conseil duquel il était chef, en l'absence de son chancelier, l'institua chancelier de son ordre de la Toison d'or, par ses lettres données à Luxembourg, en l'assemblée des chevaliers et compagnons do cet ordre, le 13 soplembre 1473. Peu après, le Pape Sixte IV le nomma à l'évèché de Tournai, du consentement du roi de France Louis XI. Le duc Charles, ayant, en 1474, érigé un parlement, pour les Pays-Bas, à Mali nés, et s'en étant fait le chef, déclara son chancelier pour le remplacer, et, en l'absence du chancelier, le nouvel évèque de Touroai : mais cet établis>ement ne dura pas plus que la vie du duc qui fut tué en 1 4^77, sous les murs de Nancy, après ses désastres de Granson et de Moral. Clugny créé, le 15 mai 1480, par Sixte IV, cardinal du titre de Saint-Vital, baptisa, en janvier suivant, dans l'église de Sninte-Gudule à HruxeCes, Marguerite, fille de Maximilien, arcbiduc d'Autriche, depuis empereur d'Allemagne, et de Marie de Bourgogne, fille et héritière du malheureux Charles le Téméraire. Le uouveau cardinal, parti pour Home afin de recevoir le chapeau, y mourut subitement, le 7 octobre 1483, et fut inhumé Uau» l'église de Saint-Marie du Pcuole. (Voy.
Goli.ct, Mémoires de la Franche-Comté, p. 843 ; — Robert, Gallia Christian^, p. 214; — Sainte-Marthe, Gall. Christ., nov. edit., t. III, p. 109. 235, 266 ; t. IV, p. 463, 933;
— Frison , Gall. pur pur., lib. iv, p. 527;— Gaz et, Histoire tcclétiastiq. dee Pays-Bas; — Coqvu le, Librrlés de l'Eglise de France, p. 5.)
COBELLUTIO (Scipion), né à Viterbe, en 1565, le même jour où son père était nommé consul, Qt ses éludes à Rome dans le collège Nardin ; il s'appliqua ensuite- au droit civil dont il lit des leçons publiques dans le collège romain, r-ta l'éludedesantiquilés dans laquelle il acquit de vastes connaissances.
— Il eut à prononcer, en présence de Clément VIII, un discours dont on admira la correction el l'élégance; mais il manquait de l'action oratoire. Un de ses amis, Pompée, cardinal d'Aragon, lui ouvrit la carrière des emplois, en lui obtenant la charge do secrétaire des brefs, sous le Pape Paul V.Ce Pontife, comprenant sa valeur, l'éleva au cardinalat, dans la promotion de 1616, avec le litre de Sainte-Susanne. La maison de ce prince de l'Eglise était ouverte è tous les savants; il les protégeait, secourait généreusement ceux qu'il savait être dans l'indigence. Chaque année il envoyait en Hongrie une somme d'argent pour soulager los misères des Chrétiens qui gémissaient sous la tyrannie des Turcs. Il donna a un évôquo une valeur de quinze cents écus d'or, en ornements d'église, pour le stimuler à travailler avec une nouvelle ardeur à (a réunion des Grecs avec l'Eglise latine. Le cardinal Cobellutio est un de ceux qui. en 1623, souscrivirent les lettres du Pape Urbain VIII pour la canonisation do saint Ignace, qui avait fondé un siècle auparavant l'institut des Jésuites. Il a laissé des ouvrages qui sont restés manuscrits. C'est à lui qu'on doit la constitution De etigendo Snmmo Pontifia, publiée par Grégoire XV. En mourant, il dit qu'il avait de grandes obligations à deux personnes, è Paul V, qui l'avait fait cardinal, elau cardinal Borghèse qui lui avait fait manquer le Souverain Pontifical. Il mourut è Rome, le 29 juin 1627 ; les Jésuites, qu'il avait institué ses héritiers, lui tirent ériger dans l'église de Sainte-Susanne, un monument surmouté de l'épitaphe suivante ;
Sciriotii Codkllvtio Vilerbienti,
S.mcl;e Siizannae cardinuli Bibliotliccarto, EccleMasitae liberlalis, el dîgnilalia reliuciuissirao; lu queni hoc clogiuin Borna ronteulil, Liiteris coocilialricibus.
Purpura m ailepiuni case, Perpeiuo tiiieraioruui pairocinio G ra liant liiteris reddidisse, Fruclutu pot cri lias Opporlanllaie bene nwrendi de pluribus £êiiniasfe; Collegiiim VKerbiense Societ.Jesu
Tesunieiilo ua.-rcs posuil.
Obiil uuoo Doiuini M. DC. XXVII, Glatis lxii.
A Scipion CoMlutio de Viterhe , rartHnal itu Uirt de Suinte- Sutennt, bibliothécaire àvoHoliq**,