‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 145 sur 457 · DICTIONNAIRE CON · texte numérisé non relu

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discours , avec autant de gloire d'avoir décrédité en ce sujet la licence essorée île son contrelenant, que d'avoir défendu la réputation d'une vérité , qui est un des fondements de la religion , et un des soutiens de la vie civile. Et il n'avait pas seulement l'esprit subtil et hautement illuminé, niais encore fort prompl h concevoir, el s produire ses pensées. Témoin le traité qu'il a composé De ta puissance du Pape qui, n'ayant élé que le travail d'une nuit , a été jugé digne de voir les soleils de plusieurs siècles.

« Il exerça encore la fécondité de son esprit avec louange dans les matières sacrées, des sacremonts do l'Eglise, de la justifica lion, du franc-arbitre, de la prédestination, et sur lesEpItres de saint Paul, où il fait autant briller les lumières de sa doctrine, que les flammes de sa piété. Il avait de bonne heure consacré è Dieu ses affections par la profession qu'il faisait d'une vie dévole, pure el séparée de la foule des vanités et des périls de l'honnêteté, è laquelle il s'appliqua plus sérieusement depuis qu'il cul fait les exercices spirituels , sous la direction de saint Ignace, qui jetèrent en son âme les saintes semences, d'où sortirent après et se levèrent les boutons odoriférants des vertus qui se montrèrent dans un lustre Irès-parfail en tout le cours de sa vie.

■ L'inclination et l'habitude qu'il avait aux exercices de la piélé et de la chanté chrétienne l'occupaient saintoment à Koro<;, quand les troubles funestes que l'hérésie el les guerres avaient apportés a l'Allemagne, obligèrent le Pape à lo distraire de son repos pour l'envoyer son légat devers l'en»lerour, h qui il avait autrefois été fort agréa- >le, el auprès de qui sa suffisance ci sa profilé lui avaient également acquis l'estime et la bienveillance. En laquelle négociation, nonobstant la confusion des affaires qu» rencontra en ce pays-la, il donna tant de satisfaction h l'empereur, que le ramenant en Italie , où le bien de ses affaires l appelait, il voulut qu'il l'accompagnât parlout, et marchât toujours auprès de sa personne, aux entrées solennelles qu'il fil dans Milan et dans les antres villes; afin qu'il eût pari aux acclamations des peuples, comme »l l'avait eue aux soins cl aux peines oui préparaient è l'Italie affligée, et à toute I Europe une heureuse tranquillité.

« Ce fut un grand argument de son mérite extraordinaire qu'il fût nommé par le Pape pour présider comme l'un de ses légats au concile général , qu'il voulut assembler a Mantoue el à Vicence, ol qui depuis fut tenu è Trente. Mais cependant sur quelques dttflcultés qui éloignèrent l'exécution de ce premier dessein , il fut envoyé avec de grands pouvoirs légat a Bologne, où il mêla avec tant d'adresse l'eflirace avec la douceur du gouvernement, qu'il fil que les Bolonais rendirent fidèlement l'honneur au Saint- Siège, l'obéi*sanccà l'Eglise, la soumis* o

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