‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 142 sur 457 · CON 7W · texte numérisé non relu

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Duvoisin, osa présenter au Saint- Père les propositions suivantes : 1* le Pape el le.' futurs Pontifes, avant d'être élevés au pontifical, devant promettre de ne rien ordonner, de ne rien exécuter qui soit contraire auxquatres articles gallicans; 2* le Pape et ses successeurs n'auront a l'avenir que le tiers des nominations dons le Sacré Collège, la nomination des deux autres tiers appartenant aux princes catholiques ; 3* le Pape, par un bref pnblic,désapprouvcra et condamnera la conduite des cardinaux qui n'ont pas voulu assister è la cérémonie religieuse du mariage de Napoléon avec l'archiduchesse Marie-Louise. Dans ce cas, l'empereur leur rendra ses bonnes grâces, ot leur permettra do se réunir au Saint-Père, pourvu qu'ils acceptent et qu'ils signent ledit bref pontifical ; k" enfin serout.exclus de ce pardon les cardinaux di Pielro et Pacca. auxquels il no sera jamais permis de su rapprocher du Pape.» El cette élrange pièce, avec ses mesquineries, était présentée au nom de Napoléon; qu'étaient donc devenues les grandes idées du grand homme? Ello reçut l'accueil qu'elle méritait, et fut repoussée avec mépris. Les négociations n'étaient pas rompues; l'empereur el l'impératrice allaient à Fontainebleau, entouraient l'illustre prisonnier d'attentions et d'égards ; on cherchait à le vaincro par les bons procédés, comme s'il lui eût été possible de transiger avec ses devoirs. Eufiu des cardinaux et des prélats, les uns séduits par le prestige d'un grand nom, Ie3 autres mus parla crainte ou d'autres considérations humaines, entreprennent de circonvenir le Pontife. Ils profitent d'un moment où il était accablé par la maladie pour lui arracher sa signature. Ils guidèrent sa main tremblante au bas d'un écrit dont il ignoraii le contenu, el que l'empereur pré sent signa aussitôt lui-même. C'était le 25 janvier. Pour en arriver là, ils n'avaient épargné ni les promesses, ni les prières, ni les supplications. Pour prix do leur complaisunce, les auteurs de cet attentat reçurent des présents. Ces hommes dévoué* étaient les cardinaux J. Dotia, Dugnaui, Rulfo, de Bayane, les évôqnes de Trêves el d'Evreux, et le prélat bVrtazzoli. Ce prétendu concordai portail, entre autres clauses, que le Pontife abandonnait la souveraineté de Rouie dont il n'avait que l'administration, commo souverain élu ; qu'il résiderait en France ou en Italie, au gré de l'empereur; que faute par lui d'avoir donné l'institution canonique aux évêques dans les six mois, il y serait procédé par le métropolitain, eic. Les cardinaux exilés ou incarcérés, ayant élé mis en liberté, se rendirent auprès de Pie VU ; c'est alors qu'éclata son désespoir. Laissons parler le cardinal Pacca : « Entré dans la chambre où était le Pape, je trouvai qu'il avait fait quelques pas pour venir a ma rencontre. Je fus singulièrement étonné de le voir si pûle, si courbé, maigre, avec les yeux enfoncés, el comme immobile ; il m embrassa

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